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Poésie, Littérature, Peinture, World music, Flamenco

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  • 11/30/14--10:59: ANDREE CHEDID
  • Nos corps tissent la vie
    Et puis tissent la mort

    A perdre regard
    Ils vont
    Au point de ne plus être
    Ils étaient cependant

    J'existais
    Et tu vas

    Dans le cerne de toute chair
    Dans la maison des yeux
    Dans l'amour vulnérable
    Dans l'incessant renaître.

    .

     

    ANDREE CHEDID

     

    .

     

    andree

    Photographie Claude Renault

     

     


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  • 11/30/14--13:19: AU SEUIL DU BLEU ...Extrait
  • ...

    désir
    touche épouse
    je prie la terre
    porte-moi propulse-moi

    dépouillée d’une autre peau
    j’ouvre la cage
    où se meurtrit captif
    l’oiseau rouge
    privé d’air et d’espace

    les matins
    s’offrent tous si bleus
    le feuillage des oliviers
    tourne à l’argenté
    entre les mains du vent

    émerveille-toi
    le bonheur
    le cœur picore des miettes
    et chante

     

    .

     

    NANCY R. LANGE

     

    .

     

     

    van gogh

    Oeuvre Vincent Van Gogh

     

     

     

     


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  • 11/30/14--14:56: POURQUOI
  • Tu sèmes des rêves qui ne germent pas.
    Les nuits ouvertes
    mouillent le chemin de ta voix
    et trouvent l’écho de mon registre
    sur la trace de notre légende.
    Nous surgissons de nos jouissances
    l’écume de nos vies éblouit les étoiles.
    Un arc-en-ciel de colombes s’envole
    quand je retiens ton sommeil entre mes draps
    calciné par l’été.
    J’ouvre mes bras
    et te garde dans un bercement
    qui fait de ton corps le visage de mes nuits.
    Entre mes mains as de mirages
    ce prodige a filé le métal de nos épreuves.
    Je t’offre la transgression insomniaque du réel
    un sentier en dehors de la mélancolie.

     

    .

     

    ODELIN SALMERON

     

    .

     

    NATHALIE MAGREZ14,

     

    Photographie Nathalie Magrez


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  • 12/01/14--12:30: JOEL GRENIER...Extrait
  • La brise du soir lui avait dit. Les vents étaient favorables à pousser les voiles vers les ports. Alors elle l'attendait, le voyageur de son coeur.
    Et la mer montait comme pour repousser le coucher du soleil et figer dans le ciel ses dernières lueurs.
    Un pas de plus vers les retrouvailles, c'est une éternité en moins loin ses bras. L'horizon lui répétait son vide. Les nuages passaient plus vite que le temps.
    On ne saura jamais si le marin était revenu ou si, au nouveau matin, un amour s'était noyé puisque la nuit s'était refermée sur le secret des vagues.

     

    ! DIAMON~11

     

     

    JOEL GRENIER

     

    ! DIAMON~11

     

     

    coucher,

     

     


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  • 12/01/14--12:43: PUISQUE L'AUBE EST DEFAITE
  • Ton corps
    Sur l’estran,
    Comme une épave.
    Les goélettes quittent le rivage, pourtant.

    De grands oiseaux de mer
    S’expatrient en Hollande :
    Le deuil est un voyage
    Pour le peuple des nues.

    Ton corps,
    Sur l’estran,
    N’étincelle plus.
    Les vagues ont tout bouffé
    De tes feux-étoiles d’or.

    L’appel du large…
    Méfiance.
    Ton corps, ton corps…
    Sirène étouffe et meurt.

    Ton corps
    Happé
    Par l’Océan,
    N’est plus que sable flasque,
    Un souvenir salin.

    ! DIAMON~11

     

     

    AURELIEN DONY

     

    ! DIAMON~11

     

     

     

    mer


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    On ne peut rien écrire
    sur la nuit

    une tache d’encre
    sur une tache d’encre

    n’est jamais qu’une obsession défaite

     

    ! DIAMON~11 

     

     JEAN-PIERRE GANDEBOEUF

     

    ! DIAMON~11

     

     

    dupre

     

     

     

     


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  • 12/03/14--05:45: LA TERRE SE TAIT
  • Ne me cherchez pas
    dans mes poèmes

    Je ne fais que les traverser —

    Ils sont la mer
    sur laquelle je marche
    le morceau de silence
    que j’enveloppe de mots

     

    ! DIAMON~11



    ANISE KOLTZ

    ! DIAMON~11

     

    lafemmepapillon

     

     


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  • 12/03/14--05:58: EPREUVE DU VIVANT
  • Jusqu’aux bords de ta vie
    Tu porteras ton enfance
    Ses fables et ses larmes
    Ses grelots et ses peurs

    Tout au long de tes jours
    Te précède ton enfance
    Entravant ta marche
    Ou te frayant chemin

    Singulier et magique
    L’œil de ton enfance
    Qui détient à sa source
    L’univers des regards.

     

    ! DIAMON~11

     

    ANDREE CHEDID

     

     

    ! DIAMON~11

     

     

    rackham

     Oeuvre Arthur Rackham

     


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  • 12/03/14--07:26: BERNARD PERROY...Extrait
  • Tu ne me parles plus
    d'emboîter le pas
    pour des rives inconnues…

    Le temps peut-être
    à sa manière
    simplifie le désir,

    et les mots
    s'empressent de donner
    au plus juste
    l'expérience d'un regard
    jeté sur la vie

    avec ses fenêtres,
    ses fleurs,
    ses visages,

    comme on s'émerveille
    de la richesse
    d'une enluminure.


    ! DIAMON~11

     

    BERNARD PERROY

     

    ! DIAMON~11

     

    patricia seibert2

    Oeuvre Patricia Seibert

    http://www.patriciaseibert.com  

     


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  • 12/03/14--18:46: HYMNE DANS LA NUIT
  • L’ombre, comme un parfum, s’exhale des montagnes, et le silence est tel que l’on croirait mourir. On entendrait, ce soir, le rayon d’une étoile remonter en tremblant le courant du zéphyr.

    Contemple. Sous ton front que tes yeux soient la source qui charme de reflets ses rives dans sa course... Sur la terre étoilée surprends le ciel, écoute le chant bleu des étoiles en la rosée des mousses.

    Respire, et rends à l’air, fleur de l’air, ton haleine, et que ton souffle chaud fasse embaumer des fleurs, respire pieusement en regardant le ciel, et que ton souffle humide étoile encor les herbes.

    Laisse nager le ciel entier dans tes yeux sombres, et mêle ton silence à l'ombre de la terre : si ta vie ne fait pas une ombre sur son ombre, tes yeux et ta rosée sont les miroirs des sphères.

    Sens ton âme monter sur sa tige éternelle : l’émotion divine, et parvenir aux cieux, suis des yeux ton étoile, ou ton âme éternelle, entrouvrant sa corolle et parfumant les cieux.

    À l’espalier des nuits aux branches invisibles, vois briller ces fleurs d’or, espoir de notre vie, vois scintiller sur nous, – scels d’or des vies futures, – nos étoiles visibles aux arbres de la nuit.

    Écoute ton regard se mêler aux étoiles, leurs reflets se heurter doucement dans tes yeux, et mêlant ton regard aux fleurs de ton haleine, laisse éclore à tes yeux des étoiles nouvelles.

    Contemple, sois ta chose, laisse penser tes sens, éprends-toi de toi-même épars dans cette vie. Laisse ordonner le ciel à tes yeux, sans comprendre, et crée de ton silence la musique des nuits.

     

    ! DIAMON~11

     

     

     

    PAUL FORT

     

     

    ! DIAMON~11

     

     

    ETOILEE

     

     

     

     

     


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    Ce temps des olives ! Je ne connais rien de plus épique. De la branche d'acier gris jusqu'à la jarre d'argile, l'olive coule entre cent mains, dévale avec des bonds de torrents, entasse sa lourde eau noire dans les greniers, et les vieilles poutres gémissent sous son poids de nuit. Sur le bord de ce grand fleuve de fruits qui ruissellent dans le village, tout notre monde assemblé chante... ça, c'est le temps de la cueillette, le temps où l'on trait l'arbre comme on ferait pour traire une chèvre, là, mains à poignées sur la branche, le pouce en l'air, et puis cette pression descendante. Mais au lieu de lait, c'est l'olive qui coule ...


    ...



     Quand j'étais tout petit, je jouais, puis j'avais faim. Ma mère taillait alors une plate tartine de pain, elle la saupoudrait de sel, elle l'arrosait d'huile, par un large huit de la burette penchée, elle me disait "mange". Ce sel, il me suffisait de humer le vent odysséen : il était là avec l'odeur de la mer ; ce pain, cette huile, les voilà tout autour dans ces champs de blé vert dessous les oliviers.

    ! DIAMON~11

     

     

    JEAN GIONO

     

     

    ! DIAMON~11

     

    Huile

     

     

     

     

     


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  • 12/03/14--19:14: MAHMOUD DARWICH...Extrait
  •  Si l'olive se souvient de son planteur

    Son huile se transformera en larmes

    Oh ! sagesse des ancêtres, notre corps

    Pour vous deviendra un habit de protection.

    On va éplucher les épines par nos cils

    Et on va couper la tristesse

    Et l'enlever de notre terre.

    L'olivier conservera sa couleur verte à jamais

    Et rentrera dans la terre comme une arme.

    ! DIAMON~11

     

     

    MAHMOUD DARWICH

     

     

    ! DIAMON~11

     

    OLIVIER

     

     


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    On ne veille pas le mistral
    l’amour est un souffle de splendeur parmi les siècles.
    Le jour tremble au milieu de ses assises
    soutenues par la solitude.
    Laisse les ailes ouvertes
    et sans résister
    plane au-dessus de ta raison
    plonge dans ma vie.
    Tes rêves sont fêlures du souvenir
    sur le soir instigateur des frémissements du temps.

     

    ! DIAMON~11

     

     

    ODELIN SALMERON

     

     

    ! DIAMON~11

     

    Maurice-Elie Sarthou1

     Oeuvre Maurice-Elie Sarthou

     

     


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  • 12/05/14--10:36: AGNES SCHNELL...Extrait

  • Tensions et écorchures
    tout était là

    on entrait dans les histoires
    dans le brouillon des autres
    dans leur nécessité

    on lisait les brisures
    comme on lit les lignes de la main
    ou la fébrilité des heures

    on disait de nos voix incomplètes
    les présences extrêmes
    jusqu’à l’âme en retrait

    on serrait des mains sans visages
    on parlait des lieux perdus
    des rêves errants

    ! DIAMON~11

     

    AGNES SCHNELL

     

    ! DIAMON~11

     

    DE CHIRICO,

     


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  • 12/05/14--11:21: LES ÂMES ROUGES ...Extrait

  • L’aube souffle en mon cœur
    mains de ruisseaux et d’herbe fraîche
    champs de caresses veines enlacées
    où collines moutonnent ton front de menthe.

    Langue, étoile où défilent mille saisons,
    nuit, que tu roules comme un corps d’abondance
    parmi les blés où glissent tes mains
    comme des allumettes qui craquent sur mes lèvres.

    Respiration, prune de mes rêves
    d’homme des bois, près de la lune où
    je place ta joie sur l’enclume avant de
    glisser en toi comme un clapotis d’étoile.

    ! DIAMON~11

     

    AXEL MAUGEY

     

    ! DIAMON~11

     

    zilberman_8

    Oeuvre Anne-Marie Zilberman

     

     

     


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  • 12/05/14--13:37: ALAIN HANQUEZ

  •  Dans l’éclat vernissé des poussières
    Et des sentes de pierres,
    Dans l’ocre aridité de la terre ancestrale,
    Quand le sol asséché se convulse à forer
    Les sources des racines,
    S’élance aux aplats de lumière
    La fourberie tenace de la sève

     

    Olivier maculé du suint lourd des troupeaux
    Et des laines graisseuses,
    Olivier vitriolant l’arrogance de l’ordre,
    Olivier scarifié des affres de bouture,
    Ton indifférence séculaire s’émonde
    D’un tremblé d’aube lente
    D’une ligneuse effervescence de torsades et de branches
    Qui émascule l’arpentage de tes plants
    Dans le noueux de tes plaies divergentes

     

    Le temps d’avant le temps s’avilit
    De tes ultimes fleuraisons
    Pour l’émergence frugifère du retour des saisons.
    Rameau de la colombe sur l’Arche de Noé
    Tu fructifias l’alliance de l’homme et du pardon.

     

    Des soutes phéniciennes aux rives de la Crète
    Du val de la Bekka aux plaines almoravides
    Et de Kalamata aux confins de l’Attique,
    Tu conquiers les pays de la mer du milieu
    Et l’huile de ton fruit dans l’ombre des amphores
    S’insinue au mortier des cryptes Pharaoniques

     

    Des dieux archaïques tu fus la joute jalouse
    Quand la fourche du tronc, de Pallas le don,
    Supplanta le trident du vain Poséidon.
    Et de l’Unique
    Tu recueillis l’angoisse sans sommeil
    Comme le basilic le sang du Golgotha

     

    Les terrasses conquises aux pentes des maquis
    Par la sueur et l’effort des hommes de patience
    Ont cerné l’oléastre aux rebelles frissons
    Pour l’ardeur de la meule et le secret des lampes

     

    Arbre tutélaire de notre vain passage
    Tu prolonges le geste de t’avoir semé
    Au-delà de nos morts pour la magnificence
    De nos gloires de cendre et de la terre aimée.

    ! DIAMON~11

     

     

    ALAIN HANQUEZ

     

     

    ! DIAMON~11

     

     

    OLIVIER2


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  • 12/05/14--13:59: SI PEU DE TRACE
  • Rendre l'eau douce à la source
    Et la sente au détour
    L'étonnement du pas
    à l'élan qu'il génère
    L'opulence des seuils
    à l'usure des margelles :

    Si peu de trace
    De l'étier au salant
    De la gemme aux saumures
    De l'haleine au silence
    Du parcours à l'enfance
    Et ce regard
    Obstinément

     

    ! DIAMON~11

     

     

    ALAIN HANQUEZ

     

     

    ! DIAMON~11

     

    jaya suberg,

    Oeuvre Jaya Suberg

     

     

     

     

     

     

     


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  • 12/07/14--04:43: SACRE ET MASSACRE DE L'AMOUR
  • À l'orient pâle où l'éther agonise
    À l'occident des nuits des grandes eaux
    Au septentrion des tourbillons et des tempêtes
    Au sud béni de la cendre des morts

    Aux quatre faces bestiales de l'horizon
    Devant la face du taureau
    Devant la face du lion
    Devant la face de l'aigle
    Devant la face d'homme inachevée toujours
    Et sans trêve pétrie par la douleur de vivre

    Au cœur de la colombe
    Dans l'anneau du serpent

    Du miel du ciel au sel des mers

    Seul symbole vivant de l'espace femelle
    Corps de femme étoile
    Urne et forme des mondes

    Corps d'azur en forme de ciel

     


    Territoire fantôme des enfants de la nuit
    Lieu de l'absence du silence et des ombres
    Tout l'espace et ce qu'il enserre
    Est un trou noir dans le blanc plein

    Comme la caverne des mondes
    Tout le corps de la femme est un vide à combler

     


    L'aube froide
    Des ténèbres pâles
    Inonde les pôles
    Du ciel et de la chair

    Des courants souterrains de la chair et des astres

    Au fond des corps de terre
    Les tremblements de terre
    Et les failles où vont les volcans du délire
    Tonner

    Entez sur le trépied
    Celle qui hurle
    La bouche mangée
    Par l'amertume
    En flammes du laurier de gloire
    Écume
    De la colère des mers
    La femme à chevelure
    D'orages
    Aux yeux d'éclipsé
    Aux mains d'étoiles rayonnantes
    À la chair tragique vêtue de la soie des frissons
    À la face sculptée au marbre de l'effroi
    Aux pieds de lune et de soleil
    À la démarche d'océan
    Aux reins mouvants de vive houle
    Ample et palpitante

    Son corps est le corps de la nuit
    Flamme noire et double mystère
    De son inverse identité qui resplendit
    Sur le miroir des grandes eaux

     


    Visitation blême au désert de l'amour

    Aveugle prophétesse au regard de cristal
    Que les oreilles de ton cœur
    Entendent rugir les lions intérieurs
    Du cœur

    Le grand voile de brume rouge et la rumeur
    Du sang brûlé par le poison des charmes

    Et les prestiges du désir
    Suscitant aux détours de ta gorge nocturne
    La voracité des vampires

    Danse immense des gravitations nuptiales
    Aux palpitations des mondes et des mers
    Au rythme des soleils du cœur et des sanglots
    Vers le temple perdu dans l'abîme oublié
    Vers la caverne médusante qu'enfanta
    L'ombre panique dans la première nuit du monde
    Voici l'appel la trombe et le vol des semences
    L'appel au fond de tout du centre souterrain

    Danseuse unissant la nuit à l'eau-mère
    Végétal unissant la terre au sang du ciel

     


    Comme Antée reprend vie au contact de la terre
    Le vide reprend vie au contact de la chair

    Je viens dans ton sein accomplir le rite

    Le rythmique retour au pays d'avant-naître
    Le signe animal de l'extase ancienne

    Je viens dans ton sein déposer l'offrande
    Du baume et du venin

    Aveugle anéanti dans les caves de l'être

     


    Mais qui saurait forcer le masque de ta face
    Et l'opaque frontière des peaux
    Atteindre le point nul en soi-même vibrant
    Au centre le point mort et père des frissons
    Roulant à l'infini leurs ondes circulaires
    Tout immobile au fond du cœur l'astre absolu
    Le point vide support de la vie et des formes
    Qui deviennent selon le cercle des tourments
    Le secret des métamorphoses aveugles

    D'où vient l'espoir désespéré
    D'amour anéanti dans une double absence
    Au sommet foudroyé du délire
    Acte androgyne d'unité
    Que l'homme avait à jamais oublié
    Avant la naissance du monde

    Avant l'hémorragie
    Avant la tête

     


    Paroles du Thibet
    Il est dit autrefois
    Qu'errant éperdue dans l'informe
    Éparse dans l'obscurité
    La pauvre ombre sans graisse du mort

    La bouche pleine de terre
    Dans le noir sans mémoire tourbillonne il fait froid
    L'espace ne connaît que le glissement glacé des larves
    Soudain
    Si phalène que tente une lueur lointaine
    Elle aperçoit la caverne enchantée
    Le paradis illuminé des gemmes chaudes
    Le règne des splendeurs et des béatitudes
    Aux confins du désir essentiel
    Qui jamais satisfait perpétuel se comble

    À l'appel enivrant d'odeurs vertigineuses
    Qu'elle y entre
    Ombre morte
    Et s'endorme
    Pour se réveiller à jamais enchaînée
    Engluée aux racines d'un ventre
    Fœtus hideux voué pour une vie encore
    Au désespoir des générations
    Roulé par la roue de l'horreur de vivre

    Du vieux fœtus aïeul
    À notre mère putride
    La pourriture aïeule
    En robe de phosphore

    La reine démente
    Qui fait et défait
    Les destins et les formes

    Et du corps étoile
    De l'éternelle femme
    Livre les ossements à l'honneur de la cendre

    Impose à l'orgueil de statue des chairs
    L'horizontalité effroyable de l'eau.

     

     

    ! DIAMON~11

     

     

    ROGER GILBERT-LECOMTE

    .

     

     

    ! DIAMON~11

     

     

    munchsolitaires2

    Oeuvre Edvard Munch

     

     

     


    0 0

    allons-nous faire un?
    m’es-tu?
    te suis-je dans cette nuit célébrée comme feu qui tourne?
    flétries tombent-elles les distances
    craquent-elles comme feuilles écrasées par l’automne?
    distances de toi à moi
    de toi à toi comme des eaux secrètes où je flotte
    rameau à la dérive de toi?
    mer qui fouille mon front
    mon palais
    mon oubli
    mes petits os
    houle qui chante au milieu de toi?
    fleur qui regarde?
    route où est passée la peine à pied?
    ou comme un enfant dans mes bras endormi?
    vie nouvelle dans tes bras
    parfumés comme toi?

     

    ! DIAMON~11

     

     

    JUAN GELMAN

     

     

    ! DIAMON~11

     

    CARL

    Oeuvre Carl Vilhem  Holsoe


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  • 12/07/14--11:34: A LA NUIT MONTANTE...Extrait
  •  Tu as gommé tous les mots
    pour que la page redevienne d’un blanc parfait.
    Tu peux laisser la place à une alouette
    dont le vol écourte le temps,.
    Tu longes au gré de tes sommeils
    le bord du fleuve
    en partance pour nul estuaire.

    Quel monde bruit désormais en toi
    dont tu es l’incendiaire?

    .....

    Tu parles,
    mais ce n’est que du silence
    aussi clair
    qu’un regard qui s’attarde sur l’enfance.
    Tu marches,
    mais c’est pour donner le change
    aux feuilles, aux arbres, aux roseaux.

    Et la vie
    que tu as prise en charge
    t’a concédé le droit
    de poursuivre ta route à pas comptés.

     

     

    ! DIAMON~11

     



    MAX ALHAU

     

    ! DIAMON~11

     

     

    LIVRE2


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