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Poésie, Littérature, Peinture, World music, Flamenco

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  • 08/18/13--09:46: CYGNE
  •  Cygne qui sait garder ta vie

    de tout chant pour mieux recueillir

    d'heure en heure l'or du silence

    d'un cœur de braise enseveli,

    heureux le chant de la merveille

    qu'un cœur de neige peut cacher,

    ultime fleur, altissime poème

    où le désir se vient transfigurer.

    Sur le miroir de l'eau tranquille

    un phénix blanc songe au bûcher,

    tandis que croît, ombre sur plaine,

    l'éternel envol d'un chant dernier

     

    .

     

    MAX ROUQUETTE

    " Le tourment de la licorne "

     

    .

     

     

    danse cc

     

     


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  • 08/18/13--11:22: POESIE NOMADE ...Extrait
  •  Faut-il mûrir pour mourir

    restreindre la mémoire

    aux seuls souvenirs élus

     

    pour la plénitude

    déplacer les parenthèses

    accumuler les décalages

     

    secouer la carcasse

    qui fait eau de tous cotés

    la vivifier de vibrations

    avant le chemin et la fange

     

    payer plutôt cher

    l'entraînement de la transe

    et la fête en farandole

     

    annoncer avec emphase

    ou discrètement sous-entendre

    les évènements constellés

    prédisant des catastrophes

    ou la naissance d'un sauveur

     

    .

     

    PIERRE ETIENNE

     

    .

     

     

    JMW-Turner--Ange-debout-devant-le-soleil

    Oeuvre Joseph Mallord William Turner

     

     

     

     

     

     


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     Personne ne peut recommencer.

     D'ailleurs, si quelqu'un le pouvait,

    ce serait la même chose:

     une aveuglante suite de lumières et d'ombres,

     fil d'intermittences,

     danse hallucinante d'ascensions et de chutes.

     

     En vérité il n'y a pas de commencements.

     Nous ne sommes que des séquences intermédiaires

     mais non d'un point un autre:

     des séquences entre séquences.

     

     Et il est vain de vouloir se planter

     et être à partir de nous-mêmes.

     Même l'arbre est comme la musique:

     une respiration de ténèbres

     se partage en feuilles

     pour allaiter le vent.

     

    .

     

    ROBERTO JUARROZ

     

    .

     

     

    CLAUDE MONET2

    Oeuvre Claude Monet

     

     

     

     

     

     

     


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  • 08/19/13--13:24: LUCIE PETIT
  • Merci à Lucie

     

    L'été s'avance
    Tu lances des cailloux vers le ciel noir
    pour faire tomber une étoile

    Un merle blanc appelle la mer
    par-dessus les blés blonds
    qui font des vagues avec le vent

    Alors tu cours, tenant un drap bleu
    entre tes mains, en partance

    Sur la basse continue des mouches
    le temps chuchote sa chanson
    C'est un été qui passe
    les prunes seront bientôt mûres

     

    .

     

    LUCIE PETIT

    http://www.chemindemots.be/

     

    .

     

    BLES

     


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  • 08/19/13--13:38: DECIMOCUARTA POESIA VERTICAL
  •  

    Nadie puede comenzar otra vez.

    Además, si alguien pudiera
    ocurriría lo mismo:
    una cegadora sucesión de luces y sombras,
    hilo de intermitencias,
    enloquecida danza de ascensos y caídas.

    En verdad no hay comienzos.
    Sólo somos secuencias intermedias,
    pero no de un punto a otro:
    secuencias entre secuencias.

    Y es en vano que queramos plantarnos
    y ser desde nosotros.

     

     

     

    Hasta el árbol es como la música:
    una respiración de tinieblas
    que se reparte en hojas
    para amamantar al viento.

     

    .

     

    ROBERTO JUARROZ

     

    .

     

     

    DAMIAN ELWES

    Oeuvre Damian Elwes

     

     

     

     


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  • 08/22/13--09:53: LE CHANT DU MONDE

  • Il était parti à l'automne dans le haut-pays où règne
    Le maître des taureaux des champs et des hommes
    Aux lieux sauvages des forêts et des pâturages
    Pour ramener en radeau les troncs d'arbres abattus

    En quête son père et moi avons remonté le fleuve
    Et trouvé l'aveugle accouchant dans les herbes
    Sa belle et lui avaient trouvé refuge chez le guérisseur
    Empêché par le seigneur de descendre libres le fleuve

    Ici les sons et les odeurs se parlent en contrepoint
    L'eau murmure aux arbres qui conversent
    Avec les oiseaux qui répondent aux hommes
    L'univers entier est lié dans le souffle du vent

    L'amour doit être plus fort que toutes les vengeances
    Dit celui dont la bonté est une conquête de l'esprit
    Dans l'hiver le vaisseau de la mort emporta le père
    Bientôt la nature jaillit dans le dégel du printemps

    Un matin le ciel bruissa dans les frémissements
    Du vent faisant chanter la lyre des arbres nus
    Les sapins craquaient comme des mâts de navire
    Le printemps montait dru des forêts et des eaux

    Les galopades et les hennissements ardents du fleuve
    Faisaient sous le radeau un bruit d'écume de joie
    La belle le garçon et moi flottions vers notre pays
    Les eaux suivent leur pente qui est celle de l'amour

    L'aveugle m'ouvrit ses bras souples comme des ailes
    Je la couchai dans l'herbe pour y faire un vrai nid
    Forêt oiseaux vents entonnaient le chant du monde
    Je suis l'homme du fleuve on m'appelle bouche d'or.

    .

     

    JACQUES VIALLEBESSET

     

    .

     

    JEAN LURCAT

    Oeuvre Jean Lurcat

     

     

     

     


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    (...)

    Caillante d’espoirs
    Et piètre devenir
    En souffrance
    Qu’est-ce qu’une vie
    Sinon gagner du temps
    Juste un soupçon de temps
    Comme on souffle sur ses doigts
    Pour les garder du froid
    Quérir un peu de chaleur
    Pour se préserver du pire
    Et poursuivre vaille que vaille
    L’ineffable combat

     

    .

     

    ALAIN JEGOU

     

    .

     

    _rose blanche

     


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  • 08/22/13--12:44: LES YEUX LEVES
  •  Tous les visages de mon visage
    je les affiche sans faillir
    ils sont l’intranquillité sur ma table
    voûtes d’échos, masques
    aux parois de la grotte
    ils disent mes morts
    jusqu’à l’ultime qui viendra
    comme les autres

     

    bâtons d’aveugle
    tous les visages de mon visage
    épinglent le sourire, les larmes
    leurs trésors sont - indocile limon -
    roses plantées des mots
    depuis le fond de mes âges

     

    tous les visages de mon visage
    disent la même aventure
    comment encore aimer, parler
    quand la bouche soudain défaille
    que s’agenouille le oui sur les lèvres
    tous les visages de mon visage
    ne sont pas encore mon visage

     

    mon visage cherche
    son visage perdu

     

    .

     

    SYLVIE FABRE

     

    .

     

    visages2

     

     

     

     

     

     

     


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  • 08/22/13--13:24: PACTES DES MOTS
  •  Femme de quelques poussières

    Elle est un autre ou l’autre ou tous les autres. Quand s’ouvre le matin, elle part s’exprimer dans un jasmin de fleurs où la nuit n’a plus cours.

    Elle dévale le long des espaliers, les yeux écarquillés sur l’aube qui se lève.

    Elle est poreuse à l’autre, au monde et devient l’arbre qui explose au soleil de ses blessures.

    Elle est un tout petit être avec quelques cils d’une délicatesse extrême posés sur un visage de pêche.

    Elle est une fillette qui court comme une folle cachée derrière ses cheveux de gitane.

    Elle est cette énigme que tous les hommes interrogent, posée, par la grâce de sa beauté, comme une idole dans un carrefour de mythes.

    Elle est cette femme vieillie dans les sarments de vigne, aussi foncée que la terre.

    Elle est cette terre où s’éparpille un peu de sa poussière.

    Elle n’est qu’un passage, la réunion de quelques cellules devenue splendeur au printemps, cette question devant l’univers, cette interrogation au monde dans l’émouvance parfaite d’un arc de paupière.

    Et puis posée au détour d’un chemin, elle est une stèle oubliée sur un corps nu.

     

    .

     

    BEATRICE BONHOMME

     

    .

     

    nu artistique c

     

     

     

     


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  • 08/22/13--14:01: LE SEL D'UNE MEMOIRE
  • Qui prend la mer
    Voit Astarté
    Croît au ciel
    Renaîssant aux reflets
    Sans fond de l'azur


    Et la ronde
    Des Pléiades
    Engendre le temps
    Des vagues puis
    Effleure l'horizon
    De l'aurore


    Instant d'âme
    Perpétuellement
    Eprise frisant
    Improbable
    L'immortalité
    Et sa dryade


    Le large demeure
    Océan d'un couple
    Sibyllin
    Vénus et Orphée
    A jamais promis


    Enivrez-moi
    Poètes de l'Ether
    Des songes et des messages 
    De la Bora  des Galernes
    Qui perpétuent 
    Le chant de nos rivages
    A jamais distants


    Quand nos sillages
    Sèment ensemble
    Aux sillons  Pensées
    Des nues perdues
    L'indicible alliance

     

    .

     

    CRISTIAN GEORGES CAMPAGNAC

     

    .

     

    BATEAU

     

     

     

     


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  • 08/22/13--15:52: DANS LES BRANCHES...Extrait
  •  D’elle j’attends ce dessin presqu’un oiseau
    une branche ce quelque chose entre le ciel
    et ma main
    et ce caillou qui ne m’arrête pas
    est-il autre chose pour s’éloigner
    que d’avoir grandi où elle aura passé

     

     Ainsi chaque jour un travail
    perché sur mon épaule
    la terre en vue retournée
    par la mort
    un instant
    de ce qui brille
    les yeux fermés

     

     Paupière une écriture
    si fine frissonne de recueillement
    dans les branches
    d’un oiseau gavé de lumière
    comme un fruit

     

    .

     

    THIERRY METZ

     

    .

     

     

     

    Femme-nue-et-oiseau-pastels

    Oeuvre Marie Dubois

    sur

    http://mariedubois.artblog.fr

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • 08/22/13--16:28: CARNETS DE MARCHE...Extrait
  • Je suis arbre. Arbre-sensation. Mon corps s’enracine. Mes pieds cherchent
    appui dans la terre humide et s’enfoncent par-delà les premières couches
    encore visibles au-dessus du sol. Mes doigts se mêlent aux doigts du chêne,
    filaments et souches, tressages de végétaux, lianes et branchages invisibles à
    l’oeil égaré dans le vide. Je m’enroule à la sombre intimité végétale. Je m’infiltre.
    Chemin faisant, je creuse canaux et rigoles nécessaires à ma vie souterraine.
    Je bois à grands traits l’eau qui gonfle le tronc dont je sens toute la puissance
    au-dessus de moi. Des ruissellements ténus irriguent les membranes ligneuses
    et les porosités, alimentent la sève. Je me coule dans l’arbre, me fonds à son
    corps de silence et de vent. Je m’enivre à son parfum de girolle et de cèpe.
    Je savoure la mousse de son suc. Je suis la source nourricière qui humecte
    ses lèvres-feuilles. Et je m’élance. Je monte, silencieuse et sûre, le long de
    ses veines herbues. Je me dédouble et danse dans l’air du soir. Une lumière
    dorée filtre entre la ramure. Je suis oiseau et nid. Je me love entre les branches
    les plus douces dans des courbes tracées par le temps. Je suis nid et oiseau.
    J’écoute le chant de ceux qui gîtent dans la même ramée. Je me fais silence
    pour entendre essaimer le vent.

     

    .

     

    ANGELE PAOLI


    Carnets de marche (éd. du Petit Pois, 2010),

     

    .

     

    picabiaZ

    Oeuvre Francis Picabia


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  • 08/22/13--17:06: MARCHER
  • Un seul souci... marcher...

    Dans le noir... marcher... Dans la nuit épaisse de la voûte fraîche l'enclume son métallique approche. Marcher... La procession s'enroule en pelote, et doucement l'air se raréfie, la voix de fer s'alourdit: le marteau frappe et résonne et gémit.

    Un seul souci...marcher... On débouche : aire faite d'yeux. Yeux aveugles, yeux sillus, yeux clos, yeux diaphanes Yeux éteints, yeux écarquillés, yeux sources trompés par les miracles de l'humain.

    Un seul souci...marcher... Aire faite de bouches. Bouche qui rit, bouche qui crie, bouche qui aboie Bouche muette Bouche ouverte, puits profond où se noie la parole.

    La route des aires court : aire faite de mains. Mains tendues, mains ouvertes, mains feuilles, mains désirs, mains nées du toucher de la terre-mère.

    Un seul souci...marcher...

    La route des aires se répand : soudain s'exhalent des milliers de parfum. L'aire des sens : ultime plaine. Parfums du vent vivant du vouloir, vertes passerelles pour enivrer le souffle des légendes ballerines

    Marcher... Le martèlement de la voûte renaît... La procession tourne et revient... Sortir... Sortir...

    Dans le cerveau de l'homme s'achève le songe étrange du voyage."

     

    .

     

    LUCIE SANTUCCI

     

    .

     

    picabiaaa+

    Oeuvre Francis Picabia

     

     

     


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  • 08/23/13--14:57: BRUINE / GARUA
  • J’ai migré vers la Terre enveloppée de silence
    Écrite sur un reflet, sentier vers la parole
    J’apportais ma voix fertile, mon offrande sans épines
    Et une paix de bruine au fond des yeux

    J’ai trouvé un abri de marécages et piquants
    Un Pouvoir qui calcine le sang des enfants,
    J’ai vu des hommes tels des loups, j’ai vu des loups angelisés
    Et un déluge saumâtre de rêveries moribondes

    À chaque jour, encore des êtres brisés et déchirés
    On les taille, on les arrache, on les éclate, on les tue
    Alors que Goya et Beethoven et Balzac
    Affirment que la vie se renforce en chaque Être

    Immigrée dans l’essence puissante de l’art
    Je maudis les cimetières et les cendres, et je reste
    Je reste jusqu’à ce que le feuillage des hommes
    Soutienne la racine et réinvente le monde.

     

    .

     


    Inmigré a la Tierra envuelta en un silencio
    Escrita en un reflejo, sendero a la palabra
    Traía mi voz fértil, mi ofrenda sin espinas
    Y una paz de garúa al fondo de los ojos.

    Encontré una guarida de ciénagas y púas
    Un Poder que calcina la sangre de los niños,
    Vi hombres como lobos, vi lobos angelados
    Y un diluvio salobre de ensueños moribundos.

    Cada día hay más seres desgarrados y rotos
    Los talan, los arrancan, los estallan, los matan
    Al tiempo que Goya y Beethoven y Balzac
    Afirman que la vida se refuerza en cada Ser

    Inmigrada en la esencia potente del arte
    Maldigo cementerios y cenizas, y me quedo.
    Me quedo hasta que el follaje de los hombres
    Sostenga la raíz y reinvente el mundo.

     

    .

     

    CRISTINA CASTELLO

     

    .

     

    roberto santo

    Oeuvre Roberto Santo

     

     

     

     

     


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  • 08/23/13--16:14: LHASA DE SELA - EL PAYANDE

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  • 08/26/13--04:51: LA CARESSE PERDUE
  • Une caresse s’échappe de mes doigts
    Et s’en va rouler dans le vent.
    Cette caresse qui vagabonde, sans objet ni but
    Cette caresse perdue, qui s’en emparera ?

    J’aurais pu aimer cette nuit avec une piété infinie,
    J’aurais pu aimer le premier qui se serait approché.
    Personne ne vient. Les sentiers fleuris sont déserts.
    La caresse perdue roulera…roulera.

    Si quelqu’un t’embrasse cette nuit sur les yeux, voyageur,
    Si les branches exhalent un doux soupir
    Si une petite main serre tes doigts,
    t’étreint, te laisse, te resserre et s’en va.

    Si tu ne vois pas cette main, ni la bouche qui embrasse
    Si c’est l’air qui tisse l’illusion d’embrasser,
    Oh voyageur, qui a les yeux comme le ciel
    Dans le vent, confondue, me reconnaîtras-tu ?

     

    .

     

    ALFONSINA STORNI

    ( 1892-1938 )

     

    .

     

    PL

     

     


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    Et maintenant j'ai rendez-vous avec le petit jour

    Comme on n'aimerait pas en rencontrer au coin d'un bois.

    Comme il fait froid

    Dans un grand cœur qui s'ensommeille

    Versez la vie.

    Deux doigts,

    Deux doigts de femme

    De la tisane des grands vents.

    Cinq heures, dit l'horloge. La mousse du café s'assemble au bord de

    la tasse.

    On dit que ce sont les baisers perdus.

    La buée sur la vitre

    Est une femme qui regarde.

    Effacez la vitre.

    C'est vite le geste de l'adieu.

    L'air est une fourrure soluble.

    Dans la glace est restée une épaule de jour.

    Les ongles des ronces en sont à leur premier quartier.

    Je salue, comme la fougère,

    Du poing fermé de la forêt.

     

     

     .

     

    JEAN MALRIEU

     

    .

     

    DAVID ALVARADO

    Oeuvre David Alvarado

     

     

     


    0 0
  • 08/27/13--14:25: BERNARD PERROY
  • Tout murmure

     lentement

     et nulle armure…

     Pour seule protection,

     comme ces palissades de bois

     piqués dans les dunes,

     l’enclos du coeur…

     

    Il couve un tout petit morceau de chaud,

     un refuge permanent,

     la seule lampe qui vaille,

     même s’il nous faut

     la débusquer d’aventure,

     nous armer de patience,

     nous rendre à l’évidence,

     et la trouver soudain

     vibrante,

     palpitante,

     sous le fatras peuplé

     de nos cendres encombrantes

     mais qui pourraient

     bientôt s’envoler

     dans un ultime coup de vent…

     

    .

     

     

    BERNARD PERROY

     

    .

     

    claude renault2

    Photographie Claude Renault

    http://clauderenault.darqroom.com/galerie

     

     

     

     

     

     


    0 0
  • 08/27/13--15:06: POEMAS...Extrait
  • L’année est dans ma main
    poignée de figues-fleurs.
    J’ai mordu l’épaule de la vigne
    j’ai mordu l’amour à plein de fruit.
    La rose de Couchant
    déchire la Cévenne.
    Ma vie comme une source
    où s’abreuve mon vieux peuple.
    
Pauvre peuple travailleur
    j’ai mes mains entre tes mains
    et je te rends ce que tu donnes
    parce que je sais mieux que toi
    que cette langue est à nous.

    Pauvre peuple peuple roi
    nous te sauverons ta couronne
    de verveine de verte joie
    nous te conduirons avec notre langue
    sur les routes de jeunesse.

    Parce que je sais mieux que toi
    que le matin est à nous.

     

    .

     


    L’annada es dins ma man
    ponhada de borraus.
    Ai mossegat l’espatla de la vinha
    ai mossegat l’amor a bèlei fruchas.
    La Ròsa de Ponent
    estrifa la Cevena.
    Ma vida aicí coma una fònt
    ont s’abeure mon vièlh pòble.
    Paure pòble atrabalhit
    ai mei mans dedins tei mans
    e te tòrne çò que balhas
    perque sabe mieus que tu
    que la lenga es de nosautres.
    Paure pòble pòble rei
    te sauvarem ta corona
    de verbena de verda gaug
    te menarem amb nòstra lenga
    sus l’estrada dei mainadas.

    Perque sabe mieus que tu
    que lo matin es de nosautres.

     

    .

     

    ROBERT LAFOND

     

    .

     

    YAGA KIELBé

    Photographie Yaga Kielb

     

     

     

     


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    Tout brûle tout s'efface

     

    entre vie et mort
    si mince la doublure

     

    sous la fugue des larmes
    la tombe qui m'aiguillonne
    je la rythme avec toi

     

    Brûlez racines brûlez nuées
    faufileurs de mon sort
    feux follets de ma nuit

     

    quel silence gravirait la douleur
    quel jeune "quoi " butinant
    quelle moisson d'abeille

    quel poulain accoucheur de lumière

     

    .

     

    PAUL GODART

     

    .

     

    paul G

     

     


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