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Poésie, Littérature, Peinture, World music, Flamenco

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  • 02/02/14--06:13: SOUS UN ARBRE
  • A Ramôn Custodio



    Cet homme sans pain, celui-là sans lumières et cet
    autre sans voix
    correspondent au corps de la patrie,
    à la blessure et à son sang ligaturé.

    Rien n'est à nous, bien sûr, mais ici nous vivrons.

    De la nostalgie
    de ce que nous avons cédé ou de ce que nous avons
    cédéà la nostalgie nous vivrons.

    Avec la lanterne magique du fils qui n'est pas revenu
    nous découvrirons
    un chemin sans détour.
    Près de cela, qui est quelquefois moins que triste,
    sous un arbre, et nus s'il le faut,
    nous mourrons.

    .

     

    ROBERTO SOSA

    Traduction ClaudeCouffon

     

     

    .

     

     

    Christian_Wilhelm_von_Faber1

    Oeuvre Christian Wilhem von Faber

     

     


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  • 02/02/14--06:27: JEAN DIHARCE
  • et je m'en vais te dire ce qu'il ne faudrait pas
    que tu manques à ma vie
    comme une mer absente
    ces terres infinies où jamais rien ne bouge
    à force de non-dits
    et par manque de vent
    je me serais fait vague
    monstrueuse
    haletante
    pour mieux te renverser
    et t'inventer pour moi
    mais la nuit est tranquille
    et je défais le rêve

     

    .

     

    JEAN DIHARCE

     

    .

     

    MARE

     

     


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  • 02/02/14--06:50: VOIS...
  • Vois il y a ce rayon de lune

     

    il tombe juste sur tes seins

     

    il me faut suivre son trajet    

     

                                                         enquête

     

     

     

    J'ai toujours su que la

     

     lumière

     

    avait un coeur quelque part

     

    .

     

    MARTINE CROS

    http://allerauxessentiels.over-blog.com/

     

    .

     

    OMBRE

     


     

     


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  • 02/02/14--08:28: DES RIMES A RIEN
  • Un poème, dis-tu, où
    l'amour s'exprime
    résume tout en mots

    Mais que reste-t-il
    dans les mots
    de ce qu'on a vécu ?

    Une poussière de syllabes,
    le rythme pauvre de
    la grammaire, des rimes à rien...

     

    .

     

    NUNO JUDICE

     

    .

     

    ar2

     

     


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  • 02/02/14--09:14: VERS DORES
  •  Merci Adelita...

     

    Homme ! libre penseur - te crois-tu seul pensant
    Dans ce monde où la vie éclate en toute chose :
    Des forces que tu tiens ta liberté dispose,
    Mais de tous tes conseils l'univers est absent.

    Respecte dans la bête un esprit agissant : ...
    Chaque fleur est une âme à la Nature éclose ;
    Un mystère d'amour dans le métal repose :
    "Tout est sensible ! " - Et tout sur ton être est puissant !

    Crains dans le mur aveugle un regard qui t'épie
    A la matière même un verbe est attaché ...
    Ne la fais pas servir à quelque usage impie !

    Souvent dans l'être obscur habite un Dieu caché ;
    Et comme un oeil naissant couvert par ses paupières,
    Un pur esprit s'accroît sous l'écorce des pierres !

     

    .



    GERARD DE NERVAL

     

    .

     

    ner

     

     


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  • 02/04/14--14:07: THEATRE DE L'HORREUR
  • Chef-d’œuvre du théâtre de l’horreur
    On le voit tous les jours
    Dans des villes aux tours prétentieuses
    Où les plus fortunés s'emmuraillent
    Décor macabre d’enfants et de petits vieux
    En lambeaux, faim et soif
    Chef-d’œuvre du théâtre de l’horreur
    Pas de musique.
    Tumulte de pas déserteurs
    Qui se hâtent dans les rues des patries
    Expatriées
    Chef-d’œuvre du théâtre de l’horreur
    Des hommes en pierre, tendus
    Immobiles, hurlant au silence
    Des yeux ravis d’assassins armés contre les affamés
    Des craquements de bouches et de ventres mendiants
    Des chômeurs, affamés, écartés
    Des yeux concaves qui veillent…À quoi ?

    Chef-d’œuvre du théâtre de l’horreur
    Pas d’acteurs.
    Des humains
    Dépouilles d’êtres humains
    Humiliés, en larmes givrées
    Assez
    Il est déjà temps
    D’un regard vertical au ciel
    Pour une humanité
    En insomnie perpétuelle
    En prière toujours

    Contre cette mort.

     

    .

     

    CRISTINA CASTELLO

     

    .

     

    MISERE3

     

     


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  • 02/04/14--14:22: TEATRO DEL HORROR
  • Obra de Teatro del Horror
    Se ve todos los días
    En ciudades de torres ostentosas
    De ricos muy ricos que viven tras murallas
    Escenografía macabra de
    Niños y viejitos en harapos hambre y sed

    En la Obra del Teatro del Horror
    No hay música
    Hay tumulto de pasos desertores
    Que aceleran su marcha por calles de patrias
    Expatriadas

    En la Obra de Teatro del Teatro del Horror
    Hay piedras que son hombres con tensión de piedra
    Con quietud de piedra y aullantes al silencio
    Hay ojos algaradas de asesinos armados para el Hambre
    Hay craqueos de bocas y vientres mendicantes
    Hay desocupados, hambrientos, descartados
    Hay ojos cóncavos en vigilia, ¿de qué?

    En la Obra de Teatro del Teatro del Horror
    No hay actores
    Hay Humanos
    Desechos de personas
    En humillación y lágrimas de escarcha

    Basta
    Vertical el mundo ya
    Hacia una Humanidad
    En insomnio perpetuo
    En siempre plegaria

    Contra esta Muerte

     

    .

     

    CRISTINA CASTELLO

     

    .

     

    famille-dans-les-rues

     

     


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  • 02/05/14--11:16: EMILE HEMMEN
  • Le temps d’un dire

    pour réveiller les mots

    au bout de nos silences,

    chair contre chair,

    cri proche du sang

    sous un fardeau de vie.

    Le temps d’un dire

    pour réveiller l’absence

    au bout des étoiles noires,

    source contre source,

    geste proche du vide

    sous un fardeau de terre.

     

    .

     

    EMILE HEMMEN

     

    .

     

    pont2

     

     

     

     


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  • 02/05/14--11:39: EMILE HEMMEN suite...

  • Sourcier de l'infini

    sortant de la fraîcheur des écritures,

    marchant tout doucement

    comme sur une corde

    avec la cécitéà l'intérieur,

    avec l'angoisse derrière l'angoisse.


    Voix déchiffrée en plein silence,

    ailleurs,

    le vouloir-dire d'une flèche

    qui nous traverse.

     

    .

     

    EMILE HEMMEN

     

    .

     

    infini


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  • 02/06/14--08:31: NOUVEAU JOUR
  • L’époque penche du côté de la mort
    arbres dont la sève s’est éteinte
    peuples aux rêves épuisés
    miroirs mouvants sur la grève
    moi je penche plutôt
    du côté de tes hanches
    du côté de ton ventre
    je bois l’alcool de tes désirs
    et le petit jour sur tes seins
    allume son feu de frissons
    tes paupières se défroissent
    lorsque ma bouche les mouille
    tu bredouilles de bonnes paroles
    en te serrant contre mon corps palpitant
    dehors la guerre fait rage
    les foules se pressent au travail
    tu es la terre que je préfère
    avec toi je voyage dans la lumière
    où se font et se défont les apparences
    à ton souffle je m’expose
    aux ailes des aurores boréales
    aux serpents d’écume des rivages
    aux tourments de perles des tempêtes
    à l’innocence d’un chant d’oiseau
    avec toi je marche titubant
    étonné d’être parmi les roses
    ce lys sauvage buvant l’azur
    je me coule dans la joie de tes eaux claires
    tu fais battre les vagues de mon sang
    sur les sommets de tes crêtes vives
    avec toi le monde se retourne
    et repart du côté de l’amour.

     

    .

     

    ANDRE CHENET

     

    .

     

    carole melmoux


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    Visage
    que la mémoire a reconquis.
     
    Feu traversé
    dans le sourire de ton regard.
     
    Terre de colère
    où se déchirent
    nos mains de cendre
    pour trouver
    tout ce qui est déjà perdu.
     
    Les pas de l’ombre
    accomplissent notre silence
    au seuil de l’aube.
     
    Ciel en pure perte
    sur l’autre rive,
    un ciel plus loin que ciel.

    .


    EMILE HEMMEN


    .

     

    VISAGE


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  • 02/06/14--10:12: POUR SALUER GIONO...
  • Je me souviens de l'atelier de mon père
    En train de coudre des souliers de cuir d'ange
    De la belle frondaison qu'était sa barbe
    Des chardonnerets dansaient dans leur cage

    J'étais " Jean le bleu" qui voyait des visages
    Sur les murs aux sortilèges de chaux blanche
    Temps des vols massifs d'hirondelles sur les marais
    Et sur la lande basse où paissaient des chevaux

    Le vieil atelier encombré d'outils embaumait
    Le cuir la poix le duvet et la soie de porc
    Sur l'établi s'ouvraient la Bible et Homère
    Les courses dans les collines étaient mon Odyssée

    J'ai vécu dans un monde d'enchantement
    J'avais besoin d'héroïsme, d'amour, de blessures
    " Quand on a le souffle pur, disait mon père,
    On éteint autour de soi les plaies comme des lampes".

    Et mon enfance s'est envolée comme les colombes...

     

    .

     

    JACQUES VIALLEBESSET

    Poème inédit. A paraître in" Pour saluer Giono"

     

    .

     

    LUMIR4


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  • 02/06/14--11:28: POUR HABITER...Extrait
  • Frères mes taciturnes au visage de foin coupé
    Qui dira le bocage de vos tristesses à l'avant de vos mains
    Et votre mal de joncs des marais
    Vos yeux qui s'en vont avec les trains et les navires
    Vos yeux dans toutes les serrures des forêts
    Et la glaise de vos coeurs

    Vous pleurez en traversant les villes
    Quand la mer dételle ses chevaux
    Vous portez à bout de bras les hauts visages de la pluie
    Et les arbres se couchent dans vos voix
    Quand vos mains tombent en chantant le long du ciel
    Comme des oiseaux tués par l'orage

     

    .

     

    GEORGES DRANO

     

    .

     

    Alain Mathis

    Oeuvre Alain Mathis

    http://mathis-peinture.blogspot.fr/p/peintures-2011.html

     

     


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  • 02/06/14--15:10: NANA DEL CABALLO GRANDE
  • Nana, niño, nana
    del caballo grande
    que no quiso el agua.
    El agua era negra
    dentro de las ramas.
    Cuando llega el puente
    se detiene y canta.
    ¿Quién dirá, mi niño,
    lo que tiene el agua
    con su larga cola
    por su verde sala?
    Duérmete, clavel,
    que el caballo no quiere beber.
    Duérmete, rosal,
    que el caballo se pone a llorar.
    Las patas heridas,
    las crines heladas,
    dentro de los ojos
    un puñal de plata.
    Bajaban al río.
    ¡Ay, cómo bajaban!
    La sangre corría
    más fuerte que el agua.
    Duérmete, clavel,
    que el caballo no quiere beber.
    Duérmete, rosal,
    que el caballo se pone a llorar.
    No quiso tocar
    la orilla mojada,
    su belfo caliente
    con moscas de plata.
    A los montes duros
    solo relinchaba
    con el río muerto
    sobre la garganta.
    ¡Ay caballo grande
    que no quiso el agua!
    ¡Ay dolor de nieve,
    caballo del alba!
    ¡No vengas! Detente,
    cierra la ventana
    con rama de sueños
    y sueño de ramas.
    Mi niño se duerme.
    Mi niño se calla.
    Caballo, mi niño
    tiene una almohada.
    Su cuna de acero.
    Su colcha de holanda.
    Nana, niño, nana.
    ¡Ay caballo grande
    que no quiso el agua!
    ¡No vengas, no entres!
    Vete a la montaña.
    Por los valles grises
    donde está la jaca.
    Mi niño se duerme.
    Mi niño descansa.
    Duérmete, clavel,
    que el caballo no quiere beber.
    Duérmete, rosal.
    que el caballo se pone a llorar.

     

    .

     

    FEDERICO GARCIA LORCA

     

    .

     


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  • 02/07/14--10:02: LA PIERRE DU JARDIN
  • Une rose éclate au jardin.

    Se perpétue mon lent suicide
    à travers les germinations,

    Vole au dessus des arbres, corps absent.

    La puissance des signes,
    au lieu des forces brûlées
    te retient.

    Du charbon de notre être
    ta mort fait un diamant
    plus lointain que l'étoile la plus
    lointaine
    et si proche, parfois.

    Trait tremblé de l'éphémère
    comme une course vers la mort,
    un pépiement d'oiseau en fuite.

    Un arbre l'absorbe.

    Restent les pommes
    ces lunes pâles.

    .

     

    EMILIENNE KERHOAS

     

    .

    EM2

     

     


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    «Le véritable intellectuel est un être laïque. Quelle que soit sa fatuitéà prétendre que ses représentations touchent au sublime ou aux valeurs ultimes, sa morale commence avec son action dans ce monde laïque qui est le nôtre : le lieu oùelle s'inscrit, les intérêts qu'elle sert, la façon dont elle s'articule autour d'une éthique cohérente et universelle et dont elle opère la distinction entre pouvoir et justice; ce que révèlent enfin ses choix et ses priorités. En définitive, ces dieux qui faillissent toujours exigent de l'intellectuel une espèce d'assurance absolue, une vision de la réalité totalisante et lisse qui n'admet que des disciples ou des ennemis. Ce qui me paraît nettement plus intéressant est de chercher à se ménager un espace ouvert au doute, au scepticisme et à une ironie constamment en éveil (de préférence dirigée vers soi-même). Certes, les convictions et les jugements sont choses nécessaires, mais ils sont le fruit du travail, du partage, de ce vaste mouvement de base, de cette incessante histoire; de tout cet ensemble de vies vécues. L'ennui avec les abstractions et les orthodoxies, c'est qu'elles sont des "patronnes" qu'il faut constamment apaiser et flatter. La morale et les principes d'un intellectuel ne doivent en aucune façon devenir une sorte de boîte de vitesse hermétiquement close, conduisant la pensée et l'action dans une seule direction. L'intellectuel doit voir du paysage et disposer de l'espace nécessaire pour tenir tête à l'autorité, car l'aveugle servilitéà l'égard du pouvoir reste dans notre monde la pire des menaces pour une vie intellectuelle active, et morale. Il est ardu d'affronter seule cette menace, et plus ardu encore de parvenir à rester cohérent, fidèle à ses convictions, et dans le même temps libre d'évoluer et de changer. Le plus difficile étant de représenter son propos sans le figer dans un cadre institutionnel ou dans un systématisme dicté par une méthode. Quiconque y parvient et en connaît l'exaltation tout en demeurant ferme et vigilant sait combien cet alliage est rare. Mais, pour le réaliser, il convient de sans cesse se souvenir que l'intellectuel est celui qui peut choisir : représenter la vérité au mieux de ses capacités ou se laisser passivement commander par un "patron", un mécène ou une autorité. Pour l'intellectuel laïque, ces dieux-là toujours faillissent.»

     

    .

     

    EDWARD  SAÏD

     Le Seuil, Essais, 1996

     

    .

    raph

    Oeuvre Raphaël

     

     

     

     

     


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    Je vis dans d’autres dimensions, je vis dans l’incroyable, ce que l’on ne voit pas, ce que l’on n’entend pas, ce que l’on ne sent pas et je ne veux pas atterrir
    Pour m’atteindre, il faut que le blues infuse des déchirures de vielle, de
    guitare, de saxo. Il faut perdre toute notion du réel et de l’irréel. Il faut que les voyelles éclatent de couleurs diaphanes et nébuleuses, sans pour cela s’appeler Rimbaud. Il faut des vents échevelés qui feutrent les chevelures, des brumes flottantes et grises pendant aux arbres comme des robes de mortes. Il faut des myosotis, ancolies semblables aux yeux de Pascale. Il faut des toits pointus d’antiques maisons rongées, des eaux mendiantes où crèvent des bulles et où frissonnent des souvenirs.
    Il faut des soleils jaunes où s’effilochent les étoiles, les astres avec leurs calèches en or, en diamant, en aventurine, en chrysolite, comme des milliers d’yeux qui poinçonnent la nuit. Il faut l’aube, son balbutiement perlé où pleut la rosée en gouttes de lune. Il faut l’aurore orange avec la mauvissure du grand ciel infini et déchiré. Il faut que le chagrin soit bu par des lèvres, il faut que la nuit palpite contre la vitre comme un papillon égaré.
    Il faut. Il faut. Il faut. Il faut les fils de la vierge dégouttant de joyaux. Il faut que toutes les guitares du monde s’appellent Candélaria. Il faut tant de choses, tant d’images. C’est impossible. Vous ne pouvez comprendre.
    Je ne veux pas changer, je ne veux pas vieillir…jamais. Je veux mourir avant de vieillir, avant de me métamorphoser en quelqu’un semblable à vous, avant de devenir quelque chose de réel, car je suis irréelle. Ce que je fus hier, ne sera plus demain."

     

    .

     

    ANNE DE SZCSYPIORSKI

    1955-1975

    .

     

    anne

     

     


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  • 02/08/14--10:22: FINAL...Extrait
  • ...

    C’est moi qui ai créé ces mots-là
    avec mon sang, avec mes souffrances
    ils furent ainsi créés !
    Je le comprends, amis, je comprends tout.
    A mes mots se mêlèrent des voix venues d’ailleurs,
    je te comprends, amis !
    Comme si voulant prendre mon vol, venaient à moi,
    pour m’y aider, les ailes des oiseaux,
    toutes les ailes,
    ainsi vinrent ces mots étrangers
    pour délier l’obscure ivresse de mon âme.
    Voici l’aube, et il semble
    que les angoisses cessent de resserrer
    leurs si terribles noeuds autour de ma gorge.
    Et pourtant,
    ils furent créés
    avec mon sang, avec mes souffrances.
    c’est moi qui ai créé ces mots-là !
    Des mots pour l’allégresse
    lorsque mon coeur était
    une corolle de flammes,
    les mots de la douleur qui cloue,
    des instincts qui vous rongent,
    des élans qui vous menacent,
    des désirs infinis,
    des inquiétudes amères,
    les mots de cet amour qui fleurit dans ma vie
    comme une terre rouge emplie d’ombelles blanches.
    Je ne pouvais les contenir, jamais je ne le pus.
    Enfant, ma douleur fut un cri
    et mon allégresse silence.
    Plus tard les yeux
    oublièrent les larmes
    balayées par le vent soufflant du cœur de tous.

    .

     

    PABLO NERUDA

    Traduction Vicente Pradal

     

    .

     

    pab

     

     


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  • 02/10/14--08:40: RESSUSCITER LA PAROLE
  • Un éclair a foudroyé le miroir de mon cœur
    Chaque lettre est une étoile de la galaxie
    Allumant pour toujours le feu amoureux
    Chaque étoile est une lettre que je trace
    Je renais en réécrivant la vie de la vie
    Donnant à voir l'image de l'arrière-théâtre
    L'envers du monde et sa source originelle
    Je chante l'authentique floraison du verbe
    Que puis-je moi seul par rapport à qui je suis
    Mon cœur est tout entier entre vos mains pures
    Le germe de la vie est au cœur de chacun
    Qui peut être réveillé par le regard de l'autre
    Je dirai la parole d'amour pour le ressusciter
    Avant de me noyer dans l'océan sans rivage
    Et d'entrer à jamais dans l'éternel silence
    Ce point où l'univers nait dans la lumière .

     

    .

     

    JACQUES VIALLEBESSET

    Poème inédit. A paraître in " ce qui est épars"

    .

     

    yahne_le_toumelin

    Oeuvre Yahne Le Toumelin

     

     

     

     


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