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Channel: EMMILA GITANA
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FRENCH DREAM...Extrait

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 « Je ne sais pas enfin, quand je relis le mot destin qui s’est glissé sur la page un peu plus haut sans que je le pense réellement, si je dois fondre en sanglots ou rire aux éclats, sautant
sottement en cognant ma tête contre le mur le mieux serait d’alterner rires et larmes en
grimaçant ,tant ce mot est dans mon esprit associéà la grandeur, la gloire, l’immortalité. Il est inapproprié en fait de nommer destin une chienne de vie menée sans laisse au jour le jour,
dont une grande partie est consumée dans des bars sordides « trous à rats », « repaires de délinquants », « lieux d’insalubrité morale »— dans des boulots de merde, quand j’arrive à endénicher un, à me débattre dans le vide, dans le vide...Or, en écrivant, avec toute l’inquiétude qui accompagne un tel acte, tant il est grave, je ne fais peut-être que de la brouillonner davantage, quand je m’attends à l’élucider, entretenant l’illusion que je me la réapproprie en la magnifiant, c’est à dire justement en l’accomplissant en tant que destin, la traînant et la biffant dans la marche processionnelle des phrases. Je ne me serais en effet assigné, de bout en bout, qu’une seule ambition : réussir le prodige d’être à la fois le marionnettiste et la marionnette, me travestissant jusqu’à ne plus me reconnaître. C’est qu’il s’agit — plus que de raconter, fût-ce par bribes, une vie — de tisser avec des lignes froides et détachées, comme
l’araignée autophage sa toile, son propre linceul, puis partir brûler dans l’éclat irradiant des morts... »
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MOHAMED HMOUDANE
 La Différence, Paris 2005
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jean baptiste huynh2

Oeuvre Jean-Baptiste Huynh

ENTRE ROCHEBONNE ET DINARD

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Tout est si permanent
Tout semble volubile
C’est à peine si l’on pressent
Sur le Sillon évanescent
L’oisellement bleu de la ville
Ô que personne ne gémisse
Ô que nulle âme ne périsse
À moins de mille années d’ici
Que sur le front de marée glisse
À la manière d’un calice
Un fier haleur aux yeux d’oubli
Voici le ferry de Portsmouth
Qui s’éloigne sur ses feutrines
Avec son front d’amareyeur
Et son giron de popeline
Voici le ferry de Portsmouth
Tel un mirage aux yeux de bruine
Ô que personne ne flétrisse
Ô que nulle âme ne trahisse
À moins de mille années d’ici
Que sur le front de mer ne passe
À la manière d’un rapace
Un fier haleur aux yeux de nuit
Voici l’hôtel du bout du monde
Dont tu me parlais l’autre soir
Voici l’hôtel du bout du monde
Entre Rochebonne et Dinard
Tout est si permanent
Tout est si volubile
Nous n’avons d’yeux que pour les îles
Qui voient partir vers l’Angleterre
Un oiseau-lyre aux yeux de mer
C’est à peine si l’on pressent
Sur le Sillon luminescent
L’oisellement bleu de la ville
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SYLVIE MEHEUT
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Elisabeth Celton Bazin, la-plage-du-prieure-dinard

Oeuvre Elisabeth Celton Bazin

" La plage du Prieuré"à Dinard

LE SEL DE LA VIE ...Extrait

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" L'événement s'envole, mais reste l'essentiel, inscrit dans le corps, qui resurgit au charme furtif d'une évocation, au frisson d'une sensation, à la force étonnamment vive et parfois incompréhensible d'une émotion. À quoi cela tient-il sinon à cette voix intérieure brûlante, cette dynamo vitale dont nous ne savons même pas que nous l'avons élaborée au fil du temps. Le souvenir n'est plus mais la mémoire sensuelle du corps parle toujours. Nous sommes un tissu muni de capteurs qui enregistrent des empreintes tenaces lesquelles nous servent de tuteurs pour nous diriger. Trop de souvenirs nous paralyseraient. Restent les prototypes de ce qui nous touche vraiment dans le grand registre des émotions possibles. "

 

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FRANCOISE HERITIER

Antropologue, ethnologue

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7oise_H%C3%A9ritier

Editions Odile Jacob

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FRANCOISE HERITIER

 

BERNARD PERROY ...Extrait

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J'imagine le bruit
d'un tendre mot couleur de lune
quand il tombe sur le sable,

un mot comme un cri,
dans le tumulte du monde,
que plus personne n'entend...

 

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BERNARD PERROY

 

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Tejo Verstappen5,

Oeuvre Tejo Verstappen

 

 

CANTIQUE DES CANTIQUES...Extrait

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« Debout ! ma compagne,
ma belle, et viens.
Car voici que l'hiver est passé ;
la pluie a cessé, elle s'en est allée,
les fleurs sont apparues dans le pays,
le temps des chansons est venu,
et la voix de la tourterelle
s'est fait entendre dans notre pays,
le figuier a poussé ses fruits verts
et les vignes en fleur ont donné leur odeur. »

 

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panier-de-figues-001,

L'EROSION DE L'ÂGE

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Je m’enfonce à nu dans le précipice
sous ce ciel réfractaire mon souffle vagabonde
j’interroge l'épitaphe de l'obscure absence

en exil je cueille l'érosion de l'âge
j'espère l'indulgence de l'éloignement
une armée de cris s'est tue dans ma prairie

seul je brave l'incendie de l’étrange songe
mon ombre enchaînée à son brasier
se consume dépourvue de compassion

je jure sur le parvis de cette danse avec l’abîme
que la valve de mon cœur ne pliera pas
devant le sentier paradoxal de la cruauté

je vous ai laissé les ossements de ma lignée
la bravoure de Yahia mon ancêtre
le poème de ma ville saccagée

désormais mon errance est une étoile éprouvée
mon corps est un monument ambulant
mon âme est la valseuse des temps promis

je suis l'étranger à perpétuité dans l’inconnu nuage
au loin de mon sol je suis la natalité de l'ailleurs
je ne prononcerai pas mon pardon aux crabes

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 KAMEL YAHIAOUI

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OMAR DELAWER2

Oeuvre Omar Delawer

 

 

 

 

FAUTE DE MENEE

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La question point au cœur de l’oiseau et il chante encore
(opposé au silence, ne pouvant rester muet,
de sa toute vibration au contraire, à tue-tête)
la cantilène que les prophètes n’entendent pas,
faute de trace en eux de ce qui est beau en ce monde.

Pas davantage un seul instant il ne songe à l’exil
bien que ce soit au cœur même du buisson qu’il habite,
dût celui-ci flamber lui n’en sera pas aveuglé,
ni son chant ne perdra sa capacité d’émergence
dans le lent cataclysme de notre pandémonium.

A l’aplomb, sous le sommet de son arche de fortune,
dans la réelle mais tout aussi abstraite étendue,
s’étale une forêt que certains diront symbolique
le long d’une route pour cervidés à quatre roues,
longue couleuvre de goudron noir dans le paysage.

 

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HENRI-LOUIS PALLEN

www.lierreentravail.com

 

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route2

HEATHER DOHOLLAU

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 L’illusion dans une île
Est de croire tout voir
Dans le livre blanc des heures
Que chaque oiseau déchire
Ici comme partout
Vivre c’est fermer les yeux

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HEATHER DOHOLLAU

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île

 

 

 

 

 

 

 

THE SWAN - SAINT-SAËNS/ HANNA CHANG

MON DERNIER CORPS - CAHIERS GRECS ...Extrait

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Merci Marie-Paule et Raymond Farina

 

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On t’a commandée jeune solide responsable

telle que ta chair ne prenne en rien exemple

sur notre chair à nous.

Interdiction ciselée

de tout changement, toute déformation

protégée comme ne le fut par aucun Art

notre floraison à nous, notre force.

L’une de tes mains est placée telle un peigne

dans tes cheveux épars, tandis que l’autre

semble avoir choisi seule son rôle :

caresse posée sur le ventre

de la fécondité interdite

- la pierre elle-même ne renonce pas à la matrice.

 

On t’a commandée avant tout Vigilante,

pour ne jamais succomber au sommeil,

ne jamais apprendre du rêve

ce qui ne se réalise pas.

Vigilante pour veiller sur les variétés de roses,

les protéger des mains ennemies des fleurs.

Ah, statue surveillante,

c’est en vain que tu veilles

et ne laisse pas le rêve t’apprendre

ce qui ne se réalise pas :

on n’a encore trouvé ni surveillant, ni leurre ni même

de poète qui puisse, en automne, empêcher

que par des mains ennemies des fleurs

toutes les variétés de roses et d’existence

ne soient sauvagement ravagées.

 

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KIKI DIMOULA

Traduction du grec par Michel Volkovitch

(Extrait de Mon dernier corps,

Cahiers grecs, 1995)

 

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dimoula

 

 

 

 

LA VICTOIRE DE GUERNICA

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Hommes réels pour qui le désespoir

Alimente le feu dévorant de l'espoir

Ouvrons ensemble le dernier bourgeon de l'avenir

 

PAUL ELUARD

 

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Beau monde des masures

De la nuit et des champs

 

 

Visages bons au feu visages bons au fond

Aux refus à la nuit aux injures aux coups

 

 

Visages bons à tout

Voici le vide qui vous fixe

Votre mort va servir d'exemple

 

 

La mort coeur renversé

 

 

Ils vous ont fait payer la pain

Le ciel la terre l'eau le sommeil

Et la misère

De votre vie

 

 

Ils disaient désirer la bonne intelligence

Ils rationnaient les forts jugeaient les fous

Faisaient l'aumône partageaient un sou en deux

Ils saluaient les cadavres

Ils s'accablaient de politesses

 

 

Ils persévèrent ils exagèrent ils ne sont pas de notre monde

 

 

Les femmes les enfants ont le même trésor

De feuilles vertes de printemps et de lait pur

Et de durée

Dans leurs yeux purs

 


 Les femmes les enfants ont le même trésor

Dans les yeux

Les hommes le défendent comme ils peuvent

 

 

Les femmes les enfants ont les mêmes roses rouges

Dans les yeux

Chacun montre son sang

 

 

 

La peur et le courage de vivre et de mourir

La mort si difficile et si facile

 

 

Hommes pour qui ce trésor fut chanté

Hommes pour qui ce trésor fut gâché

 

 

 

Hommes réels pour qui le désespoir

Alimente le feu dévorant de l'espoir

Ouvrons ensemble le dernier bourgeon de l'avenir

 

 

 

Parias la mort la terre et la hideur

De nos ennemis ont la couleur

Monotone de notre nuit

Nous en aurons raison.

 

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PAUL ELUARD

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PAULA22

 

 


 

 

 

GILLES DELEUZE...Extrait

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 Nous vivons dans un monde plutôt désagréable, où non seulement les gens, mais les pouvoirs établis ont intérêt à nous communiquer des affects tristes. La tristesse, les affects tristes sont tous ceux qui diminuent notre puissance d’agir. Les pouvoirs établis ont besoin de nos tristesses pour faire de nous des esclaves.

Le tyran, le prêtre, les preneurs d’âmes, ont besoin de nous persuader que la vie est dure et lourde. Les pouvoirs ont moins besoin de nous réprimer que de nous angoisser, ou, comme dit Virilio, d’administrer et d’organiser nos petites terreurs intimes. La longue plainte universelle qu’est la vie … On a beau dire « dansons », on est pas bien gai. On a beau dire « quel malheur la mort », il aurait fallu vivre pour avoir quelque chose à perdre. Les malades, de l’âme autant que du corps, ne nous lâcheront pas, vampires, tant qu’ils ne nous auront pas communiqué leur névrose et leur angoisse, leur castration bien-aimée, le ressentiment contre la vie, l’immonde contagion. 

 

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GILLES DELEUZE

 

 

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picabia3,

Oeuvre Francis Picabia

 

 

ART POETIQUE

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Sur les voies où tu tentes d’avancer en écriture
tu voudrais effleurer les mots de la pointe des pieds,
t’efforçant d’allégir ton être le plus possible,
diminuer le poids de ta chair et de ton esprit.
Retenir pour mieux donner n’est chose paradoxale
que pour adeptes de raccourcis embobelineurs,
de traits d’arc et de couleurs vives, éclats de paroles
dont l’enjeu prioritaire est sans doute de briller
comme les étoiles, qu’on sait cachées dans leur lumière.
Alors, précaution première : écrire un minimum.
Bizarrerie : exprimer avec l’esprit de s’abstraire
les choses qui te poussent et te freinent à la fois.
Ne fais pas pourtant économie de munificence
qui s’avérerait plus paradoxale, sans issue.
L’équation à résoudre ne présente rien de simple.
Donne le meilleur de toi, c’est-à-dire presque rien,
te souvenant de ceux que CHAR nomme des pisse-lyres.
En ce monde d’exhibitions confuses et de bruit,
le cri est souvent moins perceptible que le murmure.

 

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 HENRI-LOUIS PALLEN

  http://www.lierreentravail.com

 

 

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henri lebasque,

Oeuvre Henri Lebasque

 

 

AMEDEO MODIGLIANI

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modigliani,

Amédéo Modigliani

https://fr.wikipedia.org/wiki/Amedeo_Modigliani

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 Cet homme a existé !

Modigliani 1884-1920, a vécu sa légende à Montparnasse… Vie intense et infernale… Drogue, alcool, drames quotidiens… Incompréhension, égoïsme… Indifférence !… Les tableaux dont il n’obtenait pas cent francs sont aujourd’hui avidement recherchés par les musées… et par les fils de ces millionnaires qui laissèrent Modigliani crever de faim. Les modèles de Modigliani n’étaient que des prétextes. Il ne les copiait pas. Il les interprétait à sa manière qui était celle d’un poète inspiré… De ces modèles ne subsistait que l’idée émouvante.

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Modigliani_-_Nu_couché,

 

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« Ton devoir est de ne jamais te consumer dans le sacrifice. Ton devoir réel est de sauver ton rêve… Je voudrais au contraire que ma vie soit comme un fleuve très riche qui coule avec joie sur la terre. »

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Modigliani-Tete-1911-1912,

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modigliani4,

Sculptures  de Modigliani

 

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La personnalité d'Amedeo Modigliani (1884-1920) est celle d'une fulgurance créatrice qui réunit les extrêmes. Homme ordinaire, affamé, qui vit à Paris, il est aussi cet artiste glorieux qui se trouve placé au-dessus de la réalité. Morceau de marbre limpide, bloc de cristal intact à travers les époques de sa vie, Modigliani n'est pas uniquement sculpteur, pas seulement peintre, encore moins dessinateur : au-delà du temps et des styles, il demeure un magicien de l'art.

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modigliani8

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modigliani femme_gitane_avec_enfant

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Il trouvera un petit atelier au " Maquis "....

  Il abritait alors toute une faune de marginaux un peu brigands ainsi que des brocanteurs, des mouleurs, des artistes pauvres et tenait bien davantage d'une cité de chiffonniers que d'une cité d'artistes. Outre l'insalubrité et l'humidité, ces logements du Maquis fermaient si mal qu'il était parfois à craindre d'y trouver des intrus en rentrant chez soi. Le quartier était truffé de moulins, de cabarets, de tonnelles, de ruelles silencieuses bordées de chaumières, de granges, de jardins touffus, de plaines vertes entrecoupées de précipices où des sources filtraient dans la glaise, détachant peu à peu certains îlots de verdure où s'ébattaient des chèvres qui broutaient l'acanthe suspendue aux rochers, comme disait Gérard de Nerval lorsqu'il habitait le Château des Brouillards.

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modigliani violoncelliste

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modigliani_paysage

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Modigliani_Kyratide,

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  "Je ne suis impressionniste ni divisionniste. Mais je suis l'un et l'autre, parce que je tire avantage de tout élément pictural ; et je peins selon ce que me dicte la nécessité de traduire mon émotion sur la toile, et non pour acquérir le droit de cité de telle ou telle autre école. "

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JeanneHEBUTERNE-17-

Jeanne Hébuterne, compagne de Modigliani

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jeanne_H%C3%A9buterne

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Jeanne_Hébuterne_(au_chapeau) Amedeo_Modigliani

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jeanne hebuterne

Portraits de Jeanne Hébuterne par Modigliani

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Modigliani par jeanne hébuterne

Amadéo Modigliani par Jeanne Hébuterne

 

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ON TROUVERA DES LETTRES

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On retrouvera des lettres entre les draps, dans une armoire normande au bois vermoulu. Dans la chambre où la poussière a figé le temps, on traversera en quelques pas des années de silence. Contre le mur, calé par des livres de papier jaune, le grand bahut nous craquera sa vérité enfouie. Il faudra de la patience pour ouvrir l’armoire à la serrure grippée. On insistera. La clef en laiton fera des tours perdus à l’angoisse de la découverte. Les battants finiront par céder dans un frémissement. Sur les étagères, des piles de linge viendront sous nos yeux disperser les lunes, dévoiler des années d’intimité au jour neuf.
On retrouvera des lettres entre les draps de lin pliés au carré. Avant le brin sec de lavande, le flacon d’huile essentielle de cèdre, un reste d’odeur humaine. Des lettres oubliées dans les plis du passé, à l’abri du regard de l’autre. Cet autre à qui on a caché les mots. Sur les enveloppes, on admirera la calligraphie, les hautes jambes des lettrines, les vieux timbres et les dates évoquées feront passer le siècle pour une respiration.

 

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CHRISTOPHE SANCHEZ

http://lafreniere.over-blog.net/page/2

 

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sanchez2,

 

 

L'AMITIE

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Beaucoup de mes amis sont venus des nuages
Avec soleil et pluie comme simples bagages
Ils ont fait la saison des amitiés sincères
La plus belle saison des quatre de la terre

Ils ont cette douceur des plus beaux paysages
Et la fidélité des oiseaux de passage
Dans leurs cœurs est gravée une infinie tendresse
Mais parfois dans leurs yeux se glisse la tristesse
Alors, ils viennent se chauffer chez moi
Et toi aussi tu viendras

Tu pourras repartir au fin fond des nuages
Et de nouveau sourire à bien d'autres visages
Donner autour de toi un peu de ta tendresse
Lorsqu'un autre voudra te cacher sa tristesse

Comme l'on ne sait pas ce que la vie nous donne
Il se peut qu'à mon tour je ne sois plus personne
S'il me reste un ami qui vraiment me comprenne

J'oublierai à la fois mes larmes et mes peines
Alors, peut-être je viendrai chez toi
Chauffer mon cœur à ton bois

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Chanson interprétée par
FRANCOISE HARDY
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LE SOLEIL SE MEURT...Extrait

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Qui parle
de refaire le monde ?
On voudrait simplement
le supporter
avec une brindille
de dignité
au coin des lèvres.

L'époque est banale
moins étonnante que le tarif d'une prostituée
Les satrapes s'amusent beaucoup
au jeu de la vérité
Les déshérités se convertissent en masse
à la religion du Loto
Les amants se séparent
pour un kilo de bananes
Le café n'est ni plus ni moins amer
L'eau reste sur l'estomac
La sécheresse frappe les plus affamés
Les séismes se plaisent à compliquer
la tâche des sauveteurs
La musique se refroidit
Le sexe guide le monde
Seuls les chiens continuent à rêver
tout au long des après-midi et des nuits

 

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ABDELLATIF LAÂBI
(Éditions de la Différence, 1992)

 

 

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Montserrat Guidol

Oeuvre Montserrat Gudiol

 

 

PATRICK CHEMIN...Extrait

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Si tu es convié
Au festin
Par le petit vent d’iris
De la naissance
Si tu vas sur la terre
Dans l’innocence
De tout ce qui commence
Puisses-tu illuminer
De ta présence
La marge étroite de la beauté
Si tu es convié
Au festin des années
A la vérité de l’amour
Qui naît à chaque fois
Que tu te rencontres
Dans un sentiment
Plus grand que toi
Si tu vas dans la pluie des corps
L’argile mauve des apogées
Puisses-tu apporter
En présent
La pierre précieuse
De l’humilité
Dans le jardin en marge
De la beauté
Si la vie te reprend
La conscience
Le passage des années
Si tu vas fragile
Et démuni
Du bel oiseau
De la jeunesse
Si tu vas vers d’autres naissances
Dans l’incandescence
Du soleil ocre
Puisses-tu toujours te souvenir
Que tu fais partie
De la beauté du monde
Quand tu donnes un visage
A la ferveur de la lune
A la poussière d’être
Un petit grain
Infime
Sur la terre des humains
Sur la terre sous le ciel
Des multitudes
Tu fais partie de la beauté

 

 

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PATRICK CHEMIN
Texte inédit de 2013

 

 

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Fatat Bahmad12,

 

Oeuvre Fatat Bahmad

 

JEAN LAVOUE...Extrait

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À l'impossible

Nous opposerons les ferments
De tous les possibles.
Nous renouerons avec l'invraisemblable,
Avec l'audace.
Nous ne laisserons pas tranquilles
Les chiens féroces qui se disputent la misère des pauvres.

Nous serons de toutes graines levées
L'élan, la tige et la couronne.
Nous ne mépriserons pas les ronces de la peur,
Mais nous ferons des terres dévastées où elles croissent
Des jardins partagés,
Des cultures protégées,
Des espaces gagnées sur l'inhumain
Et sur les murs qui les tenaillent.

 

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JEAN LAVOUE
www.enfancedesarbres.com

 

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Tejo Verstappen8,

Oeuvre Tejo Verstappen

JOEL GRENIER...Extrait

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Tu verras, tous les deux, on ira à la mer peut être pour fermer les yeux, comme quand on était jeune et qu'on s'aimait moins fort.
Je tiendrai par la taille un frisson de jeunesse que tu auras gardé pour te blottir encore dans nos silences complices.
Je te dirai la vague, tu me diras l'élan, on entendra le vent nous bercer d'éternité. Et l'on sera heureux comme si c'était hier, comme si c'était le temps des marées à l'étale.
Et le soir venant, nous aurons de l'écume sur nos rires comme si nous avions joui une nouvelle fois.

 

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JOEL GRENIER

 

 

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Montserrat Guidol

Oeuvre Montserrat Gudiol