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QUE LA VERITE SOIT NUE

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Ne pas attendre.
Ne pas s'étendre.
Ne pas se méprendre
Mais prendre d'assaut
Les remparts de l'impossible
et du doute quotidien
Ne plus croire tout court.
Mais croire en long en large
et en l'homme de demain
Ne plus murmurer.
Ne plus penser tout bas.
Mais mettre bas. Mais hurler.
Mais prouver.
Mais faire en sorte que vérité soit nue

 

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SALAH GUEMRICHE

 

 

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hengki koentjoro,,

Photographie Hengki Koentjoro

COMMENT JE FINIS PAR TUER NOUS

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Je,
Ce n’est pas n’importe qui,
C’est Moi qui vous le dit !
Et Me, qui renchérit : - Tout bien réfléchi,
Je est un chef,
Chef du personnel, pardi !
Piqués au vif,
Tu, Vous et Nous se rebiffent,
Rappelant qu’à l’impératif,
L’Ego n’étant pas de mise,
Je est complètement hors-jeu,
Et Moi, persona non grata !
Il en va ainsi
Depuis la nuit des temps conjugués :
Dans un jeu de rôles sans concession,
Une guerre froide oppose Je et son Altesse Ego
Au reste du personnel conjuguant.
Il ne se passe pas une page, en effet,
Sans qu’un différend ne vienne troubler
Les relations interpersonnelles...
Et voilà qu’un jour, au détour d’une phrase,
Je se retrouve nez à nez
Avec un Nous de majesté.
- Où donc t’en vas-tu,
De ce pas, Je, ô mon beau page ?
Demande cyniquement Nous.
Et Je, de répondre tout de go :
- Avant de monter sur tes ergots,
Pluriel de basse-cour,
Sache pour ta gouverne
Que parents et instits s’engagent
A bannir l’impératif de leur langage !
Et qu’en classe comme à la récré,
L’emploi de ton frère ennemi «On»
N’est plus un crime de lèse-majesté !
- Pronom de Dieu ! de jurer Nous.
Ce triste quidam, personne d’occasion,
Aurait encore de beaux jours devant Lui !
- A en croire les sondages, hélas, oui !
Mais dis-moi, pluriel si singulier,
Où donc allons-Nous, de la sorte harnaché ?
- A la conquête de l’espace perdu !
Soupire tout bonnement Nous,
A l’affût de l’éternel piège,
Qui le fera aux pieds de Je,
Et àgenoux,
Tomber à tous les coups.
- Il est vrai, reprend Je,
qu’avec tous les «Tu, Il, Elle, Vous, Ils, Elles»,
Il reste si peu pour Nous !
- Restera le Nombre, Ô nombril du monde, le Nombre !
Le jour oùil sortira de l’ombre…
- Décidément ! s’inquiète Je.
C’est de la subversion que tout cela !
Au Nombre, désormais,
Plutôt que l’Indéfini,
C’est le Genre que j’opposerai !
QUI DIT MIEUX ?
- Moi ! s’écrie spontanément Nous,
Victime encore une fois de son impétuosité
Et de sa confiance en Soi.
De colère aussitôt, ses compères,
Elles, Ils, Vous, Elle, Il et Tu,
De lui tomber tous dessus.
Pendant que Son Altesse Ego,
Se tapotant l’ombilic,
Jubile à tire-larigot :
- Ha ! ha ! ha ! Frappe-toi le nombril, pas le coeur, le nombril !
C’est là qu’est le piège, Nous !
Et c’est ainsi qu’à coups de Moi,
Je finit toujours
(Ou presque : ça dépend de Vous)
Par avoir raison de Nous.
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SALAH GUEMRICHE
Alger 1971.
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SALAH GUEMRICHE

A TOUS LES VENTS DU MONDE

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 A James Noël

 .

Intranquille

Dans l’affection des résonnances

Je voyagerai parmi vos tressaillements

Homme sans peau

Homme sans couleur

Souverain rêveur

J’accueillerai toutes les ailes

Les voilures ivres du vivre

Les mains pleines d’échos et de frontières folles

Je traverserai les trous noirs

Les flaques inquiètes du malheur

Et le centre même des tornades

J’avancerai en derviche

En mutant

En mémoire de séisme

Comme un homme qui comble l’avenir

Et que mon corps s’emplisse de souffles d’îles

Qu’il danse et tourne

Qu’il vibre

Et refonde le jardin du monde

J’ai fait ce rêve à tous vents

Ce rêve de salamandre et de terre promise

Ce rêve à contre-monde

Et je signe cette beauté des vents

Révérence inouïe de l’oiseau en fleur

Vrai comme l’affranchissement

 

 

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ERNEST PEPIN

Faugas/ Lamentin

Le 10 janvier 2012

 

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Montages3

Ernest Pépin et James Noël

LE CONTRE-CIEL - CLAVICULES D'UN GRAND JEU POETIQUE...Extrait

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...

Poètes, vous êtes, nous sommes honteux - ou trop fiers

- de nos corps blanchis, civilisés, trop bien élevés. Sans

quoi vous bondiriez, nous bondirions dans la ronde,

hurlant notre stupeur de vivre, ici, sur ce boulevard, nous

recommencerions le signe de la folie tournante, la vieille

Danse, le premier et le plus pur poème.

Toujours tourne la ronde sauvage en couronne dans la

mémoire de nos têtes; toujours tourne le plus poignant

des souvenirs de l'immémorable enfance, tourne le chant

dans notre tête, et notre piétinement sur la piste des

ancêtres, le chant de notre retour circulaire au centre

unique et immobile de la ronde, le chant du savoir

absurde que nous savons, le chant de notre amour,

le chant, la danse de notre mort -

toujours dans la mémoire de nos têtes...

 

 

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RENE DAUMAL

 

 

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FLOCKENHAUS HEINRICH3

Oeuvre Heinrich Flockenhaus 

LE RETOUR DE WALLADA...Extrait

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J’habite ta demeure

moi qui n’ai pas de demeure
Moi qui depuis mon départ
vagabonde dans les ruelles de la mémoire
Errant comme une bergère
qui perdit son troupeau

Moi qui pour patrie n’ai plus
Que les mots et le papier
Moi qui pour lit n’ai plus
Que le trottoir de l’espoir
Je reviens à toi
Afin que tu me consoles
et me fasses renaître
après l’immense chagrin

...

 

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MARAM AM MASRI

 

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ZUHAIR HASSIB2

Oeuvre Zuhair Hassib, Syrie

JEAN GABRIEL COSCULLUELA...Extrait

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Vers le haut,
Sans rien oublier de ce qui penche,
de ce qui tremble,
ce qui se déploie
ou éclate,
ce qui disparaît
sans rompre,
Et que l'air habite.
L'herbe penche,
île inconnue,
écrit,
serrée parfois
contre l'air,
et laisse des mots
illisibles,
nomades
à l'invite du vent,
proche.
Ces mots
dans l'herbe,
la lumière
et les couleurs du vent,
vers le haut
le désir
vers le haut,
seul,
le désir
seul,
l'invite du vent,
l'empreinte
d'un nom
tenu
dans le vent,
luz,
l'écriture
de l'air
dans un jardin
de mémoire
de murmure,
retenir la vie,
la vie même
dans la ligne discontinue
des couleurs.

 

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JEAN GABRIEL COSCULLUELA

 

 

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j

CHANT SORCIER

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Miroir noyé…

Un jour de pluie
aux mille arpèges contrariés.

Buissonnements des pensées
appels sourds.
Des voix nous traversent
et nous plombent.

Le chant porte
puis se dérobe
il heurte et fouette.

Bercés,
des chants sorciers
en fragments encore illisibles
naissent en notre intime.

On se réveille parfois
dans le rêve d’un autre…

 

 

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AGNES SCHNELL

 

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AGNES

 

 

L'ARMEE DES ARBRES, L'ASTRE DES ANEANTIS...Extrait

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...la vieille souche, ce tabernacle des coeurs.
Car si chaque arbre est l'envoyé d'un cri, chaque souche est l'arrachée d'un coeur.
La véhémence intégrale d'une souche d'arbre.
L'imagination perdue y trouve l'aliment d'une fougue imbattable sur le terrain des rassasiements de ferveur.
Surgie au détour du coup fatal, quand la communauté n'a plus une illusion de rechange pour masquer les uniques obsessions de son groin, la souche attend son frère humain et la course dératée qui l'annonce.
L'homme médusé, entouré d'une kermesse sans trêve, qui l'emporte dans une course de nerfs rescapés, une course de nerfs fugitifs, il lui faut bien, pour finir, reculer au fond des forêts allergiques aux tombolas et à leurs fanfarons, jusqu'à cette forme au pied de laquelle il s'écroule, car il sent la fin proche si un quartier d'absolu tarde plus longtemps à se dresser devant lui.

En se redressant, il se voit l'âtre du brasier en flammes de bois, et il saisit toute l'appartenance. Toute la filiation de guerre, l'union et l'alliance d'un seul cri étouffé, muré au creuset de sa force. Elle plante là son coup de démesure, la vieille souche, étoilant d'un seul tenant une somme de vertus barbares à faire blêmir toute l'héraldique des puissances.

La souche ne s'est jamais repliée dans l'aumône des cicatrisations.

 

 

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NICOLAS ROZIER

 www.margueritevanasse.com

 

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MARGUERITE VANASSE3

Oeuvre Marguerite Vanasse

 

CELLE DES YEUX OUVERTS

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la vie joue dans le jardin

avec l'être que je ne fus jamais

et je suis là

danse pensée
sur la corde de mon sourire

et tous disent ça s'est passé et se passe

ça va passer
ça va passer
mon cœur
ouvre la fenêtre

vie
je suis là

ma vie
mon sang seul et transi
percute contre le monde

mais je veux me savoir vivante
mais je ne veux pas parler
de la mort
ni de ses mains étranges.

 

 

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ALEJANDRA PIZARNIK

 

 

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alex2

LES TRAVAUX ET LES NUITS...Extrait

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Si tu oses surprendre
la vérité de ce vieux mur
et ses fissures, ses larmes,
formant des visages, des sphinx,
des mains, des clepsydres,
sûrement viendra une présence
pour ta soif,
probablement repartira
cette absence qui te boit.

 

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ALEJANDRA PIZARNIK

 

 

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presences

 

LES MOYENS D'EXISTENCE, ANTHOLOGIE...Extrait

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Il faudrait être encore plus simple,
Si simple que l'on puisse entrer
Dans la simplicité du vent,
Du soleil poussiéreux
Du linge qui pantèle sur la corde sans se plaindre.
Il n'y a pas de désespoir dans le monde,
Ni d'espoir.
Il n'y a que la simplicité du vent,
Du soleil,
Du linge,
De la corde ;
Il n'y a que la simplicité de l'eau,
Ses vergetures d'accouchée;
Il n'y a que l'eau,
Le caillou,
Le simple nécessité de brûler et de mourir.
Il faudrait pouvoir entrer sans frémir
Dans les choses
Comme les choses,
Entrent dans les choses.

 

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JEAN ROUSSELOT

 

 

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rousselot

Photographie ?

SONNETS DE L'AMOUR OBSCUR...Extrait

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 Je veux pleurer ma peine et te le dire

pour que tu m'aimes et pour que tu me pleures
par un long crépuscule de rossignols
où poignard et baisers pour toi délirent.

Je veux tuer le seul témoin, l'unique,
qui a pu voir assassiner mes fleurs,
et transformer ma plainte et mes sueurs
en éternel monceau de durs épis.

Fais que jamais ne s'achève la tresse
du je t'aime tu m'aimes toujours ardente
de jours, de cris, de sel, de lune ancienne,

car tes refus rendus à mes silences
se perdront tous dans la mort qui ne laisse
pas même une ombre à la chair frémissante.

 

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FEDERICO GARCIA LORCA

Traduction André Belamich

 

 

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L'INSOUTENABLE LEGERETE DE L'ÊTRE...Extrait

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La vie humaine n'a lieu qu'une seule fois et nous ne pourrons jamais vérifier quelle était la bonne et quelle était la mauvaise décision, parce que, dans toute situation, nous ne pouvons décider qu'une seule fois. Il ne nous est pas donné une deuxième, une troisième, une quatrième vie pour que nous puissions comparer différentes décisions.

Il n'existe aucun moyen de vérifier quelle décision est la bonne car il n'existe aucune comparaison. Tout est vécu tout de suite pour la première fois et sans préparation. Comme si un acteur entrait en scène sans avoir jamais répété. Mais que peut valoir la vie, si la première répétition de la vie est la vie même? C'est ce qui fait que la vie ressemble toujours à une esquisse. Mais même "esquisse" n'est pas le mot juste, car une esquisse est toujours l'ébauche de quelque chose, la préparation d'un tableau, tandis que l'esquisse qu'est notre vie est une esquisse de rien, une ébauche sans tableau.

 

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MILAN KUNDERA

 

 

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Oeuvre Maurice Cloche

 

 

ALERTE AUX OMBRES...Extrait

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La moindre bête blessée
pèse si fort sur la terre,
la moindre graine écrasée
que la nuit les laisse faire.

Souci précoce des herbes
brusque étamine de pluie
qui pourra dans chaque rêve
retrouver ce qui le fuit ?

A chaque gorgée de silence
la bête roule un peu plus
à chaque coup de la lance
votre peur est mise à nu.

Demain l'arbre vit dans ses feuilles
et la bête pleine d'amour
s'endort sur le nouveau seuil
que découvre le grand jour.

 

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JEAN CAYROL

1944-1945

Camp de concentration de Mauthausen

 

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ISABELLE MALZEMAT

 Oeuvre Isabelle Malzemat

PARIS BLUES - SYDNEY BECHET, PAUL NEWMAN, SYDNEY POITIER...Extrait

UNE SITUATION CATASTROPHIQUE DANS LA BANDE DE GAZA....

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En ce début d' année 2018, plus de deux millions de Palestiniens de la bande de Gaza vivent une situation dramatique à tous les niveaux.

C’est très difficile de décrire cette situation qui est devenue chaotique pour toute une population.

L’ensemble de la société civile a tiré la sonnette d’alarme en avertissant que la bande de Gaza est au bord d’un effondrement complet.

Nous assistons à une détérioration des conditions économiques, sociales et sanitaires dans cette prison à ciel ouvert.

Même le mot « espoir » est en train de disparaitre du dictionnaire des optimistes de Gaza. Et c’est inimaginable que l’on puisse acculer un peuple à un tel désespoir. Garder l’espoir à Gaza est un luxe.

Le blocus israélien inhumain est toujours maintenu, avec ses conséquences graves sur la vie quotidienne dans cette région oubliée.

la situation empire, rien ne bouge. Pour plus de deux millions habitants toujours enfermés elle reste très grave à tous les niveaux, surtout sur le plan humanitaire

L’autorité palestinienne verse seulement 30 % des salaires aux 70.000 fonctionnaires de Gaza

Le Hamas qui contrôle toujours la bande de Gaza, malgré l’accord de la réconciliation signé en octobre 2017, paye seulement 20% des salaires à ses 40.000 fonctionnaires

L’UNRWA, l’agence des Nations-Unies chargée des réfugiés palestiniens qui souffrent , et ne parvient pas à payer ni ses fonctionnaires, ni continuer à s’engager de s'occuper de 65% de la population de Gaza. Suite à la réduction des aides américaines en premier lieu, après les menaces du président Trump contre les Palestiniens.

Beaucoup d’associations humanitaires ont fermé leurs portes, faute de manque de financement interne et externe.

Les rues commerçantes sont vides et le pouvoir d’achat est en en chute permanente

Beaucoup de magasins ont annoncé leur faillite totale.

Les étudiants marchent des kilomètres et des kilomètres par jour pour joindre leurs universités, parce qu’ils n’ont pas la possibilité de régler les frais de transport.

Beaucoup d’usines sont fermées actuellement faute d’électricité , sachez que les foyers de Gaza n' ont le droit qu'à quatre heures d’électricité par jour.

Sur le plan économique, la situation ne cesse de s’aggraver avec les conséquences dramatiques du blocus et des mesures locales qui ont causé l’augmentation du chômage, et du niveau de pauvreté, sans oublier l’incapacité de bâtir une véritable économie dans la Bande de Gaza.

En janvier 2018, le taux de chômage dépasse les 73% de la population civile.

La pauvreté est 85% de la population de Gaza qui vit en dessous du seuil de pauvreté

L’augmentation du nombre de personnes qui dépendent des organisations humanitaires sont de 90% des Palestiniens de Gaza. Ils vivent sur des aides alimentaires. Selon les sources du bureau des Nations-Unies pour les réfugiés palestiniens –UNRWA- dans la bande de Gaza, plus de 1.600.000 personnes ont bénéficié du programme de l’aide alimentaire géré par le bureau en janvier 2018, ce programme a élargi ses services pour cibler les citoyens et non seulement les réfugiés.

L’économie de la bande de Gaza souffre d’une crise très grave due aux agressions israéliennes et au blocus. Cette situation empêche tout développement d'une économie en faillite qui ne trouve pas les ressources nécessaires pour sortir d'une crise qui touche tous les secteurs.

Une situation jamais vue dans cette région en souffrance permanente.

Devant cette situation catastrophique, nous assistons à un silence complice et total de la part d' une communauté internationale officielle .

La population civile se bat quotidiennement pour survivre digne sur sa terre, mais jusqu’à quand ? Et comment cette population parvient elle à vivre ?

Les Palestiniens de Gaza attendent et attendent..... Ils n'ont pas d'autre choix que d'attendre. Ils attendent une ouverture, un changement, ils attendent la levée de ce blocus inhumain, imposé depuis plus de douze ans, ils attendent une réelle réaction internationale qui mette fin à l'impunité de cet occupant. Ils attendent avec un courage à toute épreuve, une sérénité exemplaire, une patience extraordinaire et une volonté remarquable. Mais jusqu’à quand ?

Honte à cette communauté internationale officielle complice !

Honte à ce blocus israélien inhumain contre la Bande de Gaza !

Honte à cette occupation de nos territoires palestiniens !

Honte à cette division inter palestinienne !

Vive la solidarité internationale !

Amitiés de Gaza la vie, si j’ose appeler notre vie à Gaza « une vie »

 

 

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ZIAD MEDOUKH

 

 

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GAZA2

LA PETITE FILLE

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C’est moi qui frappe aux portes,
Aux portes, l’une après l’autre.
Je suis invisible à vos yeux.
Les morts sont invisibles.

Morte à Hiroshima
Il y a plus de dix ans,
Je suis une petite fille de sept ans.
Les enfants morts ne grandissent pas.

Mes cheveux tout d’abord ont pris feu,
Mes yeux ont brûlé, se sont calcinés.
Soudain je fus réduite en une poignée de cendres,
Mes cendres se sont éparpillées au vent.

Pour ce qui est de moi,
Je ne vous demande rien :
Il ne saurait manger, même des bonbons,
L’enfant qui comme du papier a brûlé.

Je frappe à votre porte, oncle, tante :
Une signature. Que l’on ne tue pas les enfants
Et qu’ils puissent aussi manger des bonbons.

 

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NÂZIM HIKMET

1902~1963

 

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HIROSHIMA2

Hiroshima

 

EL MITO DE SISIFO

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Como las grandes obras, los sentimientos profundos declaran siempre más de lo que dicen conscientemente. 
La constancia de un movimiento o de una repulsión en un alma se vuelve a encontrar en los hábitos de hacer o de pensar y tiene consecuencias que el alma misma ignora. 
Los grandes sentimientos pasean consigo su universo, espléndido o miserable. Iluminan con su pasión un mundo exclusivo en el que vuelven a encontrar su clima. Hay un universo de la envidia, de la ambición, del egoísmo o de la generosidad. Un universo, es decir, una metafísica y una actitud espiritual. 
Lo que es cierto de los sentimientos ya especializados lo será todavía más de las emociones tan indeterminadas en su base, a la vez tan confusas y tan "ciertas", tan lejanas y tan "presentes" como pueden ser las que nos produce lo bello o suscita lo absurdo.

 

 

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Albert Camus,

El mito de Sísifo

 

 

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fedrik raddum2

Oeuvre Fredrik Raddum

 

 

LES MOTS

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Les mots vont en silence dans notre cœur

Ils ont besoin de nous pour éclore

Ils s’alignent derrière une émotion

L’émerveillement

Le chagrin

L’insolite

Et ils prennent leur envol d’oiseaux migrateurs

Et dessinent au fond d’un autre cœur

Un pays d’accueil

Une terre d’asile

Un banc de sable

Jamais une prison

Jamais une frontière

Parfois une simple fleur qui renverse un mur

Il y a chez moi une plante qu’on appelle chance

Et qui nous donne la chance de la regarder

La chance d’espérer

Il y a une feuille qui pousse dans les livres

Et quand on la grave

Elle garde l’éternité des mots

Elle prend racine dans le terreau des mots

Et devient une lettre d’amour

Un souvenir d’enfant

Une transparence du temps

Un beau silence comme une trace qui chuchote

Alors tout doucement le cœur se réveille

Suis la trace des mots

Suis l’impact des mots

Il sait que les mots n’aiment pas les dictionnaires

Que les livres sont les soleils du monde

Que le langage

Le vrai langage se passe souvent de mots

Il préfère germer dans un regard

Se blottir dans un baiser

Luire dans un sourire

Le vrai langage est une patience

Une lueur qui s’insinue

Les mots viennent de loin

Du besoin de tisser l’autre

De faire jaillir le souffle du monde

De mettre au monde

Tout ce qui se baigne en nous

Au cœur des mots il y à l’homme

Le cœur de l’homme

Le conteur

Le poète

La flamme

Les lèvres du vent

Le souffle

Le premier cri de l’univers

 

 

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 ERNEST PEPIN

Faugas/ Lamentin

Le 22 décembre 2011

 

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mots

MYSTIQUE SYNTHESE

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Par le chemin qu'il obombre
l'arbre se rappelle en la caressant 
à l'histoire de la rivière 
D'entre la canopée
les plus hautes futaies 
la solitude des mornes plaines
et le verger
la frondaison renaît 
à son chant pluriel
au comble du cantique
comme il élève
solennel les racines au ciel

Jamais muet 
jamais figé 
qui n'enténèbre 
ni le jour ni la halte 
et rafraîchit pour un temps précieux 
le pèlerin 
le repos du ramier
Auprès de lui 
mélope un filet de source
claire
 un faune prélude


L'arbre 
A la fois vénérable 
jeune rameau d'érable
que la brise accompagne 
telle l'estampe 
L'arbre entonne l'hymne à l'univers
comme au printemps 
de tous les essaims
Le temps des secrets 
dès lors sourd 
de la cime à la terre
et s'ente à demeure 
pour y muser


Providentielle synthèse
rendez-vous sibyllin 
Quel antre ramé exhorte
autant
l'harmonie      louange 
les livrées mélodieuses 
de la pleine nature
des saisons 
aux lunaisons qui augurent 
parfois     sous la feuillée
l'aura d'une idylle


Arbre né de la légende
du culte de Pan
et qui tant séduit les contes
mystes et mythes 
en animent le choeur léger des bergers 
la chevelure enivrée
la branche torse 
ou l'essence
depuis les métamorphoses ailées
L'ombre des dryades 
au manteau de givre 
de bourgeons et de fleurs 
plane perpétuellement 
ressuscite comme la nuit 
les astres

Sublime refuge 
l'enfance     le chagrin 
à ses pieds se confie  puis  se couche 
Le trille du merle    de la grive
le gazouillis des oiseaux sylvains 
en apaisent la souvenance
Que son fruit vienne 
à point nommé
rouvrir les portes du paradis perdu
réveille aèdes et poètes-nomades

Que son règne sain 
reconquiert sans frein 
le vil mouroir des villes
A lui  qui recueille l'eau
et exhale un souffle de douceur 
à toujours 
promesse encensée
éternel retour 
en esprit exaucé 
au nom de la beauté d'une rose 
chère au petit Prince


Je garde dans le regard
les luminances  d'un chant abyssal 
aux étoiles jamais nombrées 
le zéphyr y joue ses arpèges
berce les songes
Que je capte  à ses flancs
que flue en moi 
cet élixir existentiel 
le dessein fidèle d'une prière 
au vent de la pluie 
ondoyée

J'en partage le faisceau 
à l'automne qui traverse le bois
les révélations
de mystiques pensers
ces jeux d'antan
à l'imaginaire débordant la raison
où nicher secrètement 
un peu plus près du ciel
Enchanteur à souhait 
que le temps    en lui     infuse
à l'unisson d'un rêve alchimiste

 

 

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CRISTIAN GEORGES CAMPAGNAC

http://marin56.canalblog.com/archives/2018/02/02/36106479.html

 

 

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