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Poésie, Littérature, Peinture, World music, Flamenco

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  • 01/26/18--01:47: QUE LA VERITE SOIT NUE
  • Ne pas attendre.
    Ne pas s'étendre.
    Ne pas se méprendre
    Mais prendre d'assaut
    Les remparts de l'impossible
    et du doute quotidien
    Ne plus croire tout court.
    Mais croire en long en large
    et en l'homme de demain
    Ne plus murmurer.
    Ne plus penser tout bas.
    Mais mettre bas. Mais hurler.
    Mais prouver.
    Mais faire en sorte que vérité soit nue

     

    .

     

     

    SALAH GUEMRICHE

     

     

    .

     

    hengki koentjoro,,

    Photographie Hengki Koentjoro


    0 0

    Je,
    Ce n’est pas n’importe qui,
    C’est Moi qui vous le dit !
    Et Me, qui renchérit : - Tout bien réfléchi,
    Je est un chef,
    Chef du personnel, pardi !
    Piqués au vif,
    Tu, Vous et Nous se rebiffent,
    Rappelant qu’à l’impératif,
    L’Ego n’étant pas de mise,
    Je est complètement hors-jeu,
    Et Moi, persona non grata !
    Il en va ainsi
    Depuis la nuit des temps conjugués :
    Dans un jeu de rôles sans concession,
    Une guerre froide oppose Je et son Altesse Ego
    Au reste du personnel conjuguant.
    Il ne se passe pas une page, en effet,
    Sans qu’un différend ne vienne troubler
    Les relations interpersonnelles...
    Et voilà qu’un jour, au détour d’une phrase,
    Je se retrouve nez à nez
    Avec un Nous de majesté.
    - Où donc t’en vas-tu,
    De ce pas, Je, ô mon beau page ?
    Demande cyniquement Nous.
    Et Je, de répondre tout de go :
    - Avant de monter sur tes ergots,
    Pluriel de basse-cour,
    Sache pour ta gouverne
    Que parents et instits s’engagent
    A bannir l’impératif de leur langage !
    Et qu’en classe comme à la récré,
    L’emploi de ton frère ennemi «On»
    N’est plus un crime de lèse-majesté !
    - Pronom de Dieu ! de jurer Nous.
    Ce triste quidam, personne d’occasion,
    Aurait encore de beaux jours devant Lui !
    - A en croire les sondages, hélas, oui !
    Mais dis-moi, pluriel si singulier,
    Où donc allons-Nous, de la sorte harnaché ?
    - A la conquête de l’espace perdu !
    Soupire tout bonnement Nous,
    A l’affût de l’éternel piège,
    Qui le fera aux pieds de Je,
    Et àgenoux,
    Tomber à tous les coups.
    - Il est vrai, reprend Je,
    qu’avec tous les «Tu, Il, Elle, Vous, Ils, Elles»,
    Il reste si peu pour Nous !
    - Restera le Nombre, Ô nombril du monde, le Nombre !
    Le jour oùil sortira de l’ombre…
    - Décidément ! s’inquiète Je.
    C’est de la subversion que tout cela !
    Au Nombre, désormais,
    Plutôt que l’Indéfini,
    C’est le Genre que j’opposerai !
    QUI DIT MIEUX ?
    - Moi ! s’écrie spontanément Nous,
    Victime encore une fois de son impétuosité
    Et de sa confiance en Soi.
    De colère aussitôt, ses compères,
    Elles, Ils, Vous, Elle, Il et Tu,
    De lui tomber tous dessus.
    Pendant que Son Altesse Ego,
    Se tapotant l’ombilic,
    Jubile à tire-larigot :
    - Ha ! ha ! ha ! Frappe-toi le nombril, pas le coeur, le nombril !
    C’est là qu’est le piège, Nous !
    Et c’est ainsi qu’à coups de Moi,
    Je finit toujours
    (Ou presque : ça dépend de Vous)
    Par avoir raison de Nous.
    .
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    SALAH GUEMRICHE
    Alger 1971.
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    SALAH GUEMRICHE


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  • 01/26/18--05:37: A TOUS LES VENTS DU MONDE
  •  A James Noël

     .

    Intranquille

    Dans l’affection des résonnances

    Je voyagerai parmi vos tressaillements

    Homme sans peau

    Homme sans couleur

    Souverain rêveur

    J’accueillerai toutes les ailes

    Les voilures ivres du vivre

    Les mains pleines d’échos et de frontières folles

    Je traverserai les trous noirs

    Les flaques inquiètes du malheur

    Et le centre même des tornades

    J’avancerai en derviche

    En mutant

    En mémoire de séisme

    Comme un homme qui comble l’avenir

    Et que mon corps s’emplisse de souffles d’îles

    Qu’il danse et tourne

    Qu’il vibre

    Et refonde le jardin du monde

    J’ai fait ce rêve à tous vents

    Ce rêve de salamandre et de terre promise

    Ce rêve à contre-monde

    Et je signe cette beauté des vents

    Révérence inouïe de l’oiseau en fleur

    Vrai comme l’affranchissement

     

     

    .

     

    ERNEST PEPIN

    Faugas/ Lamentin

    Le 10 janvier 2012

     

    .

     

     

    Montages3

    Ernest Pépin et James Noël


    0 0


    ...

    Poètes, vous êtes, nous sommes honteux - ou trop fiers

    - de nos corps blanchis, civilisés, trop bien élevés. Sans

    quoi vous bondiriez, nous bondirions dans la ronde,

    hurlant notre stupeur de vivre, ici, sur ce boulevard, nous

    recommencerions le signe de la folie tournante, la vieille

    Danse, le premier et le plus pur poème.

    Toujours tourne la ronde sauvage en couronne dans la

    mémoire de nos têtes; toujours tourne le plus poignant

    des souvenirs de l'immémorable enfance, tourne le chant

    dans notre tête, et notre piétinement sur la piste des

    ancêtres, le chant de notre retour circulaire au centre

    unique et immobile de la ronde, le chant du savoir

    absurde que nous savons, le chant de notre amour,

    le chant, la danse de notre mort -

    toujours dans la mémoire de nos têtes...

     

     

    .

     

     

    RENE DAUMAL

     

     

    .

     

     

    FLOCKENHAUS HEINRICH3

    Oeuvre Heinrich Flockenhaus 


    0 0

    J’habite ta demeure

    moi qui n’ai pas de demeure
    Moi qui depuis mon départ
    vagabonde dans les ruelles de la mémoire
    Errant comme une bergère
    qui perdit son troupeau

    Moi qui pour patrie n’ai plus
    Que les mots et le papier
    Moi qui pour lit n’ai plus
    Que le trottoir de l’espoir
    Je reviens à toi
    Afin que tu me consoles
    et me fasses renaître
    après l’immense chagrin

    ...

     

    .

     

    MARAM AM MASRI

     

    .

     

    ZUHAIR HASSIB2

    Oeuvre Zuhair Hassib, Syrie


    0 0

    Vers le haut,
    Sans rien oublier de ce qui penche,
    de ce qui tremble,
    ce qui se déploie
    ou éclate,
    ce qui disparaît
    sans rompre,
    Et que l'air habite.
    L'herbe penche,
    île inconnue,
    écrit,
    serrée parfois
    contre l'air,
    et laisse des mots
    illisibles,
    nomades
    à l'invite du vent,
    proche.
    Ces mots
    dans l'herbe,
    la lumière
    et les couleurs du vent,
    vers le haut
    le désir
    vers le haut,
    seul,
    le désir
    seul,
    l'invite du vent,
    l'empreinte
    d'un nom
    tenu
    dans le vent,
    luz,
    l'écriture
    de l'air
    dans un jardin
    de mémoire
    de murmure,
    retenir la vie,
    la vie même
    dans la ligne discontinue
    des couleurs.

     

    .

     

     

    JEAN GABRIEL COSCULLUELA

     

     

    .

     

    j


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  • 01/28/18--12:05: CHANT SORCIER
  • Miroir noyé…

    Un jour de pluie
    aux mille arpèges contrariés.

    Buissonnements des pensées
    appels sourds.
    Des voix nous traversent
    et nous plombent.

    Le chant porte
    puis se dérobe
    il heurte et fouette.

    Bercés,
    des chants sorciers
    en fragments encore illisibles
    naissent en notre intime.

    On se réveille parfois
    dans le rêve d’un autre…

     

     

    .

     

     

    AGNES SCHNELL

     

    .

     

    AGNES

     

     


    0 0

    ...la vieille souche, ce tabernacle des coeurs.
    Car si chaque arbre est l'envoyé d'un cri, chaque souche est l'arrachée d'un coeur.
    La véhémence intégrale d'une souche d'arbre.
    L'imagination perdue y trouve l'aliment d'une fougue imbattable sur le terrain des rassasiements de ferveur.
    Surgie au détour du coup fatal, quand la communauté n'a plus une illusion de rechange pour masquer les uniques obsessions de son groin, la souche attend son frère humain et la course dératée qui l'annonce.
    L'homme médusé, entouré d'une kermesse sans trêve, qui l'emporte dans une course de nerfs rescapés, une course de nerfs fugitifs, il lui faut bien, pour finir, reculer au fond des forêts allergiques aux tombolas et à leurs fanfarons, jusqu'à cette forme au pied de laquelle il s'écroule, car il sent la fin proche si un quartier d'absolu tarde plus longtemps à se dresser devant lui.

    En se redressant, il se voit l'âtre du brasier en flammes de bois, et il saisit toute l'appartenance. Toute la filiation de guerre, l'union et l'alliance d'un seul cri étouffé, muré au creuset de sa force. Elle plante là son coup de démesure, la vieille souche, étoilant d'un seul tenant une somme de vertus barbares à faire blêmir toute l'héraldique des puissances.

    La souche ne s'est jamais repliée dans l'aumône des cicatrisations.

     

     

    .

     

     

    NICOLAS ROZIER

     www.margueritevanasse.com

     

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    MARGUERITE VANASSE3

    Oeuvre Marguerite Vanasse

     


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  • 01/30/18--05:03: CELLE DES YEUX OUVERTS
  • la vie joue dans le jardin

    avec l'être que je ne fus jamais

    et je suis là

    danse pensée
    sur la corde de mon sourire

    et tous disent ça s'est passé et se passe

    ça va passer
    ça va passer
    mon cœur
    ouvre la fenêtre

    vie
    je suis là

    ma vie
    mon sang seul et transi
    percute contre le monde

    mais je veux me savoir vivante
    mais je ne veux pas parler
    de la mort
    ni de ses mains étranges.

     

     

    .

     

     

    ALEJANDRA PIZARNIK

     

     

    .

    alex2


    0 0

    Si tu oses surprendre
    la vérité de ce vieux mur
    et ses fissures, ses larmes,
    formant des visages, des sphinx,
    des mains, des clepsydres,
    sûrement viendra une présence
    pour ta soif,
    probablement repartira
    cette absence qui te boit.

     

    .

     

     

    ALEJANDRA PIZARNIK

     

     

    .



     

    presences

     


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    Il faudrait être encore plus simple,
    Si simple que l'on puisse entrer
    Dans la simplicité du vent,
    Du soleil poussiéreux
    Du linge qui pantèle sur la corde sans se plaindre.
    Il n'y a pas de désespoir dans le monde,
    Ni d'espoir.
    Il n'y a que la simplicité du vent,
    Du soleil,
    Du linge,
    De la corde ;
    Il n'y a que la simplicité de l'eau,
    Ses vergetures d'accouchée;
    Il n'y a que l'eau,
    Le caillou,
    Le simple nécessité de brûler et de mourir.
    Il faudrait pouvoir entrer sans frémir
    Dans les choses
    Comme les choses,
    Entrent dans les choses.

     

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    JEAN ROUSSELOT

     

     

    .

    rousselot

    Photographie ?


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     Je veux pleurer ma peine et te le dire

    pour que tu m'aimes et pour que tu me pleures
    par un long crépuscule de rossignols
    où poignard et baisers pour toi délirent.

    Je veux tuer le seul témoin, l'unique,
    qui a pu voir assassiner mes fleurs,
    et transformer ma plainte et mes sueurs
    en éternel monceau de durs épis.

    Fais que jamais ne s'achève la tresse
    du je t'aime tu m'aimes toujours ardente
    de jours, de cris, de sel, de lune ancienne,

    car tes refus rendus à mes silences
    se perdront tous dans la mort qui ne laisse
    pas même une ombre à la chair frémissante.

     

    .

     

     

    FEDERICO GARCIA LORCA

    Traduction André Belamich

     

     

    .

    federico2


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    La vie humaine n'a lieu qu'une seule fois et nous ne pourrons jamais vérifier quelle était la bonne et quelle était la mauvaise décision, parce que, dans toute situation, nous ne pouvons décider qu'une seule fois. Il ne nous est pas donné une deuxième, une troisième, une quatrième vie pour que nous puissions comparer différentes décisions.

    Il n'existe aucun moyen de vérifier quelle décision est la bonne car il n'existe aucune comparaison. Tout est vécu tout de suite pour la première fois et sans préparation. Comme si un acteur entrait en scène sans avoir jamais répété. Mais que peut valoir la vie, si la première répétition de la vie est la vie même? C'est ce qui fait que la vie ressemble toujours à une esquisse. Mais même "esquisse" n'est pas le mot juste, car une esquisse est toujours l'ébauche de quelque chose, la préparation d'un tableau, tandis que l'esquisse qu'est notre vie est une esquisse de rien, une ébauche sans tableau.

     

    .

     

     

    MILAN KUNDERA

     

     

    .

     

     

    Maurice Cloche2

    Oeuvre Maurice Cloche

     

     


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  • 01/31/18--11:08: ALERTE AUX OMBRES...Extrait
  • La moindre bête blessée
    pèse si fort sur la terre,
    la moindre graine écrasée
    que la nuit les laisse faire.

    Souci précoce des herbes
    brusque étamine de pluie
    qui pourra dans chaque rêve
    retrouver ce qui le fuit ?

    A chaque gorgée de silence
    la bête roule un peu plus
    à chaque coup de la lance
    votre peur est mise à nu.

    Demain l'arbre vit dans ses feuilles
    et la bête pleine d'amour
    s'endort sur le nouveau seuil
    que découvre le grand jour.

     

    .

     

     

    JEAN CAYROL

    1944-1945

    Camp de concentration de Mauthausen

     

    .

     

     

    ISABELLE MALZEMAT

     Oeuvre Isabelle Malzemat


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    En ce début d' année 2018, plus de deux millions de Palestiniens de la bande de Gaza vivent une situation dramatique à tous les niveaux.

    C’est très difficile de décrire cette situation qui est devenue chaotique pour toute une population.

    L’ensemble de la société civile a tiré la sonnette d’alarme en avertissant que la bande de Gaza est au bord d’un effondrement complet.

    Nous assistons à une détérioration des conditions économiques, sociales et sanitaires dans cette prison à ciel ouvert.

    Même le mot « espoir » est en train de disparaitre du dictionnaire des optimistes de Gaza. Et c’est inimaginable que l’on puisse acculer un peuple à un tel désespoir. Garder l’espoir à Gaza est un luxe.

    Le blocus israélien inhumain est toujours maintenu, avec ses conséquences graves sur la vie quotidienne dans cette région oubliée.

    la situation empire, rien ne bouge. Pour plus de deux millions habitants toujours enfermés elle reste très grave à tous les niveaux, surtout sur le plan humanitaire

    L’autorité palestinienne verse seulement 30 % des salaires aux 70.000 fonctionnaires de Gaza

    Le Hamas qui contrôle toujours la bande de Gaza, malgré l’accord de la réconciliation signé en octobre 2017, paye seulement 20% des salaires à ses 40.000 fonctionnaires

    L’UNRWA, l’agence des Nations-Unies chargée des réfugiés palestiniens qui souffrent , et ne parvient pas à payer ni ses fonctionnaires, ni continuer à s’engager de s'occuper de 65% de la population de Gaza. Suite à la réduction des aides américaines en premier lieu, après les menaces du président Trump contre les Palestiniens.

    Beaucoup d’associations humanitaires ont fermé leurs portes, faute de manque de financement interne et externe.

    Les rues commerçantes sont vides et le pouvoir d’achat est en en chute permanente

    Beaucoup de magasins ont annoncé leur faillite totale.

    Les étudiants marchent des kilomètres et des kilomètres par jour pour joindre leurs universités, parce qu’ils n’ont pas la possibilité de régler les frais de transport.

    Beaucoup d’usines sont fermées actuellement faute d’électricité , sachez que les foyers de Gaza n' ont le droit qu'à quatre heures d’électricité par jour.

    Sur le plan économique, la situation ne cesse de s’aggraver avec les conséquences dramatiques du blocus et des mesures locales qui ont causé l’augmentation du chômage, et du niveau de pauvreté, sans oublier l’incapacité de bâtir une véritable économie dans la Bande de Gaza.

    En janvier 2018, le taux de chômage dépasse les 73% de la population civile.

    La pauvreté est 85% de la population de Gaza qui vit en dessous du seuil de pauvreté

    L’augmentation du nombre de personnes qui dépendent des organisations humanitaires sont de 90% des Palestiniens de Gaza. Ils vivent sur des aides alimentaires. Selon les sources du bureau des Nations-Unies pour les réfugiés palestiniens –UNRWA- dans la bande de Gaza, plus de 1.600.000 personnes ont bénéficié du programme de l’aide alimentaire géré par le bureau en janvier 2018, ce programme a élargi ses services pour cibler les citoyens et non seulement les réfugiés.

    L’économie de la bande de Gaza souffre d’une crise très grave due aux agressions israéliennes et au blocus. Cette situation empêche tout développement d'une économie en faillite qui ne trouve pas les ressources nécessaires pour sortir d'une crise qui touche tous les secteurs.

    Une situation jamais vue dans cette région en souffrance permanente.

    Devant cette situation catastrophique, nous assistons à un silence complice et total de la part d' une communauté internationale officielle .

    La population civile se bat quotidiennement pour survivre digne sur sa terre, mais jusqu’à quand ? Et comment cette population parvient elle à vivre ?

    Les Palestiniens de Gaza attendent et attendent..... Ils n'ont pas d'autre choix que d'attendre. Ils attendent une ouverture, un changement, ils attendent la levée de ce blocus inhumain, imposé depuis plus de douze ans, ils attendent une réelle réaction internationale qui mette fin à l'impunité de cet occupant. Ils attendent avec un courage à toute épreuve, une sérénité exemplaire, une patience extraordinaire et une volonté remarquable. Mais jusqu’à quand ?

    Honte à cette communauté internationale officielle complice !

    Honte à ce blocus israélien inhumain contre la Bande de Gaza !

    Honte à cette occupation de nos territoires palestiniens !

    Honte à cette division inter palestinienne !

    Vive la solidarité internationale !

    Amitiés de Gaza la vie, si j’ose appeler notre vie à Gaza « une vie »

     

     

    .

     

     

    ZIAD MEDOUKH

     

     

    .

     

     

    GAZA2


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  • 02/01/18--11:04: LA PETITE FILLE
  •  

    C’est moi qui frappe aux portes,
    Aux portes, l’une après l’autre.
    Je suis invisible à vos yeux.
    Les morts sont invisibles.

    Morte à Hiroshima
    Il y a plus de dix ans,
    Je suis une petite fille de sept ans.
    Les enfants morts ne grandissent pas.

    Mes cheveux tout d’abord ont pris feu,
    Mes yeux ont brûlé, se sont calcinés.
    Soudain je fus réduite en une poignée de cendres,
    Mes cendres se sont éparpillées au vent.

    Pour ce qui est de moi,
    Je ne vous demande rien :
    Il ne saurait manger, même des bonbons,
    L’enfant qui comme du papier a brûlé.

    Je frappe à votre porte, oncle, tante :
    Une signature. Que l’on ne tue pas les enfants
    Et qu’ils puissent aussi manger des bonbons.

     

    .

     

    NÂZIM HIKMET

    1902~1963

     

    .

     

     

    HIROSHIMA2

    Hiroshima

     


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  • 02/02/18--01:17: EL MITO DE SISIFO
  • Como las grandes obras, los sentimientos profundos declaran siempre más de lo que dicen conscientemente. 
    La constancia de un movimiento o de una repulsión en un alma se vuelve a encontrar en los hábitos de hacer o de pensar y tiene consecuencias que el alma misma ignora. 
    Los grandes sentimientos pasean consigo su universo, espléndido o miserable. Iluminan con su pasión un mundo exclusivo en el que vuelven a encontrar su clima. Hay un universo de la envidia, de la ambición, del egoísmo o de la generosidad. Un universo, es decir, una metafísica y una actitud espiritual. 
    Lo que es cierto de los sentimientos ya especializados lo será todavía más de las emociones tan indeterminadas en su base, a la vez tan confusas y tan "ciertas", tan lejanas y tan "presentes" como pueden ser las que nos produce lo bello o suscita lo absurdo.

     

     

    .

     

     

    Albert Camus,

    El mito de Sísifo

     

     

    .

    fedrik raddum2

    Oeuvre Fredrik Raddum

     

     


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  • 02/02/18--04:46: LES MOTS
  • Les mots vont en silence dans notre cœur

    Ils ont besoin de nous pour éclore

    Ils s’alignent derrière une émotion

    L’émerveillement

    Le chagrin

    L’insolite

    Et ils prennent leur envol d’oiseaux migrateurs

    Et dessinent au fond d’un autre cœur

    Un pays d’accueil

    Une terre d’asile

    Un banc de sable

    Jamais une prison

    Jamais une frontière

    Parfois une simple fleur qui renverse un mur

    Il y a chez moi une plante qu’on appelle chance

    Et qui nous donne la chance de la regarder

    La chance d’espérer

    Il y a une feuille qui pousse dans les livres

    Et quand on la grave

    Elle garde l’éternité des mots

    Elle prend racine dans le terreau des mots

    Et devient une lettre d’amour

    Un souvenir d’enfant

    Une transparence du temps

    Un beau silence comme une trace qui chuchote

    Alors tout doucement le cœur se réveille

    Suis la trace des mots

    Suis l’impact des mots

    Il sait que les mots n’aiment pas les dictionnaires

    Que les livres sont les soleils du monde

    Que le langage

    Le vrai langage se passe souvent de mots

    Il préfère germer dans un regard

    Se blottir dans un baiser

    Luire dans un sourire

    Le vrai langage est une patience

    Une lueur qui s’insinue

    Les mots viennent de loin

    Du besoin de tisser l’autre

    De faire jaillir le souffle du monde

    De mettre au monde

    Tout ce qui se baigne en nous

    Au cœur des mots il y à l’homme

    Le cœur de l’homme

    Le conteur

    Le poète

    La flamme

    Les lèvres du vent

    Le souffle

    Le premier cri de l’univers

     

     

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     ERNEST PEPIN

    Faugas/ Lamentin

    Le 22 décembre 2011

     

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    mots


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  • 02/02/18--10:16: MYSTIQUE SYNTHESE
  • Par le chemin qu'il obombre
    l'arbre se rappelle en la caressant 
    à l'histoire de la rivière 
    D'entre la canopée
    les plus hautes futaies 
    la solitude des mornes plaines
    et le verger
    la frondaison renaît 
    à son chant pluriel
    au comble du cantique
    comme il élève
    solennel les racines au ciel

    Jamais muet 
    jamais figé 
    qui n'enténèbre 
    ni le jour ni la halte 
    et rafraîchit pour un temps précieux 
    le pèlerin 
    le repos du ramier
    Auprès de lui 
    mélope un filet de source
    claire
     un faune prélude


    L'arbre 
    A la fois vénérable 
    jeune rameau d'érable
    que la brise accompagne 
    telle l'estampe 
    L'arbre entonne l'hymne à l'univers
    comme au printemps 
    de tous les essaims
    Le temps des secrets 
    dès lors sourd 
    de la cime à la terre
    et s'ente à demeure 
    pour y muser


    Providentielle synthèse
    rendez-vous sibyllin 
    Quel antre ramé exhorte
    autant
    l'harmonie      louange 
    les livrées mélodieuses 
    de la pleine nature
    des saisons 
    aux lunaisons qui augurent 
    parfois     sous la feuillée
    l'aura d'une idylle


    Arbre né de la légende
    du culte de Pan
    et qui tant séduit les contes
    mystes et mythes 
    en animent le choeur léger des bergers 
    la chevelure enivrée
    la branche torse 
    ou l'essence
    depuis les métamorphoses ailées
    L'ombre des dryades 
    au manteau de givre 
    de bourgeons et de fleurs 
    plane perpétuellement 
    ressuscite comme la nuit 
    les astres

    Sublime refuge 
    l'enfance     le chagrin 
    à ses pieds se confie  puis  se couche 
    Le trille du merle    de la grive
    le gazouillis des oiseaux sylvains 
    en apaisent la souvenance
    Que son fruit vienne 
    à point nommé
    rouvrir les portes du paradis perdu
    réveille aèdes et poètes-nomades

    Que son règne sain 
    reconquiert sans frein 
    le vil mouroir des villes
    A lui  qui recueille l'eau
    et exhale un souffle de douceur 
    à toujours 
    promesse encensée
    éternel retour 
    en esprit exaucé 
    au nom de la beauté d'une rose 
    chère au petit Prince


    Je garde dans le regard
    les luminances  d'un chant abyssal 
    aux étoiles jamais nombrées 
    le zéphyr y joue ses arpèges
    berce les songes
    Que je capte  à ses flancs
    que flue en moi 
    cet élixir existentiel 
    le dessein fidèle d'une prière 
    au vent de la pluie 
    ondoyée

    J'en partage le faisceau 
    à l'automne qui traverse le bois
    les révélations
    de mystiques pensers
    ces jeux d'antan
    à l'imaginaire débordant la raison
    où nicher secrètement 
    un peu plus près du ciel
    Enchanteur à souhait 
    que le temps    en lui     infuse
    à l'unisson d'un rêve alchimiste

     

     

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    CRISTIAN GEORGES CAMPAGNAC

    http://marin56.canalblog.com/archives/2018/02/02/36106479.html

     

     

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