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Channel: EMMILA GITANA
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LA PAROLE RETROUVEE

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Les mots sont feuilles mortes
Usés trop usés d’avoir trop mal servi
Ils jonchent vos vies devant votre porte
A force de ne les avoir pensés ni ressentis
Vous ne savez que parler
Alors que c’est DIRE qu’il faudrait
Comment retrouver l’arbre vivant
Sous l’écorce de bois mort
Et qui croire désormais
En sachant que c’est vrai
Comment palper du bout des doigts
Les gouttes de résine du sens
Derrière les apparences
Et retrouver la flamme
Dans les fossiles et la cendre
Comment dire à une femme
En étant sûr qu’elle va vous rendre
Comment être compris maintenant
Et pouvoir faire autrement
En épanchant ses sentiments
Que de faire couler son propre sang
Et comment écrire ses espoirs et ses rêves
Sans tremper sa plume dans la sève
Comment dire l’Amour et la Joie
En partageant confiance et foi
Et plus encore dire ” je t’aime “
Et être entendu de même
Faudra-t-il donc me taire
Et accepter que l’on m’enterre
Sans avoir su sans avoir pu
Et que jamais jamais plus
La lettre est sédentaire
Mais le sens, lui, est nomade
Ah ! Crier que mon cœur bat la chamade
Une dernière fois à la face de l’univers
L’arbre de mes poèmes
Saura cacher la forêt de vos paroles
Son feuillage vibre et chante sous les archets du vent
Il est peuplé de piafs de libellules de tourterelles
Qui portent ce message des confins de la terre à leurs pôles
Et, en vrai, on s’aime dans l’Agapè
Comme des frères, des amis et des amants
Mutuellement et réciproquement.

 

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JACQUES VIALLEBESSET

In
l’écorce des cœurs, 2011

 

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francis picabia2

Oeuvre Francis Picabia

 

 

 

 

 

 

LETTRES D'OR...Extrait

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" C'est même chose que d'aimer ou d'écrire. C'est toujours se soumettre à la claire nudité d'un silence. C'est toujours s'effacer."

 

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CHRISTIAN BOBIN

 

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Mathieu-Weemaels

Oeuvre Mathieu Veemaels

http://www.mathieuweemaels.be/

 

IN MEMORIAM

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« Rien n'est plus vivant qu'un souvenir »
Federico Garcia Lorca



Sur les Hauts de Meuse au Sud de Verdun
Ton grand Meaulnes est couché dans la fosse commune.
In Memoriam…


4 avril à la Woëvre, Grand Gibus à bien froid
Tes boutons, cher Louis, luisent sur ta capote… Ensanglantée…
In Memoriam…


1916 est là, sur la ligne de front…
Le cheval Bleu de Franz l’emporte vers les brumes.
In Memoriam…


Comme ton ami Franz Marc, August tu préférais
Au fracas des canon, le soyeux des pinceaux…
In Memoriam…


Au fond de la tranchée, Charles Péguy s’endort
Son rêve de papier s’enfuit dans un sanglot
In Memoriam…


C’est l’Espagne de 36, le sang qui coule à flot
Ton chant, Fédérico, s’est figé dans ta gorge
In Memoriam…


4 août 44, il fait chaud en Hollande
Anne regarde au loin les quais qui disparaissent…
In Memoriam...


On croit les guerres finies, elles ne font que dormir…
Lounes Matoub est mort, chanteur et puis, martyr…
In Memoriam…

Ce matin, je regarde les larges rayons vides
De ma bibliothèque mille fois parcourue.
Je pense à tous ceux qui, au hasard de la vie,
Se sont tus pour toujours et ne reviendrons plus.
Tous ces dormeurs du val, tous ces fragments d’étoiles…
Tous ceux qui ont écrit, dessiné ou parlé
Toux ceux qui ont vécu simplement pour aimer…
Des témoins, des acteurs, des amours décimés.
Il n’existe aucun petit destin, que la vie toute crue…

La vie qui saigne, malheureusement, trop rouge.
Tous ceux qui n’écriront pas, qui ne peindront jamais
Ceux qui dont les sculptures resteront des rochers…
Ceux qui n’aimeront pas, mais qui seront aimés…
La passion se flétrie à tant de barbaries…
Ce matin, je regarde les larges rayons vides
De ma petite vie mille fois parcourue
Je pense à tous mes frères, mes sœurs d’humanité
Tous ceux qui ont vécu, toutes celles qui ont aimé.
Ne jamais oublier…
Garder sa vigilance…
Combattre la bêtise, la banque et ses valets…
Aimer, penser, écrire, peindre, sculpter, faire la vie et l’amour

Et ne plus avoir peur…
Ce matin, je regarde les rues encore vides
Et je pense à mon père bien trop tôt disparu…
In Memoriam…

 

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PASCAL DUFRENOY

http://lafreniere.over-blog.net/article-in-memoriam-119452921.html

 

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EXISTENCE

 

 

 

 

 

EMEL MATHLOUTI ( TUNISIE )

LIERRES SANGUINS

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Pour tout bouclier,
La feuille qui tremble
Et un masque de roses
Habité par ton ombre
Qui se sépare de son collier de cris
Semé aux quatre tracés du futur tu.
Ciel gelé,
Sous la crasse gluante d’une mémoire
Qui n’en finit pas de se multiplier
En lierres sanguins.
Astre inondé d’astres.
La porte du livre se referme
Sur le roucoulement du pigeon
Et les lettres, en cage, recousent
La mèche de l’alphabet.

 

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MOKHTAR EL AMRAOUI


in « Arpèges sur les ailes de mes ans »

 

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ailes

Oeuvre Dale Dunning ( Sculpture )

 

AILE

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 Quelle symbiose
Quel élan harmonieux
Eût si profondément
Exalté les éléments
Que l'esquif vélivole
Que tu mènes
Et qui t'accorde
A l'enfance lointaine
Aux mystères des songes
Et des ballons rouges

 


Làà ciels ouverts
De la mer aux nuages
Une aile trace
Dans l'azur rebelle
L'empreinte colorée
Des libertés séraphiques
Et l'Ether s'anime
Peuplé de folies
D'ellipses vertigineuses
Et d'arabesques légères

 


On y vole comme
Danse le vent
Au gré des fantasques pulsions de l'être
Longtemps bridé
Mais que vive
Le souffle de la pantomime
Ondée des flots
Que cavalcadent en choeur
Ces chants de silence
Nimbés d'embruns
Aux sacres iridescents
De l'arc-en-ciel

 


Et les liens de l'Azur
Tendus et stridulants
Te disent obstinément
Sois de la partition  sois
De mon Île de l'amour
Vibrant aux boucles
De vent et aux baisers
De l'onde et des vagues

 

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CRISTIAN-GEORGES CAMPAGNAC

 

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phil charpentier ,,,,,,

Oeuvre Philippe Charpentier

 

 

 

 

L'ETRANGER ET LA ROSE...Extrait

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"Je dirai :
viens, quitte ton vêtement de tempête
l’amour n’est rien que ce lieu de déchirure ;
laisse ta robe de solitude : errer n’est pas à deux,
et t’emporte en silence, le vent torride des mots.
Le bonheur est oubli : s’y enfouit la chevelure de ton rêve
présent, oublie tout sauf cette île où s’innerve la vie.
Laisse ta tunique et ta guerre, la paix
est le tracé de ta mémoire sur le corps de la femme neuve,
laisse-la poser sa tête sur tes ardeurs, regarde-la, fulgurance
en sa marche vers toi qui monte comme la mer, et s’apaise
à tes combats ; laisse-la sommeiller un instant à la cime de tes lames,
sauvage glissant en des contrées aveugles où tu es roi.

Tu diras :
l’amour n’est pas aux cieux, mais à la terre,
mon épouse souterraine, et si tu pleures ta patrie est la mienne,
ma soeur interdite, ma sans-racine, nous avons à devenir
ce qui nous fit belluaires d’un espoir sans nom et sans âge,
le seul miracle est cet amour qui va de vague en vague,
et d’âme en âme, par-delà les silencieuses voyelles de nos noms.
Laisse ton rêve te rejoindre ; carpelle de la même fleur,
tu courais dans les champs quand elle naissait.
Jadis plantés ensemble dans des régions exsangues d’étoiles,
nous devînmes cette absence qui terre les peuples en détresse,
mais ne s’effeuille la rose au doigt du Prince : va, donne, hisse
les voiles et repars ; au large oeuvre en vous une rose et renaît à toi sans épines. "

 

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CLAUDINE HELFT

 

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clo

 

 

 

TERRE SANG FEU...Extrait

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Nous avions construit nos jours
Sur les décombres de nos nuits
Et plus souvent qu'à notre tour
Trébuché sur nos marelles
Là où cependant
Tout était simple

Au hasard des quais ou des gares
Nous tournions le dos à notre bagage
Mais toujours ils s'obstinaient
A ne nous faire que les poches
Et notre pire supplice
Au-delà de l'actuel
Lent déshabillage
De nos moëlles
De notre sang
De notre souffle
Fut de n'avoir jamais été dépouillés
Que du dérisoire

Hélas nous étions seuls
Et seuls à voir
Dans la paume de nos mains
Ce qui nous brûlait les doigts
Ce que tous ont refusé
Car tout nous fut refusé
De ce que nous voulions donner

Et nous restons seuls
Pleins d'un désespoir écarlate
En cet instant de crispation du temps
Où de son aile noire
Un grand pressentiment nous frôle

 

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CHRISTIAN ERWIN ANDERSEN

 

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omb 2

 

 

 

 

LE DEHORS ET LE DEDANS...Extrait

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La nuit bouge
elle bat des ailes au fond du pré
dans le vert qui vire
une corneille brille comme anthracite
Encore une goutte de lumière
pour chaque noix aux noyers
pour le chapeau clair des coprins
éclos dans la nuit
leur invraisemblable candeur
contre tout ce noir qui se prend
et tire à lui les couleurs

Bascule de l'ombre
Instant fragile, menace de cet automne
où nous pourrions bien quitter sans crier gare
ce logis piteux et mal aimé du corps
le laissant seul à négocier nos redditions
face à l'inexorable gravité de l'existence

 

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NICOAS BOUVIER

 

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nuit

 

VOIX

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Voix muettes depuis toujours, ou depuis hier, ou à peine éteintes ;
Si tu tends l’oreille tu en recueilles encore l’écho.
Voix rocailleuses de qui ne sait plus parler,
Voix qui parlent et ne savent plus dire,
Voix qui croient dire,
Voix qui disent et ne se font pas entendre :
Chœurs et cymbales pour contrebander
Un sens dans le message qui n’a pas de sens,
Pur bourdonnement pour simuler
Que le silence n’est pas silence.
A vous parle, compaings de galle :
Je vous le dis, compagnons de débauche
Ivres comme moi de mots,
Mots-épée et mots-venin,
Mots-clé et crochet,
Mots-sel, masque et népenthès.
Le lieu où nous allons est silencieux
Ou sourd. Ce sont les limbes des seuls et des sourds.
       La dernière étape tu dois la parcourir sourd,
       La dernière étape tu dois la parcourir seul.
 

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PRIMO LEVI
 
 
 
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SILENCE 2


 
 
 
 

 

MEMOIRE DE LA MER...Extrait

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Après les sens qui se sont fermés, ce sont toutes les fonctions du corps qui sont frappées d’inertie. Elle passe de brancard en brancard, d’hôpital en clinique. Elle est ici ? Non, elle est là, suivant les semaines. Aucun hôpital ne guérit plus. On fait semblant de réparer un peu, pour qu’elle reparte ailleurs. Que je te pousse et te pousse, pompe et pompe, vide, remplisse. On l’évacue comme une noyée que l’on rejette dans le courant. Les yeux toujours fixant la mort. Sent-elle ? Ne sent-elle pas ?
 
Mais le cœur est le résistant absolu. A résisté aux guerres, aux maternités, aux deuils, aux jouissances, aux génuflexions. Il ne comprend pas l’injonction du corps flétri. Elle avait eu beau, des années durant, appeler la mort, elle était bien loin de vouloir disparaître.

Je voudrais qu’on te ramène dans la maison de toujours. Je me coucherais de tout mon long sur toi, pressant comme le doit tout pressoir, jusqu’au tréfonds -comme le disait la grande presseuse de nos enfantements : « Poussez, allez-y, poussez encore, encore” » -, pressant ce cœur de se rendre à l’évidence, je serais la première terre où t’enfouir, je t’accoucherais de ta mort, ma mère.

 

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FRANCINE SEGESTE

 

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A COEUR BATTANT

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 A coeur battant ton sang coule dans mes veines

 Et loin de tes bras ouverts mon arbre et ma source

 Je suis cloué dans la nuit à la porte des larmes

 Le destin aux pieds nus pleure dans mes yeux

 Les jours passent dans le reflet vide des miroirs 

 Sa cendre et sa fumée brulent encore mes paupières 

 J'entends le souffle du monde entre l'exil et l'espoir 

 Et mes mots se bousculent sur la trame des jours

 Mais l'oiseau bleu sous ma lampe s'est envolé

 Entre le fond de la nuit et des matins sans retour

 Les jours sont comptés dans la forêt des remords  

 La vie se dissout dans le regard vide des humains

 Sans soif sans faim sans coeur sans chair sans désir

 Toutes ces vies miroitant dans des ombres d'énigme 

 Au coeur vitrifié sur la carte de contrées sans amour 

 Je porte en moi des ailleurs encore inconnus de nous

 Où chaque jour est un monde dans les lignes de la main

 J'erre à l'orée d'un pays de voix vives et de rires

 En marge des nuits revenu des confins de moi-même

 Je guette les résurgences d'un fleuve souterrain 

 Où naviguer avec toi jusqu'au bord du ciel 

 J'entends tes pieds nus effleurer la tiédeur de la terre 

 Comme un homme assis au bord de la tendresse   

 Regarde un monde de lumière couleur de miel 

 Avec des fleurs de froment coulant sous nos pieds 

 Et des rires d'enfance soulevant le poids du ciel  

 La lumière de ton sourire illumine mon souffle  

 J'en vois les sillons incrustés sur les parois du temps 

 Mon coeur est toujours aiguisé au soleil de l'amour 

 J'attends deux mots de toi pour me remettre à vivre 

 Comme un chant venu de dessous les mousses

 Ou deux perles volées entre les dents de la mort 

 Avant que ton soleil quitte à jamais mon ciel 

 Et que la nuit éternelle ferme sur moi ses volets. 

 

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JACQUES VIALLEBESSET

 

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VIA2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ENVIRONNEMENT, HUMANITE...EDIFIANT !!!

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CIVILISATION !!!

 

 ECRIT PAR MARIN // CORSICA...GO56

Sachant que le Moyen-Orient ne désarme jamais, que l'Irak saigne, que les Civils s'entretuent en Egypte, etc, etc  !... 

 

 

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 Massacre  des éléphants au CONGO

 

EST-CE QUE CE MONDE EST VIABLE ?

 

C'EST INSOUTENABLE !

 

 

 Bien ! les termes de l'échange Commercial sur fonds de Tortures humaines et animales ignobles... Il faut arborer les cols blancs - cravates et complets soyeux  pour valider de tels forfaits sur l'Autel du Marché

 

 

1_article_DAUPHINS

 

Pérou, USA, échouage massif  de Dauphins en cette année 2013 !  Afrique : Massacres à grande échelle des Eléphants ; le Cac va bien, les Bourses de Tokyo, New-York sont au Zénith, le Monde caracole sur les Graphes  et en chiffres, l'Allemagne tracte l'Europe et le CO2 exulte dans l'Atmosphère !... Aucun lien, bien sûr, disent- " ILS " !

 

 PETITE MISE EN PAGE OBLIGATOIRE / DIALOGUE DE SOURDS

 

POURSUIVEZ LA LECTURE JUSQU'EN BAS DE LA PAGE / TOUT SE TIENT

 

 Au détour d'une déambulation, à travers les Pages  " Actualités " de nos différents Sites Infos, je relève ces faits et forfaits, pour un intervalle de temps circonscrit à quelques heures de la Matinée ! humaine et par trop estivale ... Le Nord s'évade, se distrait et consomme en se lâchant ; le Sud a faim et se bat contre l'Ad-versité : dialogue aux sommets de l'Indifférence, Hit-Parade de L'information et des Articles zélés !

 

- Pauvre Planète Bleue, que font-ILS de Toi, vois comme ILS  appréhendent le Temps, les Minorités, la Mer, les Vents, les Forêts et la Montagne, et les Animaux déchiquetés au bord des routes, abandonnés, martyrisés comme les migrants du labeur ...

 

Quand ILS ne provoquent pas l'auto-destruction des peuples en voie d'extinction ! et s'en lavent les mains dès lors que le crime en apparence ne leur est pas imputable ! Ô destinées félones des Démocraties à la solde des Trusts et Multinationales tentaculaires ...

 

-  Mais au fait, qui ça : " ILS " ? 

 

-  Ce n'est pas l'humanité, non ce n'est pas possible ! parce que chaque être, en chaque monde est humanité, comme la goutte d'eau contient déjà en elle toute la mer en la rendant si bleue et si belle, du commun accord intemporel des vérités qui nous ceignent depuis toujours ! Quelle belle utopie exaucerions-nous làà cultiver la métaphore !

 

-  Alors, qui vises-tu en disant " ILS " ? 

 

- Je dénonce ces fléaux érigés en " Personnes Très Morales ", en sursis choyé,  qui placent le profit et l'argent au centre des préoccupations d'un type unique de Société et qui la nivelle, la tire vers le bas en asservissant les plus grandes masses et ainsi régnent les  Oligarques Technocrates Rentiers très féroces ! Je pointe les factions qui se gavent d'instants, de présents fastueux, sans se soucier de l'état préoccupant de la Civilisation et qui par surcroît président en aréopages élus aux destinées funestes d'un modèle technologique sur le déclin et si mal géré, aux richesses irrémédiablement spoliées  !

 

-  Mais c'est grave tout ça, est-ce possible !

 

-  Certainement, les déprédations majeures qui s'opèrent depuis déjà bien longtemps sur notre planète sont irréversibles  : de la disparition exponentielle des espèces aux terribles menaces que le système technologique autorégulé et asservi fait peser sur le cours de l'évolution - processus infernal que l'on ne peut plus contenir ni maîtriser, alarme - : le constat et le bilan s'avèrent tragiques et de là, point de " catastrophisme " mais la seule évidence, les  vérités cinglantes tous les jours, à chaque minute et seconde qui s'écoulent...

 

-  Mais le monde a bien appris à se passer et à vivre en marge de son cadre naturel ; il en a créé d'autres, à sa mesure et plus séduisants ou inter-actifs, exacerbant l'acception même d'individu et surtout le sentiment de solitude, de déréliction qui l'écarte des fondements essentiels et sages de la VIE, de l'espoir, vers plus de résignation et de soumission  ... C'est là le point d'extrême gravité atteint et révélateur de décadence.

 

La Nature ne serait déjà plus qu'un lointain souvenir où quelques arpents d'authenticité déchue donnent bonne conscience en les étiquettant : Réserves. Nos Rapports au Monde et à la " Pensée Unique Mondialisée  " ne déclenchant, de façons cycliques et effrénées lors des grandes migrations thérapeutiques, que ces accès de nostalgie et de mélancolie rivées à l'enfance ou aux rêves, parfois à la recherche du temps perdu cher à M. Proust !

 

-  Et sais-tu, comme le disait sagement Théodore Monod,  les hommes passeront après s'être suicidés ou condamnés et la Terre reprendra tout naturellement ses inclinations sublimes, ses équilibres précieux, son allant mystérieux et guidé ... Ah, l'homme, cette maladie qui se doit de mûrir comme les Civilisations les plus florissantes l'auront fait avant de s'éteindre ! 

 

-  Mais quand la nôtre disparaîtra, que laissera-t-elle en amont d'espérances et de songes en sommeil, de renouveau et de renaissance en aval, le ruisseau rejoint-il encore la Mer

 

 

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 EGOÛTS DANS  LA MER : LA RECONNAISSANCE ET LA GRATITUDE DES HOMMES ENVERS LE MILIEU MATRICIEL ET NOURRICIER 

 

 

 

 EN  UNE 1/2 JOURNEE  ET EN VRAC - EDIFIANT - 

 

 * FUKUSHIMA :  300 Tonnes d'eau contaminée s'écoulent dans l'Océan par jour ! Bravo les Savants et les Techniciens / Technocrates de la Très grande Puissance Industrielle, bien le Nucléaire en Zone Tellurique Majeure ... La Science !

 

** La Plage de BIARRITZ polluée par les eaux usées de la Ville : POLEMIQUES - on attend la suite et la Vérité ! Surfers, on compte sur vous pour leur chauffer les oreilles ! Attention, au Take Off, aux Collisions Fécales ...

 

*** SIGNAL D'ALARME : le déclin des papillons se produit au diapason de celui des Abeilles ! Indicateurs terribles du déclin, de la salubrité de l'Air Atmosphérique - C'est le syndrome de la Cocotte - minute sans évent !...

 

**** LES TORTUES DE MER avalent de plus en plus de déchets et pourtant, la mer est si bleue, tellement turquoise au pays de l'oseille et des masques !

 

*****  DAUPHINS : depuis Août, on observe une hausse de la mortalité des Dauphins ( 89 ), sur la Côte Atlantique des States ? ... C'est drôle, lorsqu'il s'agit des Dauphins, on ne sait jamais la cause des échouages, des décès ; on avance le Suicide, on y revient de suite ...

 

****** NORMANDIE, rives de la Seine :  17000 déchets échoués en un an et sur  - tenez - vous bien - 100 mètres de berges ! Bien la France des grands équilibres financiers et des Taxes !!!

 

******* Avec le RECHAUFFEMENT, les espèces marines migrent vers les Pôles. Et en Mer Méditerranée, quelles alternatives ont nos compagnons marins ?  Les pourtours pollués d'un bassin qui devient infecte, les bouches d'égoûts des grandes Mégalopoles, les fonds près des côtes jonchées de matières plastiques  !...

 

********  2012 :  Année record en Emissions de CO2 ! Année alarmante concernant aussi la fonte des Glaces ( Banquise et Glaciers ), de très fortes inondations frappent de nombreux pays et tous les Continents !

 

 Et la Terrible INFO que je rencontre

 

sur un SITE ESPAGNOL 

 

 

http://ctcqom.wordpress.com/

 

2012/11/20/adios-mundo-cruel-

 

170-indigenas-

 

se-suicidaran-de-manera-colectiva/

 

 « Nous voulons mourir et être enterrés avec nos ancêtres ici-même, ont-ils écrit, c'est pourquoi nous demandons au gouvernement et au système judiciaire de ne pas ordonner notre éviction, mais d'ordonner notre mort collective et notre inhumation ici. Nous demandons, une fois pour toutes, que notre massacre soit ordonné et que les tracteurs creusent de grands trous pour ensevelir nos corps. »

 

 AU NOM DE QUOI COUPER L'HOMME, LA TRIBU, LE PEUPLE  DE SES PROFONDES RACINES, DU SACRE : LA MÈRE-NATURE ? LAISSER FAIRE , C'EST A TERME CONDAMNER LA VIE, RÉVEILLER LE GÉNOCIDE

 

NON 

 

 1_t_Rencontre_Padre_Gabriel_et_guaranis

 ( Mission - R. de NIRO - Indiens Guaranis ) 

 

 Une TRIBU D'INDIENS GUARANIS de la Forêt AMAZONIENNE, au Nord du Brésil se suicidera ! 

 

170 Personnes, dont 70 Enfants sont prêts à se donner la Mort ! 

 Assassinés, pourchassés, harcelés, destitués et privés de leurs espaces de vies séculaires, de leurs droits et légitimité, les Indiens Guaranis n'acceptent pas le tribut sous forme de Diktat avilissant de la civilisation des machines tueuses qui les chassent du Cimetière des Ancêtres ; quel anachronisme en ce XXI ème Siècle !... Ils ne peuvent plus lutter contre les intérêts des systèmes d'exploitation de la forêt Amazonienne qui est littéralement arasée :  ils choisissent de se donner la Mort et brandissent la menace d'un Suicide Collectif !  Stupeur, horreur ... Réagissons ! Combien sont-ils déjàà s'être suicidés, le taux de suicides ne cesse de croître, les signes ne sont pas bons du tout ! Il faut se mobiliser, partout...

 

Quel plus affligeant et infâmant constat se précipite à l'encontre de nos Mondes Civilisés que cette terrible nouvelle, quel constat d'échec de nos politiques qui évoluent dans l'indifférence totale des minorités en danger d'extinction. Quel accroc, quelle blessure mortelle perpétrés contre les notions de Patrimoine de l'Humanité, destituant à jamais la Dignité même de toute sociétéà visage humain ! 

 

Ah, la SDN, l' ONU, les Grands G20, G28, ces  Rendez-Vous Planétaires qui ne lâchent rien ! La Forêt, Poumons de la Planète périclite et avec elle, les Tribus séculaires d'un immense Territoire ; assisterions-nous à nouveau au Génocide des Indiens ?

 Quelle vérité jetée à la face des mondes riches et placés, informés, distants à ce sujet que cette tribu qui se donnerait la mort en échange de la reconnaissance posthume hélas !  d'une longue  souffrance, de sa légitimité sur son Territoire ancestral ; de là, la révélation consternante, émouvante,  le martyre d'une existence, d'une lente agonie et de viles persécutions inacceptables ! Faut-il nombrer le Génocide pour qu'il soit reconnu et combattu à la source !...

 Quel est le Responsable si ce n'est ce terrible système, ce tyran hybride aux allures effrénées que le fric entretient comme le charbon nourrissait la chaudière du tender et de la locomotive, il y a deux siècles bientôt, au temps de la Bête humaine et de la Bête immonde ! 

 

Voici le nouveau train de l'enfer, les wagons sordides de l'esclavage, de la négation de plus en plus systématique du faible, de la minorité, de l'authenticité face aux froideurs systémiques de nos Technocrates et politiciens !  Le Monde dans le même moule, uniformisé et calibré, normé, dressé, perclus " d'habitus " aveuglants ...

 

Quand parviendrons-nous à penser non le Monde mais les Mondes de toujours, quelques soient leurs niveaux d'organisations ? Penser Pérennité, l'Indispensable, l'Intemporel et non une dimension enclavée qui n'aurait pour finalités que les frontières, les horizons  aunés à une seule existence !

 

Être ne saurait être pour un Siècle ! Être s'incrit dans l'Eternité que tout un chacun porte en lui et de là, l'espérance d'un Monde nouveau. 

 

 APPEL 

 

EN ATTENDANT //  QUE LES GOUVERNEMENTS EUROPEENS FASSENT STOPPER IMMEDIATEMENT CE MASSACRE, LES DELOCALISATIONS BRUTALES DES POPULATIONS SUR TOUTE LA PLANETE OU VIVENT ENCORE CES PEUPLADES AUX ORIGNINES SI LOINTAINES.

 

LE PATRIMOINE DE L'HUMANITE  CE N'EST PAS LA CORRIDA CHERE A NOS MINISTRES, QU'ILS DEFENDENT A CORPS ET A CRIS ! 

 

MAIS DES TRIBUS SECULAIRES,  AUJOURD'HUI PACIFIQUES, QUI LENTEMENT SE CONVERTIRONT AUX EVOLUTIONS CIBLEES ET GARANTES DE LEUR SAINTE PERENNITE

 

SIGNER TOUTES LES PETITIONS / VISITER LE SITE ESPAGNOL / DIFFUER LUTTER AVEC ET POUR EUX AVANT LE MASSACRE

 

 petición

 

 

 

http://bit.ly/AdiosMundoCruel

 

CCG

http://marin56.canalblog.com/archives/2013/08/15/27841751.html

 

 

 

 

PROPOS SUR LA NATURE...Extrait

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  En ce point de la côte, la mer n'a pas usé le rivage par de grandes plages entre deux becs de schiste ; mais la terre nourricière se trouve tranchée comme la bêche par de profondes entailles, et séparée en îlots grands comme des maisons, chacun élevant au niveau des moissons une table de terre fertile, ornée des mêmes plantes que le rivage. Vue de loin, la frange verte semble continuée ; de plus près, on découvre ces grandes coupures qu'on dirait d'hier. Les champs de blé et de betteraves et les petits murs courants conduisent l'oeil jusqu'aux bosquets d'arbres tordus, indicateurs du vent, où les toits se montrent. En bas, c'est un autre monde de rues tournantes entre ces maisons de roc, d'ouvertures découpées sur une mer d'Août, violemment bleue. Ces couloirs sont comme pavés d'un sable rose, humide et ferme, sans un galet, le plus beau que j'ai vu. Ici tout est brassé, lavé, séparé. Couleurs pures, ombres dures.

L'homme sent qu'il se retrouve, en ce monde sauvage et étranger. Je le vois qui s'arrête au spectacle, heureux, et nettoyé d'ennui. Sait-il pourquoi ? C'est qu'il se livre, à ce que je crois, au bonheur de penser. Comme quelquefois on pense à ce qu'on aime, pour s'y fier absolument et ne jamais le vouloir autre. Mais, hors de ces précieux moments, il se peut que l'homme soit fatigué de l'homme. Cette forme veut l'accord, et même la force ; d'où une attention précipitée et souvent sans fruit. Nous rendons le signe avant de l'avoir compris. Toute vie bornée aux échanges est étrangère à soi. Sans compter que la terre est couverte de signes de l'homme, qui veulent aussi politesse. Au contraire, sur cette coupure, encore mieux au fond, il suffit que vous tourniez la tête ; nul chemin, nulle trace de l'homme. Vainement on voudrait remonter au temps où ce sable était roche ; aussitôt la roche et le sable répondent par ce contraste de tout temps ; et l'eau devant nous, allant et revenant, explique assez, par ce qui est, ce qui fut et ce qui sera. Tout sera toujours bien, et tout sera le même, car rien n'est fait ni défait, et tout se garde d'être, en ce mouvement. Tout est neuf, et en parfait ajustement. Je me demande ce que c'était autrefois ; mais autrefois vient de se montrer ; c'était cette vague qui n'est plus, qui se reforme autre et la même. Cette mer ne baigne pas seulement le corps ; l'esprit s'y lave.

 

Comme cette rumeur aussi qui ne cesse point, et cette continuelle musique en ces chambres sonores. Ce bruit ne dit rien et n'est rien. Peut-être noie-t-il ces discours murmurés, cette plaiderie tout bas que chacun fait à soi, ce heurt du oui et du non. Il me semble que nous disons oui toujours à cette rumeur rythmée, comme nous disons à la belle musique. Mais pourquoi ? Sans doute par une plus profonde imitation, qui, celle-là nous rend à nous-mêmes. Car il se peut que la rumeur marine s'accorde avec notre propre rumeur, rythmée aussi, monotone aussi en sa variété. Il y a une partie de la musique, et ce n'est pas la moindre, qui exite, modère, conseille notre souffle, nos vagues, nos marées. Le grand musicien devine ces hauts, ces bas, ces compensations, ces repos, ces réveils ; mais il se peut bien que l'Océan nous apprenne encore mieux à vivre, par ceci que  nos fluides, suspendus et tremblants, dépendent comme lui des changements de la pesanteur que commandent les astres proches, soleil et lune.

 

Car nous sommes liquides, et nous ne pouvons changer tout d'une pièce. Celui qui n'a pas réglé les touches de son attention sur les vagues de sa propre vie connaît des creux et des chutes, et quelques fois un malheur de système en ses pensées  ; dont l'Océan peut-être nous guérit ; non qu'il nous donne toujours des pensées ; mais il semble en marquer d'avance les réveils et les repos selon notre loi secrète.

 

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ALAIN

 

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WOU-KI 6

Ouvre Zao Wou-Ki

 

 

 

 

 

 

 

L' AÏOLI...

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 Un aïoli, ou une aïoli.....Le débat est lancé, et la partie aussi. Les mots jetés à  qui voudra les entendre, appellent d'autres mots et trés vite une joyeuse cacophonie s'installe. Champagne à l'apéritif,
on est assuré que la suite sera pétillante. Une table dressée avec goût, de jolis plats garnis de légumes variés, le poisson n'est pas loin de quelques jolies crevettes roses ... et l'Aïoli se présente  .... chacun veut convaincre l'autre, doit on dire " un aïoli " ou " une aïoli " ? On se range du côté de celui qui a raison, on choisit, pas plus convaincu : va pour un aioli !!! Encore une coupe et on rentre dans les premiers délires. Une rumeur enfle autour des haricots , ils sont beaux, ils sont bons, ils sont trés fins, mais on sent qu'ils ont quelque chose à se reprocher.  Faut il en parler ? D'un côté on hésite doucement, de l'autre,  on voudrait savoir. Finalement entre une  carotte, un petit bouquet de chou fleur, un petit coeur d'artichaut  et une bouchée de morue, on  balance ... Ils sont trés onéreux ! Ce n'est pas qu'on regrette mais il faut le dire, entre nous, c'est trop cher... et de dévier sur le temps ou l'on pouvait se repaître de bons produits de la campagne, de regretter le temps passé où tout était bien mieux qu'aujourd hui, évidemment... Ne parlons pas des jeans déchirés de nos jeunes vendus à des prix fous, et patati et patata, chacun y va de la sienne... Sans transition , on passe à la consistance de l'aïoli... Deux magnifiques mortiers en marbre remplis de cette merveille odorante, couleur du soleil, n'attendent qu'àêtre délestés de leur contenu pour satisfaire pleinement les papilles. Un  bémol ! La texture est un peu plus molle dans un mortier que dans l'autre, ici on met en cause la chaleur, là on cherche une autre raison, on accuse le " faiseur de l'aïoli discutable ", de l'avoir un peu raté. Un tantinet vexé et avec une mauvaise foi légendaire, il se défend à voix haute et s'en sert une bonne grosse dose, prouvant ainsi que les attaques extèrieures ne l'atteignent pas. On se taquine et le rire est de mise... Pendant ce temps, on se régale de toute cette Provence qui chante grâce à cet aïoli un peu ramolli, certes, mais délicieux, et à un bon vin choisi . Celui là préfèrera un blanc, l'autre un bon rosé.  Et la polémique autour de ce nectar de la  vigne est entamée. Au passage, un couple en profite pour "s'engueuler" un peu, et par ricochets, un autre saute sur l'occasion pour en faire autant. On reprend quelques légumes, surtout de ces haricots verts onéreux ( que l'on ne regarde plus de la même manière), deux bulots, et du fameux  " aïoli ramolli "  qui vient parachever le chef d'oeuvre culinaire. Les prochains repas entre nous sont déjàévoqués, autour d'une autre table, une même ambiance nous fera oublier les misères du monde, seul le nôtre sera le meilleur.
Le plateau de fromages, une bonne excuse pour boire encore un bon verre de vin, et on passe aux desserts " faits maison ", un bon-point pour les oreillettes, les glaces... Ah ! la glace aux pêches de vignes, un vrai régal ! Sauf quand elle vous passe sous le nez parce qu'un autre l'a choisie avant vous; sans oublier les délicieux canistrellis confectionnés à la sueur d'un front impitoyable. Des félicitations s'imposent pour les Maitres des lieux et c'est dans la bonne humeur que le repas s'achève après un café qui pourrait entraîner un pousse-café... Mais il ne faut pas exagérer et chez nous on exagère naturellement et volontiers... 

Au fait... UN AÏOLI ou UNE AÏOLI ?  

 

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JOSIANE

  13 Aout 2013   aux Cigales

 

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aioli3

 

 

 

AILLEURS SIMPLE...Extrait

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 Terres osseuses

 Arbres tordus

 Sang et sève

 Parfumés d'olive

 Fruits juteux

 Gorgés de soleil

Terres de chiens fous

 A la poursuite du vent

 Lapins qui dansent

 Au clair de lune

 Chats efflanqués

 Moutons paisibles

 Chèvres volages

 Et terres cuites

 Au bleu de ciel

 

  Vos muses battent

 Doucement des ailes

 Dans leurs songes de menthe

 De myrte et de safran

 Vos canaux assagis

 Portent leur filet d'argent

 Vers l’infini de noces abyssales

 Tamaris, cyprès, frissonnent

 Sur vos larges hanches

 Des fleurs répandent

 Leurs volutes sucrées

 

 Terres de vagabonds

 Bergers, prophètes

 De poètes ivres

 Invoquant les étoiles

 Terres de la grande bleue

 Qui lave et relave les pieds

 De vos montagnes nues

 

  Terres qui dansez, pleurez

 Battez la mesure du cœur

 Vous tombez et vous relevez

 Toujours le chant aux lèvres

 

 Terres solaires

 Vous savez que l’amour

 Est douloureuse extase

 Terres initiatiques

 Vous bercez la vie

 Et savez la mort.

 

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CATHY GARCIA

 

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celestin messagio '''

Oeuvre Celestin Messagio

 

 

 

 

 

 

 

 

CORPS SEUL AMER...Extrait

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Corps seul amer tenu sur la falaise, c’es au fil gris des vents que s’étranglent les mots : nous avions gorge en lui, et filet de sang bleu se couchait dans nos veines – on hissait des salines l’attente toute en brume où vont claquer les vaisseaux – leurs têtes folles de pavillons têtus.

 

(…)

 

je garde d’un narval la longue dent

sorcière et je monte sur boucle

l’anneau blanc des atolls

à mes doigts coraliers

 

Pour moi tout est dérive

 

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VERA FEYDER

 

 

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femme-vo

 

 

LE RYTHME DU TEMPS - POEME-TESTAMENT DE BOBBY SANDS

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    Il est une chose inhérente à chaque être humain

Connais-tu cette chose mon ami ?

 Elle a enduré les coups durant des millions d'années

 et résistera jusqu'à la fin des temps.

 

 Elle est apparue quand le temps n'avait pas de nom

 Elle a pris vie et grandeur

 tranchant les liens du mal

 d'un couteau à la lame acérée, impitoyable.

 

 Depuis le début des temps

 Elle a allumé des feux quand le feu n'existait pas

 brûlant les esprits des hommes

 et trempant en acier leurs coeurs lourds comme le plomb.

 

 Elle a versé des larmes sur les rives de Babylone

 et poussé un cri d'agonie et de colère

 quand tous les hommes furent perdus.

 Elle a saigné sur la Croix.

 

 Par le lion et l'épée

 elle périt à Rome

 sur la Voie Appienne,

 revêtue d'une armure de cruauté et de défi ,

 aux côtés de Spartacus

 quand le mot d'ordre était la mort.

 

 Elle marcha avec les plus miséreux

 gravée dans leurs regards

 oùétincelait la mort comme vivante,

 effrayant Seigneurs et Rois.

 

 Elle a souri en toute innocence

 face aux anciens conquistadors

 docile, soumise et si inconsciente

 du pouvoir mortel de l'or.

 

 Elle explosa dans les rues misérables de Paris

 et prit d'assaut la vieille Bastille.

 Elle écrasa à coups de talons la tête des serpents.

 

 Elle est morte dans le sang des plaines de Buffalo

 Elle est morte de faim sous la lune et la pluie

 son Coeur fut enterréà Wounded Knee

 mais un beau jour elle renaîtra.

 

 Genoux à terre elle a hurlé de toutes ses forces

 près des lacs de Kerry.

 Elle est morte fièrement, emplie de défi

 alors qu'ils l'assassinaient froidement.

 

 On la trouve dans chaque lueur d'espoir

 Elle ne connaît ni entraves ni limites

 Elle a grandi dans le coeur des rouges, des noirs et des blancs

 Elle est dans toutes les races.

 

 Elle repose dans les coeurs des Héros morts

 Elle brille dans les yeux des tyrans

 Elle a atteint des sommets aussi élevés que les plus hautes montagnes.

 Tel l'éclair elle déchire les cieux.

 

ELLE ILLUMINE LES MURS DE CETTE CELLULE

 

Elle exprime sa puissance en tonnant.

 

 Cette chose est un sentiment inébranlable mon ami

 qui te fait dire "JE SUIS DANS LE VRAI"

 

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BOBBY SANDS

 

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BOBBY 2

 

 

 

 

LE SEUIL, LE SABLE, Poésies complètes 1943-1988

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A l'approche du poème, aurore et crépuscule redeviennent la nuit, le commencement et le bout de la nuit. Le poète y jette son filet, comme le pêcheur à la mer, afin de saisir tout ce qui évolue
dans l'invisible, ces myriades d'êtres incolores, sans souffle et sans poids, qui peuplent le silence. Il s'emparera, par surprise, d'un monde défendu dont il ignore les limites et la puissance et surtout l'empêchera, une fois pris, de périr; les êtres qui le composent, comme les poissons, préférant la mort à la perte de leur royaume.

Hanté par chaque ombre perpétuée, indéfiniment, il déchire un rideau de velours, paupière du secret

 

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EDMOND JABES

 

 

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LANCER

 

 

ETOILE SECRETE...Extrait

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 (….)

 

 Il n'est pas trop de toute la vie,

 des années qui tournent comme les pages

 d'un livre lu en rêve;

 

 Il n'est pas trop des jours bus goutte à goutte,

 des nuits où l'on écoute dans le noir

 son propre cœur accompagnant au loin le vent;

 

 De toutes les nuits où dansent des lunes

 dans le cercle du Pacifique,

 les lunes que l'on ne verra jamais;

 

 De toutes les nuits où l'on écoute respirer

 au fond de soi

 des continents à la dérive;

 

 Des nuits blanches où l'on est mordu par la glace,

 des nuits rouges où l'on grelotte dans le sang,

 des nuits sans couleur où l'on glisse

 dans la mort tiède du sommeil

 

 

 Il n'est pas trop de la Vie éternelle,

 si l'étoile se lève pour toi.

 

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 JEAN EL MOUHOUB AMROUCHE

 

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naissance-etoile