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Channel: EMMILA GITANA
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LE DERACINE...Extraits

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Rien n'est beau comme ta nuit
Eclairée d'un sourire
Le peu de temps pour la mort

Tu te pares fragile si belle
D'un corps au solstice du rêve

Ventre premier
Et le figement de la vague sur l'étoffe

Dans l'étreinte de ce lieu perdu que tu sais
La vigueur exige la patience de l'amour
L'urgence du souffle
La plus juste faiblesse


...



Tu reprends voix dans la révolte

Tu reprends vie
Tu reprends cri

Poussé le premier mot
Arraché du sang véritable
Le poème t'avoue dans un autre lieu
Moment propice d'une irruption de vivre
d'une éclosion de souffle

Ton seul pays au dedans de ton corps étonné

 

 

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GUY ALLIX

http://guyallixpoesie.canalblog.com/pages/poemes-de-guy-allix/27534453.html

 

 

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GUY

 

 

OTTENSAMER ET NEMANJA RADULOVIC - CSARDAS

L' IVRE LIT, LIVRE LIT ...Extrait

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...

nuit d'oiseaux déliés dans les branches
nuit de tendresse recouvrée
nuit des peaux qui s'écoutent
bras et jambes chevauchés
nuit des mains qui s'éprennent
renouant au rivage mer dénouée
nuit d'oreilles profondes
nuit de la fleur ouverte
souvenue et pleurant
nuit de la peur qui succombe
des tempes libérées
du sommeil délacé
du souffle revenu
toujours en toi les flancs du feu
la flamme verte l'horizon
les ailes délivrées

 

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GERARD CLERY

In " Roi nu( l ) "

 

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gerard

 

CRITIQUE DE LA RAISON PRATIQUE ... Extrait

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« Devant un homme de condition inférieure, roturière et commune, en qui je perçois une droiture de caractère portée à un degré que je ne me reconnais pas à moi-même, mon esprit s'incline, que je le veuille ou non, et si haut que j'élève la tête pour ne pas lui laisser oublier ma supériorité. Pourquoi cela? C'est que son exemple me présente une loi qui rabaisse ma présomption, quand je la compare avec ma conduite, c'est qu'il m'est prouvé par le fait que l'on peut obéir à cette loi, et par conséquent la pratiquer. Or, je puis être conscient d'avoir en moi une égale droiture de caractère, le respect n'en subsiste pas moins. Car toute bonté chez l'homme étant toujours imparfaite, la loi rendue visible par un exemple humilie cependant toujours mon orgueil: car l'imperfection, qui pourrait bien aussi s'attacher à l'homme que je vois devant moi, m'étant bien moins connue que la mienne, il m'apparaît dans un jour plus pur et me sert de mesure...»

 

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EMMANUEL KANT

 

 

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Abdeslem Azdem2,

Oeuvre Abdeslem Azdem

LES OISEAUX

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Pour Werner Lambersy et Jean Marc La Frenière

 

Nous n'avions qu'un ciel en partage
il a incendié nos jours
pour quelques lambeaux de nuages
nous avons fait la guerre
là où s'amusent les oiseaux
nous avons tenté d'arrimer le bleu
au noir de l’œil
et les oiseaux se sont mis à crier
ils se sont enfuis
nous avons tant et tant
jeté la pierre au vent
qu'il s'est tu
et les arbres ont péri sous le poids
de leurs propres feuilles

 

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CHRISTIAN ERWIN ANDERSEN

 

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arbre-noir-et-blanc,

 

 Oeuvre Annick Nuger

https://www.annicknuger-aquarelle.net/

 

RAVIR: LES LIEUX...Extrait

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Chaque chose -tu la mâches
l'avales, secoues la tête-
chaque chose fixe en elle
une feuillée de rêves
qui s'effilochent sur les murs
des ans, fondent, une fois rendues
au bout de leur ombre.

Mais le monde, -regarde
le monde s'infiltre par ta fenêtre
et l'arbre
et la branche et le bourgeon passent
en chaque chose
vois la figure des siècles
qui se bousculent dans le ciel léger
l'innombrable jardin de ta vie.

 

 

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HELENE  DORION

 

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helene

 

 

PAROLES SURGIES DE L'OBSCUR

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Paroles surgies de l’obscur,
tendues vers la lumière
et la face vive de l’espoir

Paroles pour le miel de vivre
et le goût des aubes laiteuses
ô splendeur
ô mémoire
Pollens au cœur du monde

Paroles pour l’argile et l’orage
et le « dur désir de durer »
et pour nier l’inéluctable

Parole frêle,
à peine audible
comme une source jaillissante
qui n’est rien encore
qui sera bientôt fleuve
et bleuira dans les méandres,
les tourbillons,
les cataractes
vers la mer si lointaine
avec ses spasmes de néant

 

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COLETTE GIBELIN

 

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samantha2,,

Oeuvre Samantha Kelly Smith

FLUCTUATIONS...Extrait

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Inspire
L’univers entre en toi avec ses printemps éphémères,
ses fièvres éblouissantes
Tu respires l’odeur envahissante
du thym sauvage
des souvenirs ramassés sur la plage
Tu bois le lait de vie
Ouvre la fenêtre
Il n’y a plus de dedans, de dehors
Seul, ce présent d’éclair et de surgissement,
Cette hâte d’aimer et de connaître
Tant de messages, de caresses,
d’écorchures
Tant de promesses nous traversent
Le monde extérieur maintenant te pénètre
Les sons ruissellent
Les odeurs pétillent
Respire le réel,
Il t’appartient et tu lui appartiens
Ouvre la fenêtre
Que le souffle s’engouffre dans l’embrasure
Agrandis l’orifice
Interstices, fêlures, lézardes,
agrandis les
Déchire, lacère, brise et broie tes prisons
Creuse des trous dans la muraille
Perfore l’indifférence et la résignation
Ouvre toutes les fenêtres, toutes les portes
Le vent t’appelle
vers des clartés insoupçonnées
Ose franchir le seuil
Approche toi de l’au-delà
sans précautions
Ferme la fenêtre
La menace est partout
dans le manque et l’incertitude
dans la présence et dans la solitude
Nous sommes fissures, gerçures, et déchirures
Où donc est le secret
qui ouvrirait la voie du vrai ?

 

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COLETTE GIBELIN

 

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colette1

DERRIERE L'EPAULE...Extrait

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J’ai toujours pensé qu’il y avait des familles sur la terre et que, en plus de ceux qui partagent votre sang et votre enfance, il y a aussi les familles du hasard, ceux que l’on reconnaît confusément comme étant son parent, son pair, son ami, son amant, comme ayant été injustement séparé de vous pendant des siècles que vous avez peut-être partagés sans vous connaître. Ça n’est pas ce qu’on appelle la famille de l’esprit ni celle des corps, c’est une parenté faite de silences, de regards, de gestes, de rires et de colères retenus, ceux qui se choquent ou s’amusent des mêmes choses que vous. Contrairement à ce qui se dit, ce n’est pas pendant la jeunesse qu’on les rencontre le plus souvent mais plus tard, quand l’ambition de plaire est remplacée par l’ambition de partager.

 

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FRANCOISE  SAGAN

 

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famille

GERALD BLONCOURT...Extrait

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L’heure est venue
De dire
La tempête des cœurs
Il est temps de lever
L’impôt de la misère
De payer l’amende des injustices
De crever le décors
Des jours suspendus
L’heure est venue
De monter au sommet
Des gloires branlantes
D’agiter les drapeaux
De l’oubli
Rien n’est plus sûr
Que tes secrets étranges
Rien ne vaut
Cette cascade d’ennuis
Qui chute dans l’espérance
De tes mots éblouis
La vie est un mélange
De saveurs incertaines
Te dire qu’un temps viendra
Où nous reverrons l’autre
Parti à l’horizon
Des mornes dénudés
La colère est en moi
Zebrant l’incertitude
D’un cri
Pour hurler à la nuit
Etoilée…

 

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GERALD BLONCOURT

 

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gerald

 

 

LE ROMANCERO DE BUENOS AIRES...Extrait

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Sur les trottoirs de Buenos Aires
j'ai usé mes souliers
à travers des galaxies
où brillent les lames de couteaux
entre des ombres mystérieuses
j'ai fréquenté des boliches¹
que l'esprit du tango fait tanguer
dans des lueurs d'alcools assassines

Sur les trottoir de Buenos Aires
des christs drogués agonisent
crucifiés de peur et de misère
ils n'ont presque plus de dents
et quémandent la cigarette du condamné
au passant insomniaque
qui retarde jusqu'à l'aurore
l'heure de rentrer chez lui

Sur les trottoirs de Buenos Aires
des spectres muets trafiquent leurs souvenirs
avec des anges malentendants
et l'amour est hors de prix
lorsque tombent les chiffres du désespoir
et que la mélancolie
envahit comme une mauvaise herbe
les trottoirs de Buenos Aires.

 

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ANDRE CHENET

 

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buenos-aires-

Oeuvre F. Herrera & J. Herrera

COLETTE GIBELIN...Extrait

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        Le monde est éblouissant et insaisissable
Il passe de mains en mains,
s'échappe,
oiseau de feu et de glace mêlés

Ses mille visages se confondent
Ta voix de tambour
ou mon clavecin
Mes cerisiers, ou tes pommes cannelle

Mille éclats de couleurs,
cristal brisé,
transparences perdues
et regagnées

Tu prends mon deuil et m'offres la lumière
en ses moissons de ciel
Je porte ta souffrance et te donne ma joie
conquise sur l'effroi

Le monde, mon ami,
C'est toi, c'est moi,
Même regard d'aubes froissées,
Même ténacité

De toute nuit faire son miel
Planter la cendre dans l'argile
pour que naisse l'étoile

Seulement ces sentiers tendres et rocailleux,
ensemble
dans l'énigme du temps

 

 

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COLETTE GIBELIN

 

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pierrebonnard1867-1947_couple_amoureux1920,

Pierre Bonnard " Couple amoureux "

ODE AU ROUGE

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Te dirais-je le rouge obstiné
qui hante nos nuits
dès le premier passage

le rouge cuivré des villes
sous la lumière vespérale

le rouge brique des écorces pillées
de sève et de sang mêlé

ou celui sombre matriciel
qui nous engendra ?

On se tient juste à la frontière
d’un présent fragile

on arbore le rouge des tempêtes
enfin apaisées

celui des fils emmêlés
d’une mémoire chiffonnée.

Toujours incandescente
ou presque
notre âme se repaît d’éclats solaires
de mots lucioles
qui nous tourmentent.

Parfois le rêve s’éveille de rouge coloré
garance cinabre ou alizarine
andrinople nacarat ou capucine
trop plein de passion de débordement
feu et fluide à la fois
limite ou incitation à l’avancée.

Rouge des ténèbres
qui fore chacune de nos nuits

rouge moiteur des désirs farouches
immenses en leur vertige.

Rouge brûlé des enfants tristes
rouge traces sur la peau fraîche

rouge aussi de la haine du désordre
rouge de l’ultime souffle

rouge abandon rouge brèche
insondable velours du rouge intime et caché.

 

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AGNES SCHNELL

 

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ROUGE

 

 

 

 

LA CHANSON DE ZORAH

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Lorsque plonge le soir sur la terre promise

Et que le matin creux à l’aube suspendu

Semble attendre au vantail de quelque saison grise

Un immanent soleil qui surgirait des nues

C’est là que je t’attends sous la voûte alcaline

Entre le limonier et l’olivier frondeur

Sur le jasmin ganté le vent sèche ses pleurs

Et sur l’îlet le ciel tendrement se divise

C’est l’heure des serments et des calembredaines

Des carquois libérés aux brûlots de nos jours

Des horizons sacrés chavirant sur la plaine

Leur corset héliodore et leurs bas de velours

C’est là que je t’attends sous l’arche calamine

Entre le creux du soir et la pointe du jour

Au cou de l'arganier telle une alabandine

L’arcane de la nuit réinvente l’amour

 

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SYLVIE MEHEUT

http://meheutsylvie.over-blog.com/

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zao wou ki,

Zao Wou-Ki

AYUB OGADA - KOTHBIRO

LA CONSTRUCTION DU POEME

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La construction du poème c’est la construction du monde.
Ni des symboles, ni des images, de simples créatures
de l’air, des évidences obscures, des énigmes lumineuses,
les formes du vent, les silences du sommeil.
Les mots sont les battements d’un corps enseveli.

Une source de joie dans le vide sensuel
et concret qui se dessine dans la brume lente.
Lettre à lettre, nous défibrons le cœur du soleil.
Nous voyons dans une tour de vent un arbre ballant.
Nous vivons dans l’inaction de l’ombre maternante.

Peut-être que le poème est un petit fanal
solitaire ou un sortilège blanc, le prodige
qui restaure la verte transparence
d’un monde immobile, ou seulement des fragments
obscurs, une pierre claire, une haleine solaire.

 

 

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ANTONIO RAMOS ROSA

 

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PAUL VERGUEIRO

 

Oeuvre Paul Vergueiro

LE BALISEUR DES SONGES...Extrait

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écrire
écrire
avec les os calames
sur la vierge lumière
la peau de l'âme
le feu des larmes
les paroles cendres
extraire
extraire à l'infini
le miel cosmique
le pollen du rêve
le cri originel du partage
et
la psalmodie maternelle
implosion
du lait-poème
lumière incarnée du monde
...

 

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AHMED BEN DHIAB

 

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janick lederle

Oeuvre Janick Lederlé

www.janicklederle.fr

AU COEUR DU CRI...Extrait

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Maudite soit l’Apocalypse et ses putains fiévreuses
ses émirs aux bouches emplies de diamants
ses adorateurs dépositaires des crimes universels
ses rabbins furieux semblables au feu noir de l’enfer
ses cohortes de prêtres sanguinaires
au service des tyrans

La lune pleure au commencement cardinal du jour
j’ai vu les armées en route vers Ninive
les conquistadors brûler les villages
de peaux bariolées
j’ai vu les Croisés prier et trembler
aux portes de Damas

Tandis que fleurissait une rose blanche
sur le front de la reine de Saba
j’ai vu trembler les murailles de Rome
sous les assauts des puissances barbares
j’ai vu les chars écraser la foule praguoise
l’Amérique balayer ses laissés-pour-compte
sous des abris de carton et de silence
j’ai vu les empires malades
se rouler dans le sang et la boue
les bombes éclairer le ciel comme mille orages
j’ai vu s’enflammer des moines à Phnom Pen
et se tordre leurs cadavres carbonisés
j’ai vu la vanité des nations sous les ors des sacres
j’ai vu des bourreaux obèses
et leurs cohortes de monstres
achever les sentiments d’amour et la parole vraie
j’ai vu l’horreur sans nom des coeurs pourrissants
et la terrible misère des peuples
parqués dans les stades de la honte
j’ai vu s’édifier des murs plus durs
que des crânes de mercenaires
j’ai vu des rois d’opérette danser
sur les ruines des villes innocentes

Sur les douces vagues du rivage
la lune d’agonie frémit
à l’horizon déjà les oies en escadrilles
s’en vont affronter les tempêtes de neige
tandis que sur les bords du fleuve Niger
un vieux griot desséché
marmonne le temps de l’abondance


.../...

 

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ANDRE CHENET

 

 

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lever-de-lune

 

 

 

BERNARD PERROY ... Extrait

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Il y a cette lumière,
sa blancheur sur le fleuve
parmi les brumes,
nous obligeant à fourrager
plus au-dedans
de nous-mêmes
pour y trouver
la douceur d'un nom,
d'un regard,
d'un paysage
avec ses lieu obscurs
et ses ravissements,
ses ocres d'automne
dont les nuances
avivent notre désir éperdu
de bonheur…

 

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BERNARD PERROY

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bernard

PLUIE

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La pluie a comme un vague secret de tendresse,
Plein de résignation, de somnolence aimable.
Discrète, une musique avec elle s'éveille
Qui fait vibrer l'âme lente du paysage.

C'est un baiser d'azur que la Terre reçoit,
Le mythe primitif accompli de nouveau,
Le contact d'une terre et d'un ciel déjà froids
Dans la douceur d'un soir qui n'en finit jamais.

C'est l'aurore du fruit, la porteuse de fleurs,
La purification du Saint-Esprit des mers.
C'est elle qui répand la vie sur les semailles
Et dans nos cœurs le sentiment de l'inconnu.

La nostalgie terrible d'une vie perdue,
Le sentiment fatal d'être arrivé trop tard,
L'espérance inquiète d'un futur impossible,
Et l'inquiétude, sœur des douleurs de la chair.

Elle éveille l'amour dans le gris de ses rythmes.
Notre ciel intérieur s'empourpre de triomphe;
mais bientôt nos espoirs en tristesse se changent
A contempler sur les carreaux ses gouttes mortes.

Ses gouttes sont les yeux de l'infini qui voient
Le blanc de l'infini qui leur donna naissance.

Chaque goutte de pluie en tremblant sur la vitre
Y fait, divine, une blessure de diamant,
Poétesses de l'eau qui a vu et médite
Ce qu'ignore la foule des ruisseaux et des fleuves

Sans orages ni vents, ô pluie silencieuse,
Douceur sereine de sonnaille et de lumière,
Pacifique bonté, la seule véritable,
Qui, amoureuse et triste, sur toute chose tombes,

Ô pluie franciscaine où chaque goutte porte
Une âme claire de fontaine et d'humble source,
Quand lentement sur la campagne tu descends,
Les roses de mon cœur à ta musique s'ouvrent.

Le psaume primitif que tu dis au silence,
Le conte mélodieux que tu dis aux ramées,
Mon cœur dans son désert le répète en pleurant
Sur les cinq lignes noires d'une portée sans clé.

J'ai la tristesse en moi de la pluie sereine,
Tristesse résignée de l'irréalisable
Je vois à l'horizon une étoile allumée
Mais mon cœur m'interdit de courir pour la voir.

Tu mets sur le piano une douceur troublante,
Ô pluie silencieuse, ô toi qu'aiment les arbres.
Tu donnes à mon cœur les vagues résonances
Qui vibrent dans l'âme lente du paysage.

 

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FEDERICO GARCIA LORCA

 

 

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gregory thielker

Gregory Thielker

http://www.gregorythielker.com