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Poésie, Littérature, Peinture, World music, Flamenco

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  • 08/21/16--04:36: L'ÂME DES MAREES...Extrait
  • Silence

    duvet de cygne blanc

    déposé par magie

    sur le Sophora

    arbre au miel

    cocon de ta douleur

    Solitude apprivoisée

    Etouffer le sel des larmes

    Respirer les murmures de la nuit

    Fuir la cacophonie infernale

    de toutes ces sirènes d'alarmes hurlantes

    de tous ces morts jetés en pâture aux chacals et aux

    hyènes ricanantes et goulues

     

     

    Silence

    hydromel caressant

    de ses bras enlaçant les spasmes

    de ton coeur

    dénudé

     

     

    Il te cajole te berce te console

    t'offre les couleurs de l'arc-en-ciel

    où les flammes crépitent

    un beau soir d'automne

     

     

    Silence habité des amants

    Prélude célébréà l'orée des nuits

    Tu te faisais sirène

    te lovais en cette alcôve chaude

    Ton âme fut tant caressée

    -- sortilège damné --

    ses corolles déployées

    Ô cruel réceptacle du venin

    Silence

    que tu réclamais

    loin de l'Agora

    Silence

    qui t'enveloppe et te laisse là

    pelotonnée asphyxiée

    vite ensevelie sous la vague tentaculaire

    qui déjà

     

    t'engloutit

     

     

    Silence

    prince des Ténèbres

    glas orchestré des oraisons funèbres

    Ce Silence

    -- Ô ce Silence assourdissant --

    te séduit

    te protège

    te captive

    pour mieux t'emprisonner

    dans les rets resserrés interminables

     

    de l'attente

     

     

     .

     

     FRANCOISE RUBAN

    allerauxessentiels.over-blog.com

     

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    parkes-

    Oeuvre Michaël Parkes

     

     


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  • 08/21/16--13:12: LE COEUR RIANT...Extrait
  • Ta vie est ta vie
    Ne te laisses pas abattre par une soumission moite
    Sois à l’affût
    Il y a des issues
    Il y a de la lumière quelque part
    Il y en a peut-être peu
    Mais elle bat les ténèbres
    Sois à l’affût
    Les dieux t’offriront des chances
    Reconnais-les
    Saisis-les
    Tu ne peux battre la mort
    Mais tu peux l’abattre dans la vie
    Et le plus souvent tu sauras le faire
    Le plus il y aura de lumière.
    Ta vie, c’est ta vie.
    Sache-le tant qu’il est temps
    Tu es merveilleux
    Les dieux attendent cette lumière en toi.

     

    .

     

    CHARLES BUKOWSKI

     

    .

     

    LUTTE

     

     


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  • 08/21/16--13:52: AIMER A REINVENTER LA RAISON
  • Je prendrai de l’énergie cinétique des vents et des océans tout ce qu’ils ont d’électrique et j’en ferai des rafales d’éclairs qui allumeront les hauts quinquets ancestraux pour éclairer la profondeur des cieux afin d’y graver ton prénom. Adviendra l’orage qui éclatera l’espace et brisera les temps, submergeant de ta voix les antiques prophéties. J’ordonnerai aux fleurs qu’elles se nomment par la spontanéité des hasards sans saison comme raison. Je troquerai mes colères pour un lit de tournesol et sous le plaid de jasmin s’écrira notre amour en caractères de flammes dans une prose adulatrice, ainsi, nous amasserons les feux charnels dans la ferveur des nuits enjolivées de griseries en délires. Tu humeras mon souffle comme un autel fumant de véhémentes douceurs et tu sentiras mon amour pour toi doux comme l’aurore blanche mais tenace à faire fondre les neiges en ramiers blancs. Tu les verras survoler des astres inconnus pour t’apporter les nectars célestes aux rires enivrants d'où naîtront des oracles nouveaux et tu verras les voluptés s'allumer du sublime en flambeau modifiant la destinée des dieux. Je ferai de mes imperfections des talents avec tout le génie imaginable et j’humecterai de ta larme de joie les flèches des Vénus et Éros, tous deux à genoux comme des divinités mineures devant ta grâce aux soleils dansants.

    La lumière réfléchit dans la source de tes yeux
    Limpides et profonds
    Comme un miroir d’eau en ses ondes, capiteux
    A toi, le rêve se confond
    Ton regard filtre de la grâce du désir impérieux
    Les larmes de mes rayons
    L’amour se secoue, se fortifie et en moi il fait foi
    Par tes lèvres, j’y crois.

     

    .

     

    DJAFFAR BENMESBAH

     

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    salvador dali2

    Oeuvre Salvador Dali


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  • 08/22/16--04:08: ALAIN JEGOU...Extraits
  • Ne pas se laisser surprendre, grignoter, bouffer par la pétoche.

    Jamais.

    Fi du doute de soi et de la désespérance à surmonter.

    Toujours braque et buté.

    Toujours poursuivre sans pleurnicher ni s’appesantir sur son sort,

    ni spolier d’un ou deux degrés le cap qu’on s’est fixé.

    Plus sûr d’étaler l’adversité bout à la lame qu’en fuite ou à la chole.

    Quoi qu’il arrive, toujours poursuivre et sans se retourner sur quelque souvenance de bien être terrien

    qui ferait ployer la ténacité, s’étioler les forces rageuses et le furieux désir de s’en tirer.

     

    ...

     

    Gagner d’autres espaces illisibles

    entre les champs de herses et de couchant

    entre les étoiles fatales et de mémoire sanguinolente

    Gagner d’autres accents qui déchirent les chairs

    cette flamme-fièvre en plein cœur fichée

    hurlant avec elle l’ombre évasion des nuages

    Gagner à d’autres galbes

    ce cri dégoulinant du silence

    le soir fuyant et mal en chaque peau le noir

    Gagner d’autres sanglots

    Gagner d’autres néants

     

    .

     

    ALAIN JEGOU

     

    .

    .

    Guy-Denning-

     Oeuvre Guy Denning


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    " Cette tendresse qui vient aux arbres
    au printemps feuillages qui se nimbent
    au gris de l’averse sous la caresse
    abrupte des soleils rasants
    ce flux de sang aux joues des jeunes gens
    l’onde qui nie le temps
    au sourire des vieillards
    ces traces sur le sable avant l’envol
    dont nous déchiffrons l’appel
    qui en voit la beauté
    sinon nous "

     

    .

     

    JEAN LE BOËL

     

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    JEGOU


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  • 08/22/16--04:25: JOEL GRENIER...Extrait
  • Un jour, il partira au bord des rives roses, le corps à moitié nu pour se vêtir de vent. Avec une envie folle de chasser les nuages de quelques traits lancés au hasard des mots.
    S'il lui faut prier pour défaire la mer de ces tâches rouges qui racontent le sang de tous les opprimés, il le fera, je crois, le doute agenouillé sur un mauvais prie-dieu.
    Mais les vagues retireront sa plainte en dénonçant les hommes et leurs idoles.
    Alors, le corps à moitié nu pour se vêtir d'oubli, il entrera dans l'eau pour vivre dans la paix des profondeurs.

     

    .

     

    JOEL GRENIER

     

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    marin

     

     

     


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  • 08/22/16--07:07: POUSSIERE D'OUBLI
  • Ce que j'ai vu, je l'ai écrit

    comme la pluie sur les vitres

    et les larmes des roses, et tout

    ce que j'ai oublié demeure



    là, dans ce grand sac de voyelles

    posés contre le pied de la table

    où le temps passe entre ma vie

    et moi sans blesser personne

     

    Quand plus rien ne chante au dehors

    je puise dans le sac et sème

    sur la page un peu de poussière

    d'oubli et le jour paraît comme

    un musicien qui tend son chapeau

     

    .

     

    GUY GOFFETTE

     

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    GUY

    Oeuvre ?

     

     

     


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  • 08/22/16--07:08: GUY GOFFETTE...Extrait

  •          J'ai cru longtemps comme toi qu'il suffisait de toucher
             le bois d'une table pour marcher avec la forêt,

             de caresser le galbe d'une statue pour donner
             un corps tout neuf à l'amour, de croquer

             un fruit vert pour que s'ouvre à nouveau
             le jardin de l'enfance et que la mer appareille

             qui était blanche comme tout ce qui endure
             sans parler le feu des longs désirs.

                                                                     J'ignorais

             que là où l'enfant peut entrer de plain-pied
             un mur se dresse que le temps a bâti

             avec nos cœurs aveugles, avides, nos belles
             promesses, nos serments de papier,

             et c'est celui-là même où nos rêves se brisent
             que tu défais, poète, pierre après pierre,

             avec des mots de rien, des mots de peu
             que les pluies ont lavés, les silences taillés

             comme un diamant dans la lumière des jours.

     

     

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    GUY GOFFETTE

     

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    rezvani2,

    Oeuvre Serge Rezvani

     

     


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      J'ai dit toutes les paroles que je savais, toutes.
             J'ai prononcé ton nom pour moi et pour

             ce que nous avons été ensemble, ce grand corps
             balancé entre la mer promise et la terre d'habitude

             à chercher une route vivante et qui parle pour nous.
             Mais nous avons épuisé l'eau du désert avant même

             que le soleil nous touche les lèvres, et cet hiver
             qui n'en finissait pas de tendre ses pièges

             entre nos bras, nous l'avons assez poursuivi
             pour savoir qu'il séparait nos traces

             et nous perdait dans la neige des jours.
             À présent, face à face, nous attendons la nuit.

             Je dis des mots qui ne passent pas par ma gorge
             et toi, tu redemandes un café très fort

             pour changer la couleur des larmes.

            
                ...               



              Ce que je voulais toujours avec toi, c'est partir
                            et que la terre recommence

              sous un autre jour, avec une herbe encore nubile,
                             un soleil qui n'appuie pas trop
       
              sur le cœur et puis du bleu tout autour comme
                              un chagrin qui se serait lavé

              les yeux dans un reste d'enfance, et que le temps
                              s'arrête comme quand tout

              allait de soi, tout, quand partir n'était encore
                              qu'une autre façon de rester

              comme l'eau dans la rivière, les mots dans le poème
                              et moi, toujours en partance

              entre l'encre et les étoiles, à rebrousser sans fin
                              le chemin de tes larmes.

     

    .

     

    GUY GOFFETTE

     

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    GOFFETTE


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            Humanitéun drôle de mot Humanitésac de misérables créatures jetées entre ciel et terre frères
               sœurs de poussière humanité visages éblouissants désirs tendresses meurtres argile modelée
               brisée molécules jointes disjointes qui vous fabriquent du Je du Tu du Nous à n'en plus finir
               humanitéà foison j'y macère avec vous je voudrais sortir goûter une larme de solitude une
               larmichette qui aurait goût de miel saveur d'oubli ou goût de joie très bleue mais j'ai la bouche

               pleine de vos de nos cris je ne sais même plus si j'ai un cri à moi
     
               est-ce que quelque chose est à moi ici dans ce cachot dévasté du XXI° siècle
               est-ce que j'existe moi qui mâche les mots chaque nuit les miens les vôtres et suis
               sommée de veiller jusqu'au matin
     
               il y a toujours un mur on ne sait pas de quoi il est fait rien ne sert de tendre la main devant soi
               comme un aveugle en espérant toucher sa rugosité ou son lissé trompeur parfois il semble
               s'éloigner la respiration s'amplifie la cage thoracique gagne  quelques centimètres
               un verre de vin une goutte d'eau de vie parachèvent le mouvement le ciel reprend couleur
               l'air apporte des embruns inespérés une odeur d'iode coule dans les veines on se permet de
               rire comme ceux qui toisent l'horizon avec assurance ceux qui parlent couramment
               le "libre-arbitre" réfutent le poids des pierres dans leur jardin ont-ils jamais aperçu le mur
     
               le mur s'édifie quand il veut où il veut s'immisce à l'intérieur subitement sous la peau il occupe
               la chair avec ses moellons d'angoisse ses cailloux-caillots ses os poussiéreux ses morts
               décomposés ses cris rentrés ses silences délétères ses fondations toujours plus profondes
               toujours plus envahissantes
     
               se peut-il qu'il soit illimité...
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    FRANCOISE ASCAL
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    guy denning2a

    Oeuvre Guy Denning


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  • 08/22/16--13:06: RESPIRER
  • Au plus creux point de toi,
              dans la plus vaste, dans la plus compacte solitude.
              ni feu, ni lieu, la maison vide sous le toit
              béant. Où la pierre de l'être a basculé, où se dénude
              le temps. Passé fossile. Paroi lisse du futur,
              et le présent vertigineux. Un pas. Un saut. Courage.
              C'est qu'il en faut du cœur au ventre. Qu'il est dur
              d'aller ainsi. Viens, reprends souffle. Pâturages
              de la jeunesse, verts espaces, horizons
              perdus. perdue aussi cette douceur de vivre.
              Au plus noir point de toi. dans le tison
              du jour. Tu as jeté tes armes et tes livres.
              Avance, avance, ne t'attarde pas
              à ramasser les morceaux de ta vie.
              Un pas. Un saut. un pas. Encore un pas.
              Très peu de temps te reste. La pente gravie,
              tu te trouves déjà sur le dernier versant.
              Au plus haut point de toi, devins toi-même
              avec ce que tu es, chair, lymphe, sang,
              muscles et nerfs. Si peu de chose. Dans l'extrême
              pauvreté de ton existence mise à feu,
              mise à nu, mise à sac. Tu vas renaître,
              pour la quantième fois? Si tu veux,
              si tu le peux – et tu le peux – reprends ton être
              où tu l'avais laissé. Avance. Avance.
              Le jour tient à un cheveu.

     

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    LILIANE WOUTERS

     

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    Joan Sicignano,

    Oeuvre Joan Sicignano


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    Einstein a découvert en fin de vie que l’amour était la base de tout – Lettre à sa fille Lieserl. » Un texte récemment rendu public, qui se passe de tout commentaire

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     Je pense, lorsque j'ai proposé la théorie de la relativité, très peu m'ont compris.
    Ce que je vais te révéler maintenant va provoquer l'incompréhension et les préjugés du monde.
    Je te demande donc de conserver cette lettre aussi longtemps que nécessaire, d'attendre des années, des dizaines d'années jusqu'à ce que la société soit suffisamment avancée pour accepter ce que j'explique ci-dessous.
    Il a une force extrêmement puissante pour laquelle, jusqu'à présent, la science n'a pas trouvé une explication officielle.
    C'est une force qui comprend et régit toutes les autres.
    Elle est derrière tout phénomène qui opère dans l'univers.
    Cette force universelle est l'Amour.
    Lorsque les scientifiques étaient à la recherche d'une théorie unifiée de l'univers, ils ont oublié la plus invisible et la plus puissante des forces.

    L'Amour est Lumière, il éclaire ceux qui le donnent et le reçoivent.
    L'Amour est gravité, il fait que des personnes sont attirées vers d'autres.
    L'Amour est puissance, il démultiplie ce que nous avons de meilleur et permet que l'humanité ne s'éteigne pas dans son égoïsme aveugle.
    L'Amour révèle et se révèle
    par l'Amour, nous vivons et nous mourons.
    L'Amour est Dieu, et Dieu est Amour.
    Cette force explique tout et donne son sens premier à la vie.
    Il s'agit de la variable que nous avons ignorée pendant trop longtemps, peut-être parce que l'Amour nous fait peur, puisque c'est la seule énergie de l'Univers que l'homme n'a pas appris à gérer par sa volonté.
    L'Amour est la force la plus puissante qui existe, car il n'a pas de limites.
    Après l'échec de l'humanité dans l'utilisation et le contrôle des autres forces de l'univers, qui se sont retournées contre nous, il est urgent que nous nous nourrissions d'un autre type d'énergie.

    Si nous voulons que notre espèce survive,
    si nous voulons trouver un sens à la vie,
    si nous voulons sauver le monde et chaque être sensible qui l'habite, l'Amour est la seule réponse.
    Peut être nous ne sommes pas encore prêts à fabriquer une bombe d'Amour, une machine assez puissante pour détruire toute la haine, l'égoïsme et la cupidité qui dévastent la planète.
    Cependant chaque individu porte à l'intérieur de lui un petit mais puissant générateur d'Amour dont l'énergie attend d'être libérée.
    Lorsque nous aurons appris à donner et à recevoir cette Énergie universelle, nous pourrons affirmer que l'Amour conquiert tout et est capable de tout transcender, car l'Amour est la quintessence de la vie.

    Je regrette vivement de ne pas avoir pu exprimer ce qui, dans mon coeur, a palpité silencieusement pour toi toute ma vie.
    Il est peut-être trop tard pour demander pardon, mais comme le temps est relatif, j'ai besoin de te dire que je t'aime et de te remercier car, grâce à toi, j'ai trouvé l'Ultime réponse.

     

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    ALBERT EINSTEIN

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    amour

     


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    Donne-moi la flûte et chante
    Car le chant est le secret de l’existence
    Et le murmure de la flûte survivra
    Bien au delà de l’existence
    As-tu comme moi fait de la forêt ta demeure et déserté les palais

    Suivi les rivières et escaladé les rochers
    T’es-tu purifié de parfum et imprégné de lumière
    As-tu bu le nectar de l’aube dans des coupes sans corps

    Donne-moi la flûte et chante
    Car le chant est le secret de l’existence
    Et le murmure de la flûte survivra
    Quand aura péri l’existence
    T’es-tu comme moi posé le soir dans les bras de la vigne,

    caressé par des grappes en or,
    T’es-tu couché sur l’herbe drapé du ciel de nuit
    Oubliant le passé et ignorant le futur

    Donne-moi la flûte et chante
    Car le chant est l’essence des roses
    Et le sanglot de la flûte survivra
    Quand aura disparu, la flamme de l’existence
    Donne-moi la flûte et chante
    Et oublie mal et remède
    Car les êtres ne sont que des lignes écrites avec de l’eau.

     

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    KHALIL GIBRAN

     

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  • 08/24/16--12:35: QUE PESE UN MOT ?
  • Que pèse un mot
    Contre l’abîme d’un cri révulsé,
    Traqué sous un déluge de fer ?
    Que pèse un mot
    Contre l’hallali des balles sifflantes,
    La chape de malheur d’un ciel bourdonnant ?
    Que pèse un mot
    Contre le crime et le sang,
    Les yeux cavés des innocents ?
    Que pèse un mot
    Dans la balance de l’oubli
    Quand la terre a reverdi
    Sur les corps à peine refroidis ?
    Que pèse un mot
    Quand Dieu ne fait plus le poids,
    Quand Dieu lui-même a perdu la foi ?

     

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    JACQUES ROLLAND

    .

     

    guy denning 7,

    Oeuvre Guy Denning

     

     


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  • 08/24/16--12:47: MON ENFANT
  • Mon enfant
    Mon petit tout
    Mon garçon mon fils
    Je t’en prie,
    Par tout
    Ce qui survit et renaît
    Ne grandis pas,
    Reste tout neuf
    Tout bleu tout jour au-dedans,
    N’émousse ni ton regard
    Ni ton âme
    Ni ne taris
    Le petit ruisseau de ta chanson.
    Mon petit
    Mon abeille
    Mon brin de soleil
    Cours à vau-l’eau
    Sur les routes du ciel,
    Danse, danse
    Mon arbrisseau
    Mon roseau sur le vent,
    Ose encore et toujours ton rire
    A la face du ciel
    Et laisse tomber je t’en prie
    Ce qui se trame
    Et chuchote
    Dans la cour des grands.
     

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    JACQUES ROLLAND

     

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    Willy Ronis

    Photographie Willy Ronis


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    « ... La vie est un mythe. Mon âme et moi, nous fîmes nos bagages et cherchâmes dans le quartier un gîte qui n'aurait été qu'un gîte. Le pain est simple, l'amour est simple, la mort est simple. Pourquoi les pauvres hommes ont-ils voulu la vie si compliquée ? Pourquoi la bourrent-ils à l'envi de leurs fantaisies ? Que de fatigues, et que de déchets ! ...Ils nous convient dans leurs théâtres pour écouter des dialogues de vendeurs aux soutiens-gorge, ou dans leurs parlements pour entendre des harangues de tambours de village, ou dans leurs salons pour admirer la Vénus Teinturière. Vivre ! Docteur, je voudrais vivre ! Pourquoi les hommes ne sont-ils pas comme les feuilles d'un arbre, toutes propres, silencieuses et discrètes ? Faut-il des âmes d'élite ? Oui, bien, il en faut. Et des cerveaux de princes et des sensibilités de grands hommes. Oui, mais il ne faut pas que celles-là. Paris doit avoir avant tout des habitants et non pas des génies à chaque étage, comme des dentistes ou des tailleurs à façon. Je ne suis qu'un homme qui veille dans son phare, une abeille qui porte sur son dos son miel noir, un passant parmi les passants. J'aime la vie, comme les courtilières aiment leur chemin, et les tuiles leur coude à coude aux tempes des maisons. Je voudrais faire mon devoir d'homme parmi des spectacles réels, "dans de la banalité riche". Je voudrais qu'il n'y eut qu'un phare tous les mille mètres sur cette route qui nous mène à la mort. Des génies, mais des hommes. Non, je ne suis pas théologien, ni un fasciste, ni un rouge, ni un mauve, ni un syndiqué, ni un des plus brillants romanciers de ce temps, ni l'auteur dramatique le plus en vue, ni le commis voyageur le plus actif de la Pensée Française, ni quelqu'un des pontifes les plus adorables des Lettres, ni un charmant causeur, ni un ornement des salons. Je ne suis qu'une lampe de chair et d'ombre. Je sens pourtant ce qui est bien et ce qui est faux. J'ai attaché mon existence au corbillard des pauvres. Et j'aime mieux mordre dans le saucisson de la mère Bourdognon que de me prendre au sérieux. Tous ces génies me font peur. Si au moins ils avaient apporté des joies, s'ils avaient créé quelque chose ? Car enfin, il y a eu Rabelais, Balzac, Pascal, Baudelaire, Stendhal, Musset, le père Hugo, ce grand prêteur dont ils taisaient tous le nom. Il y a eu Rimbaud, Mallarmé, Verlaine et Debussy. Même, il y a eu Bizet et Fragonard. Et tous ceux qui les précèdent. Alors, qu'on ne secoue pas les braves gens dans leur lit parce que le jeune Pèteprouf a accouché d'un pouâme, d'une piécette, d'une musiquette, d'une historiette ou d'une peinture lurette. Sinon, nous allons appeler les artilleurs à leurs pièces à notre tour, nous autres qui avons cent ans et plus de coins de Paris, et de bouquins, et d'application. Nous aussi, nous avons une Révolution qui menace derrière nos fagots. Mais une révolution obscure, digne, toute en veilles fantastiques, en velléités de bonne tête. Un coup de tête de Poésie, une déclaration d'amour plus artiste à la matière. Une autorisation donnée aux hommes de se risquer entièrement, corps et âme, dans l'aventure ! Il faudrait une Révolution du courage contre la facilité, de la méditation contre le bagout, de l'art vrai contre l'art à portée de tous. Et de mon cañon de silence et de lassitude, je les vois venir, ceux qui la feront, au nom de l'honneur de sentir. »

     

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    LEON-PAUL FARGUE

     

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    Van_Gogh Paris

    Oeuvre Vincent Van Gogh - Toits de Paris

     

     

     


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    « Jamais, quand c'est la vie elle-même qui s'en va, on n'a autant parlé de civilisation et de culture. Et il y a un étrange parallélisme entre cet effondrement généralisé de la vie qui est à la base de la démoralisation actuelle et le souci d'une culture qui n'a jamais coïncidé avec la vie, et qui est faite pour régenter la vie. Avant d'en revenir à la culture, je considère que le monde a faim, et qu'il ne se soucie pas de la culture ; et que c'est artificiellement que l'on veut ramener vers la culture des pensées qui ne sont tournées que vers la faim. Le plus urgent ne me paraît pas tant de défendre une culture dont l’existence n’a jamais sauvé un homme du souci de mieux vivre et d’avoir faim, que d’extraire de ce que l’on appelle la culture, des idées dont la force vivante est identique à celle de la faim. »

     

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    ANTONIN ARTAUD

     

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    guy denning2a

    Oeuvre Guy Denning

     

     


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            Heure bénie parmi les heures, celle où la clameur du
                large consent au silence son royaume,
            Celle où l'enfant cède à contrecœur au fil du sommeil, 
            Où l'on n'entend plus qu'un grillon solitaire et le
                grincement indécis d'une persienne mi-close.
     
            Dans le bassin de marbre blanc, l'eau retrouve son
               calme et plus rien n'effraie les créatures du fond.
     
            C'est l'heure de toutes les solitudes!
     
            Celles conquises de haute lutte dans la verdure
    inattendue d'un pays de soif,
            Celles qu'on enfouit telle gemme improbable dans
                la blessure encore vive d'une chair immémoriale,
            Et celles qu'on croyait à jamais perdues et qu'on retrouve
                soudain au beau milieu d'une foule qui gronde.
     
             Ô grandes solitudes de ces temps d'une autre race!
          
             Ce fut un cri.
             Un seul et unique cri sorti du cœur d'un olivier millénaire,
                 remportant dans l'onde de son souffle inédit tout un
                 ordre de choses finies.
     
             Oui, grande fut la méprise
             Et immense sera le tribut.
     
            Combien de temps, encore, l'outrage?
            Combien de fois, encore, faudra-t-il mourir?
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    MOËZ MAJED
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    mo_z


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  • 08/26/16--08:08: LES IMPARDONNABLES...Extrait
  • En poésie, comme dans les rapports entre les personnes, tout meurt dès qu’affleure la technique. Ma véritable éducation de l’esprit n’eut jamais d’autre fin, depuis l’aube du monde, que la mort de la technique, de ce triste savoir-vivre que les adultes fournissent un jour à l’enfant, lui à qui tout réussit avec le plus grand naturel. À cet artisanat du vivre, chaque homme est arraché sur le seuil de son innocence – comme jadis les princes, attirés loin de la maison paternelle par les fleurs jaspées ou par la biche aux abois. C’est un voyage nécessaire, qui devra cependant conduire bien au-delà de la rose ou du cerf, au fond des gouffres et des terreurs, là où le savoir-vivre, dans un contact réel et métaphorique avec les quatre éléments, commencera de fondre comme cire.

    Et pourtant j’aime le temps où je vis car c’est le temps où tout s’évanouit et que c’est peut-être, justement pour cela, le vrai temps du conte. Certes, je ne fais pas allusion ici à l’ère des tapis volants, des miroirs magiques, détruits par l’homme pour toujours dans l’acte même de les construire, mais à l’ère de la beauté en fuite, de la grâce et du mystère sur le point de disparaître, comme les apparitions et les arcanes du conte : tout ce à quoi certains hommes ne renonceront jamais, portés par une passion encore plus profonde quand cette présence semble vouée à la perte, à l’oubli. Tout ce vers quoi l’on part pour le retrouver, fût-ce au péril de sa propre vie, comme la rose de la Belle en plein hiver. Tout ce qui chaque fois se dissimule sous une carapace de plus en plus impénétrable, au fond de labyrinthes où s’exaspère l’effroi.

     

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    CRISTINA CAMPO

    Traduction de l'italien par Gérard Macé,

    Francine de Martinoir et Jean-Baptiste Para

     

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    Oleg Tchoubakov,2

    Oeuvre Oleg Tchoubakov


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