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SUICIDE LA CHRONIQUE

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Prévenez si ça les intéresse,

de prés de loin, et ce qu'il reste des miens

car ce soir cahin caha

je chemine vers des sentes interdites...

Ce soir mon cœur est si plein et gonflé

que l'idée fait chemin et vient me hanter.

Pourquoi poursuivre, pourquoi rester...?

SEUL au milieu de tant d'immensité,

de vide, sans gaieté, le projet fait rage.

Pourquoi, pour qui continuer ?

Des ombres se déploient, sur moi tombe leur froid !

Il y a eu erreur, rendez-vous manqués,

aucune voie ne parait meilleure j'ai beaucoup essayé !

Un Amour idéal, absolu, passionné, irremplaçable et inespéré .

M'a pris et m'a laissé.

Suis-je alors cet être ignoble ou bâtard

à ne susciter qu’indifférence et vil rejet ?

J'arrive au bout de cette Solitude, au feu le tout dernier ...

Ce soir, je voudrais finir la danse et retourner au charnier de l'humanité.

Comment mettre un point final à cette absurdité.

Trouver l'outil qui trouera mon corps pour ce soir enfin,

S'EFFACER à jamais ?

 

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JACQUES CEAUX

 

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MORT

ECLIPSE D'ETOILE...Extrait

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En mémoire d'Esteban...

 

 

Tu jouais bien
Avec rien
Que des bulles d'eau
Qui sans bruit éclatent dans l'air.

Mais la lumière au sept couleurs
Donnait à chacune son visage

Juste un battement de coeur
Comme contrée d'ange.

Or, son ultime aventure -
Silence ; une âme est sortie du feu.

 

 

.

 

 

NELLY SACHS

Traduction Mireille Gansel, Éd Verdier.

 

 

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esteban3,

 

 

EROSTASIE...Extrait

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La cantate des amants

Dans les feuillées du lit
Les prismes de la nuit

À ciel ouvert les amants
Comblent la terre de présents

Leur peau transparente
Flotte au vent des caresses

Ils ont mille bouches fauves à nourrir
Se boivent jusqu’au fond des yeux

Construisent des nids de feu
entre les branches de leurs gestes

Ils s’exaltent dans la tempête
Et se creusent de solitude et d’extase

À travers aubes et forêts
Ils se transforment en oiseaux bleus

S’écoulent infiniment
Sans fatigue s’étirent

Sur des routes de pluies chaudes
Où danse l’ombre nue des mots d’amour

Ils vont viennent en valsant
Dans un labyrinthe de baisers

S’enlacent et se délacent
Épousant les courbes de leurs corps

En éclaireurs émerveillés 
Ils poussent loin la reconnaissance

Vers des univers où vie et mort
Sont toujours synonymes de naissance

 

 

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ANDRE CHENET

 

 

 

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RODIN2

Auguste Rodin 

 

 

POEME 44 DE L'INTERMEZZO LYRIQUE

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Merci à Adélita mia...

 

Des légendes du vieux temps, une blanche main me fait signe : elles chantent un pays enchanté,

Où de grandes fleurs languissent dans l’or du crépuscule du soir et se regardent tendrement avec des yeux de fiancées ;

Où tous les arbres, comme un chœur, parlent et chantent ; où les sources, en jaillissant, font entendre des airs de danse ;

Où des hymnes d’amour s’élèvent comme tu n’en entendis jamais, jusqu’à ce qu’un désir très doux ait pris possession de toi.

Ah ! je voudrais aller là-bas ; là-bas mon cœur se réjouirait, et délivré de toute peine je serais libre et heureux !

Ah ! ce pays de volupté, je le vois bien souvent en songe ; mais dès que l’aurore se lève, il s’évanouit comme une fumée.

 

 

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HEINRICH HEINE 
 
traduction de Gérard de Nerval

 

 

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LAURETTE PEYRAUBE

Photographie Laurette Peyraube

SYLVIE MEHEUT...Extrait

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Et tout disparaîtra dans un vent de merise
L'étang aux farfadets 
La palombière grise
Le grand ciel héliotrope revenu d'Erythrée 
L'arabesque des voix carrossant la vallée
Le casaquin de soie glissant sur la glycine

 

Et tout disparaîtra dans un vent de merise
Les fièvres alumines
La mâture du soir
La capitainerie
Le col du Saint-Gothard 
Et l'encens des collines

 

Et tout disparaîtra dans un vent de merise
Les caravelles d'or
Les secrets de Solyme 
L'essence purpurine des quarante aurores 
La mort aux lèvres fines 
Et le muselet saur des crêtes abyssines

 

Et tout disparaîtra dans un vent de merise


Et tout disparaîtra

La mort aux lèvres fines
Et le casaquin d'or des fièvres abyssines

 

 

 .

 

 

SYLVIE MEHEUT

 

 

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Nath Magrez,

 

Photographie Nathalie Magrez

 

LA TERRE DU SACRE, SUIVI DE LA BRAISE ET LA RIVIERE...Extrait

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Ces pierres inconnues chargées de prophéties
Seraient-elles ouvertes,
Admises à répondre à ma seule question
S'il n'est d'autre écriture que de l'envers des choses
Et nul entre l'hiver
De l'oreille et de l’œil
A ne parler de l'or
Que ce qui croît ailleurs ?

 

 

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JEAN-CLAUDE RENARD

 

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bruzzi

MICHEL ECKHARD ELIAL...Extrait

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Toute terre nue est un seuil
d’un si faible poids
que le chant l’élève
quand elle n’accède plus
à l’air et au ciel.

Un jour, c’est l’indicible pareil
quand sur les griffes étroites
d’une poignée de terre
si grand est le désir
qu’il se retire derrière l’astre
du visible amour.

De toutes les vagues du cœur
du versant de l’être
à ouvrir et comprendre
le choryphée du visage
annonce
comme l’ange du voyage
ou la vigie de l’obscur traversé
que le temps est plein
de notre rencontre.

 

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MICHEL ECKHARD ELIAL

 

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thierry raynaud photographie2

 

Thierry Raynaud Photograpghie

YEHUDA AMICHAI

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Je veux célébrer la louange de tout ce qui reste
ici avec nous et ne part pas comme les oiseaux migrateurs
et ne fuit pas vers le nord ni vers le sud et ne clame pas « Mon coeur est en Orient
et moi en Occident ». Je veux chanter pour les arbres
qui n’abandonnent pas leurs feuilles et souffrent le feu de l’été et le froid de l’hiver
et pour les hommes qui n’abandonnent pas leurs souvenirs
et souffrent plus que les hommes qui abandonnent tout.
Mais par dessus tout je veux célébrer la louange
des amants qui restent ensemble pour la peine et la joie.
Pour faire une maison, faire des enfants, maintenant et en d’autres saisons.

 

.

 

 

YEHUDA AMICHAI

 

 

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Rogelio de Egusquiza

Oeuvre  Rogelio de Egusquiza

OUTRE TEMPS

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En terre de silence
de schiste et de légendes,
seule.

Un long bras d’argile
consenti au fleuve
un bras anéanti très las.
Si tendue
que soit l’absence
si vibrant le silence,
rester parmi les ronciers
ou peut-être
retourner au port.

Il faudrait longer
le froid les craquelures
s’asseoir un instant
dans la fascination du vide
et résister
surtout résister.

Trop de remous et de vagues
trop de nouveautés abrasives
surtout ne pas céder.

Marche après marche
vers l’écume
le bouillonnement initial
vers la mer
par le vent ouverte
vers le fleuve
vers le soleil renaissant
hors des boues.
En marche
pour l’immédiat
le préhensible
en marche vers.

Ride profonde
déposée par distraction
par insouciance
voix fragile de l’infime
si claire…

Comme un bras de terre
consenti au fleuve
ou un ciel traversé
de mouvements épais et ralentis
comme un espace
dénudé nivelé
ou comme la grâce
de l’errance d’Ophélie
comme soi simplement soi,

être.

 

 

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AGNES SCHNELL

 

 

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GABON2,

NILDA FERNANDEZ...HOMMAGE

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Juste une ivresse
Pour que l'on cesse de boire
Une cicatrice
Pour que l'on puisse y voir

Où que l'on aille
Nos fiançailles

Juste une audace
Pour qu'on s'embrasse un peu
Une friandise
Pour qu'on attise le feu

Où que l'on aille
Nos fiançailles


Fuerte, fuerte
Y con la muerte
Voy a hacerte una canción
Dentro, dentro
Y con el viento
Me atormento sin razón

Où que l'on aille
Nos fiançailles

Lourds sont nos promesses et nos liens
Courts sont les kilomètres en train
Sourds ses mots d'amour et les miens

Sourds ses mots d'amour et les miens

Juste une ivresse
Pour que l'on cesse de boire


Une cicatrice
Pour que l'on puisse y voir

Où que l'on aille
Nos fiançailles

À la mi-juillet
Quand on soupire aux portes
Quand le cœur nous emporte
Et qu'on a mal aux reins
Et qu'on se dit que rien
N'est aussi prestigieux
Que les sommets neigeux
Quand on se dit peut-être
Ce que l'on voudrait être
Juste au-dessus des règles
Quand on se dit qu'on peut être...
Un aigle

 

 

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NILDA FERNANDEZ

 

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Une tache, une ombre et dans le désert
Des traces de poudre et de safran
Des taxis blancs, des claquements de portières
Un vrai mélange de sentiments
Madrid, Madrid, le prix que je paie
C'est encore quelques heures sans sommeil 
Pour me souvenir de toi
Puerta del Sol, station du métro
Sortie vers la Plaza Mayor
Je suis à l'heure, je crois même que j'en fais trop
Une vraie doublure dans un décor
Madrid, Madrid, tu peux me faire signe
Tu peux brouiller mes mots sur la ligne
Quand je parlerai de toi
et jusqu'au dernier détail
(Miroir, si has de ser mi espía) ses yeux derrière un éventail
Madrid, Madrid, les choses que je pense
Ont un p'tit air d'accordéon rance
Quand elle n'est pas avec moi
Madrid, Madrid, le prix que je paie
C'est encore quelques heures sans sommeil 
Pour me souvenir de toi
Toda una tarde en el retiro, echando piedras a un farol
Els meus amors se han derretido con tanta luz y tanto sol
Madrid, Madrid, me pongo triste
Al ver lo bien que tù te vistes si se han de reir de ti
et jusqu'au dernier détail
(Miroir, si has de ser mi espía) ses yeux derrière un éventail
Une tache, une ombre et dans le désert
Des traces de poudre et de safran
Des taxis blancs, des claquements de portières
Un vrai mélange de sentiments
Madrid, Madrid, me desesperas
De tanto mover las caderas, se van a reir de ti
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NILDA FERNANDEZ
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IMPRESSIONS ET SOUVENIRS...Extrait

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"Nos yeux se remplissent peu à peu des teintes douces qui correspondent aux suaves ondulations saisies par le sens auditif. Et puis la note bleue résonne et nous voilà dans l'azur de la nuit transparente. "

 

 

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GEORGE SAND

 

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BLEU

POEMES A LA NUIT...Extrait

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 Merci Adélita

 

 

Et ils disent que la vie est un rêve :
non pas ; pas seulement un rêve. 
Le rêve est une part de la vie.
Une part confuse, dans laquelle
le visage et l’être s’acharnent l’un contre l’autre,
se tressent l’un à l’autre,
comme des animaux d’or,
rois de Thèbes repris à leur mort (qui se brise).

Le rêve est la traîne de brocart qui tombe de tes épaules,
le rêve est un arbre, un éclat fugitif, un bruit de voix ;
un sentiment qui commence et s’achève est rêve ; 
un animal qui te regarde dans les yeux est rêve
un ange qui jouit de toi est rêve. 
Rêve est le mot qui d’une douce chute
tombe dans ton sentiment comme un pétale
qui s’accroche à ta chevelure : lumineux, confus et las ,
lèves-tu seulement les mains : c’est encore le rêve qui vient,
et il vient comme tombe une balle ;
tout, ou presque, rêve ,
et toi, tu portes tout cela.

Tu portes tout cela. Et avec quelle beauté tu le portes.
Chargée de lui comme de ta chevelure.
Et cela vient des profondeurs, cela vient
des hauteurs jusqu’à toi et par ta Grâce ....

Là où tu es, rien n’a attendu en vain,
nulle part autour de toi il n’est fait de tort aux choses,
et c’est comme si j’avais déjà vu
que des animaux se baignent dans tes regards
et boivent à ta claire présence.

Mais ce que tu es : cela seul je l’ignore. 
Je sais seulement chanter ta louange : 
cercle de légende autour d’une âme,
jardin autour d’une maison
dans les fenêtres de laquelle je vis le ciel .

Ô tant de ciel, s’en allant, vu de si près ;
ô tant de ciel sur tant d’horizon.

Et quand c’est la nuit : quelles grandes étoiles
ne peuvent manquer de se refléter dans ces fenêtres....

 

 

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RAINER MARIA RILKE

 

 

.

 

Alphonse Osbert Fantas

Oeuvre Alphonse Osbert

LETTRE A WITOLD VON HULECWICZ

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" Quelques étoiles s’exaltent immédiatement et disparaissent dans la conscience infinie des anges -, d’autres sont affectées à des êtres qui les transforment lentement, laborieusement, et dans l’effroi et le ravissement de qui elles accèdent à leur état suivant, à leur réalisation invisible.

Nous sommes, [...] nous, ces transformateurs de la terre, toute notre existence, les vols et les chutes de notre amour, tout nous qualifie pour cette tâche (à côté de laquelle il n’en est aucune essentiellement qui tienne).”

 

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RAINER MARIA RILKE

 

 

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star

MES YEUX DANS TON REGARD

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A Joss...

 

  .

 

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Quand tu veux tu m'appelles
Tu connais mon numéro
45 12 20 00
Quand tu veux tu m'entraînes
En face de toi dans un bar
Comme autrefois j'ai envie de voir
De voir, de voir
Mes yeux dans ton regard
Mais s'il faut pour te plaire
Devenir presque un idiot
Je ne suis pas celui qu'il te faut
Laisse tomber ce qui pèse
Oublie les adieux dans les gares
Laisse-moi seulement l'envie de revoir, revoir
Quand tu veux tu m'appelles
Tu connais mon numéro
45 12 20 00
Et quand les années qui viennent
Te feront casser les miroirs
Garderas-tu l'envie de revoir, revoir
Revoir, revoir
Mes yeux dans ton regard
Revoir, revoir
Mes yeux dans ton regard
Revoir, revoir, revoir
Mes yeux dans ton regard
Revoir, revoir
Mes yeux dans ton regard
Revoir, revoir, revoir
Mes yeux dans ton regard
Revoir, revoir, revoir
Mes yeux dans ton regard
Revoir, revoir, revoir
Mes yeux dans ton regard...
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NILDA FERNANDEZ
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REPONSE DE WILFRID LUPANO AU MINISTRE DE LA CULTURE

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Monsieur le ministre,

 

 

À ma très grande surprise, vous m’avez adressé la semaine dernière un courrier pour m’annoncer que vous me décerniez le grade de chevalier des arts et lettres. 
Je vous remercie de cette délicate attention, mais j’ai bien peur de devoir refuser cet « honneur ».

Déjà, spontanément, je n’ai jamais été très excité par les médailles. Pierre Desproges disait « les décorations, c’est la libido des vieux ». Je me plais à penser que je n’en suis pas encore là. Il y a cependant des distinctions plus réjouissantes que d’autres, et celle-ci a l’inconvénient, monsieur le ministre, d’être remise par un représentant politique. 
Or, comment accepter la moindre distinction de la part d’un gouvernement qui, en tout point, me fait honte ?

Car oui, il s’agit bien de honte.

J’ai honte de ce que votre gouvernement fait des services publics, au nom du refus dogmatique de faire payer aux grandes entreprises et aux plus grosses fortunes les impôts dont elles devraient s’acquitter. « il n’y a pas d’argent magique » martèle votre leader. Il y a en revanche un argent légal que monsieur Macron refuse d’aller chercher pour ne pas déplaire à ceux qui ont financé sa campagne.

J’ai honte, lorsque j’entends monsieur Castaner s’indigner que l’on puisse « s’attaquer à un hôpital », comme il l’a fait récemment, alors que c’est bien votre gouvernement qui fait le plus de mal aux services de santé, et pas trois gilets jaunes qui cherchent à se mettre à l’abri au mauvais endroit. J’ai honte de ce gouvernement qui en supprimant l’ISF, a divisé par deux les ressources des associations qui prennent à leur charge les plus faibles, les plus démunis, les laissés pour compte, à la place de l’état.

J’ai honte lorsque votre gouvernement refuse d’accueillir l’Aquarius et ses 160 réfugiés qui demandent de l’aide, et encore plus honte lorsque monsieur Castaner, encore lui, accuse les ONG qui tentent par tous les moyens de sauver des vies d’être « complices » des passeurs. 
J’ai honte lorsque je vois la police « escorter » les militants de Génération Identitaire après leur coup de com’ au col de Briançon pour les « protéger » contre les militants favorables à l’accueil des réfugiés. Certains de ces derniers furent d’ailleurs interpelés, alors que tous les membres de Génération Identitaire sont rentrés chez eux fêter leur coup de publicité.

J’ai honte de votre politique indigne d’accueil des migrants, et en particulier des mineurs isolés. Le gouvernement auquel vous appartenez a accéléré le rythme des expulsions, voté l’allongement à 90 jours de la période de rétention pour les étrangers en situation irrégulière. De la prison, donc, pour des personnes n’ayant commis aucun crime, hommes, femmes, enfants, nouveaux-nés. Pendant ce temps, des préfets plusieurs fois condamnés pour non respect du droit d’asile sont maintenus en poste.

Pour de sordides calculs électoraux, le gouvernement auquel vous appartenez foule aux pieds tous les principes philosophiques et moraux qui sont à la base de la constitution et de l’histoire de ce pays, et passe à côté du sens de l’Histoire. Soyez certain que l’Histoire s’en souviendra.

J’ai honte de l’incapacité de ce gouvernement à prendre en compte l’urgence écologique, qui devrait pourtant être le seul sujet à vous préoccuper vraiment. En dehors d’effets d’annonce, rien dans les mesures prises depuis deux ans n’est à la hauteur des enjeux de notre époque. Ni sur la sortie des énergies fossiles, ni sur le développement du bio, des énergies renouvelables ou la condition animale. Votre gouvernement reste le loyal service après-vente des lobbies, de l’industrie agroalimentaire, des laboratoires, des marchands d’armes…

J’ai honte, monsieur le ministre, de ce gouvernement mal élu ( le plus mal de la l’histoire de la cinquième république) qui ne tient plus que par sa police ultra violente.

J’ai honte de voir, depuis des mois, partout en France, éclater des yeux, exploser des mains ou des visages sous les coups de la police, de Notre Dame des Landes aux Champs-Elysées, à Toulouse, Biarritz, Nantes. Le monde entier s’alarme de la dérive sécuritaire de votre gouvernement, de l’utilisation abusive d’armes de guerre dans le maintien de l’ordre, mais vous, vous trouvez que tout va bien.

Je pense à Maxime Peugeot, 21 ans, et à sa main arrachée par une grenade dans un champ de Notre Dame des Landes. Qu’est-ce qui pouvait bien menacer à ce point la sécurité de la France, dans ce champ à vache du bocage breton, pour qu’on en arrive à faire usage d’une telle violence ? 2500 gendarmes, une opération de guerre à plusieurs millions d’euros menée pour détruire une trentaine de cabanes en bois (« il n’y a pas d’argent magique »…) et procéder à une dizaine d’expulsions… Je pense à Lola Villabriga, 19 ans, défigurée à Biarritz par un tir de LBD que rien ne justifiait et qui vit désormais avec des plaques d’acier dans la mâchoire, alors que c’était sa première manifestation. Je cite deux noms, mais vous le savez sûrement, ils sont aujourd’hui des centaines. Suivez le travail de David Dufresne si le sujet vous intéresse.

Comme vous le voyez, nous avons peu de points communs, politiquement. Et dans un monde où les distinctions culturelles seraient remises par le milieu culturel lui-même, sans intervention du politique, j’aurais accepté celle-ci avec honneur et plaisir. Mais il n’y a pas de geste politique qui ne soit aussi symbolique, et je sais déjà que si un jour j’atteins l’âge avancé où on prend son pied à exhiber ses breloques, j’aurais bien peu de plaisir à me rappeler que celle-ci me fut remise par le représentant d’un gouvernement dont j’aurais si ardemment souhaité la chute et la disgrâce.

Passons malgré tout une bonne journée,

 

 

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WILFRID LUPANO

https://fr.wikipedia.org/wiki/Wilfrid_Lupano

 

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wilfrid-lupano2,

JEAN-CLAUDE IZZO...Extrait

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" Jadis tout avait un sens: et l’ombre et la lumière.
Aujourd’hui tout n’est plus que justification:
pour l’ombre comme pour la lumière.
(Mais quelle science exacte peut répondre
du silence majeur au faîte du clocher?)."

 

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JEAN-CLAUDE IZZO

 

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OMBRE

 

ANNE MARGUERITE MILLELIRI...Extrait

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Ta langue s'est perdue
dans les méandres de Babel ...
Perdus le chant dansant
et le son de la voix.

Et tu cherches tes mots 
dans l'errance du vent,
au creux des larmes 
dans un visage désertique.

Enchanteresse, elle l'était,
comme toute langue de l'enfance --
enchantée, comme ces châteaux en Espagne, 
les yeux gris-verts de la mère,
la mer océane,
le soleil léopard,
le ciel goéland.

Et te voilà sans parole, 
dans cet enclos planté de fleurs sages 
dont les graines se vendent.
Où sont tes ailes ? Où sont tes yeux ? 
Où ton corps ? Ton âme, qui l'a mangée ?
Qu'ont-ils fait de ta langue sauvage ?

Au loin, la lande, 
se voile d'épaisses brumes.

 

 

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ANNE MARGUERITE MILLELIRI

 

 

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TEMPS

 

 

MILONGA DE MANUEL FLORES

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Manuel Flores va a morir,
eso es moneda corriente;
morir es una costumbre
que sabe tener la gente.

Y sin embargo me duele
decirle adiós a la vida,
esa cosa tan de siempre,
tan dulce y tan conocida.

Miro en el alba mis manos,
miro en las manos las venas;
con estrañeza las miro
como si fueran ajenas.

Vendrán los cuatro balazos
y con los cuatro el olvido;
lo dijo el sabio Merlín:
morir es haber nacido.

¡Cuánto cosa en su camino
estos ojos habrán visto!
Quién sabe lo que verán
después que me juzgue Cristo.

Manuel Flores va a morir,
eso es moneda corriente:
morir es una costumbre
que sabe tener la gente.

 

 

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JORGE LUIS BORGES

Musica y cantado por Nilda Fernandez 

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LA RECOLTE DES FRUITS ( VI )...Extrait

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Pour Sophie Peters... Un joli chemin de coeur...

 

Où les routes sont tracées, je perds mon chemin.
Dans les eaux larges, dans le ciel bleu, il n’est nulle trace de piste.
Le sentier est caché par les ailes des oiseaux, par le feu des étoiles, par les fleurs des saisons passagères.
Et je demande à mon cœur si son sang est porteur de la sagesse du chemin invisible.

 

 

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 RABINDRANATH TAGORE

domaine public

 

 

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REDON16 odilon

OCEANS PARALLELES

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Être, si peu de choses, en définitive, que le temps dévore à sa guise et que la mer réfugie, immémoriale... Vastes océans parallèles que  l'existence,  la mémoire, un penser imaginant ; ainsi de l'âme !

Parvenir au terme de la raison ou dénégation de ce qui fut d'emblée asséné, dans les méandres et les arcanes de la pensée unique ! Quoi choisir, retenir, avant le grand saut, à l'ancre noire  ? Que de digressions ...

Mais de l'espace, de l'infiniment petit à l'infiniment grand, vers  l'autre versant du temps que rien ne saurait altérer, déposséder, confiner... Un espace que l'on peuple de rêves, de souhaits, de réalités et  de vérités venant à  notre rencontre, comme si nous les eussions attendus, toujours connus, participant ainsi de la souvenance et du devenir des Mondes en paix...

On passe, on voyage, on s'aventure, on ose l'improbable, l'inhabituel, l'imprévu, ces pans d'une liberté précieuse que l'on  aune point  selon les rigueurs de l'âge, les  codes, les  artifices  normés de l'éphémère et du paraître.

Si l'instant flue et scande le déclin, égrène la durée, il marque aussi  profondément le sillage, l'empreinte vagabonde de l'unique qu'il  laisse et qui  demeure, qui  s'inscrit au tréfonds de l'Un-Conscient lorsqu'ils vont, à la semblance   de l'éternité, où que nous soyons ! ...

Merveilleux vaisseaux, !  " Voilier ivre "  que l'âme et les arts  mènent  à la source des mondes multiples, des océans  parallèles 

 

 

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CRISTIAN-GEORGES CAMPAGNAC

Sur http://marin56.canalblog.com/archives/2019/07/05/37480705.html

 

 

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