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Channel: EMMILA GITANA
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CYGNE

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 Cygne qui sait garder ta vie

de tout chant pour mieux recueillir

d'heure en heure l'or du silence

d'un cœur de braise enseveli,

heureux le chant de la merveille

qu'un cœur de neige peut cacher,

ultime fleur, altissime poème

où le désir se vient transfigurer.

Sur le miroir de l'eau tranquille

un phénix blanc songe au bûcher,

tandis que croît, ombre sur plaine,

l'éternel envol d'un chant dernier

 

.

 

MAX ROUQUETTE

" Le tourment de la licorne "

 

.

 

 

danse cc

 

 

POESIE NOMADE ...Extrait

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 Faut-il mûrir pour mourir

restreindre la mémoire

aux seuls souvenirs élus

 

pour la plénitude

déplacer les parenthèses

accumuler les décalages

 

secouer la carcasse

qui fait eau de tous cotés

la vivifier de vibrations

avant le chemin et la fange

 

payer plutôt cher

l'entraînement de la transe

et la fête en farandole

 

annoncer avec emphase

ou discrètement sous-entendre

les évènements constellés

prédisant des catastrophes

ou la naissance d'un sauveur

 

.

 

PIERRE ETIENNE

 

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JMW-Turner--Ange-debout-devant-le-soleil

Oeuvre Joseph Mallord William Turner

 

 

 

 

 

 

POESIE VERTICALE XIV...Extrait

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 Personne ne peut recommencer.

 D'ailleurs, si quelqu'un le pouvait,

ce serait la même chose:

 une aveuglante suite de lumières et d'ombres,

 fil d'intermittences,

 danse hallucinante d'ascensions et de chutes.

 

 En vérité il n'y a pas de commencements.

 Nous ne sommes que des séquences intermédiaires

 mais non d'un point un autre:

 des séquences entre séquences.

 

 Et il est vain de vouloir se planter

 et être à partir de nous-mêmes.

 Même l'arbre est comme la musique:

 une respiration de ténèbres

 se partage en feuilles

 pour allaiter le vent.

 

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ROBERTO JUARROZ

 

.

 

 

CLAUDE MONET2

Oeuvre Claude Monet

 

 

 

 

 

 

 

LUCIE PETIT

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Merci à Lucie

 

L'été s'avance
Tu lances des cailloux vers le ciel noir
pour faire tomber une étoile

Un merle blanc appelle la mer
par-dessus les blés blonds
qui font des vagues avec le vent

Alors tu cours, tenant un drap bleu
entre tes mains, en partance

Sur la basse continue des mouches
le temps chuchote sa chanson
C'est un été qui passe
les prunes seront bientôt mûres

 

.

 

LUCIE PETIT

http://www.chemindemots.be/

 

.

 

BLES

 

DECIMOCUARTA POESIA VERTICAL

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Nadie puede comenzar otra vez.

Además, si alguien pudiera
ocurriría lo mismo:
una cegadora sucesión de luces y sombras,
hilo de intermitencias,
enloquecida danza de ascensos y caídas.

En verdad no hay comienzos.
Sólo somos secuencias intermedias,
pero no de un punto a otro:
secuencias entre secuencias.

Y es en vano que queramos plantarnos
y ser desde nosotros.

 

 

 

Hasta el árbol es como la música:
una respiración de tinieblas
que se reparte en hojas
para amamantar al viento.

 

.

 

ROBERTO JUARROZ

 

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DAMIAN ELWES

Oeuvre Damian Elwes

 

 

 

 

LE CHANT DU MONDE

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Il était parti à l'automne dans le haut-pays où règne
Le maître des taureaux des champs et des hommes
Aux lieux sauvages des forêts et des pâturages
Pour ramener en radeau les troncs d'arbres abattus

En quête son père et moi avons remonté le fleuve
Et trouvé l'aveugle accouchant dans les herbes
Sa belle et lui avaient trouvé refuge chez le guérisseur
Empêché par le seigneur de descendre libres le fleuve

Ici les sons et les odeurs se parlent en contrepoint
L'eau murmure aux arbres qui conversent
Avec les oiseaux qui répondent aux hommes
L'univers entier est lié dans le souffle du vent

L'amour doit être plus fort que toutes les vengeances
Dit celui dont la bonté est une conquête de l'esprit
Dans l'hiver le vaisseau de la mort emporta le père
Bientôt la nature jaillit dans le dégel du printemps

Un matin le ciel bruissa dans les frémissements
Du vent faisant chanter la lyre des arbres nus
Les sapins craquaient comme des mâts de navire
Le printemps montait dru des forêts et des eaux

Les galopades et les hennissements ardents du fleuve
Faisaient sous le radeau un bruit d'écume de joie
La belle le garçon et moi flottions vers notre pays
Les eaux suivent leur pente qui est celle de l'amour

L'aveugle m'ouvrit ses bras souples comme des ailes
Je la couchai dans l'herbe pour y faire un vrai nid
Forêt oiseaux vents entonnaient le chant du monde
Je suis l'homme du fleuve on m'appelle bouche d'or.

.

 

JACQUES VIALLEBESSET

 

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JEAN LURCAT

Oeuvre Jean Lurcat

 

 

 

 

UNE MEURTRIERE POUR L'ETERNITE...Extrait

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(...)

Caillante d’espoirs
Et piètre devenir
En souffrance
Qu’est-ce qu’une vie
Sinon gagner du temps
Juste un soupçon de temps
Comme on souffle sur ses doigts
Pour les garder du froid
Quérir un peu de chaleur
Pour se préserver du pire
Et poursuivre vaille que vaille
L’ineffable combat

 

.

 

ALAIN JEGOU

 

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_rose blanche

 

LES YEUX LEVES

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 Tous les visages de mon visage
je les affiche sans faillir
ils sont l’intranquillité sur ma table
voûtes d’échos, masques
aux parois de la grotte
ils disent mes morts
jusqu’à l’ultime qui viendra
comme les autres

 

bâtons d’aveugle
tous les visages de mon visage
épinglent le sourire, les larmes
leurs trésors sont - indocile limon -
roses plantées des mots
depuis le fond de mes âges

 

tous les visages de mon visage
disent la même aventure
comment encore aimer, parler
quand la bouche soudain défaille
que s’agenouille le oui sur les lèvres
tous les visages de mon visage
ne sont pas encore mon visage

 

mon visage cherche
son visage perdu

 

.

 

SYLVIE FABRE

 

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visages2

 

 

 

 

 

 

 

PACTES DES MOTS

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 Femme de quelques poussières

Elle est un autre ou l’autre ou tous les autres. Quand s’ouvre le matin, elle part s’exprimer dans un jasmin de fleurs où la nuit n’a plus cours.

Elle dévale le long des espaliers, les yeux écarquillés sur l’aube qui se lève.

Elle est poreuse à l’autre, au monde et devient l’arbre qui explose au soleil de ses blessures.

Elle est un tout petit être avec quelques cils d’une délicatesse extrême posés sur un visage de pêche.

Elle est une fillette qui court comme une folle cachée derrière ses cheveux de gitane.

Elle est cette énigme que tous les hommes interrogent, posée, par la grâce de sa beauté, comme une idole dans un carrefour de mythes.

Elle est cette femme vieillie dans les sarments de vigne, aussi foncée que la terre.

Elle est cette terre où s’éparpille un peu de sa poussière.

Elle n’est qu’un passage, la réunion de quelques cellules devenue splendeur au printemps, cette question devant l’univers, cette interrogation au monde dans l’émouvance parfaite d’un arc de paupière.

Et puis posée au détour d’un chemin, elle est une stèle oubliée sur un corps nu.

 

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BEATRICE BONHOMME

 

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nu artistique c

 

 

 

 

LE SEL D'UNE MEMOIRE

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Qui prend la mer
Voit Astarté
Croît au ciel
Renaîssant aux reflets
Sans fond de l'azur


Et la ronde
Des Pléiades
Engendre le temps
Des vagues puis
Effleure l'horizon
De l'aurore


Instant d'âme
Perpétuellement
Eprise frisant
Improbable
L'immortalité
Et sa dryade


Le large demeure
Océan d'un couple
Sibyllin
Vénus et Orphée
A jamais promis


Enivrez-moi
Poètes de l'Ether
Des songes et des messages 
De la Bora  des Galernes
Qui perpétuent 
Le chant de nos rivages
A jamais distants


Quand nos sillages
Sèment ensemble
Aux sillons  Pensées
Des nues perdues
L'indicible alliance

 

.

 

CRISTIAN GEORGES CAMPAGNAC

 

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BATEAU

 

 

 

 

DANS LES BRANCHES...Extrait

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 D’elle j’attends ce dessin presqu’un oiseau
une branche ce quelque chose entre le ciel
et ma main
et ce caillou qui ne m’arrête pas
est-il autre chose pour s’éloigner
que d’avoir grandi où elle aura passé

 

 Ainsi chaque jour un travail
perché sur mon épaule
la terre en vue retournée
par la mort
un instant
de ce qui brille
les yeux fermés

 

 Paupière une écriture
si fine frissonne de recueillement
dans les branches
d’un oiseau gavé de lumière
comme un fruit

 

.

 

THIERRY METZ

 

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Femme-nue-et-oiseau-pastels

Oeuvre Marie Dubois

sur

http://mariedubois.artblog.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CARNETS DE MARCHE...Extrait

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Je suis arbre. Arbre-sensation. Mon corps s’enracine. Mes pieds cherchent
appui dans la terre humide et s’enfoncent par-delà les premières couches
encore visibles au-dessus du sol. Mes doigts se mêlent aux doigts du chêne,
filaments et souches, tressages de végétaux, lianes et branchages invisibles à
l’oeil égaré dans le vide. Je m’enroule à la sombre intimité végétale. Je m’infiltre.
Chemin faisant, je creuse canaux et rigoles nécessaires à ma vie souterraine.
Je bois à grands traits l’eau qui gonfle le tronc dont je sens toute la puissance
au-dessus de moi. Des ruissellements ténus irriguent les membranes ligneuses
et les porosités, alimentent la sève. Je me coule dans l’arbre, me fonds à son
corps de silence et de vent. Je m’enivre à son parfum de girolle et de cèpe.
Je savoure la mousse de son suc. Je suis la source nourricière qui humecte
ses lèvres-feuilles. Et je m’élance. Je monte, silencieuse et sûre, le long de
ses veines herbues. Je me dédouble et danse dans l’air du soir. Une lumière
dorée filtre entre la ramure. Je suis oiseau et nid. Je me love entre les branches
les plus douces dans des courbes tracées par le temps. Je suis nid et oiseau.
J’écoute le chant de ceux qui gîtent dans la même ramée. Je me fais silence
pour entendre essaimer le vent.

 

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ANGELE PAOLI


Carnets de marche (éd. du Petit Pois, 2010),

 

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Oeuvre Francis Picabia

MARCHER

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Un seul souci... marcher...

Dans le noir... marcher... Dans la nuit épaisse de la voûte fraîche l'enclume son métallique approche. Marcher... La procession s'enroule en pelote, et doucement l'air se raréfie, la voix de fer s'alourdit: le marteau frappe et résonne et gémit.

Un seul souci...marcher... On débouche : aire faite d'yeux. Yeux aveugles, yeux sillus, yeux clos, yeux diaphanes Yeux éteints, yeux écarquillés, yeux sources trompés par les miracles de l'humain.

Un seul souci...marcher... Aire faite de bouches. Bouche qui rit, bouche qui crie, bouche qui aboie Bouche muette Bouche ouverte, puits profond où se noie la parole.

La route des aires court : aire faite de mains. Mains tendues, mains ouvertes, mains feuilles, mains désirs, mains nées du toucher de la terre-mère.

Un seul souci...marcher...

La route des aires se répand : soudain s'exhalent des milliers de parfum. L'aire des sens : ultime plaine. Parfums du vent vivant du vouloir, vertes passerelles pour enivrer le souffle des légendes ballerines

Marcher... Le martèlement de la voûte renaît... La procession tourne et revient... Sortir... Sortir...

Dans le cerveau de l'homme s'achève le songe étrange du voyage."

 

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LUCIE SANTUCCI

 

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Oeuvre Francis Picabia

 

 

 

BRUINE / GARUA

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J’ai migré vers la Terre enveloppée de silence
Écrite sur un reflet, sentier vers la parole
J’apportais ma voix fertile, mon offrande sans épines
Et une paix de bruine au fond des yeux

J’ai trouvé un abri de marécages et piquants
Un Pouvoir qui calcine le sang des enfants,
J’ai vu des hommes tels des loups, j’ai vu des loups angelisés
Et un déluge saumâtre de rêveries moribondes

À chaque jour, encore des êtres brisés et déchirés
On les taille, on les arrache, on les éclate, on les tue
Alors que Goya et Beethoven et Balzac
Affirment que la vie se renforce en chaque Être

Immigrée dans l’essence puissante de l’art
Je maudis les cimetières et les cendres, et je reste
Je reste jusqu’à ce que le feuillage des hommes
Soutienne la racine et réinvente le monde.

 

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Inmigré a la Tierra envuelta en un silencio
Escrita en un reflejo, sendero a la palabra
Traía mi voz fértil, mi ofrenda sin espinas
Y una paz de garúa al fondo de los ojos.

Encontré una guarida de ciénagas y púas
Un Poder que calcina la sangre de los niños,
Vi hombres como lobos, vi lobos angelados
Y un diluvio salobre de ensueños moribundos.

Cada día hay más seres desgarrados y rotos
Los talan, los arrancan, los estallan, los matan
Al tiempo que Goya y Beethoven y Balzac
Afirman que la vida se refuerza en cada Ser

Inmigrada en la esencia potente del arte
Maldigo cementerios y cenizas, y me quedo.
Me quedo hasta que el follaje de los hombres
Sostenga la raíz y reinvente el mundo.

 

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CRISTINA CASTELLO

 

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roberto santo

Oeuvre Roberto Santo

 

 

 

 

 

LHASA DE SELA - EL PAYANDE

LA CARESSE PERDUE

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Une caresse s’échappe de mes doigts
Et s’en va rouler dans le vent.
Cette caresse qui vagabonde, sans objet ni but
Cette caresse perdue, qui s’en emparera ?

J’aurais pu aimer cette nuit avec une piété infinie,
J’aurais pu aimer le premier qui se serait approché.
Personne ne vient. Les sentiers fleuris sont déserts.
La caresse perdue roulera…roulera.

Si quelqu’un t’embrasse cette nuit sur les yeux, voyageur,
Si les branches exhalent un doux soupir
Si une petite main serre tes doigts,
t’étreint, te laisse, te resserre et s’en va.

Si tu ne vois pas cette main, ni la bouche qui embrasse
Si c’est l’air qui tisse l’illusion d’embrasser,
Oh voyageur, qui a les yeux comme le ciel
Dans le vent, confondue, me reconnaîtras-tu ?

 

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ALFONSINA STORNI

( 1892-1938 )

 

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PL

 

 

LES MAISONS DE FEUILLAGES...Extrait

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Et maintenant j'ai rendez-vous avec le petit jour

Comme on n'aimerait pas en rencontrer au coin d'un bois.

Comme il fait froid

Dans un grand cœur qui s'ensommeille

Versez la vie.

Deux doigts,

Deux doigts de femme

De la tisane des grands vents.

Cinq heures, dit l'horloge. La mousse du café s'assemble au bord de

la tasse.

On dit que ce sont les baisers perdus.

La buée sur la vitre

Est une femme qui regarde.

Effacez la vitre.

C'est vite le geste de l'adieu.

L'air est une fourrure soluble.

Dans la glace est restée une épaule de jour.

Les ongles des ronces en sont à leur premier quartier.

Je salue, comme la fougère,

Du poing fermé de la forêt.

 

 

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JEAN MALRIEU

 

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DAVID ALVARADO

Oeuvre David Alvarado

 

 

 

BERNARD PERROY

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Tout murmure

 lentement

 et nulle armure…

 Pour seule protection,

 comme ces palissades de bois

 piqués dans les dunes,

 l’enclos du coeur…

 

Il couve un tout petit morceau de chaud,

 un refuge permanent,

 la seule lampe qui vaille,

 même s’il nous faut

 la débusquer d’aventure,

 nous armer de patience,

 nous rendre à l’évidence,

 et la trouver soudain

 vibrante,

 palpitante,

 sous le fatras peuplé

 de nos cendres encombrantes

 mais qui pourraient

 bientôt s’envoler

 dans un ultime coup de vent…

 

.

 

 

BERNARD PERROY

 

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claude renault2

Photographie Claude Renault

http://clauderenault.darqroom.com/galerie

 

 

 

 

 

 

POEMAS...Extrait

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L’année est dans ma main
poignée de figues-fleurs.
J’ai mordu l’épaule de la vigne
j’ai mordu l’amour à plein de fruit.
La rose de Couchant
déchire la Cévenne.
Ma vie comme une source
où s’abreuve mon vieux peuple.

Pauvre peuple travailleur
j’ai mes mains entre tes mains
et je te rends ce que tu donnes
parce que je sais mieux que toi
que cette langue est à nous.

Pauvre peuple peuple roi
nous te sauverons ta couronne
de verveine de verte joie
nous te conduirons avec notre langue
sur les routes de jeunesse.

Parce que je sais mieux que toi
que le matin est à nous.

 

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L’annada es dins ma man
ponhada de borraus.
Ai mossegat l’espatla de la vinha
ai mossegat l’amor a bèlei fruchas.
La Ròsa de Ponent
estrifa la Cevena.
Ma vida aicí coma una fònt
ont s’abeure mon vièlh pòble.
Paure pòble atrabalhit
ai mei mans dedins tei mans
e te tòrne çò que balhas
perque sabe mieus que tu
que la lenga es de nosautres.
Paure pòble pòble rei
te sauvarem ta corona
de verbena de verda gaug
te menarem amb nòstra lenga
sus l’estrada dei mainadas.

Perque sabe mieus que tu
que lo matin es de nosautres.

 

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ROBERT LAFOND

 

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YAGA KIELBé

Photographie Yaga Kielb

 

 

 

 

CALLIGRAPHIER LA SEVE...Extrait

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Tout brûle tout s'efface

 

entre vie et mort
si mince la doublure

 

sous la fugue des larmes
la tombe qui m'aiguillonne
je la rythme avec toi

 

Brûlez racines brûlez nuées
faufileurs de mon sort
feux follets de ma nuit

 

quel silence gravirait la douleur
quel jeune "quoi " butinant
quelle moisson d'abeille

quel poulain accoucheur de lumière

 

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PAUL GODART

 

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paul G