Are you the publisher? Claim or contact us about this channel


Embed this content in your HTML

Search

Report adult content:

click to rate:

Account: (login)

More Channels


Showcase


Channel Catalog


Channel Description:

Poésie, Littérature, Peinture, World music, Flamenco

older | 1 | .... | 28 | 29 | (Page 30) | 31 | 32 | .... | 183 | newer

    0 0

    Je ne répugne pas à marcher dans ma tête. Seul dans ma chair, l’infirmité danse comme une gitane autour d’un feu. Mon corps et moi, nous tenons l’humiliation du handicap à bout de bras, loin des flammes et des pas incertains. Un bateau à l’amer grince toujours dans la cruauté de mes rêves. Dans les bulles d’une brume opiniâtre, résiste la morsure faite aux formes pures. Mais, j’accepte la laideur qu’inflige la peine. Reste à convaincre les autres, tous les autres, que malgré l’infirmité, il n’y a pas péril en la demeure.  

     

     

     Mon physique et mon comportement s’additionnent. La mutation au placard de ma vie induit l’introspection et les guillemets ne révèlent plus aucune exception. Tout ne se partage pas, encore moins la mutilation corporelle. Chacun est seul face à la douleur. Mais lorsqu’elle est invisible, il ne tient qu’à soi d’être courageux. Mon identité s’est troublée, mon prénom a changé de look et je suis désormais « l’handicapé » qui occupe l’espace apprivoisé et qui se meut étrangement. La beauté se remarque, l’infirmité, aussi. Celui qui est aveugle bénéficie parfois de l’image d’un devin, celui qui présente un corps bafoué attise presque toujours la pitié. Toutes les phrases incluant « le pauvre », purgent mon indocile humilité. Mais comment imaginer une relation d’égal àégal lorsque les corps sont d’une typologie différente ? J’illustre la faille que chacun peut entrevoir en son sein. 

     

     

     L’écriture est ma cane blanche. Elle m’aide à traverser les terres inconnues et chaotiques. Elle redimensionne mon existence sur le fil d’un équilibriste. Là où je ne pose plus le pied, je glisse parmi les faux-semblants. Pour moi, le sol est partout où mon esprit me fait tenir debout. Je n’ai plus mal. Je m’accompagne. Les enjeux du monde social me verrouillent. J’habite le no man’s land et mes frontières ont le goût des espaces neutres. J’invente de nouveaux codes avec lesquels les intérêts opposés deviennent de validitééquivalente. Être porteur de ce que l'on considère être un handicap, c'est toujours devoir accepter l'inacceptable pour apprendre à vivre comme sujet avec son corps et la réalité.  

     

    .

     

    BRUNO ODILE

    http://brunoodile.canalblog.com/archives/2014/04/09/29626854.html

     

    .

     

     

    Folon

    Oeuvre Jean-Michel Folon

     

     


    0 0

    Ton regard amusé reste là
    posé sur la rumeur tonitruante qui t’entourait

    Tu es parti, disent-ils
    n’en crois rien
    tu vois bien que la vie ne part pas
    elle s’arrête
    mais tout reste en place

    Tu crois avoir rangé ton habit de terrien
    mais il n’en est rien
    tu bruisses entre des fils d’encre vive
    et encore tu ris
    dans les chambardements de l’absence

    Tu ne peux pas ne pas savoir :
    la poussière d’âme est tenace sur le blanc des papiers

    Tout reste
    tout est là
    l’absence n’emporte rien
    seules certaines choses ne se ressembleront plus

    Tu le sais
    partir n’efface que les lendemains

    Dans cette intermittence des heures
    nous aurions pu nous mieux connaître
    ici raisonnent encore
    des soupçons d’amitié inachevée

    Tu es là
    dans cet hier
    où tu glisses sur des rires et des sympathies

    L’indicible d’un regard pèse par-dessus mon épaule.

     

    .

     

    JEAN-MICHEL SANANES

     

    .

     

    shahda2

    Pierre Autin-Grenier par Ibrahim Shahda

     


    0 0
  • 04/15/14--10:56: JEAN MALRIEU...Extrait
  • Nous ne dormirons plus parce que nous avons ouvert les yeux.
    Peut-il y avoir encore une maison et un amour ?
    Ma voix se couvre de feuilles.
    Dans ma mémoire ont respiré tant de soleils
    Que j'ai salué ma table et mon fauteuil
    comme des étrangers venus par la route des années-lumière.
    Je ne sais plus qui j'ai aimé mais c'était toi.

    J'ai le délire dans la main.
    Nous ne sommes plus seuls. Le temps est venu parmi nous.
    Entends-le aux fissures de l'horloge,
    Il parle de soleils et de destins.

    Nous le saluerons avec des pierres et des brins d'herbe.

    Nous nous souviendrons du temps de notre terre.

     

    .

     

    JEAN MALRIEU

     

    .

     

     

    van gogh

    Oeuvre Vincent Van Gohg

     

     


    0 0


    CE TISSU DE FEUILLES découpées, les oiseaux le relient d’un bout à l’autre de leur vol, une longue fibre au bec. De temps à autre une navette multicolore traverse dans un cri l’enchevêtrement des rameaux et des branches.
    Un léger souffle, et les feuilles flexibles tournent à demi, tels les morceaux d’acier d’un mobile. Les bengalis amarante et les bengalis noirs dessinent je ne sais quel quadrille.
    Quel licier saurait ainsi placer et déplacer dans la trame du tapis une rose vivante, rouge ou noire. Pour quel camp du drap d’or cette tente animée aux écussons multiples.

    Et comment dire tous les cris, roulades et trilles étagés en profondeurs, aussi mêlés et agités que les feuilles. Car tout le feuillage chantait, respiration furtive au rythme déconcertant – l’on ne pouvait qu’avec peine s’arracher à son emprise.
    Paradis, paradis, perdu… Nous étions là, immergés dans notre pesanteur, soucieux de mille choses, collés au sol, tandis que là haut tout un monde vaquait à ses jeux et plaisirs. Parfois un flèche vive plongeait vers une flaque et reprenait le jeu mouvant. Un bref instant nous nous assimilons à ces créatures ailées aux cris joyeux, nos soucis s’enfuyaient et nous nous prenions à sermonner aux autres « regardez les oiseaux du ciel ».

    Cependant nul jardin n’est un enclos défendu. Pourquoi la brèche continue-t-elle à saigner sans répit. Tout le chant des oiseaux, toute la féérie de leurs couleurs, de leur brillance, toute l’harmonie drapée en plein ciel, n’est-ce donc que des ombres diverses projetées au plafond de la chambre d’un malade.

    Pourquoi la blessure saigne-t-elle encore, cette fontaine de douleur doit-elle bruire à jamais dans le commerce du feuillage allègre. Ou bien l’un et l’autre cesseront-ils ensemble leur chant dans une solitude sans limites.
    Il faudrait mieux écouter les oiseaux, déchiffrer leur chant fugace destinéà périr – (peut-il être, malgré tout, transmis comme un message). Mais lequel, parmi les humains, a compris le chant des oiseaux sinon celui qui leur parlait autrefois, les soumettait à sa parole.
    Du même coup nous avons oublié d’entendre les feuilles, si légèrement entrechoquées par le vent. Peut-être nous attendent-elles pour notre guérison.

    Jusqu’à la fin la douleur s’insinuera dans le cœur des hommes et des peuples. Les feuilles bénéfiques seront-elles encore là pour éloigner à tout jamais l’ennui, la misère, pour rendre à la joie, pour toujours, l’âme et le corps accessibles.

     

    .

     

    PIERRE ETIENNE

    http://mdpoesienomade.blogspot.fr

     

    .

     

    GEORGI PETROV

    Oeuvre Georgi Petrov


    0 0
  • 04/21/14--08:16: LILA BOUDJEMA
  • Faire pleurer les roses

    est mon chant d'amour

    dans mes yeux - mon aimé.

    T'évanouir sous ma robe fraîche

    sous la roseraie

    balbutiement - d'un songe.

    Les mots venus de mon cœur

    lentement amassés - pour toi

    à d'autres sont abandonnés.

    Et l'heure brève de tes sentiments

    dans mon jardin cueille la nuit

    de mes prunelles-ramier

    Tu gardes les tiges lisses dans - ta main

    faire pousser le coude d'un ciel muet.

    A la fenêtre le jour palpite

    comme le pouls d'une chambre - endormie

    Et les rideaux pâles trempent mes doigts

    d'eau vive pour - vous.

    L' Heure rêvée de vous meuler à - moi.

    La caresse d'une chose - la chose caressée.

     


    .

     

    LILA BOUDJEMA
    robe_rose2

     

     

     


    0 0

    Si tu donnes le nom d’une fleur à ton amour, choisis
    la plus secrète, la plus sauvage.
    Choisis un nom qui n’existe pas et ton amour se
    reconnaîtra dans le jardin de ton silence.
    L’amour parfois touche à la perfection du pont
    malgré la complexité de son arche : ce sont des
    voix d’une berge à l’autre.
    Un sourire d’une rive à l’autre : la reconnaissance.
    Si tu donnes le nom d’une étoile à ton amour,
    choisis celle qui traverse le ciel, choisis une étoile
    qui vient de loin et dont la brillance est une lumière
    monastique dans ton coeur. Choisis une étoile
    qui n’existe pas et ton amour se reconnaîtra.
    Si tu veux écrire un poème pour ton amour, choisis
    un rythme court et des mots précieux.
    Car ton amour est infini et précieux.
    Choisis des mots qui n’existent pas et ton
    amour se reconnaîtra dans la perfection des
    voyelles et l’accomplissement d’un baiser.

    .

     


    © PATRICK CHEMIN

     

    .

     

    pc

     


    0 0
  • 04/21/14--08:48: LE CHANT DES INNOCENTS
  • La voix des enfants du monde
    a chanté dans le grand vent
    les comptines de souffrance
    le rire moucheté de sang

    c'était la mer famélique
    qui pourléchait les dix doigts
    de cinq continents de rêves
    gorgés d'oranges de soleil

    dure poésie d'enfance
    que ma mangue soit in tesson
    si j'oublie au souffle du vent
    les pleurs les chants des innocents

    .

     

    PIERRE ETIENNE

     

    .

     

    inde,,,


    0 0

     Entre les mouvements croisés des voix, celle qui ne ressemblait à personne et à qui on a dû donner un nom… à l'inconnue de Cochem ce poème à deux voix.

     




    Le regard est présent

    immensément

    passage infime

    vers un infini troublant

    dénudé

    un lacis de pensées

    alourdies   engluées  

    une lecture prudente

    de tant de jours sans appuis

    un partage silencieux

    et irrésistible.

     

    Appel profond

    humain

    qui cherche écho

    en nous, l'Étranger.

     

    On reconnaît alors

    en sa respiration

    une espérance chargée de sève

    une pointe acide de bourgeons.

     

    On créerait

    une lenteur nouvelle

    une cascade de lait et de miel

    de grandioses orgues

    végétales

    des rives d'eau vive

    pour retenir – un temps -

    dans la clarté

    cet Autre qui n'est peut-être

    que nous.

     

    Songes aériens

    ou brisés

    naufrages peut-être

    en mémoire mutilée,

    d'autres ont vu avant d'être…

     

    L'ange a laissé

    le creux du secret

    la marque de l'indicible.
     

     

    Les yeux ont vu

    avant de naître

    et l'on s'épuise

    dans l'ultime inachevé

    dans la poursuite

    d'un monde duel

    noué de silence.

    On s'épuise

    dans l'inexprimé

    et l'on s'étonne

    de la marge maîtresse

    où s'écrit

    la précarité.

     

     

    Dans l'imprécision

    ou la tragique lucidité

    l'âme guide les mots…

     

    Rivière en crue

    ou fleuve paisible ?

     

    Inquiétantes

    parfois

    de silence,

    naissent de longues spirales

    aux creux déliés,

    sans ombre

    sinon celles posées

    sur le papier.

     

    Le jeu s'achève

    dans la mémoire vive

    dans le souffle de l'autre.

     

     

    Tu as recueilli le souffle

    tu l'as défriché.

    S'échappent

    l'acidité des brumes

    les hanches rugueuses

    des chênes

    et ton regard,

    chemin en suspens sans écho.

     

    Tu as recueilli le souffle

    tu l'as transporté.

    Alourdi de ton audace

    démuni

    retiré de la lumière

    dans l'échancrure infinie

    tu as essayé le chant.

     

    Tu as recueilli le souffle

    tu l'as amplifié.

    Dans ta gorge

    glisse une coulée de mots

    déposée par erreur

    sur mes rives.

    Je m'enlise

    vers l'ombrageux

    déjà sensible.

     

    Tu as recueilli le souffle

    alors que je sombre

    ailleurs…

    Rien ne s'établit

    sans souffrance.

    .

     

    AGNES SCHNELL

     

    .

     

    le-ch

     

     

     


    0 0
  • 04/26/14--02:29: L'AVANT-SAISON...Extrait
  • Les dieux ont déserté la terre
    ils ont laissé l’ocre et le bleu
    les cimes violettes la source
    le mercure ardent de la mer
    tel un peintre terrifié
    abandonne sa palette
    tels des courtisans chassés
    oublient leurs boites de fards

    voici les couleurs minérales
    parmi les hommes stupéfaits
    et leurs doigts inaccoutumés
    à ces mystérieuses merveilles
    effleurent de minces substances
    repliées sur leurs secrets
    offertes selon l’apparence
    chiffrés comme des énigmes

    un matin de grise attente
    à l’heure de l’aube plate
    sur la mer j’ai vu la beauté
    ériger ses hautes demeures
    j’ai vu dans le soleil levant
    le Christ dévoiler pour son Père
    et pour les hommes nouveaux-nés
    toutes les couleurs de la terre

    .

     

    PIERRE ETIENNE

     

    .

     

    terre2


    0 0


    0 0
  • 04/26/14--04:45: JEAN DIHARCE
  • Dites-le aux puissants
    je m'abandonne au vent
    lui seul peut me courber
    vague le blé
    vague la mer
    et les courants
    le souffle partagé de mes rêves vivants
    allez dire aux surfaits
    que je me laisse aller
    au temps du souvenir
    de mes rires d'enfants
    la vie rebelle
    belle
    des francs-tireurs
    et
    partisans
    criez-le aux meuniers
    à tous les haut gradés
    et aux faucheurs de vent

     

    .

     

    JEAN DIHARCE

     

    .

     

    chris may2


    0 0
  • 04/26/14--05:14: UN RÊVE ...PABLO
  •              La rue étroite, partagée par une gargouille, était pentue, bordée d'ateliers que chaque artiste occupait. Cela rendait l'endroit magique. Pedro m'accompagnait vêtu de son grand manteau noir défraîchi, ouvert sur une chemise blanche immaculée, ses cheveux aux larges boucles étaient libres, aucun sens ne leur avait été imposé; j'aurai dû le reconnaitre !!! Ses toiles séchaient dans son grand espace privé. Je les dévorais des yeux et mon regard croisa le sien qui me transperça, il me parlait de paysages d'hiver, de fontaines gelées, de romans que j'avais lus, j'avais l'impression de connaître ses endroits, de sentir l'atmosphère de moments vécus. Brusquement tu me vins à l'esprit, toi, mon amie partie trop tôt, et tout en moi fut plus fortement attiré vers lui; je compris...  C'était ton Pedro, ton " Pablo " en réalité, celui que tu avais tant aimé et dont tu me contais les moindres détails de votre histoire. De l'au-delà tu me l'avais fait rencontrer et à travers moi tu vivais ces instants. Tout mon être était fiévreux et c'est naturellement, qu'au bord d'un ruisseau, dans l'herbe tendre de l'immense toile exposée dans l'atelier, tu nous as poussés l'un contre l'autre; nous avons fait l'amour dans un accord parfait... Je me suis réveillée, empreinte d'un merveilleux sentiment , une nuit durant laquelle nous nous sommes retrouvées l'instant d'un rêve sans limite...... l'une avec l'autre fusionnelles...

    .

     

    JOSIANE

     

    .

     

    long-hair

     

     


    0 0

    Les livres que l'on n'ouvre pas
     sont murés dans leur silence
     il arrive qu'ils nous fassent signe
     et nous émerveillent
    tandis que la mutité des murs
     nous repousse

     il arrive aussi que les murs
     l'éclair d'un instant
    deviennent comme des livres
     des fenêtres ouvertes dans l'infini

     Et si la  dernière porte de la mort
    s'ouvrait comme une fenêtre ouverte
     aveuglée de soleil.

    .

     

    MICHEL CAMUS

     

    .

     

    SOLEIL2


    0 0
  • 05/01/14--05:18: JOEL GRENIER...Extrait
  • Sur l'autel des rengaines, je dépose la fleur pour accrocher, éphémère, un bonheur sans avenir.
    Y aura-t-il une guerre qui taira ses fusils en mettant des clochettes à la place des balles ? Est-il un enfant qui séchera ses larmes au parfum de la fleur ?
    Le muguet n'a pas de bois pour y tailler des planches et donner un abri à ceux qui dorment sous la lune.
    Il passe, empoté, au bout de quelques pièces pour donner l'illusion que l'on sait vivre ensemble. Même les drapeaux se déchirent à vouloir défiler chacun de leur côté. A chacun son bonheur !
    Et je cherche dans les landes inconnues les fleurs éternelles que l'on n'offrira pas mais que l'on cueillera, en brassées, tous ensemble, sans oublier personne.
    Mais je ne trouve que des mots qui fanent tout autant.

    .

     

    JOEL GRENIER

     

    .

     

    JOEL


    0 0

    Tu aimais les iris. Je t’ai donné un chant de fleurs et
    d’oiseaux sous le ciel.
    Tu aimais la musique. Je t’ai donné la sonate inachevée
    du vent dans les branches du vieux sud. Je t’ai
    donné le requiem de l’automne.
    Tu aimais l’amour. Je t’ai donné l’écoute.
    Tu aimais la lueur de la lune. Je l’ai posée dans mes
    mots au milieu du papillon de la nuit.
    Tu aimais les silences du corps. Je t’ai donné le souffle
    apaisant et la géographie lente de caresses partagées
    à l’infini.
    Tu aimais la cathédrale des forêts.
    J’ai marché sous les vitraux et pour te donner la paix
    infinie et le sens, j’ai laissé venir à moi le chant qui
    reliait le profane des mousses et la foi des pierres.
    Tu aimais l’amour. Je t’ai donné le corps des immensités.
    Je t’ai donné l’écoute. Et à chaque voyelle du
    voyage, j’ai pu inventer une source à tes désirs.
    Et puis j’ai aimé le silence que tu murmurais car il
    était ton enfant et ton origine.

     

    .

     

    © PATRICK CHEMIN

     

    .

     

    jayasuberg

    Oeuvre Jaya Suberg

     


    0 0
  • 05/01/14--10:50: ANDRE LAUDE
  • Nedjma Nedjma Nedjma Nedjma
    bouche de sucre lèvres de miel
    oiseau aux ailes coupées
    bouche et lèvres sonores
    je t'enlève dans mes bras
    je te hisse jusqu'au ciel
    là où n'atteint pas le froid
    là où ne flambe pas le fiel
    dans ma poitrine je t'emporte
    visage d'eau cheveux d'air
    qu'on ouvre grandes les portes
    deux orphelins de la terre
    demandent le toit et le couvert
    pour une nuit pour toujours
    nous avons pour seule fortune
    que les rossignols de l'amour
    fourbus nos sangs exultent
    la route fut semée d'éclairs
    il n'y a que les morts
    qui ne versent point de larmes
    qu'on ouvre grandes les portes
    à nos deux coeurs solaires
    nos uniques armes.

     

    .

     

    ANDRE LAUDE

     

     

    .

     

    andre,,

     

     


    0 0

    ...

    comment vous parlerais-je
    des fruits et de la neige
    quand on m'a volé mon jardin
    il y a dans l'enclos
    colchiques et perce-neige
    et toi qui attends si loin
    je ne sais de la nuit
    qu'un troupeau d'étoiles
    le pasteur a laissé
    éclairée sa lanterne
    oui ses moutons barbus
    ont l'air d'être des chèvres
    mais la mine ici n'a plus rien d'imposant
    on passe la limite des choses apparentes
    on gratte un petit peu
    pour voir un peu dedans
    passez votre chemin
    manieur des apparences
    le cheval de la nuit
    n'est pas ferré de gants
    il manque à ce sabot
    une étincelle bleue
    ou bien des ailes de goéland
    les mouettes muettes
    passent dans le jusant
    et l'avril est si loin
    que le grésil trépasse
    dans le cristal d'un jour
    plus froid que la glace
    ami de l'éternel
    je ne suis que passage
    je cherche comme toi
    un ailleurs oublié
    peut-être se cache-t-il
    au fond de ton visage
    dans le pli qui sépare
    tes beaux seins enneigés

     

    .

     

    JULOS BEAUCARNE

     

    .

     

    alessandra placucci,,

     Oeuvre Alessandra Placucci

    http://www.aplacucci.it/

     


    0 0
  • 05/05/14--09:03: VERS LE MATIN DES CERISES
  • Terres du verbe Amour
    terres froides froides

    Douleur et vent
    pierres et lueurs

    Terres du verbe Amour
    Toujours vierges

    qu'y planterons-nous un jour
    demain si nous voulons

    du Maïs et des Visages
    des oiseaux et des chants

     

    .

     

    ANDRE LAUDE

     

    .

     

    CERISIER

     


    0 0

    ...

    il faut toujours définir
    or tout est indéfini
    on se meut dans l’infini
    le fini reste à venir

    impossible ne serait
    pas français selon l’adage
    le possible se propage
    et c’est cela qui effraie

    on n’en a jamais fini
    de redouter l’aléa
    la chute d’un météore

    en plein sur le haut du toit
    et l’écrasement du nid
    qui met le dedans dehors

     

    .

     

    JEAN-CLAUDE PIROTTE

     

    .

     

    Francis Chaumorcel

    Photographie Francis Chaumorcel

     

     

     


    0 0
  • 05/05/14--13:42: ANDRE LAUDE...Extrait
  • ...

    si j'écris c'est pour que ma voix vous parvienne
    voix de chaux et sang voix d'ailes et de fureurs
    goutte de soleil ou d'ombre dans laquelle palpitent nos sentiments


    si j'écris c'est pour que ma voix vous arrache
    au grabat des solitaires, aux cauchemars des murs
    aux durs travaux des mains nageant dans la lumière jaune du désespoir


    si j'écris c'est pour que ma voix où roulent souvent des torrents de blessures
    s'enracine dans vos paumes vivantes, couvre les poitrines d'une fraîcheur de jardin
    balaie dans les villes les fantômes sans progéniture


    si j'écris c'est pour que ma voix d'un bond d'amour
    atteigne les visages détruits par la longue peine le sel de la fatigue
    c'est pour mieux frapper l'ennemi qui a plusieurs noms.

    .

     

    ANDRE LAUDE

     

    .

     

    Kurt Hentschlager,,

    Photographie Kurt Hentschlager

     

     


older | 1 | .... | 28 | 29 | (Page 30) | 31 | 32 | .... | 183 | newer