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Poésie, Littérature, Peinture, World music, Flamenco

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  • 08/25/14--15:08: CE SOIR DANS CE MONDE
  • Ce soir dans ce monde
    les mots du rêve de l’enfance de la mort
    il n’est jamais «ça », ce que l’on veut dire
    la langue natale châtre
    la langue est un organe de connaissance
    de l’échec de tout poème
    castré par sa propre langue
    qui est l’organe de la ré-création
    de la re-connaissance
    mais non celui de la résurrection
    de quelque chose en guise de négation
    de mon horizon de maldoror avec son chien
    et rien n’est promesse
    entre le dicible
    qui équivaut à mentir
    (tout ce que l’on peut dire est mensonge)
    le reste est silence
    sauf que le silence n’existe pas

    non
    les mots
    ne font pas l’amour
    ils font l’absence
    si je dis « eau », boirais-je ?
    si je dis « pain », mangerais-je ?

    ce soir dans ce monde
    extraordinaire silence, que celui de cette nuit !
    ce qui se passe avec l’âme est-ce qu’on ne la voit pas
    ce qui se passe avec l’esprit est-ce qu’on ne le voit pas
    d’où vient-elle cette conspiration d’invisibilités ?
    aucun mot n’est visible

    ombres
    enceintes visqueuses où se cache
    la pierre de la folie
    couloirs sombres
    je les ai parcourus tous
    ô reste un peu plus parmi nous !

    ma personne est blessée
    ma première personne du singulier

    j’écris comme qui… avec un couteau empoigné dans le noir
    j’écris comme je suis en train de dire
    la sincérité absolue continuerait étant
    l’impossible
    ô reste un peu plus parmi nous !

    les ébrèchements des mots
    en délogeant le palais du langage
    la connaissance entre les jambes
    qu’as-tu fais du don du sexe ?
    ô mes morts !

    je les ai mangé, j’ai avalé de travers
    j’en peux plus, de n’en pouvoir plus

    des mots muselés
    tout glisse
    vers la sombre liquéfaction

    et le chien de Maldoror
    ce soir dans ce monde
    où tout est possible
    hormis le poème

    je parle
    en sachant qu’il ne s’agit pas de ça
    toujours, il ne s’agit pas de ça
    ô aide-moi àécrire le poème le plus oubliable !
    celui que ne soit pas bon, même pas
    àêtre inutile
    aide-moi àécrire des mots
    ce soir dans ce monde


    .

     

    ALEJANDRA  PIZARNIK

     

    .

     

    SOIR

     

     

     


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    Lundi 25 août 2014
    Il est 19 h à Gaza

    Quarante –neuf jour de l’offensive militaire israélienne sur la bande de Gaza
    L’année scolaire 2014/2015 a commencé ce lundi en Cisjordanie, mais pas dans la bande de Gaza à cause de la situation actuelle et les bombardements israéliens (32 écoles détruites et 120 écoles endommagées).
    Les centres d’accueil à Gaza proposent des activités extrascolaires pour les enfants ce premier jour de la rentrée scolaire.
    L’armée israélienne poursuit ses bombardements et ses attaques sanglantes sur la bande de Gaza et intensifie ses raids ce lundi 25 août 2014.
    L’aviation israélienne a mené plus de 70 raids depuis ce matin.
    Quelle horreur !
    18 morts dont cinq enfants, trois femmes et une personne âgée partout dans la bande de Gaza.
    110 blessés dont 20 enfants et 18 femmes
    30 maisons détruites
    L’aviation israélienne est en train de détruire les immeubles, les tours, et les centres commerciaux.
    Un immeuble de 7 étages détruit dans la ville de Khan-Younis au sud de la bande de Gaza.
    Deux mosquées détruites dans la ville de Gaza
    Un centre commercial détruit dans la ville de Rafau au sud de la bande de Gaza.
    Un stade détruit au nord de la bande de Gaza
    Le passage de Rafah bombardé
    Un jardin public bombardé dans la ville de Gaza
    Trois fermes agricoles détruites
    Le port de Gaza visé
    Beaucoup de terrains agricoles visés
    Quelle horreur !
    Destruction massive dans la bande de Gaza : habitations, routes, bâtiments, écoles, universités, cimetières, fermes, infrastructures civiles, usines et terres agricoles.
    Quelle barbarie !
    Et ça continue !
    Le bilan s’alourdit au quarante-neuvième jour de l’offensive militaire israélienne contre la bande de Gaza et sa population civile :
    - 2130 morts palestiniens jusqu’à cette heure-ci, dont 565 enfants, 270femmes et 110 personnes âgées suite à des bombardements israéliens en quarante-neuf jours.
    - -10750 blessés lors de ces bombardements aveugles de l’armée de l’occupation israélienne, dont 2000 femmes, 437 personnes âgées et 3200 enfants
    -Plus de 7850 raids israéliens en quarante-neuf jours partout dans la bande de Gaza
    C’est terrible !
    Devant le silence d’une communauté internationale officielle complice
    Et devant des médias qui occultent cette réalité meurtrière dans la bande de Gaza.
    Gaza sera toujours debout !
    Gaza résiste, Gaza existe et Gaza persiste !
    Palestine vivra, Palestine vaincra !
    Amitiés de Gaza sous les bombes

    .


    ZIAD MEDOUKH

     

    .

     

    Rafah, au sud de Gaza, le 11 Août 2014,,

     

     


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    Je suis la dignité d’un peuple colonisé, opprimé, spolié, assassiné en silence, et j’ai un rêve
    Je suis la terre volée, déchirée, vampirisée, et j’ai un rêve
    Je suis la voix de la résistance et de la clairvoyance, et j’ai un rêve
    Je suis la mémoire et les paroles vives de la Palestine, et j’ai un rêve
    Je suis les droits inaliénables d’un peuple occupé, et j’ai un rêve
    J’habite un peuple digne et débout, et j’ai un rêve
    Je suis l’amour de la terre et la lutte pour la survie, et j’ai un rêve
    Je suis le pouvoir des mots qui dépasse l’impossibilité d’agir, et j’ai un rêve
    Je suis un palestinien qui sait braver son destin et j’ai un rêve
    Je suis un palestinien qui hait la haine et j’ai un rêve
    Je suis la douleur endurée dans la constance de l’espoir, et j’ai un rêve
    Je suis la persévérance d’une population
    Qui vit  un insoutenable pérenne et j’ai un rêve
    Je suis la ténacité  d’un peuple phare,
    Un peuple dont le monde libre se détourne et j’ai un rêve
    Je suis la noblesse d’une cause de justice, et j’ai un rêve
    Je suis le citoyen qui a subi toute une  histoire lourde et noire, et j’ai un rêve.
    Je suis la justice qui ne pourra être étouffée indéfiniment, et j’ai un rêve.
    Je suis l’humanité préservée dans l’adversité et le combat, et j’ai un rêve.
    Avec force, énergie, foi, et grandeur d’âme, j’annonce  ce rêve.
    Avec beauté, fierté et espérance, j’exprime ce rêve.
    D’une parole brillante et respectueuse, je révèle ce rêve.
    De ma terre tolérante de patience et de fraternité, je dis ce rêve.
    Sur la colline des oliviers, je clame  ce rêve.
    Sur les feuilles du printemps, avec le sang qui rougit nos visages, j’écris ce rêve.
    Alors que le monde est en cage et muselé, sourd et muet, je dévoile mon rêve.
    Avec les mots qui traduisent l’espoir et traversent les murs,
    Avec ma poésie, cette arme de paix, je crie mon rêve.
    Ma poésie affirme la primauté et l’universalité de l’humain
    C’est une poésie d’une  force sans pareille
    Elle se moque des frontières
    Car ils ne peuvent  la bâillonner  et entretenir la résignation.
    Oui, avec ma poésie, je raconte  ce rêve.
    Même si la paix est inéluctable, je dis mon rêve
    Même si l’ignoble est toujours au bout de l’injustice, je décris mon rêve
    Même si l’actualité est brûlante, confuse et irrationnelle, j’exprime mon rêve
    De ma prison à ciel ouvert, je parle de mon rêve
    Avec des mots intenses magnifiés par les combats, voilà mon rêve.
    Mon rêve est lucide et  transparent.
    Mon rêve est bâti avec patience et humilité.
    Mon rêve est l’ultime espoir face aux bourreaux.
    Mon rêve renversera les montagnes et traversera le fleuve des années.
    Mon rêve dénoncera la sordide et honteuse attitude de l’occupant.
    Mon rêve dépassera le sentiment d’impuissance et d’absurdité.
    Mon rêve pressent les premières fraîcheurs annonciatrices de notre liberté.
    Mon rêve est plus humain que mes geôliers et leurs complices.
    Mon rêve sort des ultimes larmes de notre cœur.
    Mon rêve s’inscrit dans la pensée universelle.
    Mon rêve luit comme une paume laborieuse.
    Mon rêve remplit le cœur des opprimés d’une grande joie.
    Mon rêve est beau comme l’odeur généreuse du café de nos mères
    Et le thé vert, fleuri et délicieux de nos grand-mères.
    Mon rêve se fait assassiner tous les jours, sans décence.
    Mon rêve souffre pour parvenir à un droit, juste un droit.
    Mon rêve est impossible à briser, à faire taire
    Car c’est le rêve noble d’un enfant palestinien innocent.
    Mon rêve pacifiste ensemence les cœurs.
    Mon rêve résiste comme notre branche d’olivier, symbole de paix
    Que l’occupant veut déraciner, étouffer et anéantir.  
    Mon rêve maintient la flamme de la vie et ne cache pas ses espérances.
    A ce rêve, coloré du drapeau palestinien,
    Ma détermination donnera plus de résonance.
    Je voudrai réaliser ce rêve
    Malgré les fous et leurs taupes qui cherchent à le briser.
    Il est proclamé haut et fort
    Malgré le vice israélien parvenu à son paroxysme
    Et inspiré par un sentiment exacerbé de toute puissance,
    Malgré cette arrogance à vouloir l’écraser.
    Ce rêve est chanté par un poème qui ne sera jamais inachevé
    Car une plume affûtée écrit ses mots.
    Le rêve que je vous annonce les yeux embués s’approche
    Ce rêve qui résiste aux oppresseurs, le voici :
    Ne pas devenir un cadavre,
    Ne pas mourir dans une geôle israélienne,
    Ce rêve est que ma terre soit cultivée par les mains et non par le sang,
    Que ma Palestine soit  libérée du joug des oppresseurs de l’ombre,
    Que l’espoir soit à son comble,
    Que les lambeaux de la nuit enjoignent
    De résister au courroux d’Israël,
    Que la paix dans la justice règne,
    Que nos jours soient toujours plus lumineux
    Malgré les lendemains incertains,
    Qu’on en finisse avec les décisions arbitraires, illégitimes et illégales de cet état d’apartheid,
    Que les colonies, cauchemar de l’occupation, disparaissent,
    Que  nos enfants prennent sans crainte le chemin de l’école,
    Que les étoiles remplacent dans notre ciel
    L’essaim des avions militaires,
    Que les rayons du soleil fassent chatoyer  nos collines
    Que le monde se réveille,
    Que  les crimes  banalisés de l’occupant ne restent pas impunis,
    Que le blocus immonde infligéà Gaza soit levé,
    Que la violence au quotidien prenne fin,
    Que s’effacent les larmes de nos mères,
    Que cesse la douleur de mon peuple,
    Que le mur de la honte disparaisse,
    Que les grandes puissances cessent de cautionner l’impunité de cet état illégal,
    Que soient bannis  des mots comme :
    Occupation, guerre, colonisation et violence,
    Que la douce colombe de paix, un rameau d’olivier palestinien dans le bec
    Se pose doucement sur l’épaule de notre mère Palestine enfin libérée,
    Que la lumière de la paix brille sur notre pays,
    Que justice soit faite,
    Que nos enfants grandissent dans la paix!
    Alors, oui, je rêve d’écrire le poème de la victoire
    Mais surtout je rêve
    De pouvoir témoigner de la vie et non  de la mort.

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    ZIAD MEDOUKH

     

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    banksy-oeuvre

    Oeuvre Bansky


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  • 08/26/14--11:47: POEMES MORTELS...Extrait
  • Ces joies qui sont comme des douleurs
    N’en parlons plus
    laissons ce monde mort écouler ses ruisseaux
    De sang jusqu’à la mer
    Laissons la nuit monter et pénétrer le ciel
    De fulgurante nuit
    Monde obscur et maudit dont le poids me soulève
    Je vous charge des peurs, je vous charge des maux
    Et du feu qui me ronge
    Et je reste un vaincu au bord de ce présent
    Fatal et dépouillé de gloire et de révolte.
    Je meurs lentement de vivre entre moi-même
    Et la malédiction de ces jours inutiles.

     

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    JACQUES PREVEL

     

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    PALESTINE13

     

     


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  • 08/29/14--15:08: MURALE...Extrait

  • (...)

     Et je veux, je veux vivre....
    J’ai à faire sur les figures du volcan car
    Les terres désolées sont terres désolées
    Depuis les jours de Loth jusqu’au jour d’Hiroshima.
    Comme si je devais vivre ici à jamais
    Habité par une passion d’inconnu.
    L’instant présent pourrait être plus éloigné,
    Hier, plus proche et demain, un passé.
    Mais je prends l’instant présent par la main pour qu’à mes côtés
    Il traverse l’Histoire et non le temps cyclique,
    Tel le pêle-mêle des chèvres de montagne.
    De quoi serai-je sauvé demain?
    De la vitesse du temps électronique
    Ou de la lenteur de ma caravane dans le désert ?
    J’ai à faire pour ma vie future
    Comme si je n’allais plus vivre demain.
    J’ai à faire pour un jour présent à jamais présent.
    C’est pourquoi j’écoute doucement
    Doucement la fourmilière dans mon cœur :
    Aidez-moi contre ma patience.
    J’entends le cri de la pierre captive

    Libérez mon corps.

    .

     

    MAHMOUD DARWICH

     

    .

     

    gaza 2,,


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  • 08/29/14--15:47: RIEN QUE LA LUMIERE
  • Rien que la lumière.
    Je n’ai arrêté mon cheval
    que pour cueillir une rose rouge
    dans le jardin d’une Cananéenne
    qui a séduit mon cheval
    et s’est retranchée dans la lumière :
    « N’entre pas, ne sors pas »...
    Je ne suis pas entré et je ne suis pas sorti.
    Elle a dit : Me vois-tu ?
    J’ai murmuré : il me manque pour le savoir,
    l’écart entre le voyageur et le chemin,
    le chanteur et les chants...
    Telle une lettre de l’alphabet,
    Jéricho s’est assise dans son nom
    et j’ai trébuché dans le mien
    à la croisée des sens...
    Je suis ce que je serai demain.
    Je n’ai arrêté mon cheval
    que pour cueillir une rose rouge
    dans le jardin d’une Cananéenne
    qui a séduit mon cheval
    et je suis reparti en quête de mon lieu,
    plus haut et plus loin,
    encore plus haut, encore plus loin
    que mon temps..


    .

     

    MAHMOUD DARWICH

     

    .

     

    ABBAS MOAYERI2-001

    Oeuvre Abbas Moayeri

     

     


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  • 08/30/14--08:06: DEUX FAONS JUMEAUX
  • Au soir, sur les taches de lumière entre tes seins,

    hier et demain s’approchent de moi.
    J’ai été créé ainsi qu’il convient au poème d’exister …
    La nuit naît sous ta couverture et l’ombre
    est perplexe ici et là-bas,
    Entre tes rives et les mots qui nous ont ramenés à leur timbre :
    " j’ai posé ma droite sur ta chevelure,
    ma gauche sur les deux faons jumeaux d’une biche
    et nous avons marché vers notre nuit particulière … "
    Es-tu réellement là ? Suis-je plutôt
    un amant précédent venu aux nouvelles de son passé ?
    Dors sur ton âme paisible entre les fleurs des draps.

    Dors, une main posée sur ma poitrine
    et l’autre sur le duvet qui poussera aux petits des mouettes.

    Dors ainsi qu’il convient au jardin alentour, de dormir …

    Nous nous sommes emplis d’un hier,
    emplis de l’obsession d’une guitare qui n’a pas de lit.
    Cette … passion qui déchire les pétales de roses
    épars autour de l’enclos.

    Dors sur ma respiration, souffle second, avant qu’hier
    n’ouvre ma fenêtre sur ses deux battants.

    Je n’ai pas d’oiseau national ni d’arbres nationaux ni de fleur
    dans le jardin de ton exil.

    Mais – et mon vin voyage comme moi – je partagerai avec toi hier et demain.
    Sans toi, sans la bruine qui scintille dans les taches
    de lumière entre tes seins, ma langue aurait dévié
    de sa féminité.

    O combien, moi et ta mère la poésie
    et tes deux petits, nous sommeillons sur les faons jumeaux d’une biche !

    .

     

    MAHMOUD DARWICH

     

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    WILLIAM RUSSELL FLINT

    Oeuvre William Russel Flint

     


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  • 08/30/14--15:12: TCHAO PANTIN
  •  

     

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    Je ferme les yeux
    Je respire à fond
    Je fais le vide dans mon disque dur
    Et puis j’envoie ma plume se promener
    Sur un morceau de papier
    Je laisse réfléchir les astres favorables
    À l’apparition de l’objet de mon désir
    Et puis… et puis… j’attends
    Un poème, un quatrain, un refrain ?
    Que sais-je ?
    Juste de quoi guérir mon désir

    Je crois que je suis apte
    À recevoir l’objet de mon désir… au hasard
    Quelques vers sculptés par un poète arabe
    D’origine syrienne, né en Égypte et adopté par la Tunisie
    Comme hymne prémonitoire
    Au printemps été arabe

    Ça y est… il y est
    Je vais vous lire
    Ce qui vient de tomber sous ma plume :

    « Lorsqu’un jour le peuple veut vivre
    Force est pour le destin, de répondre
    Force est pour les ténèbres de se dissiper
    Force est pour les chaînes de se briser »

     

    .

    http://www.lejournaldepersonne.com/2011/08/tchao-pantin/


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  • 08/31/14--04:08: L'UNIVERS DE PERSONNE
  •  

    .

     

    Ils n’ont toujours pas compris qui je suis… une femme certes… mais une femme guerrière… un sujet surréel et non un objet sensuel.
    Qui fait et se fait chaque jour la guerre sur le plan virtuel… parce que c’est là que tout se sème et tout se récolte… sur le champ des possibles… celui de notre pouvoir être.
    Et plus on me cherche et moins on me trouve… comme je l’ai déjà dit, je suis toujours ailleurs, jamais là où je suis… comme vous, je me cherche… comme vous, je m’y perds. C’est comme ça que je me fais aussi la guerre… en changeant quotidiennement d’air, d’atmosphère… être différente de ce que je parais… toujours plus exigeante et moins conciliante avec l’opinion courante… le regard de l’autre, le retard de l’autre sur votre propre regard qui est à l’origine de tous les écarts.
    Et puis ça ne me dérange pas de traverser le désert, pourvu que je ne sois pas mal accompagné. Seule plutôt que désolée…
    Je n’ai jamais été dupe de cette fuite en avant des apparences parce que j’ai toujours gardé au fond de moi, l’envie de persévérer dans ma décision d’être toujours Autre. Errante plutôt que fuyante… quitte à choisir, je choisis l’erreur plutôt que la fuite. Ou plus exactement l’errance comme une espèce de danse… danse sur un seul pied… le pied du hasard… c’est ce qui explique peut-être l’envie de certains de me faire trébucher.
    Car dans la vie, je n’ai rencontré que deux types d’hommes : ceux qui t’envient et ceux qui t’en veulent… mais personne pour aimer personne.
    C’est pour favoriser la rencontre d’un troisième type, que j’ai crée cet univers virtuel, où le possible prend le pas sur le réel, l’art sur la nature, et la littérature sur la pourriture.
    Parce que j’ai toujours eu la naïveté de croire qu’il n’y a pas de plus bel amour que l’amour des idées… qu’à part nos idéaux, tout le reste mérite de disparaître.

    Hegel disait que la lecture des journaux, était sa prière quotidienne : autrement dit : les faits et l’interprétation des faits.
    Seulement voilà, les faits ne m’intéressent pas plus que l’interprétation des faits. Ce n’est pas ma tasse café, j’aurais plutôt tendance à m’en défaire. À déconstruire comme un enfant pour tout reconstruire.
    Non, surtout pas les faits, je laisse ce soin ou ce besoin à d’autres. Je ne m’intéresse qu’à ce qu’on peut encore faire, ce qui reste encore possible… peut-être même jamais réalisé… l’inédit, l’insolite… l’interdit… de nouveaux horizons pour défier la Raison.
    Cela relève de quel art ? de la peinture, de la sculpture ou de la contre-culture ?
    En tous cas, ce n’est pas du cinéma… c’est plutôt un nouvel art de vivre qui s’affirme en affirmant qu’on ne peut pas vivre sans idéal… que le plus bel échange, c’est l’échange de nos idéaux, de nos rêves, de nos projections.
    C’est pour moi le préalable à toute émancipation des hommes, des femmes et des enfants… c’est ce que j’essaye d’exprimer tous les jours dans mes vidéos, en guise de prière.
    Et si ce n’était qu’un rêve ?

     

    .

     

    http://www.lejournaldepersonne.com/2014/05/lunivers-personne/

     


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  • 08/31/14--07:49: ETOILE SECRETE...Extrait
  • […]

    Il n'est pas trop de toute la vie,
    des années qui tournent comme les pages
    d'un livre lu en rêve;

    Il n'est pas trop des jours bus goutte à goutte,
    des nuits où l'on écoute dans le noir
    son propre cœur accompagnant au loin le vent;

    De toutes les nuits où dansent des lunes
    dans le cercle du Pacifique,
    les lunes que l'on ne verra jamais;

    De toutes les nuits où l'on écoute respirer
    au fond de soi
    des continents à la dérive;

    Des nuits blanches où l'on est mordu par la glace,
    des nuits rouges où l'on grelotte dans le sang,
    des nuits sans couleur où l'on glisse
    dans la mort tiède du sommeil

    Il n'est pas trop de la Vie éternelle,
    si l'étoile se lève pour toi.

    .

     

    JEAN EL MOUHOUV AMROUCHE

     

    .

     

    JAAMATI MOHAMED BATEAU,

    Oeuvre Jaâmati Mohamed


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    La simplicité c’est se mettre à nu devant les autres
    Et nous avons tant de difficultéàêtre vrais avec les autres.
    Nous avons peur d’être mal compris, de paraître fragiles,
    de nous retrouver à la merci de ce qui nous fait face.
    Nous ne nous exposons jamais.
    Parce qu’il nous manque la force d’être des hommes,
    celle qui nous fait accepter nos limites,
    celle qui nous les fait comprendre, en leur donnant du sens et en les transformant en énergie,
    en force précisément.

    J’aime la simplicité qui s’accompagne d’humilité.
    J’aime les clochards.
    J’aime les gens qui savent écouter le vent sur leur propre peau,
    sentir l’odeur des choses,
    en capturer l’âme.
    Ceux dont la chair est en contact avec la chair du monde.
    Parce que là est la vérité, là est la douceur, là est la sensibilité, là est encore l’amour.

    *

    La semplicitàè mettersi nudi davanti agli altri.
    E noi abbiamo tanta difficoltà ad essere veri con gli altri.
    Abbiamo timore di essere fraintesi, di apparire fragili,
    di finire alla mercè di chi ci sta di fronte.
    Non ci esponiamo mai.
    Perché ci manca la forza di essere uomini,
    quella che ci fa accettare i nostri limiti,
    che ce li fa comprendere, dandogli senso e trasformandoli in energia,
    in forza appunto.

    Io amo la semplicità che si accompagna con l’umiltà.
    Mi piacciono i barboni.
    Mi piace la gente che sa ascoltare il vento sulla propria pelle,
    sentire gli odori delle cose,
    catturarne l’anima.
    Quelli che hanno la carne a contatto con la carne del mondo.
    Perché lì c’è verità, lì c’è dolcezza, lì c’è sensibilità, lì c’è ancora amore.

    .

     

    ALDA MERINI (Milan, Italie, 1931-2009) 

    Traduit de l’italien par Stéphane Chabrières

    .

     

    WILLIAM RUSSELL FLINT

    Oeuvre William Russell Flint

     

     


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  • 08/31/14--09:06: LE MANUEL D'EMMANUEL
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    J’ai feuilleté le manuel d’Emmanuel
    J’y ai trouvé des perles à la pelle
    Du genre « la fleur est belle »
    Mine de rien c’est une proposition essentielle
    La fleur est belle
    C’est tout sauf anecdotique
    C’est pour ainsi dire un jugement esthétique
    Un jugement de goût, un jugement sur le beau
    Il n’a pas le vrai, ni le bien pour objets… mais le beau
    Qu’est-ce que je dis quand je dis que la fleur est belle ?
    Pas la fleur en général mais cette fleur particulière
    Je la regarde, je la contemple et j’obtempère
    En déclarant : la fleur est belle
    Mon jugement est pur… puisqu’il n’y a pas l’intérêt qui s’en mêle
    La fleur est belle est une proposition désintéressée
    Que tout le monde comprend, y compris l’insensé
    La fleur est belle c’est ce que j’éprouve
    Mais c’est ce que je suis incapable de prouver
    Parce que la beauté est sans concept
    Elle interpelle ma sensibilité pas mon intellect
    La fleur est belle parce que je la trouve belle
    Pas l’ombre d’une objectivité…
    Parce que la beauté libère de l’objet
    Elle est l’expression de ma subjectivité
    Parce que la beauté nous parle d’un sujet
    Du récit fatal et triomphal d’un sujet qui rit ou qui pleure
    En disant : la fleur est belle… il ne nous apprend rien sur la fleur
    Mais tout sur sa joie, son bonheur
    La fleur est belle sert bien ma cause
    Mais j’ignore laquelle…
    La fleur est belle…
    J’ai dit belle, pas utile, juste ciel
    J’ai dit belle, pas agréable grand diable
    Elle sert, me sert mais je ne sais quoi en faire
    Aucune partie liée avec le paradis ou l’enfer
    Finalité sans fin, mobilité sans frein
    C’est dans mon être que je me promène
    Je traine avec l’imagination qui m’entraine
    La fleur est belle… et je suis pour elle.
    A terre, persuadée que ma liberté est nécessaire
    Nécessairement nécessaire
    Et que cette nécessité nous libère de nous-mêmes
    La fleur est belle
    N’est pas une proposition circonstancielle
    Puisqu’elle prétend à l’universel
    Je la pose, repose et l’impose
    À l’humanité entière
    À tous les sujets sensibles
    Elle est, paraît et devient belle
    Pour vous comme pour moi, c’est essentiel
    De parier sur l’accord de toutes les sensibilités
    De faire comme si tous les cœurs s’accordaient
    Et tous les esprits communiaient
    Autour de ce réceptacle ou de ce spectacle
    De la beauté… celle de la fleur
    Qui pousse à Jérusalem
    Pourquoi Jérusalem ?
    Parce que c’est le nom de la fleur
    La seule qui n’appartient à Personne

     

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    http://www.lejournaldepersonne.com/2012/03/le-manuel-demmanuel/

     


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    le « je » compte les « moi »,

        

        tondre l’herbe rose
        dont se nourrissent les goyaviers
        de mon enfance,
        et celle orange que sirote le vieux manguier
        de ma naissance,
        faire brasier des jujubes et caramboles
        des surettes fluo,
        gommer avec l’index le sang blanchâtre
        des pommes cannelle,
        là où l’ombre donne l’heure
        des pays de sucre et de sèves,
        faire un pas de plus
        dans l’oubli,

        

        les gouttes de pluie
        ont des lèvres de femmes
        pour prédire l’avenir
        chaque goutte de pluie
        est de fait
        porteuse d’un silence
        tissé dans l’épice même
        du savoir,

        ( la pluie renseigne les morts, renseigne les fleurs)

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    KENNY OZIER-LAFONTAINE

     

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    annette bloch-jambet

    Oeuvre Annette Bloch-Jambet

     


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  • 09/06/14--03:34: TANGER
  • Opaline et de bleu, Tanger, la belle,
    Tremblée dans les lumières divine aquarelle
    Marine et de ressacs jaillis cristaux de sel
    Hérissés aveuglants dans la toile du ciel
    Rêves
    Etoilés dans les yeux infinis des mômes épelant échappées d’un deux trois oiseaux Lyre
    De soupirs
    Exhalés
    Vaporeux
    Exaltés dans l’azur
    Et je guette avec eux, le regard à l’envers et les boucles rebelles, éclosion sous les doigts insensés des brisants des figures des nuits qui vibrent dans nos chairs songes écrits au souffle voilé feu d’une voix expirant en silence, du bout ténu des lèvres, un sort filé aux âmes pailletées des enfants

    Pour qu’elles restent libres

    Me manquent plus que jamais, Tanger, tes mots enchantés et leurs corps et tes rides flagellées dans les vents comme cris du levant, comme élans de printemps de cigognes et de lierre, comme terres opale lézardées de soleil, comme mémoires gravées à tatous de nos fièvres, comme extases salines dans les roches ambrines, comme griffes félines de fièvres océanes pétries dans nos chairs et nos yeux embués de sel ou de lumière, me manquent
    Toi et
    Moi
    Faillies
    Malgré pâmoisons de bouquets amarante ou
    De sang
    Dans les murs
    Respire, me manquent toi et
    Moi suffocante à bris braises de toi, à feu bribes de nous vives encore en moi d’innocence d’avant
    D’avant quoi ?
    Respire
    D’avant toi, maintenant, d’avant moi, maintenant, d’avant
    Ce temps cinglant cinglé immuables présents de nostalgies de cendres et matins
    Aveuglants
    De cécités belles à mon âme à refaire au silence vierge des miroirs
    Eteints

    Ibn Battuta. Ce nom n’avait longtemps été pour moi que celui du bateau qui menait de Tanger à Algesiras, malgré l’énergie que mettait mon père à nous conter
    Me manquent
    Toi
    Et tes mots plus beaux que murmures des nuits
    Nous conter l’histoire d’un grand voyageur, ses récits, ses exils, mais je buvais ses mots sans l’écouter vraiment, ses mots qui m’enivraient comme bonheurs de papillons, comme rires de matins de marguerites et danse frêle de coquelicots. Je les happais bouche gourmande et les palpais comme des bonbons. Je les cueillais dans le désordre, guettais avide ceux qui fleurissaient marbrés d’amour et de rosée, humectaient ses yeux verts et incendiaient les miens. Je les cueillais dans le désordre et rhabillais le monde aux pigments de leurs sèves.

    Ibn Battuta a perdu son éclat. Il s’est fané fendu sous les frasques de l’Histoire, les larmes abrasives et les cris et les deuils des terres oubliées et des siècles trahis. Mon voyage a le regard béant de l’enfance égarée qui ne sait plus ses rêves. Le gout des pèlerinages amers. J’invoque mots à barioler le monde mais les papillons rampent, se heurtent et se bousculent, palpitent frétillent dans ma tête poussiéreuse agonie. Je cherche dans les plis des marées les dauphins des jours d’avant ma mémoire bâclée. J’irai les inventer plus tard dans les nuages.

    Tanger se dessine au loin, par-delà ce rocher ridicule, désormais, dénudé, désolé, gisant là enroulé dans les vapeurs des eaux comme corps dépecé scarifié sacrifié au bûcher meurtrier de jusants d’arrogances charriant dans leurs filets chevelures de milliers de misères étreintes fibreuses désespérances et j’invoque mots d’amour et de rosée qui me faisaient jadis cette île vaste d’exotiques contrées de terres cuites et de joies frappées dans les terres cuites aux fièvres des tam-tams, de terres qui s’écartaient sur les rides des sages, s’inclinaient, espéraient une ride en offrande, terres, de poètes et de rois courtisant âmes vives des chantres, terres de chants et de scribes savants et ruelles courant au creux des cités fières mais les terres d’Afrique brûlent, père, et les larmes des leurs grésillent dans les sables qui recrachent aux vents comme une offense à Dieu, l’Arabie a perdu son chemin vers demain et poètes et scribes ont péri, vois, père, et les livres ont brûlé sous des foudres aveugles et le monde, père, a perdu la mémoire, disloquée, vois, père, innommables miroirs, et prophètes et apôtres pleurent Jérusalem de sang sacrificiel et de pain profané et les rues de Bagdad sont de murs fissurés par hurlées assassines de haines et de terreurs et je convoque mots d’amour et de rosée mais tes mots se bousculent, s’effritent dans ma tête impossible agonie dont je colmate folle les souffles démembrées aux fissures des jours, corps, essaimés, comme puzzle éclaté dont les yeux à l’envers je suture affolée les traits défigurés ou je mourrai
    Sans toi
    En dernier souffle vain

    Gaïa se dresse, au loin, par-delà ce tumultueux détroit qu’Héraclès avait, d’un sifflement de sabre esquivé par Antée, ouvert làéruptif dans les eaux tourmentées tourbillonnant depuis sulfureux corps à corps et
    J’irai revoir les grottes ciselées
    Dans un chant de sirène éclos à même la pierre
    Ouverte
    Bleue, sur les deux mers apaisées, maintenant, déroulées langoureuses lagunes pailletées comme un rêve d’enfant, comme un rêve d’avant mes rêves égarés, quand Atlas soutenait la voûte d’un ciel beau dont je croyais encore les bleus impérissables et les flammes bénignes et j’irai
    Revoir
    Les vergers de fruits d’or volés aux Hespérides, les chimères enroulées aux branches des pommiers parmi nymphes riant aux goélands cendrés volant vers les salines, j’irai
    Mendier
    Tes mots
    A un jardin secret perdu dans les vallées...

     

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    BOUTHAÏNA AZAMI

     

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    ZEDD68,,

    Oeuvre Zedd68

     

     


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    Cette famille très riche a payé pour tuer cet éléphant de 50 ans pendant qu'il mangeait. Je dis que s'ils veulent poser avec lui, alors je pense que nous devons partager cette photo partout et la rendre célèbre.
    S'il vous plaît partagez afin que nous puissions trouver leurs noms et de leur donner la " con-damnation " qu'ils méritent.
    Cette famille est dégoûtante, écoeurante !!!

    ( Un indice, la mère - si j'ose m'exprimer ainsi, car elle n'a rien d'une mère pour monter cela à ses enfants - est métissée asiatique )

     

    PAUVRES IMBECILES !

    Diffusez un maximum...

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    connards2

     

     


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  • 09/07/14--11:16: BASCULA
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    Combien ça pèse ?
    Non, je ne vous demande pas votre appréciation
    Non plus… je n’ai pas besoin d’une estimation ou d’une approximation
    Je veux, je voudrais savoir le poids réel, à un milligramme près.
    Non, ça ne tombe pas du ciel… il faut toujours prendre la peine de peser, de sous peser les choses avant de se prononcer, avant de se fixer.
    Le bon poids, la bonne mesure c’est plus sûr.
    Oui, ça m’a pris comme ça… du jour au lendemain de vouloir peser mes mots…
    Pourquoi?
    Pour savoir s’ils sont lourds de sens ou s’ils ne pèsent rien dans la balance.
    Vilain désir de proc qui veut distinguer le roc du toc!

    Je sais que ce n’est pas à la portée de n’importe qui, qu’il faut s’y connaître :
    Être connaisseur…. ou comme on dit : avoir du goût pour estimer les choses à leur juste valeur.
    Et puis, il faut avoir les instruments, les moyens, les outils : le bon œil, la bonne oreille, le bon palais… Savoir toucher, avoir du tact… et le sens du contact.
    C’est un peu beaucoup. Mais il n’y a rien de mieux pour réussir son coup… il faut être très sensible pour ne pas rater sa cible. C’est terrible!

    On va tout de suite se mettre à l’ouvrage et effectuer le pesage.
    Le poids de certains mots va nous permettre d’aiguiser nos couteaux et de découper la difficulté en petits morceaux.
    Je récapitule : pour savoir le poids de quoi que ce soit, il nous faut une balance avec deux plateaux et quelqu’un pour peser, pour effectuer la pesée et des choses à peser : des mots, des idées ou des objets.

    Je mets le sexe dans la balance et je pèse, non je ne vous baise pas, je pèse…
    Je cherche combien ça pèse ? Ça pèse un kilo… non personne ne le dit, c’est pour ça que je le dis. Un kilo pour la baise…

    Un autre mot, un autre mal sur la balance : le pouvoir. Je renouvelle l’opération et j’obtiens deux kilos environ.

    Pour ne pas faillir devant la sainte trinité, on va peser l’argent pour que notre raison puisse faire des comparaisons. L’argent pèse trois kilos

    Ça explique peut être pourquoi c’est toujours l’argent qui fait le poids.
    Avec l’argent on peut se payer du sexe et du pouvoir.
    Avec le pouvoir on peut certes baiser au carré mais surtout se faire baiser par celui qui gère la banque d’à côté.

    Maintenant, je mets le mot « Révolution » sur l’un des plateaux de ma balance et RIEN sur l’autre plateau.
    Qu’est-ce que je constate? – que la Révolution pèse moins que Rien.
    Et pourtant…elle vaut plus que Tout …
    Et pour cause, elle nous garantit le changement de tous les paramètres : le poids des choses, la balance des comptes et la compétence de celui qui pèse.

    Essayez pour voir!

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    http://www.lejournaldepersonne.com/2013/04/bascula/


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  • 09/07/14--11:44: RENCONTRE
  • L'été longe ses haies vives,

    pique un verger au revers de sa veste.

    Dans ses cheveux,

    un pré s'est endormi.

    Le moineau, tout surpris,

    y cherche ses petits.

     

    Sous l'enclume du ciel

    jaillissent des rousseurs,

    arrosant, de leur jus,

    le dos des chemins.

     

    Barbouillés de résine,

    pris en flagrant délit

    de chahut fastueux,

    les pins rattrapent les oiseaux

    qu'ils avaient lancés trop loin.

     

    Le clapotis de leurs aiguilles

    invoque la mer

    qui, là-bas,rutile et patauge,

    enfant doré dans les flaques vermeilles.

     

    Toi, je ne te connais pas encore.

     

    Mais, déjà, à l'angle de mon corps et de la terre,

    s'épaissit comme un double de moi,

    une autre ombre,

    légère et lumineuse.

     

    Une autre ombre

    que je pourrai bientôt franchir,

    qui accueillera ma veille et mon repos.

     

    Prophétique,

    l'air rassemble nos deux souffles,

    tisse dans nos gestes

    des tuniques solaires,

    avant, bien avant la Rencontre.

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    BRIGITTE BROC

     

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    redon3,,

    Oeuvre Odilon Redon

     


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    Je n’attendais plus rien quand tout est revenu, la fraîcheur des réponses, les anges du cortège, les ombres du passé, les ponts de l’avenir, surtout la joie de voir se tendre la distance. J’aurais toujours voulu aller plus loin, plus haut et plus profond et me défaire du filet qui m’emprisonnait dans ses mailles. Mais quoi, au bout de tous mes mouvements, le temps me ramenait toujours devant la même porte. Sous les feuilles de la forêt, sous les gouttières de la ville, dans les mirages du désert ou dans la campagne immobile, toujours cette porte fermée – ce portrait d’homme au masque moulé sur la mort, l’impasse de toute entreprise. C’est alors que s’est élevé le chant magique dans les méandres des allées.
    Les hommes parlent. Les hommes se sont mis à parler et le bonheur s’épanouit à l’aisselle de chaque feuille, au creux de chaque main pleine de dons et d’espérance folle. Si ces hommes parlent d’amour, sur la face du ciel on doit apercevoir des mouvements de traits qui ressemblent à un sourire.
    Les chaînes sont tombées, tout est clair, tout est blanc – les nuits lourdes sont soulevées de souffles embaumés, balayées par d’immenses vagues de lumières.
    L’avenir est plus près, plus souple, plus tentant.
    Et, sur le boulevard qui le lie au présent, un long, un lourd collier de cœurs ardents comme ces fruits de peur qui balisent la nuit à la cime des lampadaires.

     

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    PIERRE REVERDY

     

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    gitanettes

     

     


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  • 09/10/14--13:35: LE CHANT DE MON OUD
  • Sauras-tu écouter,
    Sur le fil tendu éperdu des heures,
    Mon oud fêlé, qui pour toi,
    S’habille de mille feux d’oiseaux d’oueds ?
    Je te viens, de bien loin, te dire, de mon levant
    En courbes, le sang fatigué,
    Pourtant, tant enchanté de mon attente,
    De mon inextinguible soif
    Qui boit à la Seine de tes courbes assoiffées
    Et aux galbes dressés de tes seins parfumés
    Par tant de désir retenu, détenu
    Qui veut exploser et tuer ces inutiles morts lentes !
    Pourquoi ne suis-tu pas les pas de nos pas qui nous dansent ?
    Ecoute, donc, tout ce bois, toutes ces cordes,
    Qui en nous, qui par nous, qui pour nous
    Se font chair,
    Se font voix,
    De nos chairs,
    De nos voix,
    Voix de nos chairs,
    Chairs de nos voix
    Et renaissent à leur quintessence,
    Sans peines ni souffrances,
    De fontaine t’attendant, en stances
    Se tendant, s’étendant
    En oud, en ses pleurs fous d’incompris, en ses fleurs
    S’offrant aux feux de tes lèvres,
    A la chaude rosée printanière de tes seins qui ont soif,
    Roucoulant à quatre mains tous ces jasmins en éclairs
    Si lactés convolant en justes notes égarées
    Puis retrouvées en fugues mineures, en fugues majeures égayées
    Loin de toute frayeur, reniant les blêmes torpeurs,
    En volutes fulminant de cris d’aimer tapageurs
    De gémir, de soupirs, de complaintes et de bonheur
    Dits dans nos couleurs d’après silences et douleurs,
    En fusions enivrées de danseurs !
    Ecoute-le, mon oud, prendre en ailes
    Tes furtifs sourires d’apeurée
    Pour les faire planer
    Sur les plus hautes cimes des extases éclatées !
    Ris-toi, mais ris-toi, donc, de ces cendres
    Qui veulent étouffer les chaudes braises
    De ton corps qui brûle dans cette geôle
    Qui assassine ta liberté et ses radieux envols !
    Ecoute-le, mon oud, mon cœur,
    Te chanter en odes, toi qui l’as charmé :
    « Ceins tes seins des lauriers de tes trophées
    Qui méritent leur chemin de volupté,
    Pour laisser fleurir, à jamais, l’or
    De ce splendide bonheur,
    Le sublime droit d’aimer ! »

     

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    MOKHTAR  EL AMRAOUI

    " Le souffle des ressacs "

    http://mokhtarives.blogspot.fr/

     

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    mmm

     

     

     

     


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  • 09/11/14--12:23: VICTOR JARA
  • Pour ne jamais oublier le lâche coup d'état,du 11 septembre 1973, commis, au Chili, par le vil dictateur Pinochet contre le Président Salvador Allende!

     

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    Oiseaux libres,
    Oiseaux fiers du Chili,
    Un vent glacé,
    Dans Santiago assiégée,
    Porte vos chants endeuillés.
    Les nuages ensanglantés
    Par les serres des vautours casqués
    Explosent en larmes,
    En larmes de feu !
    Jara est mort!
    Le rossignol du peuple vient d’être tué !
    Oiseaux fiers,
    Oiseaux libres du Chili,
    Les deux mains tranchées,
    La guitare blessée,
    Jara a continué de chanter,
    De chanter et d’aimer.
    De chanter le peuple
    Et d’aimer la solidarité,
    De chanter la rose rouge
    Et d’aimer les déshérités
    Rêvant de liberté.
    La guitare broyée,
    Sous les coups traîtres
    Des pattes chaussées des bottes de la haine,
    Jara a encore chanté
    La justice pour les opprimés
    Et la beauté dans la fraternité.
    Oiseaux libres,
    Oiseaux fiers du Chili et du monde entier,
    Volez !
    Volez !
    Volez plus haut que le deuil,
    Plus loin que les larmes et les tristesses
    Car son sang répandu,
    Car ses chansons
    Sont un bouquet d’espoir,
    Sont un appel au combat !

     

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    © MOKHTAR EL AMRAOUI

     " Arpèges sur les ailes de mes ans "

    http://mokhtarives.blogspot.com

     

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    Victor Jara

    Victor Jara

     

     


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