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Poésie, Littérature, Peinture, World music, Flamenco

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    No siempre se puede tocar el alma profunda.

    — Robarte de tus labios un beso abrasador. *

    S.V.

    .



    Nous avons traversé des orages, des tempêtes, les hautes solitudes, les profondes douleurs.

    Ne fût-ce que cela la vie ? La mort, n'était-ce que cela. — Vers l'haut-delà ?

    Des joies, — l'éclair, du bonheur, — l'éblouissement. — Or, j'avance somnambule, entre rêve et réel.



    Et j'ai outrepassé le visible, — le cap vers l'inconnu, — l'invisible. Nous serions donc passés, comme des fantômes pressés. Pourquoi ce brouillard, ce perpétuel brouillard ?



    — Mais quoi, folie, pourquoi ce doute ? dit l'Éveilleur. Vois ! l'homme qui disparaît au seuil de l'embrasure. Que la nuit tombe enfin, pour que renaisse le jour ! Et le soleil victorieux, avec le mot amour réécrit, avec ces lèvres tremblantes, — avec ces lettres tremblées, avec ces corps lents de musique, de frais parfums, avec dans la bouche ce goût de fruit d'été.



    Nos corps tournant, dans le torrent du lit, roulant, parmi les draps d'aube d'or, le grand soleil, le vent.

    Les cigales écrasées par le silence énorme. Dans l'obscur du soleil, les champs noirs de midi.

    Une porte a été fracturée. — Une autre sera entr'ouverte.



    Et ainsi tu vois l'homme dans son inachevé. J'outrepasse l'humain.

    J'écoute les colombes et les rires s'envoler. Une promesse.

    Oui, rien qu'une promesse. — Juste une promesse !



    * Toujours l'on ne peut atteindre l'âme profonde.

    — Arracher de tes lèvres un baiser ardent.

     

     

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    SERGE VENTURINI

     

     

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    phil charpentier

    Oeuvre Philippe Charpentier

     


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  • 07/09/17--10:37: DEMETER
  • Jouissance,

    en étroit contact
        l'argile fraîche et ma peau.
        Chemins ouverts
        sources bavardes
        résineux    et térébinthes
        désordre d'herbes,
        c'était jouissance...

        Un stylet
        a pris place en mon âme.
        Maintenant sans mâture
        tout a goût de cendres
        tout m'est étranger
        indifférent.



        Jambes fantômes
        usées par trop d'errance
        jambes griffées
        ensanglantées...
        Mémoire d'un autre sang
        d'une hémorragie primitive
        plaie épaisse        ouverte
        lochies      lambeaux d'images
        qui s'égarent et que je perds
        lentement.
        Mémoire d'un cri de délivrance
        et de cet autre
        plus pénétrant
        ma vie         en une autre
        incarnée.



        Perséphone...
        À peine nubile
        déjà convoitée,
        mon étoile en souffrance.
        Par l'avidité de l'homme
        ma fille      courbée.

        Mains mêlées,
        mes mots recueillaient ses mots
        mon souffle entourait son souffle.
        Il ne me reste de son nom
        que syllabes
        sonores     encore
        pour combien de temps ?

        Voler vers ses tournoiements
        vers sa joie        sa lumière
        courir à son chant
        danser dans ses pas
        me fondre en son ombre.

        Papillon noir démesuré
        j'arpente rocailles      grèves
        et jardins clos,
        papillon noir desséché
        de ténèbres
        je marche     je dérive
        inutile répétition
        d'une recherche avortée.



        Quelle ironie le fugace
        quelle torture la finitude...
        Tant me reste à parcourir !
        La terre noire étouffe les germes
        et les racines retiennent
        leur puissance.

        Tout se rétrécit tout s'éteint
        tout se meurt
        ceps et yeuses
        oliviers et orangers.
        Voici un blé qui ne lèvera pas
        des feuilles mortes avant d'être
        et la faim terrible
        pour cette engeance aveugle.
        La faim fouaillera
        leurs entrailles
        comme l'absence noue
        les miennes.
        La rumeur qui m'accompagne
        est incantation de mort.




        Lignes chevauchées
        images floues        inversées
        sons étouffés
        ombres multiples
        sans cesse plus denses
        et mes yeux aveuglés
        et mes mains inutiles.
        Perséphone !
        Je cherche ta voix
        tes traits sous les masques.
        J'imagine je crains,
        sauvage solitude
        noyade.

        Plus pierre que ce roc
        plus froide
        ma voix sombre
        n'a plus d'écho.
        Ce point à trouver
        ce lieu       terre stérile
                 à laquelle je refuse
                 ardeur et vitalité
                 sève asséchée ou figée
        ce lieu s'éloigne s'obscurcit..

        Sous l'écume        sous les pierres
        j'ai cherché.
        Le vent déserte
        mon errance.

        Mon fruit      ravi,
        il ne reste que voile parfumé
        rides sur l'eau calme
        mouvement évanescent
        et cette image qui tremble
        en mon image.

        Mon cri ne déchire que moi
        ne défait que moi.

        Seule.
        Mon pas sur la glèbe nue
        mon pas brisé.


        J'aimerais
        mes os blanchis par la vague
        coquille vide
        bois mort
        sillage unique presque effacé,
        mes pas
        traces éphémères.
        Sans elle ?
        La mort      seule, lénifiante
        et que tout meure
        avec moi !




        Vague unique sans ressac
        sans retour
        je suis portée
        au delà des mes pas
        plus loin encore.
        En creux      son poids
        en mes bras tannés
        en creux son rire.

        Ma vie        sa vie
        désaccordées
        ma vie sans elle mutilée.
        Jours incendiés
        nuits de vertige
        tout m'exile.



        La terre abandonnée
        stérile soudain.
        Poussière...
        nulle incandescence
        pour la réchauffer.
        Me voici rompue
        inapaisée
        poing tendu
        pierres récoltées
        pour frapper.
        Qui ?

     

     

    .

     

    AGNES SCHNELL

    Extrait de « Flâneries mythologiques » Inédit

        09/02/04

     

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    Gustav-Klimt

    Oeuvre Gustav Klimt

     

     

     


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    L’exubérance, fleurs, feuillages, du milieu de juin n’est rien comparée à la puissante maturité qui saisit cette terre plus belle qu’aucun ciel. A la fin de juillet le ciel auparavant comme une lisse toile bleue se creuse soudain, gouffre sans un frisson où baignent les feuillages verts et noirs d’une dureté inexorable ; et lorsque août arrive, on voit vers le soir la lumière comme un fleuve fuir à l’horizon vers une mer inconnue et rendre à la voûte abandonnée sa transparence peu à peu chargée d’étoiles.

     

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    Gustave Roud

    Bibliothèques des arts, 1978, pp.30

     

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    damian elwes2

    Oeuvre Damian Elwes


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  • 07/10/17--04:10: INDECISO
  • Nous
    voyageurs
    à l'amble imprévisible
    nous nageurs
    luttant contre l'ombre
    d'un ciel absent


    nous errants
    dans l'éloignement
    n'avons que nos chimères
    pour nous haler...


    Une flamme
    aussitôt cendre
    et ces mains toujours lasses
    d'un corps embrasé.


    On craignait l'arythmie
    de cet autre
    qui incendiait nos mots.


    Sur la morsure
    de longs échos reviennent
    déformés
    grimaçants


    On craignait son regard
    d'écorché
    son ignition
    et sa bouche
    dans l'imposture
    d'un sourire crissant.


    Le rêve clos
    nous laisse nus
    le coeur naufragé.

     

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    AGNES SCHNELL

     Mezza Voce, Editions le Serpolet, 2012, p.22-23

     

     

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    banksy-street-art

    Oeuvre " street Art " de Bansky


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  • 07/12/17--01:16: L'ONDEE
  • Sous son sarrau d'ambre et d'ébène
    L'ondée aligne ses sarments
    Comme autant de larmes anciennes
    Que le vent sème sur les champs

    Il se fait tard sous la remise
    Le soir détrousse le jardin
    Sous le préau lassé s'irise
    Un crépuscule byzantin

    La nuit s'en vient filant sa laine
    Le long des murailles noircies
    Sans rémission saigne la plaine
    Sous l'oeil opalin de la pluie

    Sous son sarrau d'aube liquide
    L'ondée aligne ses sarments
    Comme autant de larmes candides
    Que le vent sème sur les champs

     

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    SYLVIE MEHEUT

     

     

    .

     

     

    SYLVIE


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  • 07/12/17--01:48: PAR-DELA LES MOTS...Extrait
  • Recueillir le grain des heures
    Éteindre l’étincelle
    Ravir un paysage
    Absorber l’hiver avec le rire
    Dissoudre les nœuds du chagrin
    S’imprégner d’un visage
    Moissonner à voix basse
    Flamber pour un mot tendre
    Embrasser la ville et ses reflux
    Écouter l’océan en toutes choses
    Entendre les sierras du silence
    Transcrire la mémoire des miséricordieux
    Relire un poème qui avive
    Saisir chaque maillon d’amitié

     

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    ANDREE CHEDID

    « Par-delà les mots »

     

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    hengki_koentjoro6_

    Photograhie Hengki Koentjoro

     

     


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  • 07/12/17--03:47: LIBRATIONS
  • Jusqu’où peut aller la danse,
    Dans le tumulte d’un tapis nocturne ?
    Qu’accompagne, au juste,
    Cette lumineuse euphorie ?
    Les mains, semblables à des fruits aveugles,
    A des fruits de questions,
    Froissent la page d’éther
    Qu’entretient le quiet phénix.
    Et la robe, de ses flammes, enveloppe
    La danse qui se lave à l’ivresse de l’éphémère.
    Tant que semblent durer
    Cette nuit, cette barque,
    Ce port, ce pont, ce phare,
    Je chanterai cette lune aux arabesques foetales.

     

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    © MOKHTAR EL AMRAOUI

    "Arpèges sur les ailes de mes ans"

     

     

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    NATH_3_

    Photographie Nathalie Magrez

    http://http://mondessensibles.canalblog.com

     


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    Ne rechigne pas à la dépense.
    Quand tu ne lui arracherais que des loques, il te faut écrire comme si tu devais liquider la mer. Les mots sont tout ce qu'il te reste : lance toi à l'assaut de ce bleu.
    Tu dois courir encore derrière la mer.
    Il t'appartient d'en modifier la teinte, comme de recolorer de temps en temps le ciel, et de rhabiller ses fantômes avec des vêtements neufs. Pour se perpétuer, l'invisible a besoin de figures. L'infini est avide de formes.
    Il ne prend corps que sur ses bords où se conjoignent le large et le rivage, là où se noie de ton poème le beau regard exact et bleu : la mer est le grand encrier indestructible.

     

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    JEAN-MICHEL MAULPOIX

     

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    bleu

     

     


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    L'un entend plus, l'autre moins, de la puissante mélodie de l'arrière-fond.

    Beaucoup ne l'entendent plus du tout.
    Eux sont comme des arbres qui ont oublié leurs racines.
    Beaucoup n'ont pas le temps de l'écouter.
    Ce sont des pauvres sans patrie,
    Qui ont perdu le sens de l'existence.
    Ils tapent sur les touches des jours
    Et jouent toujours la même monotone note diminuée.

    Il faut avoir démêlé la ligne vivante qui porte les autres.
    Il faut avoir oublié le beaucoup pour l'amour de l'important.

    Une fois qu'on a découvert la mélodie de l'arrière-plan,
    On n'est plus indécis dans ses mots ni obscur dans ses décisions.
    C'est une certitude tranquille
    Née de la simple conviction de faire partie d'une mélodie,
    Donc de posséder de plein droit une place déterminée
    Et d'avoir une tâche déterminée au sein d'une vaste œuvre
    Où le plus infime vaut exactement le plus grand.

     

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    Rainer Maria Rilke
    Notes sur la mélodie des choses

     

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    mistral2


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  • 07/15/17--07:35: L'ILLUSION
  • Bleutée

    Fragile

    L'Illusion

    Racole

    Sur nos chemins de terre

    Porteuse de risques et d'étoiles

    Elle naît d'entre les dunes

    Comble nos vides

    Rachète nos chagrins

    Si l'œil lucide

    La traverse

    Elle s'écroule

    Essaimant voiles et chimères

    Blessant le souvenir

    Chute provisoire

    En attente

    Du prochain envol.


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    ANDREE CHEDID

     

     

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    nath5

    Photographie Nathalie Magrez

    mondessensibles.canalblog.com

     

     

     

     


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  • 07/15/17--07:39: L'ECART

  • Souvent j'habite mon corps jusqu'aux creux des aisselles
    Je me grave dans ce corps jusqu'aux limites des doigts
    Je déchiffre mon ventre
    Je savoure mon souffle
    Je navigue dans mes veines à l'allure du sang



    Sur mes pommettes la brise prend appui
    Mes mains touchent aux choses
    Contre ma chair ta chair m'établit



    Souvent d'être mon corps

    j'ai vécu

    Et je vis



    Souvent d'un point sans lieu
    Ce corps je l'entrevois martelé par les jours assailli par le temps

    Souvent d'un point sans lieu
    J'assourdis mon histoire
    De l'avant à l'après je conjugue l'horizon

    Souvent d'un point sans lieu
    Ce corps je le distance



    Et de cet écart même en alternance
    Je vis.

     

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    ANDREE CHEDID

     

     

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    nath4

    Photographie Nathalie Magrez

    mondessensibles.canalblog.com


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  • 07/15/17--07:46: UN AUTRE SANG

  • Le corps des fleuves sommeille

    Plus déserte que l'os

    la branche s'est engourdie

    Le cadavre de l'été a plombé son pelage
    Nos mémoires dilapident le cadavre des humains

    Indifférence des actes du ciel

    Et de nos mondes couvant trop de plaies!

    Morte morte terre
    Sous l'aveugle neige un autre sang mûrit-il?

    Je le savais jadis je le saurai plus loin

    Sous sa gangue d'argile la vie toujours s'explore et se retaille
    Vie.

     

     

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    ANDREE CHEDID

     

     

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    NATH3

    Photographie Nathalie Magrez

    mondessensibles.canalblog.com

     


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  • 07/15/17--08:29: TOI MOI
  • Par l'univers-planète univers à toute bride
    Par l'univers-bourdon dans chaque cellule du corps

    Par les mots qui s'engendrent
    Par cette parole étranglée
    Par l'avant-scène du présent
    Par vents d'éternité

    Par cette naissance qui nous décerne le monde

    Par cette mort qui l'escamote

    Par cette vie

    Plus bruissante que tout l'imaginé



    TOI

    Qui que tu sois!
    Je te suis bien plus proche qu'étranger.

     

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    ANDREE CHEDID

     

     

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    Montserrat Gudiol (62),

    Oeuvre Montserrat Gudiol

     


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  • 07/15/17--09:11: TANT DE CORPS ET TANT D'ÂME
  • Captifs de l'étrange machine

    Qui nous mène de vie à trépas

    En quel lieu de ce corps en fonction

    De ce sang qui déambule

    Se fixe l'être

    Bâti d'élans de songes de regards

    Qui parle les langues du silence

    Qui devance mots et pensées?

    Qui prononce notre mort

    Qui instaure notre vie

    Qui présence ou absence

    Dans la mêlée des vallées et des gouffres

    Nous prodigue

    Cette sarabande de rixes et de roses

    Nous assigne

    Ce pêle-mêle de discordes et d'harmonies?



    Qui

    tissant ensemble

    tant de corps et tant d'âme

    Nous imprègne de passé

    Nous génère un avenir?






    Plus loin que tes membres

    Plus haut que ton front

    Plus libre que racines

    Tu t'émancipes de l'arbre de chair

    Vers les récits du monde

    Vers l'image inventée

    Hors des marques quotidiennes

    Où tu vécus fièvres et moissons

    Soleils ou mélancolies

    Tu t'élances

    Une fois de plus

    Débauchant l'espérance.




    L'esprit s'aventure

    Tandis qu'en sourdine

    Le corps tout à sa trame

    Poursuit de secrètes et mortelles visées

    Spectateurs ahuris

    Nous déchiffrons soudain

    Sur nos peaux en nos charpentes

    Les croquis de l'âge

    Tout ce grené tout ce tracé

    Tous ces naufrages

    Que nous n'avons pas conduits

    Ces mêmes érosions ces mêmes

    Qu'aucune chair n'a jamais fuis

    Le temps triomphe des temps

    Soumis au projet sans failles

    De l'impassible métronome

    Le corps lentement se déconstruit

    Tournant autour du pieu

    Où s'embrochent nos destins

    Il nous reste la parole

    Faite d'argile et de souffles

    Il nous reste le chant

    Fortifié d'autres chants

    Alluvions qui progressent

    Vers l'horizon sans appel.

     

    .

     

     

    ANDREE CHEDID

     

     

    .

     

    michael parkes12,

    Oeuvre Michael Parkes

     

     

     


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  • 07/16/17--07:53: GAZA
  • gaza


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  • 07/16/17--08:40: POEMES....Extrait
  • Les enfants

    ce sont des hommes petits et rien d'autre.

    Les vrais enfants

    ce sont des hommes fatigués d'être des hommes.

    Fatigués d'être debout sur les années,

    voici qu'ils veulent descendre.

    Ils balancent les livres les fusils les maisons les chapeaux

    les ornements les couteaux - asolument tout ! -

    et ils jouent au moineau et au vent,

    au si léger flocon de neige.

    Ils jouent à mourir.

     

     

    .

     

    I bambini

    sono uomini piccoli, e nulla più.

    I veri bambini

    sono gli uomini stanchi di essere uomini.

    Stanchi di stare in piedi sugli anni,

    ora vogliono scendere giù.

    Gettano i libri i fucili le case i capelli

    gli ornamenti i coltelli - tutto ! -

    giocano al passero al vento

    al fiocco di neve si lieve,

    giocano al morire

     

    .

     

    ANNA MARIA ORTESE

    Traduction Irène Lentin,  Stefano Mangano et Ambra Zorat

     

     

    .

     

     

    SAROLTA BAN3

    Photographie Sarolta Ban

     

     


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  • 07/16/17--11:30: L'ÎLE DU COMMENCEMENT
  • ma nuit s'achève sur un fil de soie
    esprit éperdu fais tournoyer l'aurore
    mon verre est rempli de merveille

    messager des horizons solitaires
    l'oiseau fidèle à la veillée de l'amour
    porte ma raison à la main avisée

    dis seulement la fièvre du vers
    et l'alphabet de l'éveil des sens
    déclame la sueur des cieux émus

    reviens-moi au minuit des lumières
    procure la supplique du regard
    sur mon poitrail dépose son solfège

    à la mémoire de mon futur songe
    je transcrirai mon offrande à la sultane
    mon œuvre sera l’île du commencement

     

    .

     

     

    KAMEL YAHIAOUI

     

     

    .

     

     

    Bahram Dabiri T

    Oeuvre Bahram Dabiri


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  • 07/16/17--12:07: THIERRY METZ...Extrait
  • Un avril d’oiseaux s’éveille dans les arbres. Qui sait où je vais ? Pas un nuage, seulement le chemin de castine puis le bois. Je rôde par là vers rien. Dans cette lumière qui me cherche comme une ombre. Seule, agaçante, une abeille me tourne autour. Mais chacun des pas compose un chemin.
    Ce n’est pas que moi. Né d’une fougère.
    Promeneur sans bâton.
    Toujours lui, jamais le même. Une branche, peut-être de l’indiscernable.

     

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    THIERRY METZ

    https://www.terreaciel.net/Thierry-Metz#.WWuz1VFpzIV

     

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    NATH44

    Photographie Nathalie Magrez

    http://mondessensibles.canalblog.com

     

     


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