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Poésie, Littérature, Peinture, World music, Flamenco

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  • 05/20/13--09:16: POEMES EN SURSIS...Extrait
  • Auras-tu le temps
    De cette buée sur les vitres
    Le temps d’un matin de printemps
    Quand l’heure est arrimée
    A la poignée de main
    A l’odeur du pain chaud
    Au rire d’un enfant

    Auras-tu le temps un instant
    De prendre enfin le temps

    Auras-tu le temps
    De ton dernier poème

    .

     

    GUY ALLIX

     

    .

    MUGUET3

     

     

     

     

     

     


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  • 05/20/13--22:33: PACIFISTE INCONNU
  • Nu, j'ai vécu nu
    Naufragé de naissance
    Sur l'île de Malenfance
    Dont nul n'est revenu
    Nu, j'ai vécu nu

    Dans des vignes sauvages
    Nourri de vin d'orage
    Et de corsages émus
    Nu, vieil ingénu
    J'ai nagé dans tes cieux
    Depuis les terres de feu
    Jusqu'aux herbes ténues
    Nu, j'ai pleuré nu
    Dans la buée d'un miroir
    Le coeur en gyrophare
    Qu'est-ce qu'on s'aimait... Samu

    Nu, j'ai vécu nu
    Sur le fil de mes songes
    Les tissus de mensonges
    Mon destin biscornu
    Mais nu, je continue
    Mon chemin de tempête
    En gueulant à tue-tête
    La chanson des canuts
    Nu, j'avance nu
    Dépouillé de mon ombre
    J'voulais pas être un nombre
    Je le suis devenu
    Nu, j'ai vécu nu
    Aux quatre coins des gares
    Clandestin d'une histoire
    Qui n'a plus d'avenue

    Nu, je suis venu
    Visiter en passant
    Un globule de sang
    Un neutrone des nues
    Nu, le torse nu
    Je voudrais qu'on m'inhume
    Dans mon plus beau costume

     

    .

     

    ALAIN LEPREST

     

    .

     

    schiele12

    Oeuvre Egon Schiele

     


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  • 05/22/13--16:39: MANIE
  • ....Sa Manie d'Aix en Provence était une grand mère qui gérait presque tout. Son visage auréolé de fins cheveux blancs un peu fous - " les cheveux blancs ont du charme lorsqu'ils encadrent le génie " -  aimait-elle dire en riant, un corps mince et souple,une allure déterminée, cette femme réglait tout sur son passage. Il est vrai que le domaine était vaste et  le travail ne manquait pas. Les animaux, les arbres, ,la terre ,la maison et ses occupants que constituait la famille. Rien n'était laissé au hasard. Presqu'invisible dans la journée ,sauf aux heures des repas,Elle la retrouvait le soir, après la toilette des " basses offices " et des " hautes offices ". Assises,chacune sur un fauteuil paillé protégé par une riche étoffe fleurie, elles discutaient  avant d'écouter des airs d'opéra que diffusait une radio locale, partageant des morceaux de caramel coupés en quatre, pour avoir l'illusion d'en manger  plus. Ces douceurs, présentés dans une coupelle en cristal étaient mises en  valeur sur un napperon  en dentelle.... très classe !!!! Puis le sommeil les gagnait ,elles abandonnaient le lieu et après un ultime passage à la salle de bain et un dernier bonsoir , se séparaient sans fioritures.
    Elle la retrouvait  le matin, un léger parfum d'Eau de Rose flottait, la table du petit déjeuner déjà dressée n'attendait que la famille . Ce n'était plus la grand mère du soir, la femme du devoir l'habitait dés l'aube et sa journée n'allait pas être de tout repos, ses doigts noueux l'attestaient... Elle la craignait un peu, ce côté autoritaire nécessaire pour que tout fonctionne bien, la gênait parfois. Mais, le soir venu Elle n'aurait manqué pour rien au monde ce petit moment privilégié où elles se retrouvaient dans l'intimité, durant lequel sa grand mère devenait sa Manie , rien que pour Elle...

     

    .

     

    JOSIANE

     

    .

     

    Vuillard8CC

     

     


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  • 05/22/13--18:07: LES MATINAUX...Extrait
  • Oh ! Rencontrée, nos ailes vont côte à côte
    Et l’azur leur est fidèle
    Mais qu'est-ce qui brille encore au-dessus de nous ?

    Le reflet mourant de notre audace.
    Lorsque nous l’aurons parcourue,
    Nous n’affligerons plus la terre :
    Nous la regarderons.

     

    .

     

    RENE CHAR

     

    .

     

    CHAR

     

     


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  • 05/22/13--18:27: CE VOYAGE...Extrait
  •  

    (...)

    Je ne suis pas libre, mon désir est dans l’oiseau
    Les rêves portent des roses, les doigts de l’ongle,
    Les pierres sont des yeux

    Dans mon sang la croix
    Je ne suis pas libre, à mon poignet palpite encore le temps qui construit
    les galeries calcaires pour ce sang,
    de petits ponts, des escaliers qui dévalent
    toujours plus bas leurs cailloux, les dates précises
    en pierre pour les collecteurs de pierre du ponton
    des pas que baigne le sel et les échos échoués
    la file des jours et les déchets

     

    jusqu’à m’élever et traverser
    le temps éparpillé, le sable, les étoiles
    Je suis un aimant, je retiens, si je veux.


    .


    EEVA-LIISA MANNER

     

    .

     

     

    MANNER 2

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • 05/22/13--18:58: ALAIN JEGOU
  • Echec sur toute la ligne
    pour les poètes visionnaires
    les aventuriers déjantés
    les jouisseurs effrénés
    peu soucieux de s’éterniser
    une fois la date de péremption
    du produit perso outrepassée
    la vie plombée recta
    le rêve écrabouillé
    le délire hors-la-loi
    plus qu’une obsession
    dans le crâne collectif
    prendre bien soin de son corps
    museler toutes ses envies
    et fantasmes débraillés
    pour battre tous les records
    de plate longévité
    ramer morfler suer
    se punir pour décrocher
    le bonheur de vioquir
    cuisses fermes et ventre plat
    toutes fuites maitrisées
    et pattes d’oie colmatées
    zombis légumes gâteux
    cadavéreux mais survivants
    agrippés à toutes forces ultimes
    contre vents et diarrhées
    au chiche plaisir d’être là
    et d’étaler leurs carnes
    en frimant du clapier
    démodés répudiés
    les destins fulgurants
    fichés fichus les allumés
    karchérisés les renégats
    excommuniés les révoltés
    écartés diabolisés entaulés
    les clopeurs les picoleurs
    les baiseurs les viveurs
    jogging aérobic roller
    bouffe light et WeightWatchers’
    hygiène de vie
    salubrité mentale
    indispensables pour palier
    aux carences et dégradations
    booster ses miches
    et brider ses pulsions
    pour résister au temps

     

    .

     

    ALAIN JEGOU

     

    .

     

    ALAIN JEGOU

    Alain Jegou

     


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    Nous prendrons le temps de vivre
    D'être libres, mon amour
    Sans projets et sans habitudes
    Nous pourrons rêver notre vie

    Viens, je suis là, je n'attends que toi
    Tout est possible, tout est permis

    Viens, écoute ces mots qui vibrent
    Sur les murs du mois de mai
    Ils nous disent la certitude
    Que tout peut changer un jour

    Viens, je suis là, je n'attends que toi
    Tout est possible, tout est permis

    Nous prendrons le temps de vivre
    D'être libres, mon amour
    Sans projets et sans habitudes
    Nous pourrons rêver notre vie

    .

     

    GEORGES MOUSTAKI

     

    .

    georges-moustaki 2


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  • 05/24/13--07:04: LE MIROIR EBLOUI...Extrait
  • Un miroir, voilà ce que nous sommes, lorsque nous prêtons une attention passionnée et émerveillée aux œuvres des arts créateurs.

     

    Les formes, les couleurs et les sons qui nous fascinent ont produit sur nous un effet de choc, comparable à celui que rencontrent nos yeux lorsqu’ils sont éblouis par une lumière intense.

     

    En pénétrant par effraction dans notre conscience, ils ont agi sur nous comme le soleil regardé trop longtemps : un vertige du regard qui nous dérange et qui nous comble en même temps.

     

    En remuant la poussière de nos habitudes mentales, ils réveillent la splendeur des images, le murmure des rumeurs ensevelies au fond de notre mémoire obscure.

     

    Ici se manifeste, dans toute sa puissance, le rôle fondamental des arts, qui est l’innovation incessante.

    C’est une vocation essentielle qui remplace les conceptions académiques de l’Art, avec ses notions périmées de l’« imitation » du réel, de la domination d’une « beauté » conventionnelle et d’une « vérité » illusoire.

    .

     

    JEAN TARDIEU

     

    .

     

    STEPHANE BILLIAU

    Oeuvre Stéphane Billiau

     

     

     

     


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    Qu’on regarde au dehors, le dedans vous reprend.
    On voudrait être au monde, on ne sait qu’échapper.
    Et tous ceux-là qu’on croise et voudrait arrêter
    ont le pas trop rapide et sont pris par l’élan.

    Qui parle des lointains évoque une autre vie.
    Et c’est pour mieux tromper ce sentiment de n’être
    qu’en exil ici-bas, un voyageur peut-être
    mais qui ne pèse pas et reste sans appui.

    Nous avons des manies de vivants qui s’absentent,
    qui pour prendre enfin pied s’accrochent à des leurres
    en faisant reculer l’horizon qu’ils s’inventent.

    Partir est toujours une façon d’être là,
    lever l’ancre encore un rêve de pesanteur,
    et c’est pour aller plus loin qu’on ne s’en va pas.

     

    .

     

    MICHEL BAGLIN

     

    .

    PICASSO B

    Courrier de Picasso à Jean Cocteau

     

     


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  • 05/24/13--07:33: L'ALCOOL DES VENTS...Extrait
  • Je rends grâce au temps perdu, le nez au vent,
    aux rêveries qui finiront bien par faire un jour le monde meilleur,
    aux jours chômés, aux heures de grève et à la moindre seconde volée au chapelet de nos pointeuses.
    A ces instants qui ont creusé nos puits
    et que l’on dit enfuis quand ils ne cessent de nous poursuivre.
    A tes épaules légères qui n’avaient qu’à frissonner dans l’air du soir pour que nous existions.
    Je rends grâce à toute parenthèse,
    au temps retrouvé, le nez au vent, dans une odeur de foin coupé et de vacances,
    à la madeleine de Proust comme aux cours mal pavées,
    aux anfractuosités des jours où l’écume se recueille et sédimente.

     

    .

     

    MICHEL BAGLIN

     

    .

     

    BAGLIN

     

     

     

     


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  • 05/24/13--09:06: PIERRE-ALBERT JOURDAN
  • À ce qui vient et qui, comme précipité par son propre mouvement, te déborde - et la lassitude le nomme hasard - qu’opposerais-tu ? Hasard n’est qu’un nom, le plus commode ou exaltant, je ne sais ; il est la somme de ces forces qui s’inscrivent dans ton propre destin : et quoi de plus qu’une pression infime du temps, l’éclosion d’une fleur de cerisier ? Hasard est un des noms de cette poussée au-dedans de toi. Pourquoi l’habiller ?

    Vois comme est lisse ce visage modelé par le vent, lorsque toutes les poussières tiennent dans ton poing ; lorsque tu ne discernes plus s’il est poing, bourgeon ou fleur, ou pourriture. Lorsque, à ce qui vient, tu es source dans la source.

     

    .

     

    PIERRE-ALBERT JOURDAN


    L’espace de la perte, Éditions UNES, 1984

    sur

    http://enjambeesfauves.wordpress.com/2012/04/08/ce-qui-vient/

     

    .

     

    SOURCE

     

     


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  • 05/24/13--09:39: BERNARD PERROY
  • Dans tout ce dédale, il te revient à la mémoire une ville

    ou plutôt un village et sa vie remuante

    dans le creux des ruelles

    quand la chaleur commence à s’évaporer

    aux premières heures du soir…

     

    Pays de roches, d’escarpements,

    rassasient ton regard d’homme encore enfant

    puisque c’est là le lieu de ton village natal…

     

    On n’entend plus que la pierre tisser avec l’air une musique d’été

    quand la nuit s’apprête à accueillir tous ces lampions domiciles,

    ces lucarnes de vie, ces intérieurs où tout à coup,

    loin des sueurs du désert saharien,

    il fait bon vivre…

     

    (un village imaginaire, quelque chose comme Ghardaïa dans le M’zab)

     

    .

     

    BERNARD PERROY

     

    .

     

    JAAMATI MOHAMED

    Oeuvre Jaamati Mohamed

     

     

     

     


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  • 05/25/13--11:34: HÖLDERLIN
  • "Ne faire qu'un avec le tout,

    voilà l'existence divine,

    voilà le ciel de l'homme.

    Ne faire qu'un avec tout ce qui vit,

    combler de félicité, perdre la conscience de soi même

    en retournant au grand tout de la nature:

    voilà la hauteur sacrée, le lieu de l'éternelle

    quiétude où midi perd son accablante chaleur

    et le tonnerre sa voix, où la mer démontée

    devient pareille aux vagues de blé."

     

    .

     

     FRIEDRICH HÖLDERLIN

     

    .

     

    BLE 2

     


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  • 05/25/13--13:24: CHARLES JULIET
  • " Peindre
    Entailler
    Inscrire en Hâte
    Dans la pierre
    Ou par les mots
    Ce qui
    Sinon
    Serait tout aussitôt
    Comme n'ayant
    Jamais été"

     

    .

     

    CHARLES JULIET

     

    .

     

    kohn

    Oeuvre André Kohn

     

     


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  • 05/25/13--15:02: OEUVRE POETIQUE...Extrait
  • Enfances
    Ô douleur
    Ô joie
    C'était parmi les vents

    Et nos maisons
    D'enfance avaient duré

    Pierre
    Après pierre en démesure

    Se souvenant ."

     

    .

     

    BEATRICE DOUVRE

    Editions Voix d'Encre

     

    .

     

    michel charrier

    Oeuvre Michel Charrier

    http://michelcharrier.typepad.com

     

     

    .

     

     


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  • 05/25/13--15:29: LE JARDIN
  • "Arrête-toi au fond de ce jardin
    Pour l'air et pour le peu de roses
    Arrête-toi, je te rejoins
    Tu es plus belle que mon attente...

    Je te rejoins
    Il n'y a plus personne dans ce jardin
    Les quelques pas avaient gravé la terre
    C'était mon pas

    Ô disparue derrière les ronces."

    .

     

    BEATRICE DOUVRE

     

    .

     

    michel charrier

    Oeuvre Michel Charrier

     http://michelcharrier.typepad.com

     

     


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  • 05/26/13--07:23: NATHALIE RIERA
  •  

    Au plus près de la bouche, les fraises, les tresses, la prose des roses, ce vœu que la parole ne soit pas vaine, appuyée sur le monde d'ici, avec ses déviances, variantes de cercles et autres figures, fragrances, aura et fumée, sel et semences, sol et abîme, le monde d'ici, avec ce qui est sans voyelles ni consonnes, sans piques ni scintillement, simplement le temps de ce qui est

    voilé, momentané

     

    à aimer

    le cœur au plus près de la bouche

    à parler de cet éclair sur le papier

    ...

    pas d'encre sur la langue

    ce qui ne se raconte pas

     

    au plus près du cœur, les flèches et les falaises, et sous le ciel démis, la pensée au bord de l'eau

     

    .

     

    NATAHALIE RIERA

     

    .

     

    RIERA

     

     

     


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  • 05/26/13--08:01: ZENO BIANU
  •  

    Je commencerai par être

     

    un souffle

     

    d'année-lumière

     

    contre le vertige

     

    de la tentation

     

    du malheur

     

    une anthologie

     

    des bouleversements

     

    un retour

     

    de nuit blanche

     

    qui coule

     

    dans les veines

     

    une tendresse

     

    démesurée

     

    au milieu de la poussière

     

     

     

    Je commencerai par être

     

    un sourire

     

    blessé

     

    une fêlure

     

    centrale

     

    un tressaillement

     

    une souveraineté

     

    fluide

     

    tendue

     

    la part donnée

     

    offerte

     

    au vide

     

    une salve

     

    dans l'imprévisible

     

    je commencerai par être

     

    avec la peau des dents

     

    .

     

    ZÉNO BIANU

    144 Poètes d'aujourd'hui autour du monde

     

    Anthologie Seghers 2008

     

    .

     

    CIHAT

     

     

     

     


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  • 05/26/13--23:59: JUARROZ
  • La nuit tombe parfois
    comme un bloc de pierre
    et nous laisse sans espace.
    Ma main ne peut plus alors te toucher
    pour nous défendre de la mort
    et je ne peux plus moi-même me toucher
    pour nous défendre de l'absence.
    Une veine jaillie sur cette même pierre
    me sépare aussi de ma propre pensée.
    La nuit devient ainsi
    la première tombe.

    .

     

    ROBERTO JUARROZ

     

    .

     

    nu artistique c

     

     

     

     

     


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    Toujours la même foule de miroirs
    au-dessus des terrasses
    la parole parlante
    sauvagement présente
    la beauté seule
    les livres par milliers

    c’est beaucoup de choses
    l’émotion l’émeute
    le mauve accentué autour du tilleul
    ne rien dire
    dire oui.
     
    .
     
     
    PASCAL BOULANGER
     
    Editions Tarabuste
    2003
     
     
    .
     
     

    TILLEUL2


     
     

     


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