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Poésie, Littérature, Peinture, World music, Flamenco

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  • 05/02/18--05:45: EDEN
  •  

    C’est d’un autre temps 
    que j’écris
    d’un jardin de mots qui n’existe plus.

     

    J’écris le bleu multiple de l’orage
    le désordre où se fourvoient
    les insectes
    que nous sommes.

     

     Chaos des images soudaines

    j’écris un ailleurs distrait
    eau azurée des lessives anciennes
    odeur du savon mou
    trottoirs gras briqués à la semaine
    raclement des balais en coco
     
    promenades obligées du dimanche
    et joies imposées.
    Il est loin ce passé 
    pas si simple
    tel un théâtre démodé.

     

     La nuit de bitume farde les murs

    de graffitis    de givre.
    Il me revient en mémoire
    le chant rauque des vieilles bouches
    où le souffle manquait
     
    ces vies aux mille crevasses
    aux oripeaux de rêves
    quand on avait peur
    des larges ombres
    peur du terne         de la nudité
    de l’usure.

     

     

    Toutes les enfances sont fanées
    toutes les marelles effacées
    où il manquait le ciel.
    .
    .
    .
    .
    .
    AGNES SCHNELL
    .
    .
    .
    .
    .

    de_Felice_la_chambre_au_miroir

    Oeuvre Françoise de Felice

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  • 05/02/18--06:13: REMINISCENCES
  • Du marine des ombres
    à la couleur du vin coupé 
    il y a toujours en nous
    un éclat d’enfance.

    Il y a le froid des murs de pénitence
    le brouillard dont on émergeait 
    si lentement
    les voix trop assurées
    dont la distance nous étourdissait.

    On allait en aveugle
    bousculés par les jours.
    On résistait peu
    tout attentifs aux brasiers de nos âmes
    à l’impatience de nos mains.


    Maintenant
    on écrit comme on ravaude
    pour combler à points serrés
    pour garder fixés les mots nomades.

    Il y a toujours quelque chose
    d’étonné en nous
    l’accent de la terre natale
    nos pensées de l’un à l’autre hésitant
    tantôt voiles
    tantôt ancres…
    .
    .
    .
    .
    AGNES SCHNELL
    .
    .
    .
    .

    de-felice-

    Oeuvre Françoise de Felice


    0 0
  • 05/03/18--01:16: QU'EST-CE QUE LA POETIQUE ?
  • ... 

    Nous avons construit une civilisation de conquête et de production utilitaire qui nous accapare et nous prive de valeurs vitales; nous visons une plénitude matérielle qui nous comble d'artifices et nous masque le vide; nous n'avons même plus la nostalgie du poétique; nous avons fait de l'art une marchandise, un scandaleux placement; nous méprisons les poètes, ces irrécupérables, parce que nous n'avons pas besoin d'eux

    ...

     

     .

     

    JEAN ONIMUS

     (1909-2007)

     Éditions Poesis

     

    .

     

     

    al nakamura2

     

     Oeuvre Al Nakamura

     

     


    0 0

    La sublimation a vécu. La pulsion a trouvé un regain de toute-puissance dans un monde qui ne supporte aucune limite pour la satisfaire. Immédiateté, vitesse, fluidité appellent une société sans frustration ni délai. Que ce soit dans l’espace public (les actualités, les faits divers, la pornographie normative, les attitudes «décomplexées») ou sur le divan (patient déprimé, désaxé), la société post-industrielle et post-traumatique de l’après-guerre admet mal qu’on «sublime». Il faut au sujet narcissique un champ opératoire simple et direct à ses pulsions, sinon, il se déprime. La frustration n’est plus supportable, trouvons-lui donc sans cesse de nouveaux objets à ses appétits. L’abstraction, le style, la précision sont passés à l’ennemi, toutes ces choses nous «ralentissent». On ne possède pas un livre, ce n’est ni un investissement ni un instrument ; la lecture prend du temps, et ne produit rien d’autre qu’une capacité accrue à rêver et à penser. L’absence de style dans les productions culturelles est aussi préoccupante que le sont les vies sous pression, moroses et fonctionnelles - tellement plus nombreuses que des vies habitées, voulues.Un monde qui parvient à sublimer est un monde qui prend une forme, qui n’est pas informe comme l’actuelle confusion générale destine le nôtre à l’être.

     .

    .

     .

     

     ANNE DUFOURMANTELLE

    (1964-2017) psychanalyste

     

    .

      .

     

    .

     

    Gina Litherland 3,

    Oeuvre Gina Litherland

     


    0 0
  • 05/03/18--01:32: LE MARCHEUR
  • Pour Gérard G.

     

    .
    Pour celui qui gravit la montagne
    Il est déplacé de se prétendre le meilleur ou le seul
    Mais il est sage de se concentrer sur son pas

    La rumeur importe peu
    Pour celui qui est au plus pur de l'écriture
    Peu importe son nom il écrit pour nous tous

    Ecrire est un chemin dans la montagne
    Toute une vie ne suffit pas pour atteindre le sommet
    Mais le bonheur du jour est là présent dans la connaissance
    Conscient de la douleur humaine
    Conscient de la beauté du monde
    Vivre est ce passage abrupt
    De la douleur à la beauté
    De l'extase à l'impuissance
    Du silence à la sérénité
    Ecrire concilie tous ces paysages dans le regard du marcheur

     

    .

     



    © PATRICK CHEMIN

    (1993)

     

     

    .

    ete-en-montagne

     

     

     


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  • 05/03/18--07:49: DERIVES
  • A l'orée du sommeil   Nyctémérales dérives
    depuis les brumes du réveil 
    rappeléà l'ordre d'une vision 
    d'étranges interrogations
    l'Un-conscient  voyage

    Et je demeure       un long moment 
    comme happé      déjà absent
    Rien ne subsiste 
    que la sensation  aveugle de flotter
    au-delà de tout                 en silence

    L'instant propice au questionnement
    éclaire ce vaisseau bleu dont je suis l'hôte
    qui plane  à travers l'univers 
    en tournant autour de son étoile
    infiniment grand     si petit à la fois

    Au royaune des Pensées denses
    la raison ne s'efface-t-elle point 
    en louant le mystère de la vie 
    l'absolu   ce néant   tandis  que  le soleil 
     fulgure  et transcende

    Vivant    de l'étant     inondé de  lumière 
    en toute choses     miracles 
    que l'on eût crus uniques
    rayonnant au centre de l'univers
    et créés devers le temps

    Suis-je    seul    égaré 
    quelque part     passager de  l'espace  quand
    migrant   j'accomplis 
    la  traversée  cosmique
    qui en révèlerait la  foi et les  sublimités

    De cet intervalle      juché 
    entre sentience et discernement 
    vais-je       histoire sans fin 
    probable métamophose 
    héritier de l'éternité

    Immortalité ou vérité 
    ainsi de l'essence    d'une quête 
    dont j'aurais étéà jamais       
    le témoin crédule
    Que l'infini alors en retienne le souffle

    Abandonné      au hasard de la nécessité
    à la mer      à l'océan qui élèvent
    d'un commun accord
    que je m'ente  
    à la mémoire des mondes étoilés

     

     

    .

     

     

    CRISTIAN GEORGES CAMPAGNAC

     

     

    .

     

     

    albatros2

     

     

     


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  • 05/03/18--11:34: LE MILLION DE VISITEURS...!
  • Voilà ...C'est fait ! Nous avons atteint et dépassé le million de visiteurs... Nous tenons à vous remercier toutes et tous pour cette fidélité sans faille, et nous continuerons dans la mesure du possible, à tenter de vous étonner, de vous charmer par le biais de la poésie, de la littérature, de la peinture ....

     

    .

     

    Yuko Nagayama (1),,

    Oeuvre Yuko Nagayama


    0 0

    ...

     

    Le monde, oui, dans sa beauté cruelle,

    je ne veux pas le dire

    Si je me tais, c'est colère et défi,

    incandescence

     

    Pourtant je pourrais dessiner les dentelles du possible,

    ombres chinoises sur l'écran du réel,

    le rêve, suraigu,

    d'une île de soleils éblouis,

    sans férocité

    L'amour, s'il existe, je pourrais le dire

    L'énigme au coeur du vivre,

    comme un ver dans le fruit,

    je pourrais l'approcher

     

    Cette parole surgie de nulle part,

    brûlante et sauvage

    Cette parole d'origine, je pourrais la tenter

    Un longue attente

    une gestation douloureuse mais lumineuse

    Et soudain les mots sortent, explosent, déchirent le silence

    comme un nouveau-né qui ne sait pas encore

    que les cris les plus vifs,

    toujours, 

    tombent dans le vide,

    et meurent, 

    même si l'écho les répète, infiniment

     

    Tu parles, mais qui entend ?

    Qui acccepte le don de vivre,

    les étincelles du désir ?

    Pas même toi

    Qui cherche l'aube pour s'envoler ?

     

    L'aube n'est pas l'envol,

    ni l'éveil

    Elle est errance et brûlure

    Désillusion

    L'aube, je ne veux pas la dire

     

    Et pourtant je pourrais, je pourrais

    Mais il faudrait ne pas se laisser traverser

    par le silence des étoiles

    Et surtout,

    il faudrait apprivoiser la foudre patiemment,

    dans l'espoir insensé

    que toute parole recommence le monde 

     

     

     

    .

     

     

    COLETTE GOBELIN

    407ème Encres vives

     

     

    .

     

     

    Jean Paul Surin 2,

    Oeuvre Jean-Paul Surin

     


    0 0

     ...

     

    Tout est donné

    Tout est repris

    La lumière aigue des citrons

    Le vent dans les cheveux

    Savoure les

    Savoure les encore un peu

     

    Malgré tout ce qui crie, bute, tombe,

    tout ce qui déchire, 

    le sang versé,

    rêve à des ruisseaux de lait

    Sur l'horizon doré,

    la branche est nue et noire

    L'arbre d'hiver dessine son destin

     

    Malgré désordres et dérives

    Ecoute

    L'instant est harmonie

    Notes frêles dans le grand concert

     

    Ne songe pas à des demains de sables incertains

    Tout est là,

    dans le cri des mouettes

    La plage est vaste

    On y sent le varech

    On y entend la musique des sphères

    au creux des coquillages

     

    L'instant est pur

    comme une bulle de silence,

    une ligne de crête

    Il est l'extrême transparence

    Il est ta soif et ton rempart

     

    L'instant sauve le monde,

    n'en déplaise à Satan, 

    roi des douleurs

     

    Tout est là

    dans le doute et la ferveur

    Infiniment

     

     

    .

     

     

    COLETTE GIBELIN

     

     

    .

     

     

    william russel flint

    Oeuvre William Russell Flint


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  • 05/05/18--13:26: JEAN LAVOUE...Extrait
  • Si le silence t’échappe,
    Echappe-toi avec lui !
    Suis le premier oiseau,
    Ecoute bien son chant :
    Comme il résonne en toi
    D’un amour infini.

    Si le froid t’engourdit
    Chausse-toi de courage,
    Mets tes pas dans la neige
    Suis des chemins de gel,
    Eprouve leur douceur
    Apprivoise leurs cris.

    Quand le jour t’appauvrit,
    Quand la nuit te précède,
    Que tu ne sais plus l’heure
    Ni l’instant de ta perte,
    Pose là tes désirs
    Tes armes et tes combats.
    Sors des ombres têtues,
    Prends la voie souveraine
    Qui n’a pour seules lumières
    Que d’épouser tes pas.

    Si ton cœur te fait mal
    Si ton corps te malmène,
    Si ta vie est pour toi
    Un supplice, une croix,
    Ecoute murmurer
    La sève de tes veines :
    Sois le sang des racines,
    L’effleurement de l’aile,
    L’adagio des nuages, 
    La vibration de l’air.

    Si tu te sens très seul
    Si l’hiver est en toi
    Comme un puits déserté,
    Une branche si nue,
    Un matin sans soleil,
    Frôle la dure écorce,
    Devine son enfance,
    Sois pour elle saison
    Bruissante de bourgeons.

    Ne retiens rien pour toi,
    Laisse faire le silence
    Et il te le rendra
    Au plus près de ta joie.

     

     

    .

     

     

    JEAN LAVOUE

    www.enfancedesarbres.com

     

     

    .

     

     

    francoise de_Felice

    Oeuvre Françoise de Felice


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  • 05/06/18--00:58: EXERCICES...Extrait
  • Remerciements à Marie-Paule et Raymond Farina ...

     

    .

    Fleuve, méditation, vaste, grave, si calme

    malgré l'orage et tant d'angoisses vagabondes,

    la guerre que se font les roussettes stridentes

    autour du grand palmier et la nuit obsédée

     

    d'insectes inconnus, d'hystériques cigales

    et ces terreurs surgies des généalogies

    après avoir drainé l'amertume des morts.

    Mais comment faire taire, et comment effacer

     

    ce théâtre entêtant d'apparences coupables ?

    Le sais-tu toi qui prends le Destin pour un ange

    et cherches vainement le sens en l'Insensé,

     

    frêle, forte, patiente, o tendre Schéhérazade,

    lisant à haute voix les Mille et Une Nuits

    à l'enfant qui n'entend que les voix qui le hantent.

     

     

     

    .

     

     

    RAYMOND FARINA

    Bangui, 1989

    (Extrait de Exercices,

    L’Arbre à Paroles, 2000)

     .

     

    .

     

    mohammed racim3

     

    Oeuvre Mohammed Racim


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  • 05/02/18--06:13: REMINISCENCES
  • Du marine des ombres
    à la couleur du vin coupé 
    il y a toujours en nous
    un éclat d’enfance.

    Il y a le froid des murs de pénitence
    le brouillard dont on émergeait 
    si lentement
    les voix trop assurées
    dont la distance nous étourdissait.

    On allait en aveugle
    bousculés par les jours.
    On résistait peu
    tout attentifs aux brasiers de nos âmes
    à l’impatience de nos mains.


    Maintenant
    on écrit comme on ravaude
    pour combler à points serrés
    pour garder fixés les mots nomades.

    Il y a toujours quelque chose
    d’étonné en nous
    l’accent de la terre natale
    nos pensées de l’un à l’autre hésitant
    tantôt voiles
    tantôt ancres…
    .
    .
    .
    .
    AGNES SCHNELL
    .
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    .

    de-felice-

    Oeuvre Françoise de Felice


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  • 05/08/18--02:11: MAURANE....HOMMAGE
  •  

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  • 05/08/18--02:25: ZOHRA MRIMI...Extrait
  • Personne n'est seul
    La lumière entre, elle te murmure déjà que l' arbre est un lien
    Lui, parle tout bas, il emmène tes prières elles entreront dans une sphère, une main tiède les récupère 
    Chaque fois qu'un oiseau chante, un voeu prend forme
    Il se présente à nous, le Matin
    Vide,
    C' est une aumône ton rire
    Il se remplit les mains de ta nuit,
    La vie
    Tu fermes les yeux
    Tu ne dors pas
    Tu cours dans un champs
    Une main sert des étoiles 
    C' est une autre idée d'écrire si tu respires

     

     

    .

     

     

    ZOHRA MRIMI
    08/05/2018

     

     

    .

     

     

    Cheung Ming-Kam2

    Oeuvre ?

     

     

     


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  • 05/08/18--07:06: GHYSLAINE LELOUP...Extrait
  • Voici un bouquet d’oiseaux rouges, bleus, jaunes
    Chardonneret et rouge-gorge
    Pinson et geai
    Mésange et bouvreuil
    Un jour
    Un vieux musicien a capturé des oiseaux
    Dans les filets illusoires d’instruments à vent
    Mais on n’enferme pas plus l’oiseau que l’étoile
    Même dans la somptuosité d’un vitrail
    Ou l’éclat intermittent d’un piano stellaire
    Et des poètes ont évoqué le Grand Jardinier du ciel
    Ce jour j’ai esquissé un brin de muguet
    Dont chaque clochette aurait un nom d’étoile
    Aldebaran et Coronis
    Electra et Alcyone
    Mérope et Polyxo
    Mais on n’enferme pas plus l’étoile que l’oiseau
    Dans ce monde mouvant nous voulions étreindre l’étoile et l’oiseau
    Le ciel interminable nous aura révélé une étoile variable
    Douce et furtive comme un renard
    Tout se poursuit par-delà la nuit
    N’est-ce pas ?

     

    .

     

     

    GHYSLAINE LELOUP

     

     

    .

     

     

     

    ancienne carte du ciel

    Ancienne carte du ciel

     

     

     

     


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  • 05/08/18--10:24: SUC SORCIER
  •  

    Si tu étais un arbre, ma bien-aimée, 
    Tes hautes branches couvriraient le monde entier ! 
    Tu aurais, en couronne, des myriades d’oiseaux égayés,
    La rougeur timide qui enflamme le pommier, 
    Le velours printanier du jeune prunier, 
    Les yeux rêveurs du farouche amandier, 
    Les siècles de lutte du vaillant olivier, 
    Les palmes dansantes du généreux palmier 
    Qui montrerait à ses dattes comment voler 
    Vers ta bouche et la désaltérer de leur suc sorcier ! 
    Tous les vergers s’égosilleraient, de toutes leurs allées ! 
    Tous en choeur, ils crieraient, pour t’appeler : 
    « Viens donc nous éclairer ! » 
    Si tu étais un arbre, ma bien-aimée, 
    Tu offrirais tes doux rameaux altiers, 
    Aux étoiles, aux marcheurs fatigués 
    Et aux amoureux intrépides enlacés, 
    Pour, enfin, quiets, s’y reposer ! 
    Si tu étais un arbre, tu serais le premier et le dernier! 
    Au plus profond de mon coeur, je te planterais 
    Pour t’avoir à jamais, pour ne plus nous quitter !

     

     

    .

     

     

    © MOKHTAR EL AMRAOUI

    " Le souffle des ressac "

     

     

    .

     

     

    mark henson2

    Oeuvre Mark Henson


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    " L'événement s'envole, mais reste l'essentiel, inscrit dans le corps, qui resurgit au charme furtif d'une évocation, au frisson d'une sensation, à la force étonnamment vive et parfois incompréhensible d'une émotion. À quoi cela tient-il sinon à cette voix intérieure brûlante, cette dynamo vitale dont nous ne savons même pas que nous l'avons élaborée au fil du temps. Le souvenir n'est plus mais la mémoire sensuelle du corps parle toujours. Nous sommes un tissu muni de capteurs qui enregistrent des empreintes tenaces, lesquelles nous servent de tuteurs pour nous diriger. Trop de souvenirs nous paralyseraient. Restent les prototypes de ce qui nous touche vraiment dans le grand registre des émotions possibles. "

     

    .

     

     

    FRANCOISE HERITIER

    .

    .

    .

     

    .

    francoise

     

     


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  • 05/12/18--00:14: JEAN LAVOUE...Extrait
  • L’exercice qui te sauve :
    Te tenir comme un arbre,
    Ancré dans les courants,
    Consentant aux averses,
    Être fleuve sans rives
    Ou bien cet homme debout
    Qui marche dans sa nuit,
    Sans lieu, sans autre sol
    Que le bel aujourd’hui,
    Conscient que tout naufrage
    Recèle des trésors,
    Oublieux de ses failles,
    Ne gardant que l’élan,
    La clarté des passages,
    Invitant chaque oiseau
    À demeurer chez lui.

     

     

    .

     

     

    JEAN LAVOUE

     

     

    .

     

     

    JEAN

     





    0 0

    Tu dis « n'écris jamais une phrase dans sa

    fatigue, sache te taire quand cela commence,

    aime ta maladresse, laisse-la t'accomplir.

    Les pages de soleil aveuglent, brûlent les

    lèvres. Endors-toi, confie ta vigilance, les

    mots connaissent le chemin sous le ciel. Par le

    trou de ta mort, une langue ouvre les paupières. Écoute la fin de tout, la mesure dérobée.

    L'espace de nouveau s'unit à la salive.

    Le livre n'a plus besoin de mots. »

     

    Tu dis « apprends-moi » et je ne peux

    t'apprendre qu'à franchir, à t'abandonner à la patience, à l'endormi, à la

    véranda de la parole. Je ne peux t'apprendre que l'immense plateau et ses

    très hautes voix, la montagne de la brebis qui parle, le rythme chaud. Peu de choses en

    somme, mais venues

    de très loin.

     

    .

     

     

    DOMINIQUE SAMPIERO

     

     

    .

     

     

    claude monet3

    Oeuvre Claude Monet

     

     

     

     

     


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