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Channel: EMMILA GITANA
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GRANDIR

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Si longtemps

Que le temps nous métisse

Si longtemps que je te connais

De mot en mot

De jour en jour

Le vent me ré-enfante

Je t'aime
Sans fard ni leurres

Je t'aime à en tisser le bleu des rêves
Je t’aime comme je respire

Je t’aime comme je traverse la nuit

Au matin, j’escalade des rires

Je foudroie des dragons de papier

Je tricote des mots en habits de gris et de joie
Au soir, je phrase des espaces clairs

Tu m’as appris

Dans l'encadré d'un rire

Je suis un homme sans médaille

Je ne flambe plus des rêves de paille

J’ai trouvé la lueur plus grande que le jour

Je vais en moi
Je jette les mots creux

Je porte un cœur lavé d'espérances inutiles

Je t'aime sans fard ni leurres
Je t’aime et je passe
L'avenir compte ses jours
Notre temps glisse à rebours

Je sais maintenant
Que l'indispensable habite peu de mots

Je sais maintenant que grandir
c'est désapprendre les apparences
C'est apprendre à aimer,

A comprendre, à accepter, les êtres tels qu'ils sont
Dans l'absolue nudité de leur fragilité
Dans le simple habit de leurs défauts
C’est les trouver suffisamment grands
Pour emplir l’univers de tendresse illimitée.

 

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JEAN-MICHEL SANANES

 

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Rima Salamoun 2

Oeuvre Rima Salamoun

 

 

 

 

PUISQU'IL FAUDRA

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Puisqu’il faudra…

Puisqu’il faut désapprendre au perron de l’oubli

Le gout qu’avait la paix d’avant que d’exister,

Puisqu’il faut qu’au vertige il faille abandonner

Et l’avant et l’après, déchirés dans un cri.

Puisqu’il faudra aussi savoir devenir goutte,

Affûtant ses effrois jusqu’à la transparence

Et tracer aux chemins des pluies de son enfance

Un espoir qui soit foi jusqu’à devenir route.

Puisqu’il faudra sculpter chaque matin de brume

Avant que d’espérer le chant de devenir,

Puisqu’il faudra de tant d’averses se vêtir

Avant que de savoir les couler à sa plume.

Puisqu’il faudra vous boire afin de vous connaître

Et enivrer nos âmes à nos feux réunis,

Puisqu’il faudra mourir en épousant la pluie.

Puisqu’il faudra me perdre avant de reconnaître

Et l’avant et l’après, déchirés dans un cri,

Qu’il faudra réapprendre au perron de l’oubli…

 

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JEAN-LUC MOULIN

 

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maxime vorobiev2

Oeuvre Maxime Vorobiev

 

 

 

 

DELICES OCEANES

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Délices indociles à vos cils adossées,

Sollicitante idylle du soleil et du sel,

L’océan se prélasse en ses assauts lissés

A la sève moussue de vos soies isocèles…

 

Sous le glissé silence encensant vos soupirs

L’eau susurre à vos  sens une douce musique,

Psalmodie magicienne aux puissants élixirs

Instillant sans excès ses rythmes aquatiques…

 

Ces salves d’eau salée qui, lascives, s’immiscent

Se font si douce salve à caresser votre anse

Que si tout s’y consume en danses salvatrices

C’est que l’issue ici est que tout recommence…

 

C’est aux lestes assauts du ressac enlaçant

Que se laissent bercer vos cuisses et son calice,

Laissant tout doucement s’avancer l’océan

En suave embrassade d’extase et de délices…

 

Et lorsqu’à ces assauts, tout vous s’y abandonne

En danse incandescente, aux astres enlacée,

Tout se lie, s’incendie dans vos yeux qui frissonnent,

Délices océanes, aux frissons de marée…

 

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JEAN-LUC MOULIN

 

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CLERGUE2

 

 

 

LA POURSUIVIE

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Je te poursuis encore sur le versant des songes
mais tu glisses de moi comme sable en la main
et comme un coquillage invente son mensonge
la courbe de ton corps esquive ton dessein

Je te traque et tu fuis  Je te perds et tu plonges
Les forêts des grands fonds ont d’étranges détours
Je marche sur la mer et mon ombre s’allonge
sous le soleil obscur et dans l’ombre des tours

Aux plages de fraîcheur que déroule le lit
la trace de nos corps s’efface avec le jour
Le lit s’enfle et se gonfle aux brises de la nuit
Tristan la voile est noire et tu mourras d’amour

Tristan la voile est noire Iseult ne t’aime plus
La Belle au Bois s’endort du sommeil de l’hiver
Mourir ou bien dormir le flux et le reflux
me ramènent toujours aux lieux où j’ai souffert

Mais que le chant du coq à l’aube revenue
Mais qu’un rai de soleil qu’un pigeon qu’un appel
que le matin léger me rendent l’enfant nue
me voici de nouveau le complice du ciel

Sur son front la couronne invisible des Soeurs
Tristan la voile est blanche au flot des nébuleuses

 

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CLAUDE ROY

 

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poesie_tendresse2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES LIMITES DE L'AMOUR...Extrait

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Il suffit d’un baiser


Pour apprendre l’amour


Et d’un cil abaissé


Pour connaître la nuit

 

 

Il suffit d’un mort


Pour savoir en secret


Les machines de l’oubli


Les pièges du souvenir

 

Et de sable mouillé


Pour à jamais découvrir


Les industries de la mer


À effacer les pas

 

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MAX POL FOUCHET

 

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or-noir2

 

 

 

 

MAX POL FOUCHET

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Nous connaîtrons un jour sur de plus amples versants
Ce que signifie dans l’aube la fumée des villages
Lorsque les chiens cessent d’inquiéter le gibier d’ombre
Et de paver la nuit d’abois comme un gué de pierres

Nous lirons la fumée des fermes dans le jour étalé
Comme l’écriture des hommes sur les pages des livres
Nous apprendrons alors de singulières nouvelles
Anciennes comme le feu sur la transparence des terres

L’aboi des chiens aux cours fermières de la nuit
Sera clair pour nous ainsi qu’un jeu de marelle
Où les enfants poussent entre les signes de la craie
Vers un ciel dessiné les éclats de leur rire

Étonnés nous nous éveillerons d’un plus long sommeil
Dans la surprise de voir notre rêve devenu tuile et pierre
La fumée des fermes coulera aux racines de nos veines
Nous serons ce secret que nous voulions savoir

Secret de jour et de nuit de récolte et de fenaison
Secret qui soudain se révèle dans les branches écartées
L’évidence se fermait sur soi comme étable l’hiver
C’était nous ces abois ces villages ces pentes et ces toits

Nous étions la marelle et la pierre et l’enfant
Le rire et les courses le livre et la courbe et la craie
La tuile le gué la rivière les sautes du vent
Aux transparentes carènes ce maigre brûlis d’herbes

Qu’un peuplier sur l’espace un doigt sur les lèvres
À jamais taise le secret dans le rouissage du jour
Perdons-le dans la neige le sable la verdeur vivons
Comme si nous ne savions rien des fumures du labour

Sur le tour des saisons monte la poterie des collines
Des taillis de la nuit les chiens ont levé le jour
Au tableau de l’école un enfant dessine le ciel
Roule une pierre
un oiseau crie
nous avons oublié

 

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MAX POL FOUCHET

 

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RAOUL DESTRUEL

Oeuvre Raoul Destruel

 

 

L'ATTENTE DE LA ROSEE

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Un grand vol de colombes
N’est pas vain contre le soir
Avant que le soir ne tombe
Dernier feu que l’on peut voir
Avant que le soir ne tombe
Je reverrai l’allée blanche
Avant que se ferme l’ombre
La baie la plage le dimanche
Un vol contre la nuit posé
Un baiser posé au bord des yeux
Il n’est remède contre la nuit
Que l’attente de la rosée.

 

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MAX-POL FOUCHET

 

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PICASSO

MON FEUILLAGE...Extrait

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L’ai-je dit ?

Je l’ai dit souvent. Je le redirai.
 
Je suis l’arbre et le sable. La pierre.
Je n’ai guère fleuri ni porté de fruit.
Le feuillage ne me pesait guère.
Et sûrement qu’elle est perdue, la graine de ma race.
Mais ce que j’ai chanté je l’ai chanté.
Et ce que j’aurai dit sera dit.
 
Si je ne l’ai pas labourée, ma terre, je l’ai chantée.
Si je l’ai mal fauchée, j’ai parlé de ses fruits.
Pas une herbe au talus que je n’aie respirée,
Le moindre souffle d’air, j’en ai loué le bruit.
 
Ma terre, mon pays, la parcelle et le pré, la haie, le taillis.
L’eau, la fontaine, la rigole.
L’étang, le ruisseau, la forêt. L’arbre, sa feuille, l’écorce.
La graine, la fleur.
 
Pays proche, pays lointain.
Le fleuve, la source, la mer hauturière.
Et la neige, la brume,
Le soleil qui se lève et le blé qui fleurit.
Les vignes que je n’ai pas vues, et le vin dans la cave,
Le vin que je n’ai pas bu.
Terre ronde entre les bords du ciel, courbe, vallée,
Et la haute montagne et le pays de plaine, et la profonde mer,
Terre, t’ai-je chantée?
 
Ma terre abandonnée à la sauvagine,
Les genêts qui t’ont nourrie, les longues ronces
–terre de ce pays –
Terre de toute la terre, rongée des hommes et des rats,
De sel et de colère
– terre qui roule toute seule au ciel comme une lune morte –
Et la lune et les étoiles,
   Qui sont terre semblable,
Autre terre
– et le feu, ce qui éclate, ce qui luit –
Ce qui hurle dans le silence
– et ce qui ne dit rien –
Et toi même, homme vivant, chair tendre, âme droitière
Ne t’ai-je pas chantée, quand même!
 
Que vous êtes ma voix, ma parole.
Et que je suis le sang de votre sang.
Voici mon fruit, voici ma fleur.
Et mon feuillage.
 
Je l’ai dit. Je l’ai dit souvent.
Aussi longtemps que j’aurai un souffle de vie
je le dirai encore.
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MARCELLE DELPASTRE
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Arbre2

 

LE GARDIEN DE TROUPEAUX.....Extrait

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Il ne suffit pas d'ouvrir la fenêtre
pour voir les champs et la rivière.
Il ne suffit pas de n'être pas aveugle
pour voir les arbres et les fleurs.
Il faut également n'avoir aucune philosophie.
Avec la philosophie, il n'y a pas d'arbres:
il n'y a que des idées.
 
Il n'y a que chacun d'entre nous,
telle une cave.
Il n'y a aucune fenêtre fermée,
et tout l'univers à l'extérieur;
et le rêve de ce qu'on pourrait voir
si la fenêtre s'ouvrait,
et qui jamais n'est ce qu'on voit
quand la fenêtre s'ouvre.
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FERNANDO PESSOA
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fenetre2

 
 
 
 

 

LA FOLLE ALLURE...Extrait

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La légèreté, elle est partout, dans l’insolente fraîcheur des pluies d’été, sur les ailes d’un livre abandonné au bas d’un lit, dans la rumeur des cloches d’un monastère à l’heure des offices, une rumeur enfantine et vibrante, dans un prénom mille et mille fois murmuré comme on mâche un brin d'herbe, dans la fée d’une lumière au détour d’un virage sur les routes serpentines du Jura, dans la pauvreté tâtonnante des sonates de Schubert, dans la cérémonie de fermer lentement les volets le soir, dans une fine touche de bleu, bleu pâle, bleu violet, sur les paupières d’un nouveau-né, dans la douceur d’ouvrir une lettre attendue, en différant une seconde l’instant de la lire, dans le bruit des châtaignes explosant au sol et dans la maladresse d’un chien glissant sur un étang gelé, j’arrête là, la légèreté , vous voyez bien, elle est partout donnée. Et si en même temps, elle est rare, d’une rareté incroyable, c’est qu’il nous manque l’art de recevoir, simplement recevoir ce qui nous est partout donné.

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CHRISTIAN BOBIN

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Oeuvre Isabelle Planté

 

 

 

EMILY DICKINSON

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Le son le plus triste, le son le plus doux,
Le son le plus fou qui enfle,
- C'est celui que font les oiseaux, au printemps,
Quand la nuit délicieusement tombe,
Sur le fil, entre mars et avril -
Frontière magique
Au-delà de laquelle l'été hésite,
Presque divinement trop proche.
 
Il nous fait penser à tous ces morts
Qui ont traversé la vie en flânant avec nous,
Et que la sorcellerie de la séparation
Nous rend cruellement plus chers encore.
 
Il nous fait penser à ce que nous eûmes,
Et dont nous déplorons la perte.
Nous en souhaiterions presque que ces voix de sirènes
S'en aillent et se taisent.
L'oreille peut briser le coeur humain
Au vif comme un javelot.
On voudrait que le coeur ne soit pas
Si dangereusement près de l'oreille.
 
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EMILY DICKINSON
 
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TROIS COUPS SOUS LES ARBRES

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Il y a la beauté qui est la vérité réussie des choses, leur dimension harmonieuse, et le bonheur qui tombe comme la foudre d'un ciel qu'on croyait sans surprise, cerné de toutes parts par des étoiles, les mêmes qui troublent peut-être l'esprit de ceux qui habitent de l'autre côté de la nuit. Comment agir pour être heureux, toujours davantage, sans trébucher, sans vieillir et sans perdre courage? Sans courir trop vite devant son amour avec la crainte de ne plus l'apercevoir en se retournant? Nous abordons cette envie comme un mur de flammes mais sommes cendres avant de l'avoir franchi.

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RENE CHAR

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ValerieMaugeri

Oeuvre Valérie Maugeri

LES DROITS INHUMAINS

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Les hommes naissent grégaires et divisés en classes. L’instinct grégaire doit être encouragé et stimulé pour maintenir l’équilibre de la société.
Tous les hommes doivent être encouragés à cultiver l’hystérie et la xénophobie pour maintenir la structure grégaire de la société et la cohésion des classes, des nations et des genres, qui seuls peuvent assurer un développement équilibré de la société humaine.
Les hommes ont ainsi le droit d’être:
-trompés
-frappés
-tués
-persécutés
-empoisonnés
-exploités
-poussés les uns contre les autres
indépendamment de leur nationalité, religion, race ou couleur, pourvu que cela rentre dans un plan de socialisation et d’agrégation de la société humaine.
Tous les hommes ont le droit au maintien de leur vie, à la liberté humaine et à la sécurité personnelle, compatiblement avec les exigences de socialisation et d’agrégation de la société humaine et avec les exigences de l’économie et de la politique de chaque pays.
Nul ne peut être détenu ou exilé sans justification valable (voir point précédent).
Tous les hommes ont le droit de cultiver leurs propres illusions, de s’évader de la réalité par des moyens idéologiques, religieux, électroniques, hédonistiques, pornographiques etc. pourvu que ces méthodes soient considérées comme justes par leurs communautés d’appartenance. Les hommes ont le droit d’avoir des leaders et des chefs reconnus.
Puisque tous les hommes ont le droit de cultiver leurs illusions, personne ne peut être poursuivi pour elles, sinon pour des cas avérés de force majeure. En pareil cas il devient nécessaire, pour le bien-être de la société humaine, de détruire les illusions appartenant aux individus ou aux catégories d’individus, les responsables de cette destruction sont tenus de reconstruire de nouvelles illusions pour les dits individus et les dites catégories.
Les hommes ont le droit de devenir fous, d’égorger leurs semblables, pourvu que cela soit justifié en termes de société humaine et d’équilibre.
Chaque homme a le droit, s’il en a la possibilité, de suivre ses programmes télévisés préférés et, dans les limites de ses possibilités matérielles, d’employer son temps libre et de passer ses vacances comme il le souhaite et de se consacrer aux hobbys qui lui sembleront convenir le mieux à sa personnalité.
Les hommes ont en outre le droit d’exploiter et d’affamer leurs semblables, s’ils s’en montrent dignes, s’ils en ont la capacité et si leur action n’est pas éphémère mais fondée, capable d’être mise en relation avec d’autres dans les limites de la société humaine.
Les hommes sont réunis en factions luttant les unes contre les autres et ont le droit d’y appartenir. Chaque homme a droit d’appartenir à une faction, à une ethnie, à une religion, et de haïr ceux qui n’en font pas partie.
Les hommes ont le droit d’opprimer leurs femmes et leurs enfants, (par exemple: de mutiler leurs filles, pourvu que cela ne soit pas arbitraire mais repose sur des principes reconnus par la société).
Les hommes ont le droit de mener des guerres, pourvu que :
1. celles-ci soient justifiées.
2. qu’ils en aient les moyens et les possibilités.

Ils peuvent tuer des animaux, empoisonner des territoires, désertifier des régions, pourvu que cela soit fait dans les limites des règles convenues par la société humaine et n’empêche pas les autres hommes et les autres groupes d’hommes de poursuivre les mêmes activités.
Ils peuvent trahir, mais à leurs risques et périls: la trahison, si elle ne réussit pas, ne sera pas considérée comme justifiée, et fera l’objet de poursuites.
Ils peuvent falsifier l’histoire, pourvu qu’ils aient la force de le faire durablement.
Ils peuvent tenir en esclavage d’autres hommes, pourvu que cela ne se produise pas en désaccord avec d’autres factions ou groupes qui gardent d’autres hommes en esclavage.
Ils peuvent répandre des idées fanatiques.
Ils peuvent créer des religions et des croyances, et, si cela ne trouble pas l’équilibre de la société humaine, ils peuvent combattre les religions et les croyances.
Ils peuvent feindre de s’entraider et d’aider le genre humain.
Ils peuvent voler, pourvu que cela n’empêche pas d’autres hommes ou groupes d’hommes de faire la même chose.
Ils peuvent torturer, même si une telle action doit être nécessairement justifiée par des idéologies, des cas de force majeure, des raisons religieuses ou des états d’urgence,
ou des exigences fondées de maintien de l’ordre public ou, quoiqu’il en soit, par des raisons supérieures.

Tous les hommes peuvent ainsi torturer leurs semblables, pourvu que cela soit justifié par les circonstances, l’idéologie ou la conviction commune.

Les hommes ont le droit de tuer leurs semblables, pourvu que cela soit autorisé par les circonstances (maintien de l’ordre, guerres, révolutions, patrouilles de police, conflits ethniques), ou justifié par les objectifs de bonheur humain ou par des considérations religieuses ou éthiques.

Dans les cas où les actes de massacre collectif ou individuel se révèlent particulièrement convenir aux besoins de la société et du moment, les hommes qui ont pris part à de tels massacres peuvent être considérés comme des héros ou des saints; leurs victimes, cependant, ont pareillement le droit d’être considérées comme des martyrs de la partie ayant subi les massacres.

Les hommes, devant les horreurs que les conflits armés et les conflits d’intérêt comportent, ont le droit de garder leur santé mentale. Ils peuvent ainsi:
refouler les conséquences de leurs actes;
considérer comme inévitable leur propre iniquité;
penser être dans le juste;
penser agir pour le bien de l’humanité;
penser que le mal est de toutes façons inévitable;
considérer les êtres humains, dans l’ensemble des êtres vivants, comme les seuls ayant des droits.

Tous les hommes ont le droit d’éprouver de bons sentiments.

 

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CARLO BORDINI

 

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guerre

 

RADMILLA CODY - " A BEAUTIFUL DAWN "

AGNES SCHNELL

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La nuit, grand corps vorace.

Traîne l’ombre d’Eros
sur les murs des cours intérieures.

C’est l’ambre qui domine
l’odeur fauve rappelle
les nuits trop noires
les portes basses et nues.

C’est la houle qui s'impose
sèche nerveuse
elle rappelle les nœuds
des étreintes imprévisibles
les portes austères et closes
sur les otages de l’illusion.

La nuit, grand corps humide.
Chuintements à senteur de résine
dans les jardins profonds.

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AGNES SCHNELL

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CORPS2

 

 

 

 

 

 

MADIBA....

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Que la terre te soit légère Madiba...

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La Terre des Hommes est orpheline Madiba
Qui ne sait plus à quel Sein se vouer
Les mondes du monde ont caressé l'espoir
L' aura des Ciels perd l'étoile d'un berger
Aux temps repus des injustes pauvretés
Ô larmes douloureuses des tristesses vagabondes
Que ne sommes nous pas en ce jour sombre
Oui Madiba que de chemin parcouru depuis
Au loin toujours la lumière et la Liberté

 


Demeure Madiba danse radieux sourire
Dans le regard océan des hommes délivrés
Par le chant joyeux des femmes éprises de  vie 
Étincelle de vérité phare fidèle  Que l'espérance
Attise le souffle du Ciel  brise les jougs
De la raison et de la pensée unique Ô fatalités
J'aime ton Nom Madiba que les racines du ciel
En ce jour abyssal abreuvent d'humanités
J'aime ton Nom Madiba qui s'en revient
Des lointains horizons du long sommeil de l'enfant

 


Il est un vide sous mes pas comme un vertige
L'étrange élan aux ailes blanches de la paix 
Peuples exclus oppressés des mondes déshérités
Légitime et souveraine sera par sa voix la Liberté

 

 

CGC

 

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nelson-mandela2

Oeuvre Patrice Murciano

MOTS ROSES PARFOIS....Extrait

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Cet instant à l’ombre fragile

que le présent ventile

n’est qu’un souffle passager

 

où dans la réalité

le doute se faufile

 

l’improbable se rebelle

l’impossible agite

l’incertain prend le pas

 

vers un énigmatique et

soupçonneux futur

 

entité abstraite tiraillée

entre « être » et « non être »

 

à« l’irraisonné »

l’incohérence est

 

étrange avancée d’un silence

sur la portée des croyances

 

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JACQUES BASSE

 

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JAAMATI MOHAMED8

Oeuvre Jaamati Mohamed

 

 

 

 

 

 

UNE SEULE LANTERNE ROUGE, PÂLE ET AU LOIN...Extrait

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« Maisons abandonnées au bord de la mer

                                                       Des fenêtres aux yeux brisés.

         Ecarquillés. Un vent.

 

   à visage blanc qui traverse en filant pièce après pièce

 

         dans la maison abandonnée, grince

 

         dans les escaliers, touche de sa main figée

 

         le miroir vide

 

        De grandes maisons immobiles au bord de la mer.

 

         Elles éclairent dans le noir

 

         Comme les morts éclairent à travers nos visages

 

  dans le sommeil

       

Quelqu’un tatônne

 

à travers des rêves troublés, rôde

 

à travers obscures de maisons abandonnées

 

au bord de la mer. »

 

 

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KNUT ODEGARD

 

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holland

 

VIEUX PAYS...Extrait

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Vieux pays
Découpé dans le ciel
Je ne veux pas
Qu’une avalanche de béton
Enferme ta mémoire

Je veux garder vivaces
les chemins de l’enfance
le jardin de l’été
à l’heure du silence

(…)


J’entends tes cris
Quand leurs mâchoires d’acier
répètent les outrages

Vieux pays
exilé de toi-même
tu as pris le maquis
regagné les sommets
tu ne veux plus sourire
au premier gars venu

Il faut pour t’approcher
bruire comme une fontaine
et plonger ses deux mains
dans un buisson de thym.

 

 

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JEAN-LUC POULIQUEN

 

 

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NELSON MADIBA MANDELA

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Quand le chant retrouva son oiseau,
L’espoir, récitant ses couleurs,
S’éleva, juste,
Sur son sommet de lumière !
Nelson Madiba Mandela,
Tu offris les bras de tes nuits,
Tes longs jours de silence
Criant de vie
Contre les murs de la haine,
Contre l’enfer du mensonge et de l’oubli !
Tes mots reprirent le cours de leurs cieux
Pour s’envoler en pas sûrs,
En chemins pour tous les yeux
Assoiffés de bonheur possible.
Tu vainquis l’arme des séparations.
Elle fondit, au feu de l’amour,
Sous les chaudes larmes
Des retrouvailles, en mains éclairées
Des rires multicolores de chansons
Pour tous les enfants,
Dans les jardins fleuris de nouveaux horizons !

 

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MOKHTAR EL AMRAOUI

" Nouveaux poèmes "

 

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MADIBA1

Nelson Madiba Mandela