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Poésie, Littérature, Peinture, World music, Flamenco

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  • 10/30/16--02:29: Article 0
  • Le gigantesque marché des âmes
    s'est saisi de ce monde
    seul est préservé l'être dévoué
    à son ouvrage
    qui a choisi sa route
    l'a tracée
    afin d'entreprendre sa traversée
    aussi rude que les veines du chêne
    et la cruauté du tourbillon
    il vaincra même les rafales de solitudes
    les siroccos des exils
    la turpitude ne l’atteindra guère
    il repoussera l'offre du diable
    gardera son âme
    jusqu'au jour où la mort
    la lui prendra
    mais cela il le savait déjà

     

    .



    KAMEL YAHIAOUI

    .


    0 0

     

    C’est de l’étoile que naissent toutes les légendes

     

    la légende de la lumière dans le ciel noir

    dans la clairière de l’ombre dans l’éclair des tempêtes

     

    la légende de la nuit à l’heure des ténèbres

     

    Ô mon fils !

     

    tu apprendras à la forêt àêtre fière de l’arbre

     

    Mamonomé ! eh Da !

    l’âme blessée d’un éléphant noir reconnaît en toi son adresse

    ...

    Si ton intinéraire te désavoue
    accepte de tomber sans précaution. La chute
    est humaine. Ne pleure pas. Elle est le témoin
    de la traversée des sentiers. Ne pleure pas. L'expérience
    est au prix
    de la marche éternelle.
                
    verse des larmes si
    ton coeur mordu par la douleur
    te le réclame
    mais ne pleure pas

    ...

    Avec ta main entière sur ton cœur, juste ta main comme repère
    tu apprendras àêtre proche sans te confondre

    tu apprendras à croire à ce que verront tes yeux d’homme
    dans le désordre ardent de l’obscurité meurtrière

    l’arbre qui se consume dans l’épreuve du feu n’ignore pas le recueillement

    et n’oublie pas
    ta parole est ta mémoire
    le silence est ton enclos
    aux âmes vulnérables
    la patience garantit l’éternité du chemin

    ...

     

    .

     

    GABRIEL MWENE OKOUNDJI

     

    .

    elephant


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  • 10/30/16--01:23: COLETTE GIBELIN...Extrait
  • Le monde, mon ami, n'appartient à personne
    Il est échange et changement,
    bourrasques et racines
    Il frissonne au-dessus des rivières,
    libellule irisée
    en son vol éphémère
    Regarde-le courir sur les plages de l'avenir
    et s'effriter
    quand tu veux l'attraper
    Regarde-le pleurer et rire
    Le monde, mon ami, appartient à chacun
    Même détresse
    Même espoir
    Il est le cri des cistes
    et la poussière du désert
    quand tu rêves d'eau pure
    Nous partageons le vent,
    avec son goût d'ailleurs,
    ses odeurs de jasmin
    Nous partageons l'âpre morsure du soleil,
    sphinx aveugle,
    ou, limpide,
    la pureté cruelle des banquises

    ....

     

    .

     

    COLETTE GIBELIN

     

    .

    gibelin colette


    0 0

    Chaque poème a quelque chose de l'éclair. Je ne dirais pas que le poème " est " un éclair, mais qu'il y a en lui un éclair. Tel est le point de départ, il implique une exigence, mais il est très difficile d'être fidèle à un éclair, de faire en sorte que le poème s'organise, croisse comme un organisme autour de cet éclair, cette petite illumination initiale. Très difficile qu'ensuite ne vienne pas s'y ajouter tout ce qui relève du caprice, de la virtuosité de celui qui connaît le langage. Non: il faut que les choses naissent comme naît un organisme, comme elles naissent dans un organisme; que chaque cellule en laisse passer une autre, que chaque mot, chaque silence soient à l'origine d'un autre mot, d'un autre silence, qu'ils engendrent ce cycle, cette unité qu'est aussi un poème.

     

    .

     

    ROBERTO JUARROZ

     

    .

    roberto juarroz

    Roberto juarroz


    0 0

    Abderhamane, Martin, David
    Et si le ciel était vide
    Tant de processions, tant de têtes inclinées
    Tant de capuchons tant de peur souhaitées
    Tant de démagogues de Temples de Synagogues
    Tant de mains pressées, de prières empressées

    Tant d'angélus
    Ding
    Qui résonne
    Et si en plus
    Ding
    Il n'y a personne

    Abderhamane, Martin, David
    Et si le ciel était vide
    Il y a tant de torpeurs
    De musiques antalgiques
    Tant d’ante-douleurs dans ces jolis cantiques
    Il y a tant de questions et tant de mystères
    Tant de compassions et tant de revolvers

    Tant d'angélus
    Ding
    Qui résonne
    Et si en plus
    Ding
    Il n'y a personne

    Arour hachem, InchAllah
    Are Krishhna, Alléluia

    Abderhamane, Martin, David
    Et si le ciel était vide
    Si toutes les balles traçantes
    Toutes les armes de poing
    Toutes ces femmes ignorantes
    Ces enfants orphelins
    Si ces vies qui chavirent
    Ces yeux mouillés
    Ce n'était que le plaisir
    De zigouiller

    Et l'angélus
    Ding
    Qui résonne
    Et si en plus
    Ding

    Il n'y a personne

    Et l'angélus
    Ding
    Qui résonne
    Et si en plus
    Ding
    Il n'y a personne

     

    .

     

    ALAIN SOUCHON

    LAURENT VOULZY

     

    .

     

     


    0 0
  • 10/30/16--10:48: L'EPURE D'UN SOUPIR
  •  Il est le vent léger

    La genèse

    L’averse

    Qui parade en riant

    Sous le sceptre des cieux

    Alignant le soleil

    Aux folles espérances

    Des servitudes bleues

     

    Il est l’instant de chair

    Le verbe retrouvé

    La satiété

    La joie

    La grange

    le grenier

     

    La persienne attentive

    Au matin redonné

    Que l’on ensile en soi

    Comme un éclat d’enfance

     

    Il est la barque vive

    Le ponton

    La lumière

    L’écluse libérée

    Qui retourne à la mer

    Siphonnant les sillons

    De la désespérance

     

    Il est le temps tremblé

    Qui charpente la lampe

    L’oreiller dissident

    Le chahut

    Le veilleur

    Il est de chaque écho

    De chaque recouvrance

    De chaque pas posé

    Sur le cadran du cœur

     

    Il est le sémaphore

    Des vastes solitudes

    Le murmure incessant

    Des saisons à venir

    La verte ritournelle

    Qui lentement augure

    L’épure d’un soupir

     

    .

     

    SYLVIE MEHEUT

    .

     

    Samantha Keely Smith

    Oeuvre Samantha Keely Smith

     

     


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  • 11/03/16--08:45: JULOS BEAUCARNE
  • Toutes les femmes et les hommes
    sont des êtres de légende
    toute femme est fée et tout homme est magicien
    seulement il n'y a que quelques femmes et quelques hommes
    qui s'en souviennent

     

    .

     

    JULOS BEAUCARNE

     

    .

     

    Brooke Shaden Photography11,

    Brooke Shaden Photography


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  • 11/03/16--12:50: REVE POUR L'ETE
  • La roselière

    La santoline

    Le quartz éolien de l'enfance

    La note bleue qui s'illumine

    Entre l’azur et l’espérance

    L’allée couverte de Nohant

    Le guéridon sous la verrière

    Sur la villa des Églantiers

    La chrysalide de l'hiver

     

    Le front fiévreux de la Durance

    Mézières

    La Sorgue

    Et la Puisaye

    La timonerie de la chance

    L'aigrette enlunée des étais

     

    La luxuriance des flanelles

    Sous les lanternes de la nuit

    Le Rhin

    La Loire

    Et la Moselle

    Les clématites d’organdi


    Et les nacelles qui se penchent

    Aux toits des quatre Périgord

    Le vin

    La joie

    L’arborescence

    Le crépitement de l’aurore

     

     

    .



     

     SYLVIE  MEHEUT

     

    .

     

    Brooke Shaden Photography13,

    Brooke Shaden Photography

     


    0 0
  • 11/04/16--13:09: PROPHETIE
  • Moi démineur des vents
    Homme des mille chemins de l’homme
    Et des mille carrefours
    Je joue à vivre sur la marelle d’une île
    Mon sang éteint la nuit qui se rebelle
    En une seule violence d’abeilles descellées
    J’écorche patiemment la nuit
    Rêve à rêve
    Et  je recommence avec toi la naissance du monde
    J’aurais payé comptant l’oiseau levé dans
    L’aiguille du jour
    Et qui brode tes yeux d’araignée fabuleuse
    Moi démineur des vents
    J’ai pris racine dans la flambée des lèvres
    J’ai jeté l’ancre
    J’ai pavoisé la route de soleils immobiles
    J’attends les nuitées navigables
    Les vents favorables
    Les mots introuvables
    J’attends le miroir où danse une buée d’amour
    Les arbres chuchotent nos secrets
    Les vents ronronnent de plaisir
    L’eau rince la bouche des voleurs de désir
    Quand
    Tu ouvres tes branches d’arbre musicien
    Moi démineur des vents
    Initiéà boire les ruisseaux incandescents
    A la gloire d’un dieu insatiable
    J’annonce la prophétie
    La genèse
    Un amour est en route
    Il enjambe les mers
    Tourbillonne
    Comme la toupie d’une tornade
    Et nous grignote d’une dent de coquillage
    La mer lèche ses vagues comme une portée de chatons
    Il n’y a qu’à guetter les signes des courants
    Lâchés dans tes cheveux
    Moi démineur des vents
    J’apprends le bonheur des oiseaux
    La volupté neuve et tiède
    Et du haut des falaises où la mer te supplie nuit et jour

    Je lance ton nom

     

    .

     

    ERNEST PEPIN

     

    .

     

     

    ernest

     


    0 0

    Merci Marie-Paule et Raymond

     

    Où te garder

    petite fiancée qui fais du bruit

    dans la lumière de mon cœur

    beauté qui éparpilles

    un vol d’anges dans ma nuit.



    Une main veille toujours

    sur mon sommeil

    tu souris aux replis tendres de ma liberté

    tu te penches sur mon oreiller

    pour que je rêve

    de petits jardins et de colombes blanches.

     

    .

     

     

    GEORGES STOÏANNIDIS

    Traduit du grec par André Kedros

     

    .

     

    colombe2


    0 0
  • 11/04/16--15:02: PHILIPPE JACCOTTET
  • On ne peut pas porter sur ses épaules tout le fardeau de la douleur du monde. Suffit (?) qu'on n'aggrave pas celui des proches et en soulage une petite part quand cela se peut. Suffit (?) qu'on essaie au moins de porter seul le sien. Mais on peut, mais sûrement on doit porter le non-fardeau des moindres éclaircies encore aperçues, le contre-fardeau des lueurs pour les encore vivants.

    .

     

    PHILIPPE JACCOTTET

     

    .

     

    Nili Cohen Young

    Photographie Nili Cohen Young


    0 0
  • 11/04/16--16:24: LES PUR-SANG ...Extrait
  • ...
    .
    Essentiel paysage.

    Taillés à même la lumière, de fulgurants nopals des aurores poussantes, d'inouïs
    blanchoiements, d'enracinées stalagmites porteuses de jour

    O ardentes lactescences prés hyalins neigeuses glanes

    Vers les rivières de néroli docile des haies

    incorruptibles mûrissent de mica lointain

    leur longue incandescence.

    La paupière des brisants se referme - Prélude -

    audiblement des youcas tintent

    dans une lavande d'arcs-en-ciel tièdes

    des huettes picorent des mordorures.
    .
    Qui

    rifle

    et rafle

    le vacarme, par-delà le cœur brouillé de ce

    troisième jour?

    Qui se perd et se déchire et se noie dans les ondes rougies du
    Siloé ?

    Rafale.

    Les lumières flanchent.

    Les bruits rhizulent

    la rhizule

    fume

    silence.



    Le ciel bâille d'absence noire
    .
    et voici passer
    .
    vagabondage sans nom
    .
    vers les sûres nécropoles du couchant
    .
    les soleils, les pluies, les galaxies
    .
    fondus en fraternel magma
    .
    et la terre, oubliée la morgue des orages,
    .
    qui dans son roulis ourle des déchirures
    .
    perdue, patiente, debout
    .
    durcifiant sauvagement l'invisible falun,
    .
    s'éteignit
    .
     et voici passer
    .
    vagabondage sans nom
    .
    vers les sûres nécropoles du couchant
    .
    les soleils, les pluies, les fondus en fraternel magma
    .
    et la terre , oubliée la morgue des orages,
    .
    qui dans son roulis ourle des déchirures
    .
    perdue, patiente, debout
    .
    durcifiant sauvagement l’invisible falun,
    s’éteignit
    .
    et la mer fait à la terre un collier de silence,
    .
    la mer humant la paix sacrificielle
    .
    où s’enchevêtrent nos râles, immobile avec
    .
    d’étranges perles et de muets muûrissements
    d’abysse,
    .
    la terre fait à la mer un bombement de silence
    .

    dans le silence

     

    ...

    .

     

    AIME CESAIRE

     

    .

     

    mer


    0 0
  • 11/05/16--03:46: LE PIEGE DE L'EPEIRE
  • Oui c'était merveille de soies

    merveille que ce fin système

    où se prenaient

    semences

    insectes

     

    Te fascinait la dentelière

    sensible à la moindre détresse

    si prompte à répondre à l'appel

    si délicate & si précise

    en son exercice cruel

     

    Te voici maintenant

    non plus simplement captivé

    par l'image du piège

    - rêvant comme l'enfant

    riant comme le sage

    qui domine le jeu

    & qui se joue de lui

    en y jetant des mouches -

     

    mais bien captif

    en son réseau fatal

     

     

    .

     

    RAYMOND FARINA

     

    .

     

     

    toile


    0 0
  • 11/05/16--03:50: GNIA...Extrait
  • - Audace!

            ce qui gronde au fond de mon âme
            n'est pas le tumulte de mon sang
            en moi la sève de l'exil a banni
            dans son flot
            la beauté des mots de la quiétude
            - Mauvais arbre
            aux ramures couleur de mon sang
            sur une terre poseuse d’énigmes
            mauvaise plante
            mauvais gri-gri
            totem poreux de la forêt équatoriale
            te voilà seul
            sans sel dans l'inertie de ta sève
            fine souche d'une forêt qui déteint aux couleurs
            de la savane boisée d'errance
            eau de source surgie d'un lit improbable
            d'une rivière d'eau douce impropre
            aux rives infortunées

     

    .



    GABRIEL  MWENE OKOUNDJI

    .

    ngorongoro-noir-blanc


    0 0
  • 11/05/16--05:25: MAISON NATALE

  • O mon havre natal

    Mon quartier

    Ma relance

    Ma maison d’autrefois

    Pointue comme une lance

    Si joyeuse au-dedans

    Si grise dans le soir


    Lieu du premier espoir

    À nul autre jamais

    Ne cédera la place


    Le jardin de jadis

    Tout empalissadé

    L’allée des premiers pas

    Des vertes embardées

    Sous le scalp encielé

    Si chaste de l’enfance
     

     

    O ma farandolée

    Je te reviens de loin

    Me vois-tu renarder

    Sur les trottoirs éteints

    Voici le ferrailleur

    L’épicière

    Et le pain

    Voici le rémouleur

    La gorge des platanes

    La rue qui s’enchaloupe

    Le chat sur la barrière

    La passerelle au loin

    La voie de chemin de fer

    Et la main de grand-père

    Amarrée au chemin


    Ma maison d’autrefois

    Brigadière de lune

    Cochée sur le passé

    Patère d’avenir

    Puissions-nous toutes deux

    De nouveau refleurir

    Au plus près du levain

    Flexible de la chance


    Ma maison d’autrefois

    Pointue comme une lance

    O ma grise frivole

    O berceau de jouvence

    Comme il me serait doux

    En toi de replonger

    Et de rugir encore

    Sous le joug de l'enfance


    Ma maison d’autrefois

    En amont de moi-même

    Je te vois écosser

    Un à un mes soleils

    Et affûter mes cils

    Au creuset de ta joie

    Ma maison d’autrefois

     

    .



    SYLVIE MEHEUT

    .

     

    fen^tre

     

     


    0 0
  • 11/08/16--03:01: LA SAISON DES MOTS...Extrait
  • ...

    quand sur le front lisse de l'Ouessant
    le soleil-tika rouvrira ses portes d'écume
    au large du pas de mer
    mes pieds largueront les amarres
    et traverseront les quatre océans
    derrière le paille-en-queue en quête de prières



    et quand sur le front lisse de l'Ouessant
    le soleil fermera ses portes d'écume
    la nuit profilera sa lueur
    au large du pas de mer
    et proue à l'est
    par-dessus latitudes et longitudes décroisées
    je voguerai sur les vents sorciers

    ...

     

    .

     

    VINOD RUGHOONUNDUN

     

    .

     

    paille en queue ,,

    Paille-en-queue


    0 0
  • 11/08/16--03:53: MOULA MOULA
  • Moula-moula
    petit oiseau noir et blanc
    du Tassili
    qui vit de peu
    et donc de beaucoup
    dans ces plateaux de vent et de soif
    dis-moi quel est le sens de la vie
    si ce sens existe
    Moula-moula
    pourquoi sommes-nous enfermés
    dans ce sens
    tels des pierres
    qui roulent s'entrechoquent et se font mal
    dans un oued fugace
    d'orage du désert
    et si ce sens n'existe pas
    minuscule chose de courage insensé
    et inutile
    pourquoi sommes nous astreints
    à vivre
    à te connaître
    et à tout oublier

     

    .

     

    ANOUAR BENMALEK

     

    .

    moula_moula2


    0 0


    les doigts en éclats devinent l'avenir sur ton corps

    l'écriture passée brisée en étoile à six branches sur main morte

    toison sans blason tangue le rythme de liberté

    nous sommes vent et mer

    navire et phare

    frontières en étau divorcent l'étreinte

     et la terre se retourne sur son  flanc

    l'étoile polaire dessine route d'ouest

    .

     

    VINOD RUGHOONUNDUN

     

    .

     

    AMEL ZMERLI2

    Oeuvre Amel Zmerli

    http://portesurletoit.canalblog.com/


    0 0
  • 11/08/16--09:36: JOËL GRENIER
  • "Le murmure de ses lèvres comme une brume légère pour taire les plaies. Le doux de son regard comme un voile de ouate pour cacher les blessures. Ses mots étaient des soleils rares qu'elle plantait dans le ciel quand il était chagrin.

    Elle était magicienne, princesse du silence au milieu des tourments et d'un geste discret, apaisait les vagues quand elles se faisaient grosses.

    Elle avait sur sa peau un drap de velours qu'elle baissait un peu quand on lui faisait la cour.

    J'attends l'hiver qui lui ressemble pour me réchauffer."

     

    .

     

    JOËL GRENIER

     

    .

     

    FLEUR1


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  • 11/09/16--00:48: TRUMP A DEJA GAGNE !
  • On ne vous l'a pas encore annoncé ?

    Vous m'en voyez désolée alors, mais je ne peux pas m'empêcher de tenir votre secret pour un secret de polichinelle...

    J'annonce la couleur :

    Trump a déjà gagné en nous mettant nez à nez avec l'Amérique américaine, cynique et impudique... Adorée, argentée et bronzée.

    Grâce à Trump, on sait que les jeux sont toujours faits, que les gagnants ont du mal à perdre et que les perdants espèrent toujours gagner.

    Dans ce grand pays, on peut tout perdre, excepté la magie de la perte. Surtout pour celui qui croit pouvoir tout gagner, sous prétexte que l'espoir ne se perd jamais...

    C'est le rêve américain : avec rien, on peut arriver à quelque chose...

    Rêve qui pour la majorité des américains se transforme en cauchemar :

    Avec quelque chose, on n'arrive à rien ou à pas grand chose.

    L'assoiffé de savoir meurt avec sa soif.

    Le malade succombe à sa maladie

    Et l'affamé de justice crève de faim.

    Dans ce pays où tout est possible, les hommes meurent sans être ni heureux, ni lumineux.

    C'est une machine infernale qui torture avec de l'espérance.

    On y croit parce qu'on nous a vendu les raisons d'y croire.

    Et on continue de miser pour voir... et de se perdre sans s'en apercevoir !

    Sacré Trump, il a tout compris à cette forteresse vide de sens.

    Que pour être Président, il suffit d'avoir toutes ses dents et savoir faire de l'argent.

    Rien dans la tête, tout dans les poches...

    Ça coule de source, comme de l'eau de roche.

    La politique américaine, version républicaine :

    C'est du cinéma pour se faire de l'argent.

    Contrairement à la version démocrate qui cherche de l'argent pour faire du cinéma.

    C'est Trump qui l'a emporté en nous révélant que l'Amérique n'existe pas pour de vrai. Ce n'est qu'une projection...

    Pour nous autres, ce n'est que l'accomplissement hallucinatoire de notre désir.

    Désir d'être les esclaves d'une fiction, les victimes d'une hallucination

     

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    LE JOURNAL DE PERSONNE

    http://www.lejournaldepersonne.com/2016/11/trump-a-deja-gagne/

     

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