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Poésie, Littérature, Peinture, World music, Flamenco

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  • 06/19/15--08:48: JOE BOUSQUET
  • "Écoute ce que tu dis, il y a une oreille dans tes paroles, fais que cette oreille entende  battre ton cœur.
    Si tu ne choisis pas ta vie, le choix se fera sans toi, par un chemin tailléà même ta chair.
    Comme un astre ensoleillé qui te tienne cependant sous son ombre, comme une constellation qu'un feuillage s'attache comme une grappe lumineuse, le fait brûlant se confond mensongèrement à toi qui en restes le parasite. Tu éteins en toi le sentiment de la vie, te mutiles en le mutilant. Emploie ta vie àélever le ciel sur le fait dont tu souffrais, tu verras qu'il était ton étoile."

    .

     

    JOE BOUSQUET

     

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    brooke shaden photography,

    Brooke Shaden Photography

     


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  • 06/21/15--17:49: ERIC CLAPTON - BB KING

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  • 06/22/15--06:02: GERALD BLONCOURT
  • Je suis

    Tu es
    Il est
    Nous sommes
    Vous êtes
    Ils sont
    Des multitudes, dont je suis
    Dont tu es
    Dont il est
    Dont nous sommes
    Dont vous êtes
    Dont ils sont
    Je suis des foules solidaires
    Tu es aussi ceux-là
    Il est à nos côtés
    Vous êtes tous présents
    Nous nous nous donnons la main
    Ils sont aussi des nôtres
    Je suis à l’instant parmi vous
    L’instant est solennel
    Notre Monde est en péril
    Faisons la chaîne
    Passons de main en main
    Notre rêve d’espoir
    D’un Monde
    Où chacun verra en l’autre
    Son frère
    Où tout refleurira
    Où nous conjuguerons
    L’amour
    Et le bonheur…

     

    .

     


    GERALD BLONCOURT
    16 avril2015

    .

     

    FRUCTIFERE----AOUT-2000-Gerald-Bloncourt

    Oeuvre Gérald Bloncourt

    " Fructifère "

    http://www.bloncourtblog.net

     

     

     


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     Si ton itinéraire te désavoue
    accepte de tomber sans précaution. La chute
    est humaine. Ne pleure pas. Elle est le témoin
    de la traversée des sentiers. Ne pleure pas. L'expérience
    est au prix
    de la marche éternelle.
    Verse des larmes si
    ton cœur mordu par la douleur
    te le réclame,
    mais ne pleure pas.

     

    .



    MWENE GABRIEL OKOUNDJI

     

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    MARINA CANO2

    Photographie Marina Cano

     

     


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    Aujourd'hui vivant, demain, qui sait ?
    J'ai dit ce que je sais
    Et ce que je vois,
    Il vous en souvienne: si je sombre dans la rigole
    Mon spectre vous appellera.

    Miroir, je t'ai offert mon visage:
    Tu l'as lapidé de balafres.
    Me dressant pour affronter mon désir,
    Il exigea de moi ceci:
    Mon sang ou le sien;
    C'était ainsi: c'était lui ou moi.

    La feuille de basilic se terrorise,
    Se terrorise à la sécheresse accourant.
    Mon coeur est creusé des brûlures,
    Du feu qui souffle sur lui.
    Voici que le vent du malheur s'affraîchit,
    Ils veulent en nous bannir jusqu'à la parole.

    Ils ont dessein de nous barrer la route,
    Les gluaux pour notre capture sont apprêtés.
    Aux abois nous criaillons,
    La résine entravant nos ailes.
    Le poignard s'aiguise à nos cous,
    Ils nous égorgeront les uns après les autres.

    Si quatre murs m'enserrent,
    Si je ne vois que l'échafaud;
    Si la misère m'aspire
    Et si mon chemin est une pente au gouffre;
    Que l'on me dise: Où crois-tu aller ?
    Je clamerai: Je suis Amazigh !

    ....

     

    Assagi lliɣ azekka wissen
    Nniɣ-d ayen ẓriɣ
    D wayen a ttwaliɣ
    Cfut di targa ma ɣliɣ
    D anza-w aa wen-d-yessiwlen

    Ya lemri fki-ɣ-ak-n udem-iw
    Tṛeğmeḍ-t-id s ccwami
    Mi kkerɣ ad qazmeɣ lebɣi-w
    Iḍelb-iyi-d ayagi
    D idammen-is neɣ d idammen-iw
    D netta neɣ d nekkini

    Ifer n leḥbeq yugad
    Yugad taɣert d-ileḥḥun
    Ul-iw kecment-ett tiqqad
    T-times i t-id-yettsuḍun
    Abeḥri n lḥif a yettzad
    Bɣan awal a ɣ-t-ɣbun

    Bɣan a ɣ-ḥeṛṛen s amḍiq
    Iweryan heggan-aɣ-ten
    Mi newqeε an-nettijjiq
    Llazuq ger wafriwen
    Ajenwi a d-yas s aεenqiq
    A ɣ-zellun yiwen yiwen

    Xas ḥeṛṛen-iyi ṛebεa leḥyuḍ
    Xas lfinga a tt-waliɣ
    Xas lḥif a yi-d-isuḍ
    Xas yecceḍ webrid aa awiɣ
    Ma nnan-iyi-d s anda tleḥḥuḍ
    A sen-iniɣ nek d Amaziɣ

    .

     

    LOUNES MATOUB

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Loun%C3%A8s_Matoub

     

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    matoub lounes,

     

     


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  • 06/25/15--14:44: DANS MA MAISON
  • Dans ma maison

    le repas du soir n’a pas été servi

    De toute façon

    dans ma maison

    il n’y a pas de table

    il n’y a ni couverts

    ni poivre et sel

    ni femme fidèle

    De toute façon

    Il n’y a pas de maison

     

     

    Ma maison est un rêve

    un rêve en carton

    déchiréà chaque instant

    par la meute des vents

     

    ceux qui viennent de Russie

    et ceux qui viennent du Horn.

     

    Dans ma maison

    cette nuit je ne dormirai pas.

    Je dormirai sur l’aile

    d’un grand goéland

    qui vole lentement

    au-dessus des quarantièmes hurlants.

     

    Je dormirai

    Sur le dos d’une baleine bleue

    Comme un petit enfant

    en proie à la fièvre des légendes

     

    Dans ma maison

    La caresse de minuit

    Sera une absence cruelle

    Une larme de sang

    Sur un imaginaire oreiller.

    Pardonnez oui pardonnez le poète

    S’il se répète

    De toute façon

    Il n’y a pas de maison

     

    Je dormirai dans la nuit du monde

    sans jamais fermer les yeux

    écoutant sonner les peurs, les heures, les minutes, les secondes.

     

    .

     

     

     ANDRE LAUDE

     

    .

     

    MAISON


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  • 06/27/15--13:26: TU AS LE REMORD....
  • Tu as le remords d'avoir tué ton père sans avoir même acquis cent années de souvenirs.
    Toujours les neurasthénies comme des fleurs en mie de pain.
    Si tu essayais du tric-trac.
    Sautent les dés.
    Homme ou femme?
    Chien ou chat?
    Mais il y aura le chien qui sera tout de même un chat,
    encore la vieille chanson des départs qui restent
    et puis ce fauteuil de bois.
    Les poitrines n'ont plus qu'un sein tout en haut des corps sans sexes;
    Ton enfance fut aux curés en jupes de femmes;
    dans la crypte du Sacré-Coeur tu n'as pas su faire l'amour.
    Un oiseau dans ton cerveau.
    Cet oiseau sans voix,
    cet oiseau qui n'a pas volé,
    cet oiseau qui n'a pas chanté,
    apte au seul frisson de l'inutilité.
    Comme des frères il aimait,
    les bateaux petits;
    bateaux colibris,
    leur essaim posé
    n'a rien enseigné.
    Rouille, sang de carcasses
    figé dans la mort,
    et puis toujours et puis encor
    alentour une eau si lasse
    avec le plomb des ménagères
    trop souvent mères.
    Tu as froid mais ne sait ni mourir ni pleurer.
    Triste entre les quais méchants
    que tout homme ici-bas méprise,
    tu vas, fleuve des villes grises
    et sans espoir d'océan

    .

     

    RENE CREVEL

     

    .

     

    patrick lalande2

    Oeuvre Patrick Lalande

     

     


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  • 06/27/15--13:56: HOMME DE TOUS LES CONTINENTS
  • Nous avons dansé, dansé,

    Secoué nos misères pour faire briller nos rêves,

    frappé le sol de toutes nos forces

    pour en faire jaillir le flot de chansons.

    Le vent, en nos mains repartaient en poussière.

     

              Nos joies en feu d’artifice

              ont illuminés notre ciel.

              Et les pieds endoloris, soufflant au repos

              S’interrogent sur l’étape de demain.

    Nous avons dansé, dansé, dansé« jusqu’à fatigué».

     

    Ils étaient venus aussi les morts

              nos morts

    pour donner l’éclat à la fête ;

    Ils dansaient au rythme des tam-tams

    Tous ceux qui faisaient de leur droit de vivre

    un bouclier d’airain

    des chansons dans la tête

    et des rêves dans les yeux.

     

    Ils étaient venus

    la peau boursouflée de balles

    Et ils piétinaient le sol pour briser des chaînes

    Et ils battaient des mains pour chasser des fantômes.

    Nous avons dansé, dansé, dansé« jusqu’à fatigué».

     

    J’ai les yeux plein d’images,

              les oreilles pleines de chansons

              les mains pleines de rêves.

     

    J’en ai fait un bouquet lumineux

    Que je dresserai un jour au long du sentier

    en borne militaire

     

    Ce sont les images, les chansons et les rêves

    de tous ceux qui moururent de faim

    de ceux qui hurlèrent d’épouvante dans les incendies

    allumés par les foudres de guerre,

    de ceux qui pensent que les enseignes

    ne peuvent plus être de dorure

    lorsque les hommes se vêtent de misère.

     .


    BERNARD DADIE

    .

     

    small2

     

     

     

     


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  • 06/28/15--05:03: PATRICK ASPE
  • La lune tourne court
    Les enfants dans la rue
    Les enfants dans la rue
    Couleurs semaine
    Le monde tend ses mains
    Sur les genoux des femmes
    Fragiles feuillages funambules
    Vous vous usez
    À la danse des peines
    Des chevaux à perdre haleine
    Dans la course
    Placée de la sixième
    Puisque c'est du lourd attelage que vient le désordre
    Pour un soir si tendre dans l'horloge des pas
    Passagers oubliés
    D'un train
    Petite halo dans la nuit de cette halte
    Les enfants dans la rue
    Soupirs
    Soupirs
    Ô il serait peut-être temps de craquer les allumettes
    Incandescente des douleurs
    Décomptes de ces derniers silences
    L'espace d'un regard sur les gouttes de pluie
    La terre
    N'appartient qu'à la lune
    ..
    La lune qui tourne court...

     

    .

     

    PATRICK ASPE

     

    .

     

    LEONID TISHKOV

    Photographie - montage Leonid Tishkov

     

     


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  • 06/28/15--05:48: AGNE SCHNELL
  • Ta pensée parfois
    tu la sens qui se froisse
    et t’échappe.

    Tu marches
    sur la pointe de ton âme
    sur les éclats pillés de ton histoire.

    Quitte doucement ton fatras
    ce magma de trop plein de mémoire
    de trop vif de trop grave.

    Ne reste pas dans l’inachevé
    la parole suspendue
    le non-dit sur tes lèvres scellées.

     

    .

     

    AGNES SCHNELL

     

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    Eilif Peterssen2

    Oeuvre Eilif Peterssen

     

     


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  • 06/28/15--10:48: ADONIS
  • Il dessine la faim sur son cahier
    étoiles ou routes
    Et recouvre les feuilles
    Avec les foulards du rêve

    Nous avons regardé un soleil d'amour
    qui battait des cils
    Et nous avons vu le crépuscule

     

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    ADONIS

    .

     

    ABDESLEM AZDEM

    Oeuvre Abdeslem Azdem

    http://abdoulov.e-monsite.com/

     

     


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  • 06/29/15--08:42: CHAMBER MUSIC, extrait VII
  • Mon Amour est légèrement vêtu
    Sous les pommiers,
    Où les vents joyeux ont le plus grand désir
    De courir en compagnie

    Là, où se tiennent les vents joyeux pour faire de l'oeil
    Aux jeunes feuilles qui passent.
    Mon amour va lentement, penchée sur
    Son ombre dans l'herbage;

    Et où le ciel est une coupe bleue pale
    Sur la lande riante,
    Mon amour va légère, relevant
    Sa robe de ses mains mignonnes

     

    .

     

    JAMES JOYCE

    Traduction Gille de Sèze

     

    .

     

    joyce


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  • 06/30/15--15:24: LA SOURCE
  • La vraie philosophie est un puits ouvert sur le plus haut du ciel et le plus profond de la terre

    Le poème parle du silence de la philosophie

    Le silence est ce cercle qui ne finit jamais de s’arrondir

    Dans les airs la pluie crache l’orage
    Dans la terre le métal crée l’eau vive

    Pourquoi parler quand il n’y a plus rien à dire et tout à contempler

    Dès que j’aurai atteint la source ma parole s’éteindra en étoiles filantes

    Je le sais parce que je suis rivière et déjà océan

    Arbre mais encore forêt vierge
    Vol immobile de libellule et envolée en éventail de flamants roses
    Homme mais entière humanité
    Chaumière et ville engloutissante

    Chaque image porte tout l’imaginaire
    Chaque pensée tous les livres enfouis
    Chaque cri celui de toute naissance et de toute mort
    Chaque regard intérieur le flux infini de la lumière et de l’espace

    La source c’est le cœur et le cœur l’élan de étincelle.

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    RENE BARBIER

     

    .

     

    BARBIER


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  • 06/30/15--15:39: BERNARD PERROY
  • Des mots que l’on essaime,
    que l’on découvre,
    que l’on répète,
    qu’accompagne le vent,
    qu’accompagne le temps.
    Îlots d’encre dérisoires
    sortis de quelle matrice,
    de quel paysage promis au regard,
    fidèle alliance des contraires,
    quand se tisse mystérieusement
    l’ombre avec la lumière ?

     

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    BERNARD PERROY

    .

     

    THAMI8,

    Photographie Thami Benkirane

     

     


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  • 06/30/15--15:54: AMBRE...Extrait
  • Embrasse les yeux de la paix, quelle se déverse sur
    les arbres. Dehors le soleil brille et ne gronde plus
    de façon si insupportable. L’âme espère de nouveau sentir ses
    côtes, sa sève. Le froid m’a fait du bien. Si le vent
    souffle et que je marche et que je regarde les voitures, la
    vie me rend à moi. Ce serait le pire,
    car au moment du départ je n’aurais reconnu personne.
    Ils auraient été trop loin pour que je puisse les toucher ou
    les sentir. Dans l’ombre noire je n’aurais pas gardé le souvenir de
    l’amour. Une écorce de glace se forme sur la lave brûlante.
    Lentement, je pourrais peut-être de nouveau m’élancer. Marcher
    sur des routes poussiéreuses. Secouer mon veston, s’il est couvert
    de poussière. Il y a eu trop de miel et de douceur, voilà
    tout. De trop d’abondance l’homme explose.

    .

     

    TOMAZ SALAMUN

    Traduit du slovène par Zdenka Stimac

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    vitrail

     

     


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  • 06/30/15--16:01: MES APPRENTISSAGES...Extrait
  • « Je chantais au fond de moi, je battais des rythmes avec mes orteils et les muscles de mes mâchoires. La tache voletante, l'aile de musique, le fragment mélodique et nocturne qui m'échappait, peu à peu le mot, plus urgent, les a supplantés. Le dessin musical et la phrase naissent du même couple évasif et immortel : la note, le rythme. Écrire, au lieu de composer, c'est connaître la même recherche, mais avec une transe moins illuminée, et une récompense plus petite. Si j'avais composé au lieu d'écrire, j'aurais pris en dédain ce que je fais depuis quarante ans. Car le mot est rebattu, et l'arabesque de musique éternellement vierge... consentir, comme je le fis enfin, à ce que chaque orage de musique - de musique aimée - fut une défaite heureuse, fermer les paupières sur deux larmes faciles et imminentes, je ne comptai pas, d'abord, ce desserrement comme un progrès. »

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    COLETTE

     

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    thami,

    Photographie Thami Benkirane

     

     


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  • 07/03/15--09:52: JOEL GRENIER
  • La vie se mansarde et retient ses ombres. Sur les toits qui bouillonnent, les chiens du soleil hurlent à la mort. Ils crachent des flammes comme des dragons.
    Et l'enfant a soif qui ne sait le dire. Et la vieille meurt qui ne peut appeler. L'été en pente raide voit ça de sa fenêtre. Il lira les nouvelles fraîches demain.
    Demain...s'il existe encore. Si les fleurs ont été rentrées. Elles ne sont pas toutes dans les balconnières. Il en est d'éternelles qui fleurissent la mémoire de les avoir oubliées sur le bord d'un rayon.
    Comme une chatte sur un moi brûlant qui ne pense qu'à elle.

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    JOEL GRENIER

     

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    marta syrko2,

    Photographie Marta Syrko

     

     

     


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  • 07/03/15--10:10: FRATERNITE....
  •  Et voilà mon frère,
    Nous avons appris à nous parler
    Posément, posément et simplement
    Nous nous comprenons maintenant
    Plus rien d’autre ne compte

    Et je dis que demain nous serons
    Encore plus simples
    Nous trouverons ces paroles
    Qui valent le même poids
    Dans tous les cœurs
    Sur toutes les lèvres

    Désormais nous dirons simplement
    les choses telles qu'elles sont
    Désormais les autres riront et diront :« de tels poèmes nous pouvons t’en faire cent dans l’heure ».
    C’est aussi ce que nous voulons.

    Parce que nous ne chantons pas pour nous distinguer, mon frère,
     Ici bas, nous chantons pour unir le monde.

    .

     

    YANNIS RITSOS

     

    .

     

    .


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  • 07/03/15--12:14: DESERT
  • Le silence du désert
    cette nudité du dire
    m’intrigue
    graines de silence
    grains de sable
    qui crissent sous la dent
    qui dans l’espace et le temps
    voyagent
    à la vitesse des vents
    grains de mots légers
    ne pourrais-tu me dire
    comment
    les dunes déplacent
    des tonnes de sable
    remodelant le paysage
    comment elles traînent
    cette mouvance
    d’une histoire millénaire
    le goutte à goutte de l’oasis
    perdu dans l’indifférence
    n’est guère éloquent
    aussi la rose des sables
    ou le sirocco ou le fennec
    murés dans le silence
    cette graine du silence
    qui toujours reste muette nourrit
    la légende mouvante des syrtes

     

    .

     

    JACQUES BASSE

    « Pêle-mêle, ces choses de l’âme
    à qui veut du cœur
    entendre la flamme »

     

    .

     

    Laaraichy Bouhcine2,

     


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  • 07/03/15--12:23: ARAGON
  • Le pré d'argent près de Séville,
    L'armoise autour d'Alméria,
    Et les monts comme un jeu de quilles,
    Sur les collines de jonquilles,
    Ou Grenade s'agenouilla*

    [...]

    Ecoutez pleurer en vous-même,
    Les histoires du temps passé,
    Le grain terrible qu'elles sèment,
    Mûrit de poème en poème,
    Les révoltes recommencées.

    .



    LOUIS ARAGON

    .

     

    NATH MAGREZ

    Photographie Nathalie Magrez

     

     

     


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