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Channel: EMMILA GITANA
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Le gigantesque marché des âmes
s'est saisi de ce monde
seul est préservé l'être dévoué
à son ouvrage
qui a choisi sa route
l'a tracée
afin d'entreprendre sa traversée
aussi rude que les veines du chêne
et la cruauté du tourbillon
il vaincra même les rafales de solitudes
les siroccos des exils
la turpitude ne l’atteindra guère
il repoussera l'offre du diable
gardera son âme
jusqu'au jour où la mort
la lui prendra
mais cela il le savait déjà

 

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KAMEL YAHIAOUI

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L'ÂME BLESSEE D'UN ELEPHANT NOIR...Extrait

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C’est de l’étoile que naissent toutes les légendes

 

la légende de la lumière dans le ciel noir

dans la clairière de l’ombre dans l’éclair des tempêtes

 

la légende de la nuit à l’heure des ténèbres

 

Ô mon fils !

 

tu apprendras à la forêt àêtre fière de l’arbre

 

Mamonomé ! eh Da !

l’âme blessée d’un éléphant noir reconnaît en toi son adresse

...

Si ton intinéraire te désavoue
accepte de tomber sans précaution. La chute
est humaine. Ne pleure pas. Elle est le témoin
de la traversée des sentiers. Ne pleure pas. L'expérience
est au prix
de la marche éternelle.
            
verse des larmes si
ton coeur mordu par la douleur
te le réclame
mais ne pleure pas

...

Avec ta main entière sur ton cœur, juste ta main comme repère
tu apprendras àêtre proche sans te confondre

tu apprendras à croire à ce que verront tes yeux d’homme
dans le désordre ardent de l’obscurité meurtrière

l’arbre qui se consume dans l’épreuve du feu n’ignore pas le recueillement

et n’oublie pas
ta parole est ta mémoire
le silence est ton enclos
aux âmes vulnérables
la patience garantit l’éternité du chemin

...

 

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GABRIEL MWENE OKOUNDJI

 

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elephant

COLETTE GIBELIN...Extrait

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Le monde, mon ami, n'appartient à personne
Il est échange et changement,
bourrasques et racines
Il frissonne au-dessus des rivières,
libellule irisée
en son vol éphémère
Regarde-le courir sur les plages de l'avenir
et s'effriter
quand tu veux l'attraper
Regarde-le pleurer et rire
Le monde, mon ami, appartient à chacun
Même détresse
Même espoir
Il est le cri des cistes
et la poussière du désert
quand tu rêves d'eau pure
Nous partageons le vent,
avec son goût d'ailleurs,
ses odeurs de jasmin
Nous partageons l'âpre morsure du soleil,
sphinx aveugle,
ou, limpide,
la pureté cruelle des banquises

....

 

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COLETTE GIBELIN

 

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gibelin colette

FIDELITE A L'ECLAIR...Extrait

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Chaque poème a quelque chose de l'éclair. Je ne dirais pas que le poème " est " un éclair, mais qu'il y a en lui un éclair. Tel est le point de départ, il implique une exigence, mais il est très difficile d'être fidèle à un éclair, de faire en sorte que le poème s'organise, croisse comme un organisme autour de cet éclair, cette petite illumination initiale. Très difficile qu'ensuite ne vienne pas s'y ajouter tout ce qui relève du caprice, de la virtuosité de celui qui connaît le langage. Non: il faut que les choses naissent comme naît un organisme, comme elles naissent dans un organisme; que chaque cellule en laisse passer une autre, que chaque mot, chaque silence soient à l'origine d'un autre mot, d'un autre silence, qu'ils engendrent ce cycle, cette unité qu'est aussi un poème.

 

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ROBERTO JUARROZ

 

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roberto juarroz

Roberto juarroz

ET SI EN PLUS IL N'Y A PERSONNE...

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Abderhamane, Martin, David
Et si le ciel était vide
Tant de processions, tant de têtes inclinées
Tant de capuchons tant de peur souhaitées
Tant de démagogues de Temples de Synagogues
Tant de mains pressées, de prières empressées

Tant d'angélus
Ding
Qui résonne
Et si en plus
Ding
Il n'y a personne

Abderhamane, Martin, David
Et si le ciel était vide
Il y a tant de torpeurs
De musiques antalgiques
Tant d’ante-douleurs dans ces jolis cantiques
Il y a tant de questions et tant de mystères
Tant de compassions et tant de revolvers

Tant d'angélus
Ding
Qui résonne
Et si en plus
Ding
Il n'y a personne

Arour hachem, InchAllah
Are Krishhna, Alléluia

Abderhamane, Martin, David
Et si le ciel était vide
Si toutes les balles traçantes
Toutes les armes de poing
Toutes ces femmes ignorantes
Ces enfants orphelins
Si ces vies qui chavirent
Ces yeux mouillés
Ce n'était que le plaisir
De zigouiller

Et l'angélus
Ding
Qui résonne
Et si en plus
Ding

Il n'y a personne

Et l'angélus
Ding
Qui résonne
Et si en plus
Ding
Il n'y a personne

 

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ALAIN SOUCHON

LAURENT VOULZY

 

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L'EPURE D'UN SOUPIR

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 Il est le vent léger

La genèse

L’averse

Qui parade en riant

Sous le sceptre des cieux

Alignant le soleil

Aux folles espérances

Des servitudes bleues

 

Il est l’instant de chair

Le verbe retrouvé

La satiété

La joie

La grange

le grenier

 

La persienne attentive

Au matin redonné

Que l’on ensile en soi

Comme un éclat d’enfance

 

Il est la barque vive

Le ponton

La lumière

L’écluse libérée

Qui retourne à la mer

Siphonnant les sillons

De la désespérance

 

Il est le temps tremblé

Qui charpente la lampe

L’oreiller dissident

Le chahut

Le veilleur

Il est de chaque écho

De chaque recouvrance

De chaque pas posé

Sur le cadran du cœur

 

Il est le sémaphore

Des vastes solitudes

Le murmure incessant

Des saisons à venir

La verte ritournelle

Qui lentement augure

L’épure d’un soupir

 

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SYLVIE MEHEUT

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Samantha Keely Smith

Oeuvre Samantha Keely Smith

 

 

JULOS BEAUCARNE

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Toutes les femmes et les hommes
sont des êtres de légende
toute femme est fée et tout homme est magicien
seulement il n'y a que quelques femmes et quelques hommes
qui s'en souviennent

 

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JULOS BEAUCARNE

 

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Brooke Shaden Photography11,

Brooke Shaden Photography

REVE POUR L'ETE

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La roselière

La santoline

Le quartz éolien de l'enfance

La note bleue qui s'illumine

Entre l’azur et l’espérance

L’allée couverte de Nohant

Le guéridon sous la verrière

Sur la villa des Églantiers

La chrysalide de l'hiver

 

Le front fiévreux de la Durance

Mézières

La Sorgue

Et la Puisaye

La timonerie de la chance

L'aigrette enlunée des étais

 

La luxuriance des flanelles

Sous les lanternes de la nuit

Le Rhin

La Loire

Et la Moselle

Les clématites d’organdi


Et les nacelles qui se penchent

Aux toits des quatre Périgord

Le vin

La joie

L’arborescence

Le crépitement de l’aurore

 

 

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 SYLVIE  MEHEUT

 

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Brooke Shaden Photography13,

Brooke Shaden Photography

 

PROPHETIE

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Moi démineur des vents
Homme des mille chemins de l’homme
Et des mille carrefours
Je joue à vivre sur la marelle d’une île
Mon sang éteint la nuit qui se rebelle
En une seule violence d’abeilles descellées
J’écorche patiemment la nuit
Rêve à rêve
Et  je recommence avec toi la naissance du monde
J’aurais payé comptant l’oiseau levé dans
L’aiguille du jour
Et qui brode tes yeux d’araignée fabuleuse
Moi démineur des vents
J’ai pris racine dans la flambée des lèvres
J’ai jeté l’ancre
J’ai pavoisé la route de soleils immobiles
J’attends les nuitées navigables
Les vents favorables
Les mots introuvables
J’attends le miroir où danse une buée d’amour
Les arbres chuchotent nos secrets
Les vents ronronnent de plaisir
L’eau rince la bouche des voleurs de désir
Quand
Tu ouvres tes branches d’arbre musicien
Moi démineur des vents
Initiéà boire les ruisseaux incandescents
A la gloire d’un dieu insatiable
J’annonce la prophétie
La genèse
Un amour est en route
Il enjambe les mers
Tourbillonne
Comme la toupie d’une tornade
Et nous grignote d’une dent de coquillage
La mer lèche ses vagues comme une portée de chatons
Il n’y a qu’à guetter les signes des courants
Lâchés dans tes cheveux
Moi démineur des vents
J’apprends le bonheur des oiseaux
La volupté neuve et tiède
Et du haut des falaises où la mer te supplie nuit et jour

Je lance ton nom

 

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ERNEST PEPIN

 

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ernest

 

COLOMBES DANS LA LUMIERE...Extrait

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Merci Marie-Paule et Raymond

 

Où te garder

petite fiancée qui fais du bruit

dans la lumière de mon cœur

beauté qui éparpilles

un vol d’anges dans ma nuit.



Une main veille toujours

sur mon sommeil

tu souris aux replis tendres de ma liberté

tu te penches sur mon oreiller

pour que je rêve

de petits jardins et de colombes blanches.

 

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GEORGES STOÏANNIDIS

Traduit du grec par André Kedros

 

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colombe2

PHILIPPE JACCOTTET

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On ne peut pas porter sur ses épaules tout le fardeau de la douleur du monde. Suffit (?) qu'on n'aggrave pas celui des proches et en soulage une petite part quand cela se peut. Suffit (?) qu'on essaie au moins de porter seul le sien. Mais on peut, mais sûrement on doit porter le non-fardeau des moindres éclaircies encore aperçues, le contre-fardeau des lueurs pour les encore vivants.

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PHILIPPE JACCOTTET

 

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Nili Cohen Young

Photographie Nili Cohen Young

LES PUR-SANG ...Extrait

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Essentiel paysage.

Taillés à même la lumière, de fulgurants nopals des aurores poussantes, d'inouïs
blanchoiements, d'enracinées stalagmites porteuses de jour

O ardentes lactescences prés hyalins neigeuses glanes

Vers les rivières de néroli docile des haies

incorruptibles mûrissent de mica lointain

leur longue incandescence.

La paupière des brisants se referme - Prélude -

audiblement des youcas tintent

dans une lavande d'arcs-en-ciel tièdes

des huettes picorent des mordorures.
.
Qui

rifle

et rafle

le vacarme, par-delà le cœur brouillé de ce

troisième jour?

Qui se perd et se déchire et se noie dans les ondes rougies du
Siloé ?

Rafale.

Les lumières flanchent.

Les bruits rhizulent

la rhizule

fume

silence.



Le ciel bâille d'absence noire
.
et voici passer
.
vagabondage sans nom
.
vers les sûres nécropoles du couchant
.
les soleils, les pluies, les galaxies
.
fondus en fraternel magma
.
et la terre, oubliée la morgue des orages,
.
qui dans son roulis ourle des déchirures
.
perdue, patiente, debout
.
durcifiant sauvagement l'invisible falun,
.
s'éteignit
.
 et voici passer
.
vagabondage sans nom
.
vers les sûres nécropoles du couchant
.
les soleils, les pluies, les fondus en fraternel magma
.
et la terre , oubliée la morgue des orages,
.
qui dans son roulis ourle des déchirures
.
perdue, patiente, debout
.
durcifiant sauvagement l’invisible falun,
s’éteignit
.
et la mer fait à la terre un collier de silence,
.
la mer humant la paix sacrificielle
.
où s’enchevêtrent nos râles, immobile avec
.
d’étranges perles et de muets muûrissements
d’abysse,
.
la terre fait à la mer un bombement de silence
.

dans le silence

 

...

.

 

AIME CESAIRE

 

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mer

LE PIEGE DE L'EPEIRE

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Oui c'était merveille de soies

merveille que ce fin système

où se prenaient

semences

insectes

 

Te fascinait la dentelière

sensible à la moindre détresse

si prompte à répondre à l'appel

si délicate & si précise

en son exercice cruel

 

Te voici maintenant

non plus simplement captivé

par l'image du piège

- rêvant comme l'enfant

riant comme le sage

qui domine le jeu

& qui se joue de lui

en y jetant des mouches -

 

mais bien captif

en son réseau fatal

 

 

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RAYMOND FARINA

 

.

 

 

toile

GNIA...Extrait

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- Audace!

        ce qui gronde au fond de mon âme
        n'est pas le tumulte de mon sang
        en moi la sève de l'exil a banni
        dans son flot
        la beauté des mots de la quiétude
        - Mauvais arbre
        aux ramures couleur de mon sang
        sur une terre poseuse d’énigmes
        mauvaise plante
        mauvais gri-gri
        totem poreux de la forêt équatoriale
        te voilà seul
        sans sel dans l'inertie de ta sève
        fine souche d'une forêt qui déteint aux couleurs
        de la savane boisée d'errance
        eau de source surgie d'un lit improbable
        d'une rivière d'eau douce impropre
        aux rives infortunées

 

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GABRIEL  MWENE OKOUNDJI

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ngorongoro-noir-blanc

MAISON NATALE

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O mon havre natal

Mon quartier

Ma relance

Ma maison d’autrefois

Pointue comme une lance

Si joyeuse au-dedans

Si grise dans le soir


Lieu du premier espoir

À nul autre jamais

Ne cédera la place


Le jardin de jadis

Tout empalissadé

L’allée des premiers pas

Des vertes embardées

Sous le scalp encielé

Si chaste de l’enfance
 

 

O ma farandolée

Je te reviens de loin

Me vois-tu renarder

Sur les trottoirs éteints

Voici le ferrailleur

L’épicière

Et le pain

Voici le rémouleur

La gorge des platanes

La rue qui s’enchaloupe

Le chat sur la barrière

La passerelle au loin

La voie de chemin de fer

Et la main de grand-père

Amarrée au chemin


Ma maison d’autrefois

Brigadière de lune

Cochée sur le passé

Patère d’avenir

Puissions-nous toutes deux

De nouveau refleurir

Au plus près du levain

Flexible de la chance


Ma maison d’autrefois

Pointue comme une lance

O ma grise frivole

O berceau de jouvence

Comme il me serait doux

En toi de replonger

Et de rugir encore

Sous le joug de l'enfance


Ma maison d’autrefois

En amont de moi-même

Je te vois écosser

Un à un mes soleils

Et affûter mes cils

Au creuset de ta joie

Ma maison d’autrefois

 

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SYLVIE MEHEUT

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fen^tre

 

 

LA SAISON DES MOTS...Extrait

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...

quand sur le front lisse de l'Ouessant
le soleil-tika rouvrira ses portes d'écume
au large du pas de mer
mes pieds largueront les amarres
et traverseront les quatre océans
derrière le paille-en-queue en quête de prières



et quand sur le front lisse de l'Ouessant
le soleil fermera ses portes d'écume
la nuit profilera sa lueur
au large du pas de mer
et proue à l'est
par-dessus latitudes et longitudes décroisées
je voguerai sur les vents sorciers

...

 

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VINOD RUGHOONUNDUN

 

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paille en queue ,,

Paille-en-queue

MOULA MOULA

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Moula-moula
petit oiseau noir et blanc
du Tassili
qui vit de peu
et donc de beaucoup
dans ces plateaux de vent et de soif
dis-moi quel est le sens de la vie
si ce sens existe
Moula-moula
pourquoi sommes-nous enfermés
dans ce sens
tels des pierres
qui roulent s'entrechoquent et se font mal
dans un oued fugace
d'orage du désert
et si ce sens n'existe pas
minuscule chose de courage insensé
et inutile
pourquoi sommes nous astreints
à vivre
à te connaître
et à tout oublier

 

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ANOUAR BENMALEK

 

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moula_moula2

MEMOIRE D'ETOILE DE MER...Extrait

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les doigts en éclats devinent l'avenir sur ton corps

l'écriture passée brisée en étoile à six branches sur main morte

toison sans blason tangue le rythme de liberté

nous sommes vent et mer

navire et phare

frontières en étau divorcent l'étreinte

 et la terre se retourne sur son  flanc

l'étoile polaire dessine route d'ouest

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VINOD RUGHOONUNDUN

 

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AMEL ZMERLI2

Oeuvre Amel Zmerli

http://portesurletoit.canalblog.com/

JOËL GRENIER

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"Le murmure de ses lèvres comme une brume légère pour taire les plaies. Le doux de son regard comme un voile de ouate pour cacher les blessures. Ses mots étaient des soleils rares qu'elle plantait dans le ciel quand il était chagrin.

Elle était magicienne, princesse du silence au milieu des tourments et d'un geste discret, apaisait les vagues quand elles se faisaient grosses.

Elle avait sur sa peau un drap de velours qu'elle baissait un peu quand on lui faisait la cour.

J'attends l'hiver qui lui ressemble pour me réchauffer."

 

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JOËL GRENIER

 

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FLEUR1

TRUMP A DEJA GAGNE !

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On ne vous l'a pas encore annoncé ?

Vous m'en voyez désolée alors, mais je ne peux pas m'empêcher de tenir votre secret pour un secret de polichinelle...

J'annonce la couleur :

Trump a déjà gagné en nous mettant nez à nez avec l'Amérique américaine, cynique et impudique... Adorée, argentée et bronzée.

Grâce à Trump, on sait que les jeux sont toujours faits, que les gagnants ont du mal à perdre et que les perdants espèrent toujours gagner.

Dans ce grand pays, on peut tout perdre, excepté la magie de la perte. Surtout pour celui qui croit pouvoir tout gagner, sous prétexte que l'espoir ne se perd jamais...

C'est le rêve américain : avec rien, on peut arriver à quelque chose...

Rêve qui pour la majorité des américains se transforme en cauchemar :

Avec quelque chose, on n'arrive à rien ou à pas grand chose.

L'assoiffé de savoir meurt avec sa soif.

Le malade succombe à sa maladie

Et l'affamé de justice crève de faim.

Dans ce pays où tout est possible, les hommes meurent sans être ni heureux, ni lumineux.

C'est une machine infernale qui torture avec de l'espérance.

On y croit parce qu'on nous a vendu les raisons d'y croire.

Et on continue de miser pour voir... et de se perdre sans s'en apercevoir !

Sacré Trump, il a tout compris à cette forteresse vide de sens.

Que pour être Président, il suffit d'avoir toutes ses dents et savoir faire de l'argent.

Rien dans la tête, tout dans les poches...

Ça coule de source, comme de l'eau de roche.

La politique américaine, version républicaine :

C'est du cinéma pour se faire de l'argent.

Contrairement à la version démocrate qui cherche de l'argent pour faire du cinéma.

C'est Trump qui l'a emporté en nous révélant que l'Amérique n'existe pas pour de vrai. Ce n'est qu'une projection...

Pour nous autres, ce n'est que l'accomplissement hallucinatoire de notre désir.

Désir d'être les esclaves d'une fiction, les victimes d'une hallucination

 

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LE JOURNAL DE PERSONNE

http://www.lejournaldepersonne.com/2016/11/trump-a-deja-gagne/

 

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