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Poésie, Littérature, Peinture, World music, Flamenco

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  • 11/01/17--11:16: MIROIR POUR UNE QUESTION
  • J’ai questionné et on m’a dit
    La branche couverte de feu
    est oiseau
    On m’a dit que mon visage était la houle
    Et le visage du monde miroirs
    peine du matin, phare

    Je suis venu
    Encre était le monde sur ma route
    Phrase tout frémissement
    J’ignorais qu’entre nous
    un pont était jeté– foulées
    de flammes et prophéties
    Un pont de fraternité

    Et j’ignorais que mon visage
    était vaisseau
    Naviguant dans une étincelle

     

    .

     

     


    ADONIS


    .

    adonis


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  • 11/01/17--11:45: ANECDOTES
  • En ce jour saint comme en d'autres je pense à Simon Paul et Léontine,

    mes chers père et mère -

    Henri-Louis Pallen

    .

    Mon père parlait aux grives, aux merles, aux moineaux
    et il avait une main droite qui savait tout faire,
    des objets petits ou grands, avec ingéniosité.
    Bricoler, comme susciter le chant d’une guitare.

    Ma mère aimait le café bien frais, c’est-à-dire chaud
    qu’elle sucrait rarement, avec du miel de lavande,
    ses yeux s’émerveillaient devant les roses du jardin.
    Elle avait des robes élégantes, elle était coquette.

    Mon père avait ceci d’extrêmement particulier
    qu’il était toujours à s’inquiéter du bonheur des autres,
    le partage avec nous de son espace le comblait.
    Il ne connaissait pas l’afféterie ni le trucage.

    A ce point touchée au cœur que les larmes lui venaient,
    maman se régalait de bon pain comme de poèmes,
    avait toujours conscience de l’essentiel : être ensemble.
    Elle voyait le jour, ça suffisait à son bonheur.

    Mouchoir en poche, embaumé d’essences de Cologne
    il transformait en rosée matinale ses sueurs
    endurant dans le silence des souffrances tenaces.
    Sa mousse à raser avait un pouvoir d’enchantement.

    Ils partaient une fois l’an, rituellement soignés,
    à pied, bras dessus bras dessous, jusqu’à la Saint-Cézaire,
    mettant un point d’honneur à ne pas prendre la voiture.
    Ils n’étaient que douceur, respect de l’autre et dilection.

    Assise à la terrasse du café, leur bienveillance
    souriait aux passants et aux manèges de l’instant,
    pendant que je remportais des tours ils me faisaient signe.
    Sourires échangés représentant plus que de l’or.

     

    .

     

     

    HENRI-LOUIS PALLEN

    Copyright  www.lierreentravail.com

     

    .

     

     

    couple

     


    0 0

     Je veux dormir un instant,
    un instant, une minute, un siècle ;
    mais que tous sachent bien que je ne suis pas mort ;
    qu’il y a sur les lèvres une étable d’or ;
    que je suis le petit ami du vent d’Ouest ;
    que je suis l’ombre immense de mes larmes.

     

    .

     

    FEDERICO GARCIA LORCA

     

     

    .

     

     

    VAGUE


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  • 11/01/17--12:43: ERNEST BLOCH - PRAYER
  • Merci Adélita ...

    .

     


    0 0
  • 11/02/17--12:29: HENRI MICHAUX...Extrait
  • J’ai eu froid à ton froid. J’ai bu des gorgées de ta peine.
    Nous nous perdions dans le lac de nos échanges.
    Riche d’un amour immérité, riche qui s’ignorait avec l’inconscience des possédants, j’ai perdu d’être aimé. Ma fortune a fondu en un jour.
    Aride, ma vie reprend. Mais je ne me reviens pas. Mon corps demeure en ton corps délicieux et des antennes plumeuses en ma poitrine me font souffrir du vent du retrait. Celle qui n’est plus, prend, et son absence dévoratrice me mange et m’envahit.

     

    .

     


    HENRI MICHAUX

     

     

    .

    SOUFFLE


    0 0
  • 11/03/17--00:38: CONGO

  • Fleuve essentiel
    me voici
    debout
    entre deux âges
    tu épouses toujours
    cette terre
    ensemble avec la foudre
    ton nom n’a pas vieilli
    tu me connus
    espiègle à la pêche
    debout sur ton dos
    tes allées de roseaux
    escortant ma pirogue
    dans le parc de tes eaux
    les écoliers de Poto-Poto*
    ont grandi
    à te voir
    au bout de leur maison
    nous aimions vivre de ton corps
    tes cils s’étendaient
    à l’infini
    au-delà de l’île-rônier
    maintenant
    que ton nom
    se confond avec la liberté
    fleuve essentiel
    trop tôt parti à l’Océan
    tu deviens
    l’écriture
    de notre soleil
    tout reste fondé sur toi
    ton annonce invente
    l’espoir en nous
    tu occuperas toujours
    tous les temps
    et tous les âges
    fleuve de mon pays et de mon enfance.

    .
    .
    .
    .
    THEOPHILE OBENGA

    *Poto-Poto : Quartier de Brazzaville (Congo)
     
    .
    .
    .

    OBENGA

    Le fleuve Congo à Madombé

    0 0
  • 11/03/17--02:57: UNE CARTE POSTALE
  • Tu m’enverras une carte postale,
    De la douceur des eaux,
    De la chaleur des lumières !
    Ici,
    Le Soleil
    Fera place à la Lune,
    La Lune
    Au nuage,
    Le nuage
    À la nuit,
    Envoie-moi une carte postale !
    Tu m’enverras cette lumière des nuits,
    Des profonds cratères des Vésuves !
    Tu m’enverras ce diamant des ténèbres,
    De la froideur des Igloos !
    Ici,
    Le Soleil
    Fera place à la Lune,
    La Lune
    Au nuage,
    Le nuage
    À la nuit,
    Envoie-moi une carte postale !

     

    .

     

     

    FREDERIC PACERE TITINGA
    Refrains sous le Sahel
    Éditions L’Harmattan, 1976

     

     

    .

    moon


    0 0
  • 11/03/17--03:19: L'ENFANCE LUCIDE...Extrait
  • Mes poches craquent de montagnes

    Je porte l’océan

    le vent et la douceur

    la violence des rouges

    et le tourment des eaux

    La rumeur des courées et le cri des étoiles

    me pèsent dans les yeux

    Le rire des chevaux et le poids d’une enfance me

    retiennent au pays

    Je n’irai pas bien loin

    Dites à la lumière qu’elle ne m’attende pas.




    .



    ARLETTE CHAUMORCEL
    in L’enfance lucide anthologie
    Unimuse, 1989

     


    .


     

     

    philippe charpentier001

    Oeuvre Philippe Charpentier

     

     


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  • 11/03/17--03:48: PALESTINE II
  • C’est un jeu d’enfer que ce jet
    de pierres
    et de grenades
    mais j’aurais
    aimé te lancer mon cœur
    dans un jeu d’enfant



    .


    ALI EL HADJI TAHAR
    in Terres d’Afrique anthologie
    NDZÉ, 2011



    .

    -israeli--palestine

     

    0 0
  • 11/03/17--03:53: TRACES/HUELLAS...Extrait
  • Une république de roulottes
    de frontières
    disparues à l’aube
    frontières qu’avec
    l’ange
    de son silence
    la nuit a imposées
    La marche
    est l’alliance de ceux
    qui ont tout perdu
    De ceux qui rêvent la plaine
    de l’autre côté de la mer
    et au pied d’une montagne
    attendent que le soleil se couche



    .




    Myriam MONTOYA
    Traces / Huellas
    L’Oreille du Loup, 2009




    .

    JEANNETTE GREGORI

    Photographie Jeannette Gregori

    www.jeannettegregori.com


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  • 11/03/17--05:03: AFIN QUE NUL NE MEURE…
  • A la mémoire de François-Xavier Verschave et pour que la Grande Mort reste rêvée, rêvée seulement..

    .

     

    "Je t’offre ce dossier afin que nul ne meure, ni les morts d’hier, ni les ressuscités d’aujourd’hui.

    Je veux ma voix brutale, je ne la veux pas belle, je ne la veux pas pure, je ne la veux pas de toutes les dimensions. Je la veux de part en part déchirée, je ne veux qu’elle s’amuse car enfin, je parle de l’homme et de son refus, de la quotidienne pourriture de l’homme, de son épouvantable démission. Je veux que tu racontes."

    Frantz Fanon

     

     

    .

     

    De nos âmes versées dans les rues
    De l’éternité assoupie aux portes
    De l’absurdité stagnante
    De l’autre côté de la lagune
    De l’ignominie nue, que plus nul tromperie n’habille
    De la parole de bouche qui se meurt…
    Des ailes liées qui battent saccade l’élan nié

    Du silence, clos en dehors
    Quand les bêtes sauvages, lâchées,
    dans la plus grande des grandes absences,
    nous punirent d’aimer

    Du vide aussi et de la nuit enfin
    Qui bourre nos ventres et nos yeux et nos cœurs
    Qui habite nos rêveries éternelles

    La nuit qui visite le grand fleuve morne penchéà nos pieds
    Où dorment ces tessons de grande Etoile
    Danse de lumière dans l’incarna sirupeux de l’obscur
    La nuit qui ne rassasie pas et dont nous avons encore faim.

    Oui
    Le soir de la voix est là.
    Où sont convoquées nos humanités en d’horizons lancinants
    Où s’ouvrent, la mesure en vacance, nos visibilités confuses
    Qu’est-ce cela?
    La paume de la main donne le sein au front qui
    mange le grand œil gauche du dos qui s’écoule
    Lentement

    Et ceci?
    De Rouge, le Blanc et le Bleu entachés.
    De rouge, nos cœurs vêtus.
    Aînée de l’Église au visage du diable
    Soûlée de l’amer lapée sur les larges berges de nos yeux
    Titube, titube, titube…
    Écoute, nous te baptisons:
    Indicible
    Pénultième bouche du discours errant.
    Case puante de lois abortives de foi

    TITUBE donc, sépulcre du cri retenu
    Titube vampire de mille vies flétries
    Titube.
    Au banquet des si hautes convictions révulsées
    Dis notre hilarité triste
    Et si baguenaudant, l’amertume en trophée, tu trébuches
    Milles dents noirs pour applaudir
    Assurément.

    «… Laissez nous tranquilles…»
    «... Laissez nous tranquilles…»
    «…»

    Que nous voici réveillés de notre éveil
    Tirés, enfin, de cette turbulente insomnie

    Espoir! Soleil menteur
    Edifice raidi au vent traître du dedans

    Sartre! Sartre!
    Ne viens pas, cette nuit encore,
    Jouer de notre salive et de notre sueur.
    Musique sans amarre, en l’épaisse chair des cœurs absents.
    Nous ne bâtirons plus, entends-tu?
    De verbe et de feu.
    De verbe et de feu seulement, fugaces zombies.
    Nous rentrons la crécelle et le bois
    Nous sommes las

    Bourgeonne, sur le fil tendu de chaque unique,
    belle et pure, l’ivraie aigre-doux
    Fuligineuse.
    A fleur du grand blanc lit d’immondice
    immense
    naissent nos envers

    Nous avons l’amnésie du rire
    Nous ne dansons plus que la mort
    Nous regards arides
    Nous Nègres noirs.

    Voici
    Yao dit
    Oui
    Yao dit
    Mais, entendez vous cela?
    Yao dit.
    A longueur de journée, Yao dis
    Et tous les autres enfants «non accompagnés»
    réfugiés dans le ventre du serpent disent
    DEMAIN, TOUT DE SUITE

    Et ils peignent votre monde en poussières muettes
    aux senteurs ténues de leurs petits matins en feu.


    Demain…

     

    .

     

     

    SKA
    France, 15 octobre 2005

     

    .

    Kids-in-Kibera,


    0 0
  • 11/04/17--02:32: LA ROUE COSMIQUE VI
  • Merci Adélita...

     

    Il y a la beauté que nous pouvons voir,
    Ou bien entendre — que ce soit dans la nature
    Où en tant qu’art ; puis dans l’espace de la pensée :
    Au pays de la poésie, sur la trace des dieux.

    Chaque mode de conscience spirituelle a
    Un élément de beauté que nous percevons ;
    Puisse la bénédiction qui rayonne de l’Esprit
    Jouer sur les cordes de harpe de notre âme.

     

    .

     

     

    FRITHJOF SCHUON

     

    .

     

     

     

    gerald bloncourt1

    Oeuvre Gérald Bloncourt

    www.bloncourtblog.net

     

     

     


    0 0

    Il faudrait pouvoir restituer au mot « philosophie » sa signification originelle : la philosophie —- l'« amour de la sagesse »— est la science de tous les principes fondamentaux ; cette science opère avec l'intuition, qui « perçoit », et non avec la seule raison, qui « conclut ». Subjectivement parlant, l'essence de la philosophie est la certitude ; pour les modernes au contraire, l'essence de la philosophie est le doute : le philosophe est censé raisonner sans aucune prémisse (voraussetzungsloses Denken), comme si cette condition n'était pas elle-même une idée préconçue ; c'est la contradiction classique de tout relativisme. On doute de tout, sauf du doute(1).

    La solution du problème de la connaissance — si problème il y a — ne saurait être ce suicide intellectuel qu'est la promotion du doute ; c'est au contraire le recours à une source de certitude qui transcende le mécanisme mental, et cette source — la seule qui soit — est le pur Intellect, ou l'Intelligence en soi. Le soi-disant « siècle des lumières » n'en soupçonnait pas l'existence ; tout ce que l'Intellect pouvait offrir — de Pythagore jusqu'aux scolastiques — n'était pour les encyclopédistes que dogmatisme naïf, voire « obscurantisme ». Fort paradoxalement, le culte de la raison a fini dans cet infra-rationalisme — ou dans cet «ésotérisme de la sottise »— qu'est l'existentialisme sous toutes ses formes ; c'est remplacer illusoirement l'intelligence par de l'« existence ».

    D'aucuns ont cru pouvoir remplacer la prémisse de la pensée par cet élément arbitraire, empirique et tout subjectif qu'est la « personnalité» du penseur, ce qui est la destruction même de la notion de vérité ; autant renoncer à toute philosophie. Plus la pensée veut être « concrète », et plus elle est perverse ; cela a commencé avec l'empirisme, premier pas vers le démantèlement de l'esprit ; on cherche l'originalité, et périsse la vérité(2).

    Ce sont les sophistes, Protagoras en tête, qui sont les véritables précurseurs de la pensée moderne ; ce sont eux les « penseurs » proprement dits, en ce sens qu'ils se bornaient à ratiociner et ne se souciaient guère de « percevoir » et de rendre compte de ce qui « est ». Et c'est à tort qu'on a vu en Socrate, Platon et Aristote les pères du rationalisme, voire de la pensée moderne en général ; sans doute, ils raisonnent — Shankara et Râmânuja en font autant — mais ils n'ont jamais dit que le raisonnement est l'alpha et l'oméga de l'intelligence et de la vérité, ni a fortiori que nos expériences ou nos goûts déterminent la pensée et priment l'intuition intellectuelle et la logique, quod absit.

    Somme toute, la philosophie moderne est la codification d'une infirmité acquise ; l'atrophie intellectuelle de l'homme marqué par la « chute » avait pour conséquence une hypertrophie de l'intelligence pratique, d'où en fin de compte l'explosion des sciences physiques et l'apparition de pseudo-sciences telles que la psychologie et la sociologie(3).

    (1) Pour Kant, l'intuition intellectuelle — dont il ne comprend pas le premier mot — est une manipulation frauduleuse (Erschleichurtg), ce qui jette un discrédit moral sur toute intellectualité authentique.

    (2) Ce n'est pas de philosophie, c'est de « misosophie » qu'on devrait parler ici. Ce terme a été appliqué, avec raison, à des idéologues paranoïdes du XIXe siècle, et le moins qu'on puisse dire est qu'il n'a rien perdu de son actualité.

    (3) Au XIXe siècle, le désir de réconcilier la foi et la raison, ou l'esprit religieux et la science, apparut sous la forme de l'occultisme : phénomène hybride qui malgré ses fantasmagories avait quelques mérites, ne serait-ce que par son opposition au matérialisme et à la superficialité confessionnelle.



    .



    FRITHJOF SCHUON



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    philosophie2


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  • 11/04/17--10:46: PIERRE GABRIEL...Extrait
  • Bien serré au creux de ta paume,
    Le caillou blanc ramassé en chemin

    S’est endormi, tiède comme un oiseau

    Mais soudain on dirait qu’il bouge
    Il vient de frémir dans ta main,
    C’est un cœur qui bat sourdement,

    Un simple caillou blanc
    Comme le cœur du monde dans ta main.

     

    .

     

    PIERRE GABRIEL

     

    .

    coeur


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  • 11/04/17--12:32: MARSEILLE
  • En pensant à Agnès qui adorait ce poème, et pour ma Joss...

     

    Marseille sortie de la mer, avec ses poissons de roche, ses coquillages et l'iode,
    Et ses mâts en pleine ville qui disputent les passants,
    Ses tramways avec leurs pattes de crustacés sont luisants d'eau marine,
    Le beau rendez-vous de vivants qui lèvent le bras comme pour se partager le ciel,
    Et les cafés enfantent sur le trottoir hommes et femmes de maintenant avec leurs yeux de phosphore,
    Leurs verres, leurs tasses, leurs seaux à glace et leurs alcools,
    Et cela fait un bruit de pieds et de chaises frétillantes.
    Ici le soleil pense tout haut, c'est une grande lumière qui se mêle à la conversation,
    Et réjouit la gorge des femmes comme celle des torrents dans la montagne,
    Il prend les nouveaux venus à partie, les bouscule un peu dans la rue,
    Et les pousse sans un mot du côté des jolies filles.
    Et la lune est un singe échappé au baluchon d'un marin
    Qui vous regarde à travers les barreaux légers de la nuit.
    Marseille, écoute-moi, je t'en prie, sois attentive,
    Je voudrais te prendre dans un coin, te parler avec douceur,
    Reste donc un peu tranquille que nous nous regardions un peu
    Ô toi toujours en partance
    Et qui ne peux t'en aller
    A cause de toute ces ancres qui te mordillent sous la mer.

     

     

    .

     

     

    JULES SUPERVIELLE

    Débarcadères (1922)

     

    .

     

     

    marseille-le-vieux-port-BERNARD AMBIELLE

    Oeuvre Bernard Ambielle

     


    0 0

    Longtemps après le silence
    le silence demeure
    à l'embrasure
    des lèvres
    sur la persienne grise
    un filet blanc de lune
    une porte rechigne au vent
    froid
    un tiroir sans clef...
    Se souvenir est un choix
    dans l'opaque
    des étoiles se cachent --
    à dix tu ouvres les yeux
    et il te semble entendre des rires
    d'enfants
    arracher vie aux pièces vides.

     

     

    .

     

     

    ANNE MARGUERITE MILLELIRI

     

    .

     

    Anton-Ostlund-2

    Photographie Anton Ostlund

     

     


    0 0
  • 11/08/17--10:41: VAHAN TEKEYAN
  • Que me reste-t-il de la vie ? Que cela est étrange, il ne me reste que ce que j'ai donné aux autres.

     

    .

     


    VAHAN TEKEYAN

    (1878 - 1945) poète arménien

     

    .

     

    ge2,


    0 0
  • 11/09/17--09:51: UN LENT DEPAYSAGE...Extrait
  • Inaccessible
    Le vol du papillon
    Il nous glisse des mains
    Il s'en va vers l'ailleurs

    Et nous les pieds au sol
    On l'épingle en croix on le cloue
    Sur une feuille blanche

    Abruptement l'avenir déchiré
    Sans aucun mot tombé des coeurs

    Peut-être voulait-il traverser la mer
    En partance en partance

    Transparence broyée d'un seul coup
    Et les regrets jetés des ponts

     

     

    .

     

     

    MIREILLE FARGIER - CARUSO

     

    .

     

     

    butterflies


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  • 11/09/17--11:30: A PEINE DEFIGUREE
  • Adieu tristesse,
    Bonjour tristesse.
    Tu es inscrite dans les lignes du plafond.
    Tu es inscrite dans les yeux que j'aime

    Tu n'es pas tout à fait la misère,
    Car les lèvres les plus pauvres te dénoncent
    Par un sourire.

    Bonjour tristesse.
    Amour des corps aimables.
    Puissance de l'amour
    Dont l'amabilité surgit
    Comme un monstre sans corps.
    Tête désappointée.
    Tristesse, beau visage.

     

     

    .

     

     

    PAUL ELUARD

     

    .

     

     

    SOLITUDE2


    0 0

    Il est étroit ce chemin de vie
    bordé de squelettes d'arbres noirs comme les aubes mortes.

    Il est étroit et froid
    de neiges enlacées ce chemin
    à l'écart
    où nos visages se perdent
    comme des mains
    des lèvres pour jamais.

     

    .

     

    ANNE MARGUERITE MILLELIRI

     

     

    .

     

     

    11806907


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