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Channel: EMMILA GITANA
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EDEN

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C’est d’un autre temps 
que j’écris
d’un jardin de mots qui n’existe plus.

 

J’écris le bleu multiple de l’orage
le désordre où se fourvoient
les insectes
que nous sommes.

 

 Chaos des images soudaines

j’écris un ailleurs distrait
eau azurée des lessives anciennes
odeur du savon mou
trottoirs gras briqués à la semaine
raclement des balais en coco
 
promenades obligées du dimanche
et joies imposées.
Il est loin ce passé 
pas si simple
tel un théâtre démodé.

 

 La nuit de bitume farde les murs

de graffitis    de givre.
Il me revient en mémoire
le chant rauque des vieilles bouches
où le souffle manquait
 
ces vies aux mille crevasses
aux oripeaux de rêves
quand on avait peur
des larges ombres
peur du terne         de la nudité
de l’usure.

 

 

Toutes les enfances sont fanées
toutes les marelles effacées
où il manquait le ciel.
.
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AGNES SCHNELL
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de_Felice_la_chambre_au_miroir

Oeuvre Françoise de Felice

REMINISCENCES

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Du marine des ombres
à la couleur du vin coupé 
il y a toujours en nous
un éclat d’enfance.

Il y a le froid des murs de pénitence
le brouillard dont on émergeait 
si lentement
les voix trop assurées
dont la distance nous étourdissait.

On allait en aveugle
bousculés par les jours.
On résistait peu
tout attentifs aux brasiers de nos âmes
à l’impatience de nos mains.


Maintenant
on écrit comme on ravaude
pour combler à points serrés
pour garder fixés les mots nomades.

Il y a toujours quelque chose
d’étonné en nous
l’accent de la terre natale
nos pensées de l’un à l’autre hésitant
tantôt voiles
tantôt ancres…
.
.
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AGNES SCHNELL
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de-felice-

Oeuvre Françoise de Felice

QU'EST-CE QUE LA POETIQUE ?

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... 

Nous avons construit une civilisation de conquête et de production utilitaire qui nous accapare et nous prive de valeurs vitales; nous visons une plénitude matérielle qui nous comble d'artifices et nous masque le vide; nous n'avons même plus la nostalgie du poétique; nous avons fait de l'art une marchandise, un scandaleux placement; nous méprisons les poètes, ces irrécupérables, parce que nous n'avons pas besoin d'eux

...

 

 .

 

JEAN ONIMUS

 (1909-2007)

 Éditions Poesis

 

.

 

 

al nakamura2

 

 Oeuvre Al Nakamura

 

 

ANNE DUFOURMANTELLE...Extrait

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La sublimation a vécu. La pulsion a trouvé un regain de toute-puissance dans un monde qui ne supporte aucune limite pour la satisfaire. Immédiateté, vitesse, fluidité appellent une société sans frustration ni délai. Que ce soit dans l’espace public (les actualités, les faits divers, la pornographie normative, les attitudes «décomplexées») ou sur le divan (patient déprimé, désaxé), la société post-industrielle et post-traumatique de l’après-guerre admet mal qu’on «sublime». Il faut au sujet narcissique un champ opératoire simple et direct à ses pulsions, sinon, il se déprime. La frustration n’est plus supportable, trouvons-lui donc sans cesse de nouveaux objets à ses appétits. L’abstraction, le style, la précision sont passés à l’ennemi, toutes ces choses nous «ralentissent». On ne possède pas un livre, ce n’est ni un investissement ni un instrument ; la lecture prend du temps, et ne produit rien d’autre qu’une capacité accrue à rêver et à penser. L’absence de style dans les productions culturelles est aussi préoccupante que le sont les vies sous pression, moroses et fonctionnelles - tellement plus nombreuses que des vies habitées, voulues.Un monde qui parvient à sublimer est un monde qui prend une forme, qui n’est pas informe comme l’actuelle confusion générale destine le nôtre à l’être.

 .

.

 .

 

 ANNE DUFOURMANTELLE

(1964-2017) psychanalyste

 

.

  .

 

.

 

Gina Litherland 3,

Oeuvre Gina Litherland

 

LE MARCHEUR

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Pour Gérard G.

 

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Pour celui qui gravit la montagne
Il est déplacé de se prétendre le meilleur ou le seul
Mais il est sage de se concentrer sur son pas

La rumeur importe peu
Pour celui qui est au plus pur de l'écriture
Peu importe son nom il écrit pour nous tous

Ecrire est un chemin dans la montagne
Toute une vie ne suffit pas pour atteindre le sommet
Mais le bonheur du jour est là présent dans la connaissance
Conscient de la douleur humaine
Conscient de la beauté du monde
Vivre est ce passage abrupt
De la douleur à la beauté
De l'extase à l'impuissance
Du silence à la sérénité
Ecrire concilie tous ces paysages dans le regard du marcheur

 

.

 



© PATRICK CHEMIN

(1993)

 

 

.

ete-en-montagne

 

 

 

DERIVES

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A l'orée du sommeil   Nyctémérales dérives
depuis les brumes du réveil 
rappeléà l'ordre d'une vision 
d'étranges interrogations
l'Un-conscient  voyage

Et je demeure       un long moment 
comme happé      déjà absent
Rien ne subsiste 
que la sensation  aveugle de flotter
au-delà de tout                 en silence

L'instant propice au questionnement
éclaire ce vaisseau bleu dont je suis l'hôte
qui plane  à travers l'univers 
en tournant autour de son étoile
infiniment grand     si petit à la fois

Au royaune des Pensées denses
la raison ne s'efface-t-elle point 
en louant le mystère de la vie 
l'absolu   ce néant   tandis  que  le soleil 
 fulgure  et transcende

Vivant    de l'étant     inondé de  lumière 
en toute choses     miracles 
que l'on eût crus uniques
rayonnant au centre de l'univers
et créés devers le temps

Suis-je    seul    égaré 
quelque part     passager de  l'espace  quand
migrant   j'accomplis 
la  traversée  cosmique
qui en révèlerait la  foi et les  sublimités

De cet intervalle      juché 
entre sentience et discernement 
vais-je       histoire sans fin 
probable métamophose 
héritier de l'éternité

Immortalité ou vérité 
ainsi de l'essence    d'une quête 
dont j'aurais étéà jamais       
le témoin crédule
Que l'infini alors en retienne le souffle

Abandonné      au hasard de la nécessité
à la mer      à l'océan qui élèvent
d'un commun accord
que je m'ente  
à la mémoire des mondes étoilés

 

 

.

 

 

CRISTIAN GEORGES CAMPAGNAC

 

 

.

 

 

albatros2

 

 

 

LE MILLION DE VISITEURS...!

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Voilà ...C'est fait ! Nous avons atteint et dépassé le million de visiteurs... Nous tenons à vous remercier toutes et tous pour cette fidélité sans faille, et nous continuerons dans la mesure du possible, à tenter de vous étonner, de vous charmer par le biais de la poésie, de la littérature, de la peinture ....

 

.

 

Yuko Nagayama (1),,

Oeuvre Yuko Nagayama

DANS LE DOUTE ET LA FERVEUR...Extrait

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...

 

Le monde, oui, dans sa beauté cruelle,

je ne veux pas le dire

Si je me tais, c'est colère et défi,

incandescence

 

Pourtant je pourrais dessiner les dentelles du possible,

ombres chinoises sur l'écran du réel,

le rêve, suraigu,

d'une île de soleils éblouis,

sans férocité

L'amour, s'il existe, je pourrais le dire

L'énigme au coeur du vivre,

comme un ver dans le fruit,

je pourrais l'approcher

 

Cette parole surgie de nulle part,

brûlante et sauvage

Cette parole d'origine, je pourrais la tenter

Un longue attente

une gestation douloureuse mais lumineuse

Et soudain les mots sortent, explosent, déchirent le silence

comme un nouveau-né qui ne sait pas encore

que les cris les plus vifs,

toujours, 

tombent dans le vide,

et meurent, 

même si l'écho les répète, infiniment

 

Tu parles, mais qui entend ?

Qui acccepte le don de vivre,

les étincelles du désir ?

Pas même toi

Qui cherche l'aube pour s'envoler ?

 

L'aube n'est pas l'envol,

ni l'éveil

Elle est errance et brûlure

Désillusion

L'aube, je ne veux pas la dire

 

Et pourtant je pourrais, je pourrais

Mais il faudrait ne pas se laisser traverser

par le silence des étoiles

Et surtout,

il faudrait apprivoiser la foudre patiemment,

dans l'espoir insensé

que toute parole recommence le monde 

 

 

 

.

 

 

COLETTE GOBELIN

407ème Encres vives

 

 

.

 

 

Jean Paul Surin 2,

Oeuvre Jean-Paul Surin

 

DANS LE DOUTE ET LA FERVEUR...Extrait

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 ...

 

Tout est donné

Tout est repris

La lumière aigue des citrons

Le vent dans les cheveux

Savoure les

Savoure les encore un peu

 

Malgré tout ce qui crie, bute, tombe,

tout ce qui déchire, 

le sang versé,

rêve à des ruisseaux de lait

Sur l'horizon doré,

la branche est nue et noire

L'arbre d'hiver dessine son destin

 

Malgré désordres et dérives

Ecoute

L'instant est harmonie

Notes frêles dans le grand concert

 

Ne songe pas à des demains de sables incertains

Tout est là,

dans le cri des mouettes

La plage est vaste

On y sent le varech

On y entend la musique des sphères

au creux des coquillages

 

L'instant est pur

comme une bulle de silence,

une ligne de crête

Il est l'extrême transparence

Il est ta soif et ton rempart

 

L'instant sauve le monde,

n'en déplaise à Satan, 

roi des douleurs

 

Tout est là

dans le doute et la ferveur

Infiniment

 

 

.

 

 

COLETTE GIBELIN

 

 

.

 

 

william russel flint

Oeuvre William Russell Flint

JEAN LAVOUE...Extrait

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Si le silence t’échappe,
Echappe-toi avec lui !
Suis le premier oiseau,
Ecoute bien son chant :
Comme il résonne en toi
D’un amour infini.

Si le froid t’engourdit
Chausse-toi de courage,
Mets tes pas dans la neige
Suis des chemins de gel,
Eprouve leur douceur
Apprivoise leurs cris.

Quand le jour t’appauvrit,
Quand la nuit te précède,
Que tu ne sais plus l’heure
Ni l’instant de ta perte,
Pose là tes désirs
Tes armes et tes combats.
Sors des ombres têtues,
Prends la voie souveraine
Qui n’a pour seules lumières
Que d’épouser tes pas.

Si ton cœur te fait mal
Si ton corps te malmène,
Si ta vie est pour toi
Un supplice, une croix,
Ecoute murmurer
La sève de tes veines :
Sois le sang des racines,
L’effleurement de l’aile,
L’adagio des nuages, 
La vibration de l’air.

Si tu te sens très seul
Si l’hiver est en toi
Comme un puits déserté,
Une branche si nue,
Un matin sans soleil,
Frôle la dure écorce,
Devine son enfance,
Sois pour elle saison
Bruissante de bourgeons.

Ne retiens rien pour toi,
Laisse faire le silence
Et il te le rendra
Au plus près de ta joie.

 

 

.

 

 

JEAN LAVOUE

www.enfancedesarbres.com

 

 

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francoise de_Felice

Oeuvre Françoise de Felice

EXERCICES...Extrait

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Remerciements à Marie-Paule et Raymond Farina ...

 

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Fleuve, méditation, vaste, grave, si calme

malgré l'orage et tant d'angoisses vagabondes,

la guerre que se font les roussettes stridentes

autour du grand palmier et la nuit obsédée

 

d'insectes inconnus, d'hystériques cigales

et ces terreurs surgies des généalogies

après avoir drainé l'amertume des morts.

Mais comment faire taire, et comment effacer

 

ce théâtre entêtant d'apparences coupables ?

Le sais-tu toi qui prends le Destin pour un ange

et cherches vainement le sens en l'Insensé,

 

frêle, forte, patiente, o tendre Schéhérazade,

lisant à haute voix les Mille et Une Nuits

à l'enfant qui n'entend que les voix qui le hantent.

 

 

 

.

 

 

RAYMOND FARINA

Bangui, 1989

(Extrait de Exercices,

L’Arbre à Paroles, 2000)

 .

 

.

 

mohammed racim3

 

Oeuvre Mohammed Racim

YASMINA AMMARI...MAGNIFIQUE HISTORIA DE UN AMOR

REMINISCENCES

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Du marine des ombres
à la couleur du vin coupé 
il y a toujours en nous
un éclat d’enfance.

Il y a le froid des murs de pénitence
le brouillard dont on émergeait 
si lentement
les voix trop assurées
dont la distance nous étourdissait.

On allait en aveugle
bousculés par les jours.
On résistait peu
tout attentifs aux brasiers de nos âmes
à l’impatience de nos mains.


Maintenant
on écrit comme on ravaude
pour combler à points serrés
pour garder fixés les mots nomades.

Il y a toujours quelque chose
d’étonné en nous
l’accent de la terre natale
nos pensées de l’un à l’autre hésitant
tantôt voiles
tantôt ancres…
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AGNES SCHNELL
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de-felice-

Oeuvre Françoise de Felice

MAURANE....HOMMAGE

ZOHRA MRIMI...Extrait

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Personne n'est seul
La lumière entre, elle te murmure déjà que l' arbre est un lien
Lui, parle tout bas, il emmène tes prières elles entreront dans une sphère, une main tiède les récupère 
Chaque fois qu'un oiseau chante, un voeu prend forme
Il se présente à nous, le Matin
Vide,
C' est une aumône ton rire
Il se remplit les mains de ta nuit,
La vie
Tu fermes les yeux
Tu ne dors pas
Tu cours dans un champs
Une main sert des étoiles 
C' est une autre idée d'écrire si tu respires

 

 

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ZOHRA MRIMI
08/05/2018

 

 

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Cheung Ming-Kam2

Oeuvre ?

 

 

 

GHYSLAINE LELOUP...Extrait

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Voici un bouquet d’oiseaux rouges, bleus, jaunes
Chardonneret et rouge-gorge
Pinson et geai
Mésange et bouvreuil
Un jour
Un vieux musicien a capturé des oiseaux
Dans les filets illusoires d’instruments à vent
Mais on n’enferme pas plus l’oiseau que l’étoile
Même dans la somptuosité d’un vitrail
Ou l’éclat intermittent d’un piano stellaire
Et des poètes ont évoqué le Grand Jardinier du ciel
Ce jour j’ai esquissé un brin de muguet
Dont chaque clochette aurait un nom d’étoile
Aldebaran et Coronis
Electra et Alcyone
Mérope et Polyxo
Mais on n’enferme pas plus l’étoile que l’oiseau
Dans ce monde mouvant nous voulions étreindre l’étoile et l’oiseau
Le ciel interminable nous aura révélé une étoile variable
Douce et furtive comme un renard
Tout se poursuit par-delà la nuit
N’est-ce pas ?

 

.

 

 

GHYSLAINE LELOUP

 

 

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ancienne carte du ciel

Ancienne carte du ciel

 

 

 

 

SUC SORCIER

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Si tu étais un arbre, ma bien-aimée, 
Tes hautes branches couvriraient le monde entier ! 
Tu aurais, en couronne, des myriades d’oiseaux égayés,
La rougeur timide qui enflamme le pommier, 
Le velours printanier du jeune prunier, 
Les yeux rêveurs du farouche amandier, 
Les siècles de lutte du vaillant olivier, 
Les palmes dansantes du généreux palmier 
Qui montrerait à ses dattes comment voler 
Vers ta bouche et la désaltérer de leur suc sorcier ! 
Tous les vergers s’égosilleraient, de toutes leurs allées ! 
Tous en choeur, ils crieraient, pour t’appeler : 
« Viens donc nous éclairer ! » 
Si tu étais un arbre, ma bien-aimée, 
Tu offrirais tes doux rameaux altiers, 
Aux étoiles, aux marcheurs fatigués 
Et aux amoureux intrépides enlacés, 
Pour, enfin, quiets, s’y reposer ! 
Si tu étais un arbre, tu serais le premier et le dernier! 
Au plus profond de mon coeur, je te planterais 
Pour t’avoir à jamais, pour ne plus nous quitter !

 

 

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© MOKHTAR EL AMRAOUI

" Le souffle des ressac "

 

 

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Oeuvre Mark Henson

FRANCOISE HERITIER....Extrait

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" L'événement s'envole, mais reste l'essentiel, inscrit dans le corps, qui resurgit au charme furtif d'une évocation, au frisson d'une sensation, à la force étonnamment vive et parfois incompréhensible d'une émotion. À quoi cela tient-il sinon à cette voix intérieure brûlante, cette dynamo vitale dont nous ne savons même pas que nous l'avons élaborée au fil du temps. Le souvenir n'est plus mais la mémoire sensuelle du corps parle toujours. Nous sommes un tissu muni de capteurs qui enregistrent des empreintes tenaces, lesquelles nous servent de tuteurs pour nous diriger. Trop de souvenirs nous paralyseraient. Restent les prototypes de ce qui nous touche vraiment dans le grand registre des émotions possibles. "

 

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FRANCOISE HERITIER

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francoise

 

 

JEAN LAVOUE...Extrait

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L’exercice qui te sauve :
Te tenir comme un arbre,
Ancré dans les courants,
Consentant aux averses,
Être fleuve sans rives
Ou bien cet homme debout
Qui marche dans sa nuit,
Sans lieu, sans autre sol
Que le bel aujourd’hui,
Conscient que tout naufrage
Recèle des trésors,
Oublieux de ses failles,
Ne gardant que l’élan,
La clarté des passages,
Invitant chaque oiseau
À demeurer chez lui.

 

 

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JEAN LAVOUE

 

 

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JEAN

 




LA FRAÎCHE EVIDENCE...Extrait

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Tu dis « n'écris jamais une phrase dans sa

fatigue, sache te taire quand cela commence,

aime ta maladresse, laisse-la t'accomplir.

Les pages de soleil aveuglent, brûlent les

lèvres. Endors-toi, confie ta vigilance, les

mots connaissent le chemin sous le ciel. Par le

trou de ta mort, une langue ouvre les paupières. Écoute la fin de tout, la mesure dérobée.

L'espace de nouveau s'unit à la salive.

Le livre n'a plus besoin de mots. »

 

Tu dis « apprends-moi » et je ne peux

t'apprendre qu'à franchir, à t'abandonner à la patience, à l'endormi, à la

véranda de la parole. Je ne peux t'apprendre que l'immense plateau et ses

très hautes voix, la montagne de la brebis qui parle, le rythme chaud. Peu de choses en

somme, mais venues

de très loin.

 

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DOMINIQUE SAMPIERO

 

 

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claude monet3

Oeuvre Claude Monet