Are you the publisher? Claim or contact us about this channel


Embed this content in your HTML

Search

Report adult content:

click to rate:

Account: (login)

More Channels


Showcase


Channel Catalog


Channel Description:

Poésie, Littérature, Peinture, World music, Flamenco

older | 1 | .... | 174 | 175 | (Page 176) | 177 | newer

    0 0

    En apparence
    rien n’a changé.
    Ni stridence      ni démesure
    seule la parole intime
    ivre en son flux est dénouée.


    En apparence rien n’a changé.
    La sente est raide
    la forêt muette
    la colline    dorée sous l’or froid
    se baigne dans le gris liquide.


    On dirait que tout est en attente
    d’un retour
    d’une braise     d’une luciole intime
    ou peut-être
    de cet immense que l’on désire
    mais ne nomme pas.


    En apparence rien ne change
    sinon ce creux élargi
    bien plus sombre à chaque détour
    sinon cette voix perdue
    vestige déjà…

     

     

     

     ! DIAMON~11

     

    AGNES SCHNELL

     

     

    ! DIAMON~11

     

    milk berry3

    Photographie Milk Berry


    0 0
  • 12/22/18--08:49: PRESENCES
  • Echo rugueux
    trop lointain.

    Mémoire en terrasses
    noyée sous l’opacité
    veinée de chuchotis
    grandissants. 

    Voyage chaotique
    sans attaches
    roches empilées
    en équilibre douteux
    des pages mortes
    pour sentinelles.

    Seuls des limons
    pâteux où l’on s’embourbe
    seules des bribes confuses
    non déchiffrées
    de longs murmures comme fumées
    affluant
    nous viennent.

    Sons érodés
    un bourdonnement ondule
    vision d’un espace barbare
    et nu.

    Mémoire errante
    de nœuds et de méandres
    détournée,
    mémoire diapason
    prête à vibrer au moindre appel.
    Mais d'où venu ? 

    Pollens de cendre
    mêlés
    fatras       désordre
    larmes et foudre
    et ce cri puissant
    jamais assoupi
    qui nous traverse.

    Mémoire grosse
    prête à rompre
    à renverser
    l’infinité apeurée.

    Mémoire irradiante 
    long remuement       en soi.
    Éclats       miettes
    à rassembler
    à collecter…

    Toi       à l’écoute
    toi te perdant une fois de plus
    dans ces hiéroglyphes intimes
    griffus       prégnants
    qui t’assiègent
    et qui t’obsèdent,
    écrans opaques sur le présent.

     

     

    ! DIAMON~11

     

     

     

    AGNES SCHNELL

    Texte inédit pour Terres de femmes (D.R.)

    https://terresdefemmes.blogs.com/

     

     

    ! DIAMON~11

     

    milk berry

    Photographie Milk Berry


    0 0
  • 12/22/18--09:33: FILS DE LUMIERE
  •  

    des fils aux pères
    nous avons été
    qui ils seront
    avons-nous compris
    qu'il restera du noir
    à la lumière
    plus loin que nous
    maintenant c'est toi
    qui me fais signe
    pour creuser
    un ciel perdu
    et fleurir un autre
    soleil

     

     

    ! DIAMON~11

     

     

    MICHEL EKHARD ELIAL

     

     

    ! DIAMON~11

     

     

    dali2

    Oeuvre Salvador Dali

     


    0 0
  • 12/22/18--11:00: TESTAMENT

  • À ma mort veuillez laisser dehors mes jambes.

    Ce sont elles qui m'ont lancéà la poursuite de traces ardentes

    et des traces glaciales sur la neige gelée.

    Elles m'ont porté, elles ont défailli et je suis tombé.

    Par elles j'ai ressenti la terre, les pierres, les ronces,

    le gravats et le béton, le verre et la rouille.

    Mes jambes ont aimé, elles ont marché sur la trace d'Ève.

    Ce sont elles qui ont voulu que je sois ici

    et non là où je devais peut-être me trouver.

    Jamais mes jambes n'ont eu de regrets,

    mes jambes n'ont pas de bouche,

    pas de souffle, pas de poumons ou de hoquet.

    Elles sont aveugles, laissez-les dehors, sans tombe.

     

    À ma mort veuillez laisser dehors mes mains.

    Deux mains, deux pauvres mains :

    estampée dessus la forme de nos origines,

    peut-être aussi la carte de certaine dépigmentation.

    Mes mains, les seules capables de chanter mes silences.

    Ce sont elles et elles seules qui ont jeté de la braise ardente sur ma poitrine trop tendre

    Elles et elles seules savent tanguer sur le désert de la feuille blanche,

    gesticuler par des mots insonores : ce sont elles qui chaque heure, chaque minute,

    chaque seconde gravent mon nom sur la matière moite du Temps.

    Mes mains dans la terre noire, sans racines, sans un trou à elles.

    Quand repousseront-elles, mes mains ?

    Mes doigts sont les lambeaux de mes mains mutilées.

    Que les doigts de ces mains usées pendent jusqu'à l'usure totale.

     

    À ma mort veuillez laisser dehors ma tête.

    Dans ma tête ont habité mes yeux, mes oreilles,

    mes sens épuisés, et mon front vertical en elle s'est retrouvé.

    Cette tête a voulu que j'aime la Mort,

    que j'aime la violette sur la terre gelée de mon pays.

    C'est cette tête-là qui a commandé mes jambes, mes mains, mon moi-même.

    En elle ont siégé les ganglions de mes larmes et leur liquide dur comme de la grêle.

    En elle s'est incrusté le stigmate de ma blessure mille fois rasée,

    celle qui a la forme d'une mouette.

    Là gît la mer refoulée, le bois incendié et le voluptueux nuage.

    Là séjournent les fleurs myosotis, mes amoureuses aux mains de chewing-gum,

    l'epsilon, l'X et plusieurs autres symboles à l'aide desquels j'ai marqué un corps apparu.

    Là coule mon fleuve vivant qui tarit,

    se dessèche et s'évapore laissant par derrière un gravier aride,

    un chemin obligé pour mon pied sans talon.

    Ah ! tête souveraine, c'est toi qui m'aurais guidé,

    c'est à toi les orties, l'aubépine et les coquillages dans les basses eaux,

    mes plaies en forme de lettres et mon sang en forme d'onde c'est à toi.

    De là-haut, sur mes épaules chétives,

    tu ne cesses de lancer ton cri aigu d'oiseau de mer.

     

    À ma mort veuillez me laisser tout entier dehors sans tombe.

    Moi, entièrement coupable.

     

     

    ! DIAMON~11

     

     

    PRIMO SHLLAKU 

     

    ! DIAMON~11

    Flandrin,_Hippolyte

    Oeuvre Hippolyte Flandrin


    0 0
  • 12/24/18--15:52: NATALE
  •  

    J'entends des voix qui tremblent
    Si seulement tombées des nues
    De la lèvre d'un ange
    Avec des mots d'encens, de myrrhe et de miel
    Un baume de Noël 
    La paume d'une main
    Sur toutes les souffrances

    Peu m'importe le nom des dieux 
    Effacés au fond des cieux
    Noël figure la naissance
    Celle de l'homme, de l'abeille, des étoiles, des lucioles et des lys
    Et même de la pierre
    La chorale première fut un chant minéral
    Une lyre aux cordes de pluie

    Nulle aube n'est de l'insignifiance 
    Nous appartenons au frissonnement de l'univers
    Seul et par milliers
    Le grain de sable du sablier
    Danse sur l'arène en nuage
    L'enfant d'un ventre
    Est un toujours un enfant du voyage
    Perdu d'avance

    J'entends les voix des âmes 
    Verser leurs lentes larmes
    Sur leurs fruits enveloppés de terre
    Argile noire
    Argile blanche
    Nous marchons au-dessus des corps disparus 
    Des ancêtres de nos ancêtres

    Pleins d'ignorance
    Nous déambulons parmi les au-delà
    Nous faisons tant de bruit
    Soyons le temps d'une nuit
    Consolants et consolés
    Mères et pères de cet enfant qui pleure
    A l'intérieur 
    De notre minuscule étable

     

     

    ! DIAMON~11

     

     

     ANNA MARIA CARULINA CELLI

     

     

    ! DIAMON~11

     

     

    Mahmoud Al-Kurd3,

    Photographie Mahmoud Al -Kurd


    0 0
  • 12/25/18--04:35: FÊTE EN PAUVRETE
  • De quelle fête en pauvreté nous approchons-nous,
    De quel matin empli de larmes et de lumière,
    De quel soleil en joie,
    Tandis que le vent de la nuit
    Peine à trouver
    Entre nos mains remplies
    Le moindre passage
    Pour consoler en nous
    L’enfant perdu de la promesse ?

     

    ! DIAMON~11

     

     

    JEAN LAVOUE

    www.enfancedesarbres.com

     

     

    ! DIAMON~11

     

    susan hall

    Oeuvre Susan Hall


    0 0
  • 12/25/18--04:51: NOËL...

  • 0 0
  • 12/26/18--07:14: AMIS, SOYEZ TOUJOURS....
  • Amis soyez toujours ces veilleuses qui tremblent 
    Cette fièvre dans l'air comme une onde passant 
    Laissez fumer longtemps la cendre des paroles 
    Ne verrouillez jamais la vie à double tour

    Je suis là cœur battant dans certains soirs d'été 
    A vous imaginer à vous réinventer

    Amis soyez toujours ces voix sur l'autre rive 
    Qui prolongent dans moi la fête et la ferveur 
    Des fois vous le savez il fait encore si froid 
    Le voyage est si long jusqu'aux terres promises

    Je suis là cœur battant dans tous les trains de nuit 
    Traversant comme vous tant de gares désertes

    Amis soyez toujours l'ombre d'un bateau ivre 
    Ce vieux rêve têtu qui nous tenait debout 
    Peut être vivrons-nous des lambeaux d'avenir 
    Et puis nous vieillirons comme le veut l'usage

    Je suis là cœur battant à tous les carrefours 
    A vous tendre les mains dans l'axe du soleil

     

     

    ! DIAMON~11

     

     

    JEAN VASCA

     

     

    ! DIAMON~11

     

    AMIS


    0 0
  • 12/27/18--03:19: LAISSEZ MOI VOUS DIRE...
  • ...

    Laissez-moi vous dire que le poète n'a pas la vie facile dans un monde devenu ce manteau de ténèbres, pailleté d'éphémère par une actualité exténuée en quelques heures, qu'on renouvelle tous les jours et qui tient toute la place avant de s'effacer. Un monde où le niveau des larmes, cependant, ne cesse de monter. Un monde pilonné, trituré, sermonné de plus en plus sévèrement par le verbe surnaturel des catastrophes, couché sous le vent fort de ce langage, le plus clair et le plus nu de tous, dont les statisticiens s'emparent aussitôt pour le rendre inintelligible [...] C'est pourquoi, je le dis ici, pour le salut de ce qui nous reste d'âme, pour l'honneur de l'esprit : jamais depuis l'origine du monde, depuis la création de la lumière et la séparation des eaux d'en haut et de celles d'en bas, ni à aucun moment au long de notre histoire depuis le tout premier commencement, jamais la poésie n'a été aussi nécessaire- quel que puisse être le nombre de ceux qui ne le savent pas- ni réclamé dans une urgence aussi abrupte et absolue l'indispensable chant secret de cette pauvresse splendide, fille sauvage de la Providence et seule héritière directe des hautes évidences premières, qui fait la honte du monde dit "civilisé"- et singulièrement en France où elle est méprisée, ignorée, rejetée de nos jours plus et mieux que partout ailleurs. Parce qu'elle est l'enfant surnaturel du verbe et naturellement l'avocate de l'âme insurgée, donc de plain-pied avec l'Apocalypse, la poésie est par essence le seul langage assez vivant, encore assez armé, encore assez puissant et entier, assez près du mystère aussi de la parole, pour emporter d'assaut les forteresses de l'inertie et crever le béton des citadelles du mensonge, portant en elle un grain de vérité humaine qui peut germer encore, une semence de beauté qui fleurira dans la hideur, de saints pollens de l'immortelle simplicité et même, pour certains, l'amande du noyau du fruit intemporel qui fait lever dans l'âme, puissamment, un arbre superbe avec le bruissement vivant de son feuillage, le creusement très doux du bleu des ombres et la visite claire des oiseaux qui le feront sourire. Autour de sa sagesse pivotent les saisons. Jamais un mot. Il lave l'air intimement. Il appelle la pluie d'en haut. Il fertilise les déserts. Et c'est sur lui, significativement, sur ce mage majestueux que s'abat, depuis un quart de siècle, la main meurtrière de ce qu'on nomme le progrès.

     

     

    ! DIAMON~11

     

     

    ARMEL GUERNE 

     

     

    ! DIAMON~11

     

     

    Zhang Lu2

    Oeuvre Zhang Lu


    0 0
  • 12/28/18--03:51: JEAN LAVOUE...Extrait
  • A ma mère, ma fille Vincia, mes petites-filles Mila, Emma, Loreleï

    .

    J’ai agrandis en moi les sillons du silence
    Pour y planter profond les pousses de la joie ;
    Je ne contemple plus les arbres du dehors,
    Je les fais croître en moi dans le don désarmé ;
    Le poème creuse au loin ses racines de vie,
    Il me suffit d’un rien, d’être là, d’espérer ;
    Même si j’ai mal au vent, aux marées, aux sillages,
    Je cueille avec ferveur les bourgeons de l’année ;
    Demeurer sans compter élargit mes feuillages,
    Je veille avec le souffle la sève de l’été.

     

     

     

     ! DIAMON~11

     

     

    JEAN LAVOUE

    26 décembre 2018

     

     

    ! DIAMON~11

     

     

    maia sikorskaia

    Oeuvre Maia Sikorskaia 


    0 0
  • 12/28/18--03:57: BERNARD PERROY...Extrait
  • Dis-moi...
    combien de fois l'on part vraiment dans une vie
    à la rencontre de l'inconnu,

    quand le temps 
    passe sous le soleil sans crier gare,
    aussi invisible que le fleuve de nos désirs,

    quand la lumière nous réchauffe
    comme le sourire d'un enfant,
    et s'en va en s'inclinant
    pour pénétrer l'épaisseur de nos pas,

    comme si nous nous laissions
    traverser par l'infini....

     

     

    ! DIAMON~11

     

     

    BERNARD PERROY

     

     

    ! DIAMON~11

     

    Zhang Weimin b

    Oeuvre Zhang Weimin B.

      


    0 0

    Des cartons entassés 
    A l'entrée de la demeure de naguère
    Logis des gens d'autrefois 
    Que nous étions 
    Que nous avons abandonné 
    Chacun de son côté
    De lasse guerre 
    Une maison de brins de paille 
    Un taudis de miteux fragments d'air 
    Où tu passais en coup de vent
    La paillasse de tes nuits 
    L'adresse de mes levants 
    Il n'en reste rien aujourd'hui 
    Qu'un trou de mémoire 
    Une pagaille de mots 
    Tombés sur le champ de bataille 
    Un seuil sur le vide 
    Une fenêtre suspendue à un souffle
    Sous des rideaux tremblants 
    Une porte bat de l'aile 
    A travers le silence
    Une maison si nue
    Qu'elle ne peut même cacher sa flétrissure
    Pourquoi y être revenus
    Puisque tu n'as rien apporté ?
    Ces cartons à mon nom sont fermés 
    Je ne les ouvrirai pas
    Je les laisse là
    Je n'ai plus l'âme à repeupler le désert
    A engranger des paroles d'amour pour l'hiver 
    L'usure de mes vertèbres 
    M'interdit de courber l'échine
    A ramasser cailloux et débris de roseaux 
    Pour les tisser au fil d'un éphémère nuage 
    Je vois à travers toi
    Les fantaisies nomades
    D'un rêveur sédentaire 
    On ne refait pas le monde
    On ne refait pas hier
    Avec seulement deux mains et une pierre
    Je ne sais plus
    A moi seule
    Etre un mur
    Emplir de chaleur le cercle d'une chambre
    Je n'ai de feu que pour mes doigts
    Ce n'est pas parce que nous frottons quelques fois
    Nos impudeurs dans la nuit
    Qu'il me reste assez de sang pour nos deux bouches à nourrir 
    Pourquoi ce rendez-vous
    Si tu n'as rien apporté
    Que la rengaine du passé
    Qu'un coeur à tout rompre?

     

     

    ! DIAMON~11

     

     

    ANNA MARIA CARULINA CELLI

     

     

    ! DIAMON~11

     

    cl monet2

    Oeuvre Claude Monet


    0 0

    Cette mystérieuse circonstance qui fait que les choses de notre passé continuent d’exister

    y compris lorsqu’elles sortent de notre vie, et s’épanouissent,
    même, en donnant chaque saison de nouveaux fruits, pour une récolte dont nous ne saurons plus rien.

     

    ! DIAMON~11

     

     

    ALESSANDRO BARICCO

     

     

    ! DIAMON~11

     

    emma et cé 2018,,

    Emma et Cé...

    0 0
  • 12/29/18--03:52: GOËTIA - DARK MAGIC MUSIC

  • 0 0

     

    Ce matin, la vitalité de la beauté me communique son désir d’élévation. Feuilles d’automne tombées dans le miroir des saisons, je vous aime fringantes et craquantes lorsque le pas du marcheur vous écrase. La rosée toute nue s’adosse aux premières lueurs du jour et le mur sur lequel je m’appuie se repeint à la clarté des ombres traînantes.

    L’esthétisme a le goût des rencontres. Pour lui, la solitude n’est pas un lieu privilégié, au contraire elle s’accapare l’objet même du beau pour le couvrir de toutes nos zizanies intérieures. Etranglé, l’élan porteur de la nature ne reçoit pas l’impulsion, le coup de rein permettant le décrochage. A mes côtés, une vie s’éteint doucement et je ne saurais dire toute l’ampleur de la déconvenue.

    Chute inévitable, torpeur du résignement, la nuit définitive s’affirme dans la permanence. Je songe, ici, à l’arbre qui tombe frappé par la foudre. Dans la campagne endormie, un hibou vieille sur l’herbe déracinée, la tête saturée sur les plaies du bois calciné. Puis la montagne absorbe l’éclair pour en traduire ses notes échevelées concentrant l’harmonie dans sa fragile besace.

    L’émiettement réconcilie la douceur de l’air avec les fragments de mots réparant le monde. Des voix mortes depuis la nuit des temps remontent par endroits des messages perdus, des tirelires d’un vocable enseveli par la zébrure du silence.

    Trouble simulacre, la vigie de mon cœur plane au-dessus du souffle difforme de mon existence. J’habite par moment la clé de mes leurres. Ce qui reste caché dans le hall de la patience immobilise jusqu’à la source de mes paroles. Une voix décapante s’accorde aux aveux sans comprendre ce qui a creusé le puits pour en hisser l’eau jusqu’à la lumière.

    Régénération brutale, aspirations irrésistibles et blessantes, serait-ce la soif hospitalière ou l’assèchement d’un bûcher qui dissimule la clarté ? Mettre à nu chaque rêve, chaque frisson, est-ce le moyen pour redonner à la présence le fugace tracé permettant de l’entrevoir ?

    La renaissance est toujours un peu de cette terre en exil. Une expérience où le lieu devient une frontière et ou la limite franchit la terre natale.

    Bientôt, l’onde qui me caresse à rebrousse-poil comme une remontée d’aigreur parfumera l’espace que tu as quitté. Il n’y aura là qu’angles morts et rebuffades dans l’asphyxie des jours contondants. Une larve ingérée et digérée par les coups de gueule du néant. L’exclamation de la lumière jaillira de la blessure suffoquée et la palpitation de l’instant s’en retournera dans le berceau où la pulpe et le fruit ne sont qu’attente, prières et éclatements d’un renouveau.

    Le chemin nu et imperceptible, conduisant à la beauté de toute chose, est si tortueux que ses cascades d’émotions déroutent le promeneur de l’invisible pays d’une existence palpitante. L’abîme est alors le seul lieu possible pour la vérité.

    Pour le Dérouté, l'esthète voyageur, le nomade funambule, ces allégories sont les vibrants témoignages d'un "dehors" qui fait fulgurance. Jaillissement d'un hors-champ, irruption de l'irréductible, d’un arrière-monde silencieux. Cloaques immanents de la représentation, l’unité narrative se disloque lorsqu’il s’agit d’étayer l’image de la beauté pure.

     

     

    ! DIAMON~11

     

     

    BRUNO ODILE

     http://emmila.canalblog.com/archives/bruno_odile/index.html

     

    ! DIAMON~11

     

     

     

    Diane Chesnel CLIO Photos paros

     

     Photographie Diane Chesnel

    Clio Photos

     


    0 0


    0 0

     


    Pas de faste dans les ombelles portées haut
    Pas d’exubérance dans l’éparpillement des fleurs
    Véronique, narcisses, œillets et asphodèles
    Du blanc du rose du bleu du jaune
    Comme on dit le pain et le vin
    Sans nuances pour blesser leur candeur

     

    C’est de l’origine parcourant tes recoins
    Un cri brusquement doré
    Qui se cogne aux parois
    Puis s’éteint dans des mots élimés
    Il faudrait des paroles semblables aux fleurs
    Avec leurs principes avec leurs parfums

     

    Le vent prend corps dans l’herbe haute
    Mais nous
    Qui nous consolera de la césure ?

    La lumière

    Une poignée d’oiseaux
    Tout ruisselle
    Du feu crissant des genêts
    Ricochent des tremblements de soleil

    Clartés prolongées dans les sonnailles

     

    Marguerites libérées des prophéties
    Tout se tait qui ne soit oiseaux ou grillons

     

    Plus rien ne pèse pas même les pensées

     

    Peur abandonnée dans les bois sombres
    Débris de nuit enfermés dans la neige

     

    Séisme lent dans le parfum sourd des narcisses

     

    C’est le grand corps de la terre
    Gorgée d’eau vaillante et d’astre tiède

     

    Un homme une femme
    Une coulée d’ombellifères
    Ils avancent

     

    Souverains

     

     

     

    Alouette envolée du poème
    Son chant vertical
    Dans l’espace aux doigts de pluie

     

    Océan d’herbe haute balisé de genêts
    Frémissement des ombellifères
    Constellations de boutons d’or

    La prairie brasille

     

     

    Le ciel partout
    Entour lustral
    Où régénérer le cœur

     

    Vie immédiate
    Princière
    Toute ombre disparue des asphodèles

     



    Et le regard s’aimantait au juste horizon

     

     

    Crête butant sur la ligne des nuages
    Le ciel ensemence la terre
    Pierre angulaire de l’herbe rase et du silence
    Des flaques de pensées envoûtent les pas
    Leur feu violet sur la terre déchiffrable
    Toute nuit retardée par leur clarté
    Air aminci dans le vent naissant
    Air un peu triste au jour tombant
    Crainte sacrée de la neige du Monde
    Mais la promesse d’un giron de pierres
    Mais la certitude d’une flambée

     


    Le présent bien chaud dans un bol de faïence

     

     

     

    .

      ! DIAMON~11

     

     

    GHYSLAINE LELOUP

     http://emmila.canalblog.com/archives/poesie___ghyslaine_leloup/index.html

     

    ! DIAMON~11

     

     

    Diane Chesnel CLIO Photos3,,

    Photographie Diane Chesnel

    Clio Photos


    0 0

     

    Nous sommes en pleine civilisation de l'image.

    Jamais à un tel point il n'a été donné

    aux hommes de voir

    à travers les époques

    à travers l'univers

    à travers les consciences.

    Edition

    Cinéma

    Presse

    Télévision

    toutes les fenêtres sont ouvertes...

    Connaître, faire connaître, apprendre,

    savoir, vérifier, sentir, bouleverser...

    Écrivains, peintres, poètes, photographes,

    musiciens, cosmonautes, femmes et hommes,

    chacun est à son poste pour le bien ou

    pour le pire. Chacun est responsable

    pour faire l'amour ou faire la haine...

    Toute mon œuvre, tout mon travail,

    tout le feu de ma vie, toute ma

    violence, je les ai mis dans une direction

    à laquelle je n'ai jamais failli.

    Dans cet Homme et dans son devenir.

    Dans ses luttes, ses souffrances,

    ses petites joies, modestes, pures,

    ces morceaux de sourire

    qu'on rencontre au coin des taudis,

    ces mains calleuses, émouvantes...

    J'ai copié les milliers de visages

    de toutes les races, de toutes les joies

    de toutes les peines.

    Des dockers du Havre, aux mineurs de Trieux,

    de la Finlande à la Côte d'Azur,

    du métro aux gosses de mon quartier,

    de Moscou au Caucase des légendes,

    du métallo de Léningrad

    au Maître tapissier Lurçat,

    de l'exposition d'Arcueil

    au thème plus complexe

    sur la pollution des eaux...

    J'ai pris parti

    Je ne suis pas un marchand de photographies

    Je suis un franc-tireur de l'image

    Au service de mon art

    et de ma création

     

     

     

     

    ! DIAMON~11

     

     

     

    GERALD BLONCOURT

    http://emmila.canalblog.com/archives/poesie____gerald_bloncourt/index.html 

     

     

    ! DIAMON~11

     

    Gérald ET SA FILLE

    Gérald Bloncourt

     


    0 0
  • 12/30/18--15:26: LA NUIT SERA CALME...Extrait
  •  On a voléà l'homme sa part imaginaire, mythique, et cela ne donne pas un homme «vrai», cela donne un homme infirme et mutilé, parce qu'il n'y a pas d'homme sans part de poésie, il n'y a pas d'Europe sans part d'imaginaire, sans la «part Rimbaud», ce n'est pas le règne du réalisme, c'est le règne du zéro. Or, s'il est une part humaine qui ne peut pas se passer d'imaginaire, c'est notre part d'amour. Tu ne peux pas aimer une femme, un homme, sans les avoir d'abord inventés, tu ne peux pas aimer l'autre sans l'avoir d'abord inventé, imaginé, parce qu'une belle histoire d'amour, ce sont d'abord deux êtres qui s'inventent, ce qui rend la part de réalité acceptable, et indispensable même, comme matériau de départ. Ce qu'on appelait jadis le «grand amour», c'est le dévouement pendant toute une vie et souvent jusqu'à l'extrême vieillesse de deux êtres à cette œuvre d'imagination qu'ils ont créée ensemble et réciproquement, deux êtres qui se sont d'abord inventés...

     

    ! DIAMON~11

     

     

    ROMAIN GARY

     

     

    ! DIAMON~11

     

    maria dolores cano,,

    Oeuvre Maria Dolorès Cano


    0 0
  • 12/30/18--15:27: SOLITUDE
  • Homme égaré dans les siècles,
    Ne trouveras-tu jamais un contemporain?
    Et celui-là qui s'avance derrière de hauts cactus
    Il n'a pas l'âge de ton sang qui dévale de ses montagnes,
    Il ne connaît pas les rivières où se trempe ton regard
    Et comment savoir le chiffre de sa tête recéleuse?
    Ah! tu aurais tant aimé les hommes de ton époque
    Et tenir dans tes bras un enfant rieur de ce temps-là!
    Mais sur ce versant de l'Espace
    Tous les visages t'échappent comme l'eau et le sable
    Tu ignores ce que connaissent même les insectes, les gouttes d'eau,
    Ils trouvent incontinent à qui parler ou murmurer,
    Mais à défaut d'un visage
    Les étoiles comprennent ta langue
    Et d'instant en instant, familières des distances,
    Elles secondent ta pensée, lui fournissent des paroles,
    Il suffit de prêter l'oreille lorsque se ferment les yeux.
    Oh! je sais, je sais bien que tu aurais préféré
    Être compris par le jour que l'on nomme aujourd'hui
    A cause de sa franchise et de son air ressemblant
    Et par ceux-là qui se disent sur la Terre tes semblables
    Parce qu'ils n'ont pour s'exprimer du fond de leurs années-lumière
    Que le scintillement d'un coeur
    Obscur pour les autres hommes.

     

    ! DIAMON~11

     

     

    JULES SUPERVIELLE

     

     

    ! DIAMON~11

     

     

    Thor Lindeneg6

     Oeuvre Thor Lindeneg

     

     


older | 1 | .... | 174 | 175 | (Page 176) | 177 | newer