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Channel Description:

Poésie, Littérature, Peinture, World music, Flamenco
    0 0
  • 04/27/19--10:36: SUICIDE LA CHRONIQUE
  • Prévenez si ça les intéresse,

    de prés de loin, et ce qu'il reste des miens

    car ce soir cahin caha

    je chemine vers des sentes interdites...

    Ce soir mon cœur est si plein et gonflé

    que l'idée fait chemin et vient me hanter.

    Pourquoi poursuivre, pourquoi rester...?

    SEUL au milieu de tant d'immensité,

    de vide, sans gaieté, le projet fait rage.

    Pourquoi, pour qui continuer ?

    Des ombres se déploient, sur moi tombe leur froid !

    Il y a eu erreur, rendez-vous manqués,

    aucune voie ne parait meilleure j'ai beaucoup essayé !

    Un Amour idéal, absolu, passionné, irremplaçable et inespéré .

    M'a pris et m'a laissé.

    Suis-je alors cet être ignoble ou bâtard

    à ne susciter qu’indifférence et vil rejet ?

    J'arrive au bout de cette Solitude, au feu le tout dernier ...

    Ce soir, je voudrais finir la danse et retourner au charnier de l'humanité.

    Comment mettre un point final à cette absurdité.

    Trouver l'outil qui trouera mon corps pour ce soir enfin,

    S'EFFACER à jamais ?

     

    .

     

    JACQUES CEAUX

     

    .

     

    MORT


    0 0
  • 06/01/19--06:35: ECLIPSE D'ETOILE...Extrait
  • En mémoire d'Esteban...

     

     

    Tu jouais bien
    Avec rien
    Que des bulles d'eau
    Qui sans bruit éclatent dans l'air.

    Mais la lumière au sept couleurs
    Donnait à chacune son visage

    Juste un battement de coeur
    Comme contrée d'ange.

    Or, son ultime aventure -
    Silence ; une âme est sortie du feu.

     

     

    .

     

     

    NELLY SACHS

    Traduction Mireille Gansel, Éd Verdier.

     

     

    .

     

     

    esteban3,

     

     


    0 0
  • 05/18/19--08:52: EROSTASIE...Extrait
  • La cantate des amants

    Dans les feuillées du lit
    Les prismes de la nuit

    À ciel ouvert les amants
    Comblent la terre de présents

    Leur peau transparente
    Flotte au vent des caresses

    Ils ont mille bouches fauves à nourrir
    Se boivent jusqu’au fond des yeux

    Construisent des nids de feu
    entre les branches de leurs gestes

    Ils s’exaltent dans la tempête
    Et se creusent de solitude et d’extase

    À travers aubes et forêts
    Ils se transforment en oiseaux bleus

    S’écoulent infiniment
    Sans fatigue s’étirent

    Sur des routes de pluies chaudes
    Où danse l’ombre nue des mots d’amour

    Ils vont viennent en valsant
    Dans un labyrinthe de baisers

    S’enlacent et se délacent
    Épousant les courbes de leurs corps

    En éclaireurs émerveillés 
    Ils poussent loin la reconnaissance

    Vers des univers où vie et mort
    Sont toujours synonymes de naissance

     

     

    .

     

     

    ANDRE CHENET

     

     

     

    .

    RODIN2

    Auguste Rodin 

     

     


    0 0

    Merci à Adélita mia...

     

    Des légendes du vieux temps, une blanche main me fait signe : elles chantent un pays enchanté,

    Où de grandes fleurs languissent dans l’or du crépuscule du soir et se regardent tendrement avec des yeux de fiancées ;

    Où tous les arbres, comme un chœur, parlent et chantent ; où les sources, en jaillissant, font entendre des airs de danse ;

    Où des hymnes d’amour s’élèvent comme tu n’en entendis jamais, jusqu’à ce qu’un désir très doux ait pris possession de toi.

    Ah ! je voudrais aller là-bas ; là-bas mon cœur se réjouirait, et délivré de toute peine je serais libre et heureux !

    Ah ! ce pays de volupté, je le vois bien souvent en songe ; mais dès que l’aurore se lève, il s’évanouit comme une fumée.

     

     

    .

     

     

    HEINRICH HEINE 
     
    traduction de Gérard de Nerval

     

     

    .

    LAURETTE PEYRAUBE

    Photographie Laurette Peyraube


    0 0
  • 06/01/19--03:14: SYLVIE MEHEUT...Extrait
  • Et tout disparaîtra dans un vent de merise
    L'étang aux farfadets 
    La palombière grise
    Le grand ciel héliotrope revenu d'Erythrée 
    L'arabesque des voix carrossant la vallée
    Le casaquin de soie glissant sur la glycine

     

    Et tout disparaîtra dans un vent de merise
    Les fièvres alumines
    La mâture du soir
    La capitainerie
    Le col du Saint-Gothard 
    Et l'encens des collines

     

    Et tout disparaîtra dans un vent de merise
    Les caravelles d'or
    Les secrets de Solyme 
    L'essence purpurine des quarante aurores 
    La mort aux lèvres fines 
    Et le muselet saur des crêtes abyssines

     

    Et tout disparaîtra dans un vent de merise


    Et tout disparaîtra

    La mort aux lèvres fines
    Et le casaquin d'or des fièvres abyssines

     

     

     .

     

     

    SYLVIE MEHEUT

     

     

    .

     

     

    Nath Magrez,

     

    Photographie Nathalie Magrez

     


    0 0

     

    Ces pierres inconnues chargées de prophéties
    Seraient-elles ouvertes,
    Admises à répondre à ma seule question
    S'il n'est d'autre écriture que de l'envers des choses
    Et nul entre l'hiver
    De l'oreille et de l’œil
    A ne parler de l'or
    Que ce qui croît ailleurs ?

     

     

    .

     

    JEAN-CLAUDE RENARD

     

    .

    bruzzi


    0 0

    Toute terre nue est un seuil
    d’un si faible poids
    que le chant l’élève
    quand elle n’accède plus
    à l’air et au ciel.

    Un jour, c’est l’indicible pareil
    quand sur les griffes étroites
    d’une poignée de terre
    si grand est le désir
    qu’il se retire derrière l’astre
    du visible amour.

    De toutes les vagues du cœur
    du versant de l’être
    à ouvrir et comprendre
    le choryphée du visage
    annonce
    comme l’ange du voyage
    ou la vigie de l’obscur traversé
    que le temps est plein
    de notre rencontre.

     

    .

     

    MICHEL ECKHARD ELIAL

     

    .

    thierry raynaud photographie2

     

    Thierry Raynaud Photograpghie


    0 0
  • 06/22/19--06:00: YEHUDA AMICHAI
  • Je veux célébrer la louange de tout ce qui reste
    ici avec nous et ne part pas comme les oiseaux migrateurs
    et ne fuit pas vers le nord ni vers le sud et ne clame pas « Mon coeur est en Orient
    et moi en Occident ». Je veux chanter pour les arbres
    qui n’abandonnent pas leurs feuilles et souffrent le feu de l’été et le froid de l’hiver
    et pour les hommes qui n’abandonnent pas leurs souvenirs
    et souffrent plus que les hommes qui abandonnent tout.
    Mais par dessus tout je veux célébrer la louange
    des amants qui restent ensemble pour la peine et la joie.
    Pour faire une maison, faire des enfants, maintenant et en d’autres saisons.

     

    .

     

     

    YEHUDA AMICHAI

     

     

    .

     

    Rogelio de Egusquiza

    Oeuvre  Rogelio de Egusquiza


    0 0
  • 06/22/19--06:03: OUTRE TEMPS
  •  


    En terre de silence
    de schiste et de légendes,
    seule.

    Un long bras d’argile
    consenti au fleuve
    un bras anéanti très las.
    Si tendue
    que soit l’absence
    si vibrant le silence,
    rester parmi les ronciers
    ou peut-être
    retourner au port.

    Il faudrait longer
    le froid les craquelures
    s’asseoir un instant
    dans la fascination du vide
    et résister
    surtout résister.

    Trop de remous et de vagues
    trop de nouveautés abrasives
    surtout ne pas céder.

    Marche après marche
    vers l’écume
    le bouillonnement initial
    vers la mer
    par le vent ouverte
    vers le fleuve
    vers le soleil renaissant
    hors des boues.
    En marche
    pour l’immédiat
    le préhensible
    en marche vers.

    Ride profonde
    déposée par distraction
    par insouciance
    voix fragile de l’infime
    si claire…

    Comme un bras de terre
    consenti au fleuve
    ou un ciel traversé
    de mouvements épais et ralentis
    comme un espace
    dénudé nivelé
    ou comme la grâce
    de l’errance d’Ophélie
    comme soi simplement soi,

    être.

     

     

    .

     

     

    AGNES SCHNELL

     

     

    .

     

    GABON2,


    0 0
  • 06/25/19--13:20: NILDA FERNANDEZ...HOMMAGE
  • Juste une ivresse
    Pour que l'on cesse de boire
    Une cicatrice
    Pour que l'on puisse y voir

    Où que l'on aille
    Nos fiançailles

    Juste une audace
    Pour qu'on s'embrasse un peu
    Une friandise
    Pour qu'on attise le feu

    Où que l'on aille
    Nos fiançailles


    Fuerte, fuerte
    Y con la muerte
    Voy a hacerte una canción
    Dentro, dentro
    Y con el viento
    Me atormento sin razón

    Où que l'on aille
    Nos fiançailles

    Lourds sont nos promesses et nos liens
    Courts sont les kilomètres en train
    Sourds ses mots d'amour et les miens

    Sourds ses mots d'amour et les miens

    Juste une ivresse
    Pour que l'on cesse de boire


    Une cicatrice
    Pour que l'on puisse y voir

    Où que l'on aille
    Nos fiançailles

    À la mi-juillet
    Quand on soupire aux portes
    Quand le cœur nous emporte
    Et qu'on a mal aux reins
    Et qu'on se dit que rien
    N'est aussi prestigieux
    Que les sommets neigeux
    Quand on se dit peut-être
    Ce que l'on voudrait être
    Juste au-dessus des règles
    Quand on se dit qu'on peut être...
    Un aigle

     

     

    .

     

    NILDA FERNANDEZ

     

    .

     

     

    .

     

    Une tache, une ombre et dans le désert
    Des traces de poudre et de safran
    Des taxis blancs, des claquements de portières
    Un vrai mélange de sentiments
    Madrid, Madrid, le prix que je paie
    C'est encore quelques heures sans sommeil 
    Pour me souvenir de toi
    Puerta del Sol, station du métro
    Sortie vers la Plaza Mayor
    Je suis à l'heure, je crois même que j'en fais trop
    Une vraie doublure dans un décor
    Madrid, Madrid, tu peux me faire signe
    Tu peux brouiller mes mots sur la ligne
    Quand je parlerai de toi
    et jusqu'au dernier détail
    (Miroir, si has de ser mi espía) ses yeux derrière un éventail
    Madrid, Madrid, les choses que je pense
    Ont un p'tit air d'accordéon rance
    Quand elle n'est pas avec moi
    Madrid, Madrid, le prix que je paie
    C'est encore quelques heures sans sommeil 
    Pour me souvenir de toi
    Toda una tarde en el retiro, echando piedras a un farol
    Els meus amors se han derretido con tanta luz y tanto sol
    Madrid, Madrid, me pongo triste
    Al ver lo bien que tù te vistes si se han de reir de ti
    et jusqu'au dernier détail
    (Miroir, si has de ser mi espía) ses yeux derrière un éventail
    Une tache, une ombre et dans le désert
    Des traces de poudre et de safran
    Des taxis blancs, des claquements de portières
    Un vrai mélange de sentiments
    Madrid, Madrid, me desesperas
    De tanto mover las caderas, se van a reir de ti
    .
    NILDA FERNANDEZ
    .

    .