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Poésie, Littérature, Peinture, World music, Flamenco

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  • 12/12/13--13:04: LE POINT DU JOUR
  • Balancement des enfances au milieu des orties

    Jusqu’à faire trembler le ciel sur sa tige

    C’était la menthe qui courait le long de nos genoux

    Le préau de notre vie étendue à sécher sur les fils à linge

    Et ces dimanches à la lumière répétitive

    Sans aucune promesse d’invisible

    Aujourd’hui où tout m’échappe

    Je n’ai pas trahi ces matins aux herbes folles

    Et l’odeur tenace de l’inachevé

    Sous les fougères passaient les indifférences

    Dans la forêt la tension de la vie qui grimpait aux arbres

    Tendresse du lait sur la table noire

    Et le craquement contre les dents des groseilles volées contre le quotidien

    C’était le temps des halos de lune

    Et de nos amours à feu doux

    Nous étions devenus buée

    et farine sous les mains

    fruit et bouche à la fois

    Et j’échangeais les dieux mortels contre une figue

    Et l’araignée faisait le point du jour

     

    .

     

    GIL PRESSNITZER

     

    .

     

    ble2

     

     

     

     


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  • 12/13/13--11:39: COMME DEUX DRAPS BLANCS
  • Ta vie

    comme deux draps blancs

    qui claquent sous le vent

     

    Deux draps de lin

    dans le trousseau de ta jeunesse

    avec entre les plis

    de petits sacs de lavande

    pour emplir l’âme de parfums

     

    Ta vie

    comme deux draps blancs

    où ont rêvé les enfants

    se sont enlacés les amants

    où tournent et retournent les vieux

    avant que la mort ne les emporte

     


    Draps des nuits de fête

    draps des nuits sans lune

    draps des nuits d’angoisse

     


    Quand bougent les tuiles

    quand craque le plancher

    de tout le poids du monde

     

     

    Mains de femme

    il vous appartiendra

    au grand lavoir de l’humanité

    de battre et rincer abondamment

    cette fibre salie

    de sueur d’orgueil et de sang

    qu’elle se présente blanche et douce

    devant l’Éternel.

     

    .

     

    JEAN-LUC POULIQUEN

     

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    E_bOUDIN_

    Oeuvre Eugène Boudin

     

     


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  • 12/15/13--11:40: LES NUITS JUSTES...Extrait
  • Avec un vent plus fort,
    Une lampe moins obscure,
    Nous devons trouver la halte
    Où la nuit dira "Passez" ;
    Et nous saurons que c’est vrai
    Quand le verre s’éteindra.

    Ô terre devenue tendre !
    Ô branche où mûrit ma joie !
    La gueule du ciel est blanche.
    Ce qui miroite, là, c’est toi,
    Ma chute, mon amour, mon saccage."

     

    .

     

    RENE CHAR

     

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    Alaoui_Guerra_4

    Photographie Yasmina Alaoui, Marco Guerra


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    Si tu cries, le monde se tait: il s'éloigne avec ton propre monde.
    Donne toujours plus que tu ne peux reprendre. Et oublie. Telle est la voie sacrée.
    Qui convertit l'aiguillon en fleur arrondit l'éclair.
    La foudre n'a qu'une maison, elle a plusieurs sentiers. Maison qui s'exhausse, sentiers sans miettes.
    Petite pluie réjouit le feuillage et passe sans se nommer. Nous pourrions être des chiens commandés par des serpents, ou taire ce que nous sommes.
    Le soir se libère du marteau, l'homme reste enchaînéà son coeur.
    L'oiseau sous terre chante le deuil sur la terre.
    Vous seules, folles feuilles, remplissez votre vie.
    Un brin d'allumette suffit à enflammer la plage où vient mourir un livre. L'arbre de plein vent est solitaire. L'étreinte du vent l'est plus encore.
    Comme l'incurieuse vérité serait exsangue s'il n'y avait pas ce brisant de rougeur au loin où ne sont point gravés le doute et le dit du présent. Nous avançons, abandonnant toute parole en nous le promettant.

     

    .

     

    RENE CHAR

     

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    0 0

    fragile 
    /mortels/ 
    nous 
    composés 
    avec fin 
    inégaux 
    à mettre 
    du petit 
    /au monde/ 
    à mettre 
    du mortel 
    au monde 
    à mettre 
    du fragile 
    au monde 
    /continuer/ 
    poursuivre 
    transmettre 
    trace  
    souvenir 
    impossible 
    /qu’il ne reste que/ 
    ça 
    chacun 
    sa 
    lignée 

     

    .

     

    DELPHINE BRETESCHE

     

    .

     

     

    JOANNA CHOUMALI

    Photographie Joana Choumali

     

     

     

     


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    Les liens ne nécessitent pas toujours l’ardeur volontaire de la matière. Pourquoi être là plutôt qu’ailleurs ? Sans doute une brève escapade de la synchronicité, une connotation de la chair restée à vif. Une échappée virtuelle vaut une pensée. La douleur de ne pas vivre reste chevillée à une dépression aérienne. Comment exister dans ce monde d'ombres ?

    Le handicap n’est pas le prélude de la mort, à peine lui baise-t-il les joues. Victime consentante, je vire de bord. J’entérine l’oppression et je fais une obole consentante à la légitimité de mon identité. Charité bien ordonnée commence par soi-même. L’énergie miraculeuse de la lumière consulte l’appauvrissement de mon corps et désigne l’autonomie qui succède à la tranchée. L’individu serait nié au profit de sa pathologie, que je parviendrais malgré tout à m’évader de la marge. Se considérer à l’écart ou bien dans la distance n’exclut en rien la contagieuse proximité du vivant. Le sursaut aux lèvres du temps divisé parcourt d’un va-et-vient incessant le cortège fidèle des émotions. « Vivre, c'est s'obstiner à achever un souvenir.*», nous dit René Char. (* Extrait de : Fureur et mystère.)

     

    .

     

    BRUNO ODILE

     

    .

     

     

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    Oeuvre Eugène Leroy

     

     


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  • 12/15/13--18:25: ISSUE DE RETOUR...Extrait
  • On naît étrangement à la poésie.  
     
    On contemple des couchers de soleil, le bord des roses, la venue des formes aimées. 
     
    On fait ce que doit faire un poète : se placer devant le monde, chercher, dans les livres et les poèmes des autres, des petits signes, un endroit pour l’affût.  
     
    On essaye de bouger, de vivre comme ses aînés, de mettre ses pieds dans leurs chaussures, d’habiter les vêtements qu’ils nous ont laissés ; de copier leurs postures. 
     
    On se dit qu’avec tout cela, on finira bien par toucher son dû, le fruit de ses efforts ; qu’à force de fidélité, de services rendus à toute cette beauté, on recevra en retour un paquet de mots, de quoi faire la route.  
     
    Et puis, un jour, c’est un linge empêtré dans la glaise, le cadavre d’une bête ouverte qui nous fait monter dans la bouche notre première poussées de mots.  
     
    Le linge entre. Tire en nous. Cherche la plaie où loger et croître.  
     
    « Et l’on est heureux que la terre, partout 
    Soit pareille et colle
     » 
     
    On croyait qu’écrire convoquait les choses dans l’ordre, chacune selon son rang, son numéro d’appel. On croyait qu’en séparant le noyau de son fruit on éviterait toute atteinte et que seule la beauté entrerait dans nos mots.  
     
    Un jour quelqu’un a écrit : «  Durci de matière », « Ils ont dit oui / à la pourriture », et encore : « Le linge n’est pas / ce qui pourrit le plus vite. » 
     
    Et c’est là, contre toute attente, que l’on a touché ses premiers mots, que l’on a fait sa première ponte.  
     
    C’est là que l’on a découvert son assise. Sa terre.  
     
    Car on est fait d’un tour intérieur, d’une main pétrissante que le regard ignore. Une main qui tire dedans et que seul l’appel d’une autre peut ouvrir.  
     
    À cela, il faut ajouter, un autre jour, le cadavre d’un être cher que l’on ne peut garder et que la terre gagne.  
     
    C’est là que tout commence.  
     
    Au moment où l’on apprend que rien ne tient nos gestes.  
     
    Que rien ne soulage cette plaie. 
     
    Que la matière appelle, cherche. 
     
    Et, c’est le fruit dévorant son noyau. 
     
    C’est là qu’est née notre écriture, dans la poussée des corps, leurs effondrements et leurs montées. Là où nos mots s’engrossent, prolifèrent contre l’étouffant, l’insupportable. 
     
    C’est là, où plus rien ne tient, qu’on a trouvé son enclave, sa poche d’air « pour chantonner contre la peur ».  

    .

    JEAN-LOUIS GIOVANNONI

    .

    aurores

     


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    Si d’indifférence
    tu deviens
    plus léger
    que ton ombre

     

    capable enfin
    de suivre
    ton coeur

     

    tu comprendras mieux
    mon silence

     

    mes questions
    qui n’espèrent plus
    de réponse :

     

    le vent
    chercherait-il
    quelque chose
    ou quelqu’un ?

     

    Les nuages sont-ils
    réels ?
    Les nuages reviendront-ils ?

     

    Avez-vous
    un destin
    paysages ?

     

    Ai-je pour vous
    un sens ?

     

    .

     

    RAYMOND FARINA

     

    .

     

    LIEN1

     


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  • 12/15/13--20:18: BRIGITTE GIRAUD
  •   Seul l'amour fissure la solitude

                        où il ne reste qu'un chagrin d'arbre au creux du jour.

     

    .

     

    BRIGITTE GIRAUD

     

    .

     

    ECORCE

     


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     Je suis un rêveur, un rêveur de mots écrits. Je crois lire. Un mot m'arrête. Je quitte la page. Les syllabes du mot se mettent à s'agiter. Des accents toniques se mettent à s'inverser. Le mot abandonne son sens comme une surcharge trop lourde qui empêche de rêver. Les mots prennent alors d'autres significations comme s'ils avaient le droit d'être jeunes. Et les mots s'en vont cherchant, dans les fourrés du vocabulaire, de nouvelles compagnies, de mauvaises compagnies. Que de conflits mineurs ne faut-il pas résoudre quand, de la rêverie vagabonde, on revient au vocabulaire raisonnable.
           Et c'est pis lorsqu'au lieu de lire je me mets àécrire. Sous la plume, l'anatomie des syllabes se déroule lentement. Le mot vit syllabe par syllabe, en danger de rêveries internes. Comment le maintenir en bloc en l'astreignant à ses habituelles servitudes dans la phrase ébauchée, une phrase qu'on va peut-être rayer du manuscrit ? La rêverie ne ramifie-t-elle pas la phrase commencée ? Le mot est un bourgeon qui tente une ramille. Comment ne pas rêver en écrivant. C'est la plume qui rêve. C'est la page blanche qui donne le droit de rêver. Si seulement on pouvait écrire pour soi seul. Qu'il est dur le destin d'un faiseur de livres ! Il faut tailler et recoudre pour avoir la suite dans les idées. Mais, écrivant un livre sur la rêverie, le jour n'est-il pas venu de laisser courir la plume, de laisser parler la rêverie dans le temps même où l'on croit la transcrire ? Je suis - ai-je besoin de le dire ? - un ignorant en linguistique. Les mots, dans leur lointain passé, ont le passé de mes rêveries. Ils sont, pour un rêveur, pour un rêveur de mots, tout gonflés de vésanies. D'ailleurs, que chacun y songe, qu'il "couve" un peu un mot familier entre tous. Alors, l'éclosion la plus inattendue, la plus rare, sort du mot qui dormait dans sa signification - inerte comme un fossile de significations. Oui, vraiment, les mots rêvent.

     

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    GASTON BACHELARD

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    GASTON

     

     


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  • 12/16/13--09:25: LE FOU
  • Vous me demandez comment je devins un fou. Cela m'arriva ainsi: un jour, bien avant que de nombreux dieux ne fussent nés, je m'éveillai d'un profond sommeil et trouvais que tous mes masques étaient volés, les sept masques que j'ai façonnés et portés durant sept vies; je courus alors sans masque à travers les rues grouillantes de la ville en criant: "Aux voleurs! Aux voleurs! Aux maudits voleurs!"
    Et quand j'atteignis la place du marché, un jeune homme, debout sur le toit d'une maison, s'écria: "C'est un fou." Je levais la tête pour le regarder; le soleil embrassa mon propre visage nu pour la première fois. Pour la première fois le soleil embrassa mon propre visage nu et mon âme s'enflamma d'amour pour le soleil, et je ne voulus plus de mes masques.
    Et dans ma folie, j'ai retrouvéà la fois ma liberté et ma sécurité; la liberté d'être seul et la sécurité de n'être pas compris; car ceux qui nous comprennent nous asservissent de quelque manière.

     

    ! DIAMON~11

     

    KHALIL GIBRAN

     

     

    ! DIAMON~11

     

    betelgeuse


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  • 12/16/13--09:42: LA NAISSANCE DES FEES
  • - Quand le premier de tous les bébés se mit à rire pour la première fois, son rire se brisa en mille morceaux qui sautillèrent de tous côté et devinrent des fées.
    (...)
    Et depuis, poursuivit Peter accommodant, chaque petit garçon ou fille devrait avoir sa fée.

    - Devrait ? Ce n'est donc pas toujours ainsi ?

    - Non, vois-tu, les enfants sont tellement savants de nos jours qu'ils ne croient plus aux fées. Toutes les fois qu'un enfant déclare : « Je ne crois pas aux fées », alors l'une d'entre elles tombe raide morte.

     

    ! DIAMON~11

     

    JAMES M. BARRIE

    " Peter Pan "

     

    ! DIAMON~11

     

    Etoiles


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    La beauté est de ses choses prochaines qu'il faut aller chercher comme un visage témoin de la source sous le feu.
    C'est ainsi qu'elles sont belles ces femmes, plus longue que les arbres et qui veillent sur l'adieu. Elles chantent au levant qu'un matin efface la poussière de l'exode.
    Elles entrent dans le rêve pour qu'il s'attarde sur l'histoire.
    À la ligue les tragédiennes les mères de fedayin.
    Elles portent dans le flanc l'appel du tragique : cette obstination de l'espérance qui envahit l'esprit d'un sentiment frappé d'une lumière plus loin que le monde.
    Silhouette gardienne du jour, elles montent et descendent les allées des camps, avenir d'une mémoire du café, du pain, du jasmin tissés ou l'exil et décide sa maison à l'infini du tr ait d'une carte.

    Je me souviens des regards qui croisent sur l'horizon intérieur, des mains qui sèment la force de la feuille dans l'écorce sèche, de là, hanche appuyant le visage de l'enfant assassiné sur la courbe chaude de l'enfant qui va naître.
    À la ligue je me souviens des chants dans le vent qui frappe le sable, de la gravure douce des visages parlant de la Terre.
    Palestiniennes...
    Passagère de la cordillère des ombres, les lignes de veille près des puits mêlés de lumière et misère, l'attache boréale du combat repose sur la branche de vos blessures.
    Contre la pierre en son vol, dans les blancs du couchant, l’Olivier prie pour l'oiseau qu'on enterre debout.
    Fiancées du vertige emportées des ruelles, vous distribuez au mur la colère du soleil et un berceau attend la mer.

     

    ! DIAMON~11

     

    GENEVIEVE CLANCY

     

    ! DIAMON~11

     

    palestine2

     

     

     

     


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  • 12/16/13--13:09: PAS ENVIE...
  • Je n'ai pas envie de parler des cerisiers en fleurs, pas plus que de la vigne chargée de grappes sucrées et dorées, non plus de l'horizon rougissant une fin de journée, ni d'un bain de minuit au clair de lune plus tard.  Je n'ai pas envie de m'enivrer de l'air pur d'un sommet enneigé, je ne veux pas devoir choisir entre un parfum poivré ou un autre fruité. Je refuserais une invitation au voyage vers le lagon bleu. Je n'ai pas besoin de lire le Goncourt, ni Pablo, ni Camus, ni Michel Braudeau. Ce n'est pas mon rêve de me trouver, seule, dans une grande pièce aux murs décorés de tableaux des grands maitres de la peinture. Pas même les envolées d'un clavier ne me séduiraient.  
    Je  n'ai pas envie d'un atelier privé avec fenêtre donnant sur la mer. Je n'ai pas besoin d'être véhiculée, au gré de mon désir. Je ne suis pas sûre de vouloir passer un dimanche à la campagne, chapeautée de paille, déjeunant sur une nappe à carreaux rouges et blancs. Pas besoin non plus de dormir dans de beaux draps ( on y est déjà). 

    Mais, autour de cette goutte d'eau qui nous fait vivre, je voudrais le monde meilleur , c'est tout...

     

    ! DIAMON~11

     

    JOSIANE

     

    ! DIAMON~11

     

    goutte2

     


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  • 12/17/13--09:41: LES PIVOINES
  • Tout juste le temps d'être de petites balles, de

    petits globes lisses et denses, quelques jours;

    puis, cédant à une poussée intérieure, de s'ouvrir,

    de se déchiffonner, comme tant d'aubes autour

    d'un poudroiement doré de soleil.


    Comme autant de robes, si l'on veut. Si vous y

    incite l'insistante rêverie.

     

     

    Opulentes et légères, ainsi que certains nuages.

     

     

    Une explosion relativement lente

    et parfaitement silencieuse.

     

     

    La grâce dérobée des fleurs.

     

    ! DIAMON~11

     

    PHILIPPE JACCOTTET

     

    ! DIAMON~11

     

     

    PIV2

     

     


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  • 12/17/13--12:02: CORRESPONDANCE...Extrait
  • Mourir ne heurte pas vraiment

    C’est vivre qui heurte, et de plein fouet;

     Mais mourir s’y prend autrement,

     En douceur, derrière la porte

     L’habitude australe de l’oiseau

     Qui dès que les gelées sont là

     Adopte une meilleure latitude.

     Nous sommes les oiseaux qui restent,

     Les transis aux portes des fermes

     Où nous est comptée une miette avare,

     Au point que les neiges, prises de pitié,

     Rentrent nos plumes au bercail.

     

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    EMILY DICKINSON

     

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    mort1

     

     

     

     

     

     


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  • 12/17/13--15:25: AVEC OU SANS SILENCE
  • Le temps ne passe plus

    La nuit ne guérit plus de la noirceur

    La vie se plie par les deux bouts

     

    Maintenant j’ai le cœur à l’écart

    Je suis celle qui se tient sur ses gardes

    Celle qui ne prend plus part

     

    Avec ou sans silence

    La vie n’est pas plus étanche

     

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    CHRISTIANE LOUBIER

     

    .

     

    photographies-noir

     

     

     


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  • 12/17/13--16:51: FENÊTRES FRAGILES
  • Éloignez-vous de ma fenêtre

    Ne secouez plus la poussière

    Que je fus pour vous

     

    Pas l’angoisse de plomb

    Pas la douleur dans chaque heure

    Juste la souffrance familière

    Comme un long cil sous les paupières

     

    Ne me parlez pas

    Pas un mot

    Pas besoin

     

    L’oiseau seul contredit le silence

     

    .

     

    CHRISTIANE LOUBIER

     http://christianeloubier7.over-blog.net/

     

    .

     

    architecture

     

     

     

     

     


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  • 12/19/13--11:13: VOULOIR
  • Je voudrais courir sur les mots tressés
    aux cheveux des enfants    prendre la clé des champs
    et mordre dans l’instant   si tendre de la jeunesse
    boire le vin des étés      si longs
                               aux parfums de framboise

    Je voudrais fleurir ma bouche de mots
    les saisir par le cou et les mettre à genoux
                            aux pieds des oiseaux
    couper l’herbe pour en faire une frise
    une écharpe de paille    un sourire qui grise



    ! DIAMON~11

     

    MARIA DOLORES CANO

    ! DIAMON~11

     

    marta orlowska

    Oeuvre Marta Orlowska

     


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