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Poésie, Littérature, Peinture, World music, Flamenco

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  • 09/04/13--08:56: SI RESPIRER...Extrait

  • … Et seulement les retombées de la neige, habillée de miroirs et de volutes. Désir de ce très pur moment quand la main grandira comme un enfant aveugle pour cueillir à même le ciel un fruit miré, et qui n’est rien. C’est alors que la lumière retournera au sol pour s’endormir, immense, dans ses linges. Pour apaiser sa fièvre, et pour, dans la cascade torsadée, éteindre, avec la rosée, sa crinière.

     

    La lampe, mon amour.
    Je te revois dans ce jardin de feuilles. La lune y est légère. Et toi, d’oiseaux tes mains. Amande immatérielle, où es-tu, ma très nue ? Et ce violon de rien, posé sur un très pur lit, fils de la pierre. Nous dormirons ensemble. Entre nous ce violon démesuré. Et qui sera détruit.
    Ta lumière enfin enlacée à la mienne comme sont, de cuivre et corde, les objets de la mer. Le temps va se lever. Je n’oublie rien de cela qui nous fut dit entre dentelle et fruit. Ni je n’oublie, quand eut cessé l’orage, le retrait de ta rose chaude, jusqu’aux larmes.

    (…)

    Tout ce qui compte, tu le sais, est liseré, lisière. Je pense à ce qui tremble. Ce gibier-là, soyeux, est de peau transparente sous l’œil dur des fusils. Le sang aussi, facile à prendre. L’oiseau nous oubliera.
    Mais toi, dans ce pays. Noire et dorée comme est la moisson de l’orage. L’épée du vent divisera le sel. Tu seras, mon amour, entrebâillée. Ton sang qui flue garnira l’obscure lampe, irradiera. Tu parleras la langue.
    On ne saura jamais ce qui fait la nuit s’éclairer à la noirceur. Un ange est là, avec son dos terrible. Pour protéger nos dos.
    Et la rivière aussi est-là, enfouie avec ses ruches. Le temps est au silence.
    L’abeille est brève entre l’aube et la fleur.

     

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    SALAH STETIE

     

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    cabello

     


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  • 09/04/13--13:17: CE QUI RESTE APRES L'OUBLI
  • Rien moins que rien c’est ce qui reste après l’oubli
    L’écume de la vie et la couleur des roses pourquoi
    Tout a passé si vite sur mes lèvres sur ton sommeil
    L’oiseau qui paraphe le ciel cassé ne nous apprend
    Plus rien et nos pas égarés dans la lumière glissent
    Vers des questions interminables où sommes-nous
    Avec nous-mêmes J’ai vendu la clé de mes songes
    Il me reste le bleu de l’aube et le coquelicot de mai
    Après la saison violente quand le vent a soufflé sur
    La branche de mon amour quand mes mains gâtées
    Plus loin que tes épaules de colline plus loin même
    Que ce sable ouaté où nous nous trouvions à tâtons
    Les regrets sont des oiseaux tués car c’est ton sang
    Qui bat dans mon sang qu’il chante ou qu’il pleuve
    Le ciel n’est là que pour mémoire pour l’espérance.

     

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    ALAIN DUAULT

     

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    PRE

     

     

     

     

     


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  • 09/05/13--15:22: LE JOUR SE LEVE ENCORE
  • Quand tu n´y crois plus, que tout est perdu
    Quand trompé, déçu, meurtri
    Quand assis par terre, plus rien pouvoir faire
    Tout seul, dans ton désert
    Quand mal, trop mal, on marche à genoux
    Quand sourds les hommes n´entendent plus le cri des hommes

    Tu verras, l´aube revient quand même
    Tu verras, le jour se lève encore
    Même si tu ne crois plus à l´aurore
    Tu verras, le jour se lève encore

    Quand la terre saigne ses blessures
    Sous l´avion qui crache la mort
    Quand l´homme chacal tire à bout portant
    Sur l´enfant qui rêve, ou qui dort
    Quand mal, trop mal, tu voudrais larguer
    Larguer, tout larguer
    Quand la folie des hommes nous mène à l´horreur
    Nous mène au dégoût

    N´oublie pas, l’aube revient quand même
    Et même pâle, le jour se lève encore
    Étonné, on reprend le corps à corps
    Allons-y puisque le jour se lève encore

    Suivons les rivières, gardons les torrents
    Restons en colère, soyons vigilants
    Même si tout semble fini
    N’oublions jamais qu´au bout d´une nuit
    Qu´au bout de la nuit, qu´au bout de la nuit

    Doucement, l’aube revient quand même
    Même pâle, le jour se lève encore

    Tu verras
    Étonné, on reprend le corps à corps
    Continue, le soleil se lève encore
    Tu verras, le jour se lève encore…
    Tu verras…

    Même si…

    Encore…

     

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    BARBARA

     

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    ROSSELA MELONI

     

     


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    "C'est une fille de haute liesse, à prendre la vie en proue, hisser les heures à vive allure, une femme libre de son essor. Elle rit vrai à la face du jour et son haleine a la fraicheur des pointes d'herbe quand frémit l'aube.
    On tenterait de la retenir. La marge d'une étreinte, d'une page partagée, d'un morceau de pain rompu. Elle est déjà plus loin que le tournant de l'été. On cherche son propre chemin dans le sillage fulgurant.

     

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    COLETTE NYS-MAZURE

     

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    CIEL FEMME

     


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  • 09/07/13--10:45: LIBAN, MA ROSE NOIRE
  • Ils redoublent de férocité
    Et crient aux cèdres

    Nous sommes les seigneurs de la guerre
    Nous fermons la mer le ciel et la terre
    Et pissons sur vos prières
    Nous mangeons les collines et les montagnes
    Nous détournons les fleuves
    Volons les lacs les plateaux et les arbres
    De chiffres sans nom
    Nous remplissons vos cimetières

    Nous sommes les nouveaux aigles
    Nous aimons les ruines et les décombres
    Le sang des chevaux éventrés
    Les larmes des murs
    Les enfants sous les pierres

    Nous sommes les bâtisseurs de vos cauchemars
    Coupeurs de routes
    Coupeurs de ponts
    Démolisseurs d’aéroports
    Brûleurs de vos réserves
    La farine est notre ennemie
    Votre pain poudre pour notre canonnière
    Nous mettons l’air à genoux
    Le vent à feu et à sang

    Nous sommes les ravageurs de centrales hydrauliques
    L’eau c’est pour laver vos morts
    Nous sommes la nuit de votre détresse
    Destructeurs de centrales électriques
    Amis des chauves-souris
    La cécité guide nos cœurs
    Assoiffés de vos linceuls sans cercueils

    Nous sommes les rois de la lumière
    Nous tuerons la lune s’il le faut
    Pour disperser vos cendres
    Dans les trous de notre mémoire
    Nous prierons Dieu pour ouvrir son Enfer
    Croix et croissant pour nourrir nos brasiers
    Et nous ferons de vos frontières nos pissotières

    La bannière étoilée est notre chandelier
    Dans le ciel déchiré par nos mâchoires.

     

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    TAHAR  BEKRI

     

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    rose-noire

     


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  • 09/07/13--14:58: ETOILE DE MER
  •  Étoile de mer, cri ouvert. 

     

    Liberté de l’œil, pureté du vide, la vérité plonge. Lambeaux du soir, fenêtres obscures. Dans l’antre la parole est de cire, duperie, et griffure, brisure de l’écaille. Chant de l’âme. 

     

    Le bras au sillon tourne et se dénude, palabra blanca, espuma verde. Je m’en vais sur les rides du monde. Pleurs et cris. Fleur noire dans le ventre du songe. Racine mère. 

     

    Luna lunera en la tierra escrita. Mentira. Il s’énamoure de son image, souvenir du ciel. Instant vivant. Chuchotement de l’ombre sur la paroi du rêve. Joie nouvelle. L’air frise l’onde. 

     

    Papier de braise, l’abeille se consume et embrasse la plume. L’heure est à l’histoire, à la mémoire du mot. « Fleuves impassibles ». Oiseaux des brumes caves. Dans l’oreille du ruisseau un caillou a pleuré. Eau.

     

     Sacrifice de miel, par l’oiseau traversé. 

     

    «Ô viens mon beau soleil, ô viens ma nuit d’Espagne ». Ton cœur est une fleur que ma main cueille et donne au ciel des nuits. Le souffle, un dessin, une étoile se dilue dans l’œil.

     

    Empressé et vaillant le cœur souffle les roses. Fil de l’air à ses pieds. Dans l’eau la voix se noie, elle est espoir. Feuilles aux branches, poussière des grands soirs, le psaume est un oiseau, une consolation. Corazón en el pecho.

     

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    MARIA-DOLORES CANO

    http://reveusedemots.blogspot.fr/

     

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    philippe charp

    Oeuvre Philippe Charpentier

     

     

     

     

     

     


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  • 09/07/13--15:33: L'ADIEU
  •  

    Nous sommes revenus à notre origine.
    Ce fut le lieu de l'évidence, mais déchirée.
    Les fenêtres mêlaient trop de lumières,
    Les escaliers gravissaient trop d'étoiles
    Qui sont des arches qui s'effondrent, des gravats,
    Le feu semblait brûler dans un autre monde.

    Et maintenant des oiseaux volent de chambre en chambre,
    Les volets sont tombés, le lit est couvert de pierres,
    L'âtre plein de débris du ciel qui vont s'éteindre.
    Là nous parlions, le soir, presque à voix basse
    A cause des rumeurs des voûtes, là pourtant
    Nous formions nos projets : mais une barque,
    Chargée de pierres rouges, s'éloignait
    Irrésistiblement d'une rive, et l'oubli
    Posait déjà sa cendre sur les rêves
    Que nous recommencions sans fin, peuplant d'images
    Le feu qui a brûlé jusqu'au dernier jour.

    Est-il vrai, mon amie,
    Qu'il n'y a qu'un seul mot pour désigner
    Dans la langue qu'on nomme la poésie
    Le soleil du matin et celui du soir,
    Un seul le cri de joie et le cri d'angoisse,
    Un seul l'amont désert et les coups de haches,
    Un seul le lit défait et le ciel d'orage,
    Un seul l'enfant qui naît et le dieu mort ?

    Oui, je le crois, je veux le croire, mais quelles sont
    Ces ombres qui emportent le miroir ?
    Et vois, la ronce prend parmi les pierres
    Sur la voie d'herbe encore mal frayée
    Où se portaient nos pas vers les jeunes arbres.
    Il me semble aujourd'hui, ici, que la parole
    Est cette auge à demi brisée, dont se répand
    A chaque aube de pluie l'eau inutile.

    L'herbe et dans l'herbe l'eau qui brille, comme un fleuve.
    Tout est toujours à remailler du monde.
    Le paradis est épars, je le sais,
    C'est la tâche terrestre d'en reconnaître
    Les fleurs disséminées dans l'herbe pauvre,
    Mais l'ange a disparu, une lumière
    Qui ne fut plus soudain que soleil couchant.

    Et comme Adam et Ève nous marcherons
    Une dernière fois dans le jardin.
    Comme Adam le premier regret, comme Ève le premier
    Courage nous voudrons et ne voudrons pas
    Franchir la porte basse qui s'entrouvre
    Là-bas, à l'autre bout des longes, colorée
    Comme auguralement d'un dernier rayon.
    L'avenir se prend-il dans l'origine
    Comme le ciel consent à un miroir courbe,
    Pourrons-nous recueillir de cette lumière
    Qui a été le miracle d'ici
    La semence dans nos mains sombres, pour d'autres flaques
    Au secret d'autres champs «barrées de pierres»?

    Certes, le lieu pour vaincre, pour nous vaincre, c'est ici
    Dont nous partons, ce soir. Ici sans fin
    Comme cette eau qui s'échappe de l'auge.

     

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    YVES BONNEFOY

     

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    C MONET

    Oeuvre Claude Monet

     

     

     

     

     


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    Entrer par l’enfance.
    Déposer nos bagages et nos innocences.
    Nous venons du monde d’avant la naissance.
    Découvrir ce jeu de rôle et son incandescence.
    La terre est tout autour de nous
    comme un berceau immense.
    Un jardin où placer nos hautes espérances.
    Entrer par l’amour et ses chants.
    Et ses danses.
    Et ses résidences.
    Le parfum : la pierre et l’ambre.
    Et l’arbre de vie dans la frondaison de ses branches.
    Les bras tendus vers les espaces
    où placer nos hautes espérances.
    Le chemin des jours.
    Les ocres du ciel.
    Les villes où se rencontrer.
    Les rues étroites où prononcer
    le nom du bien-aimé.
    D’une berge à l’autre :
    de la tendresse à la reconnaissance.
    Le jardin suspendu où placer nos hautes espérances.
    Marcher sur le chemin
    où la terre est vivante et lourde.
    Découvrir l’âge ou le temps est loin.
    Qui s’en va dans la rivière pour oublier le torrent.
    La source.
    Et la truite du souvenir dans ta main qui glisse.
    Les parfums.
    La turquoise et la réglisse.
    Les étoiles dans le ciel
    et la tendresse jumelle de la lune.
    Tout un espace délicieusement infini et lumineux
    pour ne pas oublier nos hautes espérances.
     

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    PATRICK CHEMIN

     

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    enfants-

     



     


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  • 09/08/13--06:33: FIN D'ETE
  • C'est le signal d'une fin de saison.... Les aiguilles du pin, brûlées par le soleil, perdent leur couleur verte et s'affaissent doucement, fatiguées de cet été torride. Le vent balance, prudemment encore, les branches pour les alléger de leurs fruits, qu'un enfant ramassera afin de décorer, plus tard, un arbre de Noël. On n'entend déja plus les bons coups de fourchettes et les rires joyeux de fin de soirée dans les jardins d'à côté où l'on profitait de quelques instants de rare fraicheur. L'Eté s'endort, il assombrit le ciel un peu plus tôt et allume les étoiles comme pour prolonger la fête sous les lampions. Il fait fermer les fenêtres avant l'heure, et, à pas de velours, chacun retrouve une intimité qu'il a pourtant partagée toute la saison.
    Cette fin de règne est palpable jusque sur la table,  la disparition de quelques fruits , l' apparition d'un autre... On résiste pourtant, mais on est déjà touché...  Comme un plumeau qui balaie délicatement le reste de ce temps, la nature murmure qu'elle veut faire place nette.  On est au seuil de  "l'hors saison" et l'on reçoit le souffle d'une avant première attendue.

     

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    JOSIANE

     

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    Pomme-de-pin

     

     

     


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  • 09/08/13--12:53: AGNES SCHNELL
  • La nuit atteint un lieu différent
    quelque chose comme un exil
    crispé parfois en nos poings

    tout paraît doublé d’odeurs palpables
    de touchers veloutés
    de la légèreté des ailes

    tout semble précaire
    et creux.

    On sait que l’on rêve
    et que l’on devra se réveiller.

     

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    AGNES SCHNELL

     

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    AGNES3

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • 09/09/13--01:37: COEUR FONDATEUR...Extrait
  •  Et toujours cette dure fatigue
    Des jours pliés contre les jours
    Et le matin tous les matins
    Les tilleuls saturés de feuilles
    Obstruent chaque fenêtre devant chaque pensée
    Quand pèse l'absence de lumière
    Tu ranges les objets
    Le long des quatre murs
    Tu as aussi rangé des évènements
    Aux quatre coins de ta mémoire
    Si une écharde te demeure
    Elle ressemble à un phare
    Forgeron sans un pleur qui forges ton amour
    Tu te crois séparé de l'amour
    Avec effort tu relèves la tête
    Et regardes si dans le temps pauvre
    Passe un oiseau désert
    Et derrière les tilleuls tu fais face
    Et les jours passent après les jours
    Et s'il persiste une parole
    Le tout premier des tiens à traverser la chambre
    Te confiera depuis la courbe de son corps
    Le chiffre d'un infini
    Couché
    Qui se relève

     

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    GABRIELLE ALTHEN

     

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    michel CHARRIER R

    Oeuvre Michel Charrier

     

     

     

     

     


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  • 09/09/13--12:00: L'ARBRE PARLE...Extrait
  • Je n’ai pas été Don Quichotte,
    je n’ai redressé aucun tort
    (même si parfois
    les forçats m’ont jeté des pierres)
    mais je veux,
    comme lui, mourir les yeux ouverts.
    Mourir
    en sachant que mourir c’est revenir
    là où nous ne savons pas,
    là où,
    sans espérance, nous attendons.
    Mourir
    réconcilié avec les trois temps
    et les cinq directions,
    l’âme
    - ou ce qu’ainsi nous appelons -
    devenue une transparence.
    Je demande
    non l’illumination :
    ouvrir les yeux,
    regarder, toucher le monde
    avec un regard de soleil qui se retire ;
    je demande àêtre la quiétude du vertige,
    la conscience du temps
    la durée à peine d’un battement de paupière
    de l’âme assiégée

    (…)
    je demande àêtre bref scintillement,
    soudaine fixité d’un reflet
    sur la houle de cette heure-là :
    mémoire et oubli,
    à la fin,
    une même clarté instantanée

     

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    OCTAVIO PAZ

     

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    JJJ

    Oeuvre Jaya Suberg

     

     

     

     

     


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  • 09/09/13--12:15: L'ARC ET LA LYRE...Extrait
  • La poésie est connaissance, salut, pouvoir, abandon. Opération capable de changer le monde,
    l’activité poétique est révolutionnaire par nature ; exercice spirituel, elle est une méthode de libération intérieure. La poésie révèle ce monde ; elle en crée un autre.
    Et l’homme acquiert enfin la conscience d’être autre chose qu’un pur passage…

     

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    OCTAVIO PAZ

     

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    RACHID HANBALI

    Oeuvre Rachid Hanbali

     


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  • 09/10/13--12:30: ABOU EL KACEM CHEBBI
  • S'il arrive au peuple, un jour, de vouloir vivre,
    Il faudra bien que le destin réponde,
    Il faudra bien que s'ouvre la nuit,
    Il faudra bien que cèdent les chaînes.
    Celui que le désir de vivre n'a pas étreint à bras le corps,
    S'évapore et disparaît au grand ciel de la vie.
    Ainsi m'ont dit les êtres, tous les êtres.
    Ainsi m'a parlé leur esprit caché.

    Au sommet des montagnes, au plus secret des arbres,
    Dans la mer déchaînée, écoute murmurer le vent :
    "Que je me tourne vers un lieu du monde,
    Et je m'habille d'espoir, et me dépouille de prudence.
    Je ne crains la rigueur des sentiers,
    Ni le feu le plus altier.
    Refuser la montagne haute,
    N'est-ce point vivre, à jamais, au fossé ?

     

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    ABOU EL KACEM CHEBBI

     

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    TUNISIE

     

     

     


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  • 09/10/13--13:43: LE JARDIN
  • Arrête-toi au fond de ce jardin
    Pour l’air et pour le peu de roses
    Arrête-toi, je te rejoins
    Tu es plus belle que mon attente
    Plus terrible encore quand le temps cesse
    Car tu as cessé de vivre dans le temps
    Mémoire
    Poussant le grillage de fer
    Pas à pas sur les terres humides
    De la rosée plus que le jour
    Je te rejoins
    Il n’y a plus personne dans ce jardin
    Les quelques pas avaient gravé la terre
    C’était mon pas
    Ô disparue derrière les ronces.

     

    .

     

    BEATRIE DOUVRE

     

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    a1 B

     

     

     


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  • 09/10/13--15:01: POESIE SUR MARNE...Extait
  • Je vais te donner un secret d'écume pliée encore dans
    un pan de la nuit sur les îles impassibles semées
    quelque part comme un avènement d'autres espaces
    soulevés d'innocence ;
    je vais te donner un royaume sans aucune empreinte
    de pas encore ;
    je vais te donner la gratitude émouvante d'éclore encore ;
    vois… ne t'est-il pas venu une terre jumelle dans
    la lumière de chaque matin qui t'a fait pérenne sous
    les grands arbres à feuilles caduques… ?

     

    .

     

    GENEVIEVE DEPLATIERE

     

    .

     

    mer 2

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • 09/10/13--22:56: LE CRI, LE CHANT...Extrait
  • J’ai faim de mondes infinis
    Vieille soupe d’astres et de songes
    De ce pain bleu des galaxies
    Qui fume encore et me prolonge
    J’ai faim d’îles et d’archipels
    Où mijotent d’autres saveurs
    Faim d’une faim originelle
    Venue de l’espace intérieur
    J’ai faim de ces couleurs qui crament
    De cette lumière sabre au clair
    Faim dans ma chair et dans mon âme
    De tous les fumets de la terre
    J’ai faim d’un vertige de femme
    Pétrie de nuits et de marées
    Quand le grand désir qui s’enflamme
    Ouvre le sexe de l’été
    J’ai faim d’une fraternité
    Qui tremble de toute sa treille
    Faim des vivantes vérités
    Des évidences du soleil
    J’ai faim d’une vie à ras bords
    Qui dégorge sa sève noire
    De cette vie qui se dévore
    Dernière tablée du hasard
    J’ai faim de cette éternité
    De ce ciel vide qui me coiffe
    Que la mort en meure bouche bée
    À la fin de l’envoi j’ai soif.

     

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    JEAN VASCA

     

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    GIOVANNI LANFRANCO

    Oeuvre Giovanni Lanfranco

     

     


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  • 09/11/13--01:30: SAIT-ON JAMAIS...
  • A ma mère  

     

    Si tu es, comme il m’arrive de t’espérer encore,

    capable

    d’apercevoir le même azur que mes yeux

    et de reconnaître les routes où je m’aventure

    depuis l’alvéole

    où parfois je ne peux t’enfermer

    par refus délaisser m’anéantir la lassitude,

    (ou d’abdiquer sans remède la recherche d’un sens),

    alors peut-être, en échappant aux faits de science

    es-tu là, telle que je peux encore t’espérer.

     

    Si tu regardes, tu sais que je ne trahis jamais

    la parole que nous nous sommes donnée sans réserve

    et qu’après toi semble-t-il je m’efforce d’honorer,

    tu n’ignores pas combien je te suis resté fidèle,

    qu’en toutes circonstances marquantes je t’associe

    pour faire plus douce ma rêche sensation de vivre

    privé de tesregards, de tes sourires, de ta voix,

    tu me vois, et sais que mes soupirs te restent fidèles.

     

    Si tu m’entends murmurer du tréfonds de mon mutisme

    à quel point, privé de toute espérance, je t’aspecte

    sans me résigner à ne plus me présenter à toi,

    dépossédé de berçante confiance dans ton vide,

    avec mon seul dénuement de pauvre de la pensée

    sans balluchon de concepts, de savoir, de connaissances

    qui tînt lieu même en rêve de contrepoids pour ma faim,

    tu entends alors tout ce que mes silences te disent.

     

    Si tu parles au travers du néant, à ta manière,

    fût-ce celle d’oiseaux ou des cimes d’arbres au vent,

    par-delà la pauvreté du langage dont je doute,

    du fait que je sais me contenter d’extrêmement peu,

    puisque notre échange est désormais réduit à son comble,

    la lumière pâle ou vive, les directions du vent,

    quelque variante des intonations du carillon,

    dis-toi bien que je fais tout pour te capter, si tu parles.

     

    .

     

    HENRI-LOUIS PALLEN

     http://www.lierreentravail.com

     

    .

     

    PICASSO 6

    Oeuvre Pablo Picasso

     

     

     

     

     


    0 0
  • 09/13/13--06:47: AGNES SCHNELL
  • On n’ose dire les gestes
    froissés d’insignifiance
    ou l’arrachement d’un oiseau lourd …

    On s’enferme
    on cèle ses orages
    en un jardin d’absences
    en un creux froid
    toujours blessant


    on se bâtit une carapace
    un mur à calciner les regards
    un mur où s’écrase la violence
    des mots.

     

    .

     

    AGNES SCHNELL

     

    .

     

     

    OISEAU

     

     


    0 0

    Le mensonge est cette lumière

     de misère et d’arrangement.

     

     L’enfance est la morte racine

     de nos jours de vieillissement.

     

     Et ce puits, si profond de mémoire,

     de cicatrices…

     

     Nos troubles voix,

     sans accent et sans phrases

     pour le souvenir déchu.

      

                                           LES MOTS SE TAISENT

    AVANT DE CRIER.

     

     LE BONHEUR EST L’ÉPHÉMÈRE

     DE LA CRUAUTÉ !

     

    .

     

    PATRICK BERTA FORGAS

     

    .

     

     

    NOIR

     

     

     

     


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